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19 mai 2020
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Finesse Max - Valenta

Finesse Max - Valenta

Un planeur d'exception ?

Présentation : Pierre Alban

Juste une mise au point

En tout premier lieu, je me dois d’expliquer certaines choses pour que tout le monde comprenne. Cela fait 25 ans que j’écris dans les revues, principalement sur les grandes plumes électriques. Ce qui m’intéresse, c’est de partager ma passion, comme je le fais ici par exemple et de donner une information la plus objective possible.
J’écris ce que j’aimerais lire.
Pas ce que l’on aimerait que j’écrive...
C’est un concept qui semble passé de mode mais auquel je tiens. On n’est pas obligé d’être d’accord avec moi, je peux aussi faire des erreurs. Dans ce cas, le mieux c’est de me contacter, pour que l’on s’explique comme de grands garçons, entre passionnés.
Et puis y’a le commerce. Or il y a une personne qui ne me supporte pas, persuadée que j’en veux à son entreprise : c’est le concepteur du Finesse Max.
Au point que j’avais renoncé à publier quoi que ce soit sur cette excellente machine. Excellente mais pas parfaite, or je n’avais pas du tout envie de me faire allumer encore un coup pour ce que j’avais à dire. Mais le problème c’est qu'il n’y a pas beaucoup d’infos sur cette machine et comme on sait que j’en ai une, on me contacte assez souvent pour savoir ce que j’en pense. C’est ce qui a fini par me faire changer d’avis. Mes acouphènes vont recommencer je crois !
Je voudrais quand même dire que tout le monde à droit de vivre, de travailler et je comprends parfaitement que l’on défende son entreprise. Je ne suis plus client c’est un fait, mais c’est de l’histoire ancienne et franchement j’ai bien d’autres choses plus intéressantes à faire que de régler d'anciens petits contentieux. Ceux qui me connaissent savent que tout cela me passe à 10.000 au dessus. Bref, pas d’attaque personnelle dans ce qui va suivre, juste ce que j’aurais aimé savoir avant de passer commande.

Les planeurs Valenta de l'auteur
Le Finesse Max sera comparé dans cet essai à plus grand que lui car ses performances sont proches et le prix est équivalent à un Chilli par exemple, dont on peut mesurer ici la différence d’allongement. Belle performance pour un « petit » 4 mètres.

Je m’entends très bien par contre avec le fabriquant du planeur, Valenta, j’adore leurs machines, rarement exemptent de défaut mais c’est normal, je crois que j’ai eu une douzaine de planeurs à eux. En ce moment, j’en ai 4, bientôt 5 de chez ce fabriquant tchèque. C’est dire que je les apprécie. Très souples, on peut leur demander ses propres spécifications, de la déco au type de fabrication. C’est ce que j’ai fait pour ce planeur mais j’aurais dû aller plus loin, comme on va le voir.


Caractéristiques techniques

Fabriquant : Valenta
Nom : Finesse Max
Version du modèle de l’essai : Thermal /F3q
Envergure : 4010 mm
Longueur : 1865 mm
Poids : Environ 4,4 kg
Surface : 86,2 dm²
Profil : Special 1/9 -1/8

Equipemment :

Moteur : Hacker A40 10S V2 réducté
Hélice : RFM 20x13
Consommation au sol : 55 Ah
Batterie propulsion : 6S 2700 mAh
Batterie réception : 2S 2900 Li-Ion Emcotec


La catégorie F3q (ex F3i)

Le Finesse Max est conçu pour la compétition F3q. C’est une catégorie passionnante, où le planeur est remorqué jusqu’à 200 m d’altitude, d’où il doit faire des épreuves de durée-précision ou de vitesse. Cela demande donc une machine particulièrement performante et polyvalente, car tenir 8 minutes en l’air depuis cette altitude demande de sacrés qualités de gratteur, et se doit d'enrouler une pompe loin et bas avec une certaine facilité. Mais il doit aussi être bon en vitesse sur bases. On peut ballaster, jusqu’à une limite de 5 kg au décollage, mais le planeur devra rester ainsi pour toutes les épreuves… Bref, un compromis pas facile à trouver. Au point qu’aucune machine du commerce ne puisse rivaliser avec ces planeurs, la plupart du temps conçus en club. Posséder un F3q est donc une chance, l’assurance aussi de disposer d’un 4m extrêmement performant en toutes occasions. En pente ou en plaine, voltige, vitesse ou gratte, c’est un vrai couteau suisse. Merci donc à son concepteur de proposer ce F3q, seul sur le marché du coup. C’est mieux que pas du tout car pendant longtemps il n’y avait rien, et c’était bien dommage.

Performance-loisirs

Il n’y a pas de compétitions de F3q organisées proche d’où je me trouve et donc mon usage est seulement de loisir. Je me rends compte que je ne suis pas le seul à faire ce calcul, d’une machine de compétition pour le vol de loisir car on me contacte beaucoup dans ce but là. En fait ce que je voulais, c’est un 4m que je puisse lancer seul facilement mais dont les performances soient en adéquation avec mes autres planeurs, plus grands et très performants. Il fallait aussi qu’il soit facile et rapide à mettre en œuvre, agréable à piloter sans prise de tête, gratteur et voltigeur. Pour la motorisation, je sais un peu où je vais dans le domaine, on va y revenir, les résultats ont même dépassés mes espérances, même celles de E-Calc !

Réception du kit : il est abimé !

Jamais vu une boîte aussi bien faite. Le double carton est renforcé à l’extérieur par un sarcophage fait d’un sandwich contre-plaqué / polystyrène / contre-plaqué. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, le planeur est arrivé très abimé, bien qu’aucun impact ne soit décelable de l’extérieur. Les ailes n’ont pas été maintenues dans le carton et malgré le peu d’espace libre pour bouger, elles sont venues heurter le bout carton, comme en témoigne la trace, peu importante, laissée par l’impact du saumon. L’onde de choc s’est répercutée dans toute l’aile occasionnant des déformations jusqu’au niveau du servo d’aileron. Les deux ailes sont sévèrement amochées. Avec mes autres planeurs, il m’arrive pourtant qu’une aile glisse de sa housse et heurte le sol ; jamais, je n’ai eu le moindre dégât. Pour une aile tout carbone, zut alors !

Extrados froissé Puits de servo cassé
Saumons écrasés
Voici comment le 1er kit est arrivé car les ailes n’avaient pas été maintenues dans le carton. Elles ont glissé, les saumons se sont encastrés dans le carton (quand même), et l’onde de choc s’est répercutée jusqu’aux trappes de servo d’aileron. C’est traitre, car de l’extérieur, le sarcophage était ultra renforcé et ne présentait aucune trace.

Valenta a été très correct sur ce coup, ils m’ont refait une paire d’aile en urgence. C’est là que j’aurais dû capter en leur demandant de me faire une aile renforcée. Au lieu de ça, je leur ai demandé de me fournir une commande de LDS filetée en M3 au lieu de M2. Encore une fois j’aurais dû tilter avec leur réponse, car ils me répondent que j’ai pris la version thermique/F3q et qu’il ne faut absolument pas faire de voltige avec ou alors très light et que la vitesse ne doit pas excéder 180 km/h. 180 km/h c’est la vitesse moyenne d’un bon F3q sur les 4 bases qu’il doit effectuer, soit autant de demi-tour serrés. Je leur réponds que c’est quand même un F3q et que si il était si fragile, ça se saurait (d’ailleurs on verra que je voltige convenablement avec). Leur réponse est à peine pondérée : Voltige light seulement, sinon prendre la version pente.
Je suis vraiment surpris car le Vz Max du même concepteur était bien plus solide. J’ai fait du vdp (vol de pente) avec, alors qu’avec le Finesse Max, ce n’est raisonnablement pas envisageable dans cette version, sans parler des chocs à l’atterro.

Vz Max - Valenta
L’auteur avec son Vz Max en 2009, conçu par la même personne mais fabriqué par Baudis.

J’ai l’impression que Valenta n’a pas bien compris les désidératas du concepteur et qu’ils construisent la version thermique un peu comme un F5j. Tout en restant dans un poids contenu, cela n’aurait rien changé aux qualités de vol de mettre 2 ou 300 grammes de tissu. Vu le prix, ça pourrait même être du Textrem, au moins en D-box.
Donc la version F3q, pour le F3q, c’est très bien mais pour le loisir, ce n’est vraiment pas adapté. J’ai d’ailleurs rencontré des modélistes qui avaient revendu le planeur pour cette raison. Pour ma part, il me va très bien car il ne volera qu’en plaine, mais je ne me risquerais pas à faire un déclenché avec, j’ai peut être tord, mais on comprendra ma réticence je crois !

Montage

Il y a beaucoup de choses que j’ai modifiées sur ce kit… en fait, presque tout ! Alors que sur les kits Valenta, souvent moins chers, je n’ai jamais besoin de le faire.
Ah si, 'y a un truc qui ne va pas chez Valenta : c’est leur sytème LDS, d’ailleurs ils en proposent un nouveau en option. J’ai ce système sur le Chilli du même fabriquant, un planeur fantastique que je vous recommande chaudement, et je ne suis pas content de ce LDS. Infernal à installer, il ne laisse pas le choix de servos et en plus les cames peuvent glisser autour de la tête de servo. Inutile de vous dire que quand j’ai vu que ce système était fourni pour la profondeur du Finesse Max, je me suis abstenu, d’autant que je doute qu’il puisse offrir un débattement suffisant à la profondeur. J’ai donc commandé le planeur sans LDS, pour une réduction d’environ 100 €. Je l’ai remplacé par bien moins couteux mais surtout bien plus qualitatif, à savoir un LDS Servorahmen, qui est tout simplement parfait. Juste que le guignol dans les gouvernes étant collé d’usine, je n’ai pas pu installer celui de Servorhamen. L’axe d’articulation sur cette pièce étant de plus grand diamètre chez Valenta, j’ai juste dû repercer la came du LDS au bon diamètre. C’est rien à faire.
Pour la profondeur, j’ai adopté un système plus classique que prévu, mais en supprimant la commande par chape à boule, qui n’est vraiment pas pratique à l'usage. J’ai installé une chape à cliquet Sullivan spécifiquement pour la profondeur, et là, c’est le bonheur ! Il m’a fallu pour ce faire agrandir la lumière au niveau de la sortie de la tringlerie, et remplacer la boule d’origine dans le volet de profondeur. Pour cela, j’ai dû la chauffer légèrement au fer à souder. La boule Sullivan est juste collée en lieu et place de l’ancienne.

Alternative au LDSs Servo de profondeur
Le système LDS fourni n’a pas été conservé, au bénéfice du système plus classique, permettant plus de débattement de la profondeur. Les queues de chape sont collées au tube carbone et tout est poli et dégraissé avant l’application de la colle époxy.   Un chape à cliquet Sullivan à remplacé la chape à boule d’origine, c’est beaucoup plus pratique.
Commande de prof Chape de profondeur
Verrouillage de la commande de profondeur.

La roue offre une garde au sol trop limitée pour protéger efficacement le fuselage, et j’ai dû modifier et le système et l’emplacement, que j’ai avancés. A noter que vis à vis du règlement F3q, le montage d'origine ne permet pas non plus la garde au sol requise. Pour ma part, j’ai fait simple, à savoir qu’une cornière alu reçoit l’axe de roue, cornière fixée sur un morceau de bois dur épousant le fond du fuselage. J’ai trouvé mon bonheur avec une plinthe dont j’ai découpé la partie la plus fine, la photo parle d’elle même. Je n’ai pas mis de garde boue, c’est une erreur, même si je vole le plus souvent sur terrain très sec. Mais parfois très humide aussi… Gasp !

Train fixe
Pour rattraper la courbure du fuselage, l’équerre en alu est vissée/collée sur un morceau de cette plinthe, en sa section la plus faible.   L'emplacement de la roue et son système de fixation ont été modifiés.

Je ne me sers jamais des platines-radio d’origine, seulement comme gabarit. Pas d’exception donc, d’autant que les emplacements des découpes ne correspondent pas à mes besoins.
J’utilise un sandwich carbone-balsa-carbone, ce qui la rend facile à découper, même si j’ai utilisé la scie sauteuse avec lame pour métaux pour les grandes longueurs. Finition à la cale à poncer bien entendu, d’autant qu’il faut donner de l’angle au champ pour bien épouser la forme du fuselage. Sur les champs justement, j’ai creusé un peu le balsa afin que la colle vienne un peu dans la platine, ce qui augmente la surface de collage et améliore les contraintes.
L’étude de la répartition des masses à montré que le pack d’accu devait migrer du cockpit vers le centre de gravité, c’est d’autant plus curieux que mon moteur est plus léger que celui préconisé.

La platine d'accu

Je voulais me garder la possibilité de rajouter le second pack d’accus comme ballast et avoisiner ainsi les 5 kg. N’étant pas exactement au centre de gravité, on doit faire varier la position des accus selon leur nombre. Je me suis inspiré du système Simprop, planeurs toujours très bien pensés. Je vous laisse regarder les photos qui sont très parlantes. Le hasard a aussi bien fait les choses car l’accu solo vient se bloquer contre la clé d’aile, tandis qu’un pain de mousse vient prendre la place du second accu. Comme cela tout est bien calé.

PLatine porte accu 1 pack et la mousse
La platine "maison" en carbone peut recevoir un ou deux packs Li-Po.

Avec les accus en duo, il faut avancer un peu toute la platine. Du coup l’ensemble ne prend plus appui sur le fourreau de clé d’aile. Qu’à cela ne tienne, le pain de mousse trouve alors sa place sous la platine pour surélever l’ensemble et maintenir le contact avec le fourreau de clé d’aile. Ce système est vraiment pratique à l’usage, j’en suis très content. L’ensemble est construit dans de la plaque carbone pur de 3 mm, sauf les rebords pour maintenir les accus, réalisés avec les chutes de la platine radio. Le support de platine, qui reprend les efforts longitudinaux, est collé à la Uhu Endfest lente, c’est-à-dire que c’est béton ! Ce n’est pas la peine de faire trop solide, car au pire, il vaudrait mieux que l’accu puisse s’éjecter pour limiter les dégâts. On va dire ça, si vous voyez à quoi je pense…

2 packs Gyro Wingstabi
La platine est verrouillée avec un écrou.

Montage des servos d'ailes

KTS X10 et système LDS Système LDC Servohamen
Servos KST X10 et système LDS Servorahmen pour des commandes invisibles.

Le principe du système LDS est que le "palonnier" de servo est ultra court, comme le "guignol" placé dans la gouverne. Je mets des guillemets pour situer de quoi il s’agit. Ca fonctionne très bien mais les contraintes sur le servo sont extrêmement élevées. Là où des servos de 4 kg suffisaient sur ce type de machine, il faut maintenant passer à des 10 kg !
Heureusement il y a maintenant les KST X10 qui sont parfaits et en plus en HV. Ce qui permet une installation moderne avec un accu Li-Ion branché en direct. Il n’est en effet plus vraiment envisageable de monter une installation radio neuve si elle n’est pas HV. On y reviendra. Comme dit plus haut, j’ai donc utilisé le système Servorahmen, qui s'adapte à toutes les configurations, qui est très bien fait et plus plutôt bon marché (trouvé chez Flash RC). Je ne sais pas ce que donne le nouveau système en alu de Valenta, mais franchement je suis tellement content de celui-là que je n’irais pas chercher plus loin. C’est juste un peu long de trouver la bonne longueur de came et le bon palonnier car les mouvements sont tellement réduits qu’il suffit d’un poil pour que le servo soit mal placé. Pour les volets, vu qu’ils n’ont presque pas à débattre vers le haut, j’ai décalé juste d’un cran le palonnier sur la tête de servo, afin de récupérer la demi-course inutilisée du servo. Cela nécessite donc un décalage du neutre à la radio, d’environ, 30 %, c’est d’ailleurs le but de l’opération. Par exemple, avec deux demi-courses à + 100% d’un côté et -100% de l’autre, en descendant le volet, on utilise toute la plage de de 0 à -100%, mais l’autre plage (volet vers le haut) n’est utilisée que de 0 à + 30%. Reste 70% de cette demi-course non utilisée.
L’intérêt du décalage du neutre à la construction, c’est que l’on récupère pour la descente du volet 130% de la course du servo, les 70% restant à l’autre demi-course étant plus que suffisant pour relever le volet. Mais cela influe sur la longueur de la came du LDS ! Forcément. Bref, une fois que l’on a bien tout défini pour une aile, c’est super rapide pour la seconde ! Heureusement. Mais ça vaut le coup de peaufiner, afin de tirer, comme toujours, le meilleur rendement du servo en réglant bien la cinématique et surtout pas en réduisant la course à l’émetteur, ce qui est un non sens. L’adaptation des courses des servos ne doit se faire qu’en vue d’une parfaite symétrie des débattements aile droite / aile gauche, les véritables débattements s’ajustant sur la cinématique même des commandes dans l’aile. Bien réalisé donc, le système permet justement des débattements énormes aux volets par exemple, soit des AF qui deviennent un système d’ancrage si on ne module pas. Mais c’est top ! Surtout que le planeur est léger.

La clé d'aile

Décidément, ce n’est pas la gloire car là aussi y’a un petit problème. Elle est trop ajustée aux fourreaux si bien que l’on peut au mieux enquiller les ailes au 2/3 sur la clé et après on pleure ! Car aller retirer une aile fragile, complètement bloquée sur sa clé ! On ne sait pas par où la prendre et dès que l’on fait un peu pression sur l’aile, on entend le carbone qui craque ! Le stress je ne vous dis pas ! Heureusement, j’avais lu le défaut sur un forum et je m’y attendais. Le remède est donc de se faire une belle cale à poncer avec du 400 à l’eau et de retirer le pouillème de chouia qu’il ya en trop, cela sur les 4 faces. Ce n’est pas trop dur mais c’est long. Heureusement que les qualités de vol sont au rendez vous car ça commence à titiller un peu l’affaire…

Ponçage de la clé Poussière de carbone
La clé d’aile nécessite un long poncage à l’eau sur ses 4 faces pour ne pas rester bloquée dans l’aile. Une première chez Valenta.

Quelle version choisir ?

Il y a 3 versions.

  • Celle dite "thermique /F3q", qui est la mienne. Valenta écrit à propos de cette version "good for thermal flying and very light acrobatics". Ce n’est pas "voltige légère", mais "voltige très légère". Elle est donc construite à la façon d’un F5J, c’est la seule à prétendre descendre sous les 5 kg du règlement F3q.
  • Ensuite il y a la version "Alpine" qui permet le vol de pente. Elle dépasse de peu les 5 kg et permet la voltige normale sans toutefois dépasser les 200 km/h (info constructeur). Je dirais que c’est du Valenta "normal".
  • Et puis il y a la version renforcée pour une voltige dure.
On me demande souvent si la version Alpine n’est pas trop lourde pour un usage loisir ? En fait pas du tout car c’est la version F3q qui est trop légère ! Il décroche à 25 km/h ! C’est rien ! (mesuré avec le vario Multiplex à compensation totale, précis à 1 km/h). Finalement le planeur vole plutôt mieux avec plus de poids (avec le second accu en place dans mon cas) et n’est certainement pas moins gratteur. Eu égard aux recommandations insistantes du fabriquant, je préfère assurer en restant à 4,4 kg. (Je leur ai demandé si le "very light acrobatics" était vraiment confirmé, la réponse est oui). On perd un peu en restitution, mais comme le planeur est très fin, il reste encore très agréable. C’est quand même dommage qu’un juste milieu n’ait pas été trouvé concernant le mode de fabrication. Avec 200 ou 300 g de tissu en plus, ce qui permettrait du faire du vdp normalement tout en restant sous la barre des 5 kg.
Pour un usage loisir il n’y a donc pas à hésiter une seconde en prenant la version "Alpine". Ce serait à refaire, c’est ce que je prendrais, en demandant même un D-Box en double carbone, ce qui me semble un compromis intéressant entre les deux versions les plus renforcées.
Au final, plutôt que trois versions, il y en aurait que deux, mais à mi-chemin des extrêmes, ce serait plus cohérent. Après tout, c’était bien le cas du Vz Max du même concepteur, dont j’ai mesuré la version carbone à 220 km/h en pente, qui était solide comme il fallait, tout en restant sous la barre des 5 kg. J’ai pensé retrouver la même polyvalence sur le Finesse Max, ce n’est pas le cas, je crois que c’est normal d’être un peu surpris. Pardon d’avoir mis 1500 balles dans un F3q et penser qu’il était comme les autres ! Et je ne vous parle pas de la méthode enseignée par le champion de France F3i, il y a 25 ans, pour tester le résistance d’un planeur en début de saison ! Vous voulez savoir ? Ok. Piqué vertical de 200 m et on tire à fond à la profondeur. J’en suis témoin et j’ai fait de même avec mon Scoop (F3i) de l’époque.
Bref, si la version F3q est absolument géniale en vol, elle ne serait pas moins géniale un peu plus renforcée, en gagnant au contraire plus de polyvalence.
Une motorisation fantastique

Pack 6S 2700 mAh de 420 g Hacker A40 10 S V2 réducté
Avec ses 420 g, la 6S en 2700 mAh offre un rapport poids puissance détonnant, associée à une motorisation très étudiée telle que le Hacker A40 10 S V2 réducté, on dispose d’une puissance en même tant qu’une autonomie que l’on rencontre rarement. Le tout pour un coût comparable à d’autres d’accès de gamme.

Alors là , les amis, c’est LA motorisation pour les planeurs de 4m à 5m. En tout cas ceux qui sont normalement voiliers (par opposition à un Fox par exemple).
Elle est légère, assez abordable, elle tracte de folie et elle ne consomme rien ! Cela veut dire que l’on peut utiliser des accus de moindre capacité, qui sont donc moins lourds, moins chers et qui vont vieillir mieux car sollicités de façon très raisonnable. On est en plein dans le cercle vertueux. Pour vous donnez une idée, je vois en Allemagne certains planeurs équivalent équipés d’un moteur qui lui seul est plus lourd et plus cher que toute la propulsion que j’ai définie ici. Pour un résultat moins bon, car entré dans le cercle vicieux, grosse conso, gros accus, etc.

En effet, le secret c’est d’utiliser non pas une grande hélice, mais une très grande hélice. Ainsi j’ai ce moteur sur le Chilli de 4,70 m et de 6,3 kg. La 23x12 tracte le tout presque à la verticale. Avec une hélice un poil plus petite, une 20x13, excusez du peu, et 2 kg de moins vous comprenez mieux que le Finesse Max monte à 17 mètres/seconde en consommant moins de 55 Ah. Le taux de monté est énorme, c’est-à-dire qu’en 10 secondes vous êtes à 170 m. Dans la pratique c’est encore mieux que cela, car en général on remet le moteur à 30 m et vu la qualité du planeur il n’est pas utile de monter à plus de 150 m, que ce soit pour gratter ou voltiger. Soit 120 m à remonter pour 7 secondes de moteur. Tout ça en consommant que dalle. Du coup je garde le même accu pour deux grandes cessions de vols et il me reste en général plus de 50% dans la batterie qui, tenez vous bien, ne fait que 2700 mAh de capacité. Cela vous parait très petit ? Non pour moi c’est énorme, il y a 25 ans, pour le même voltage, je faisais voler mes F3i avec 1200 mAh et une conso quasi double. Aujourd’hui, on est trop bien habitué à gaspiller des électrons. Pour fixer les idées, un pack actuel en 6S 5Ah correspond à un pack de 100 éléments Ni-Cd de l’époque, soit 6 kg de batteries ! Le truc de fou. Moitié moins, ce serait déjà le truc de malade ! Eh bien c’est ce que j’ai sur le Finesse Max pour un poids moteur + accu de …670 g ! C’est peanuts ! La démarche est elle là, ce n’est pas cette motorisation qui est exceptionnelle (d’ailleurs le prix ne l’est pas) ce sont les autres qui sont... on va dire, mal pensées.

On me dit, je n’invente rien : "je n’ai pas besoin de cette puissance", "ce n’est pas du planeur", "ça ne sert à rien".
Pas de problème, je n’ai pas d’action chez Hacker, chacun est libre de mettre pour un poil moins cher et plus de poids une motorisation au rendement médiocre.
Je partage ce qui m’enthousiasme, c’est tout.
Me concernant, le but n’est précisément pas de voler au moteur mais de se substituer à un remorqueur. Or on ne râle pas quand un remorqueur vous grimpe à la verticale en toute sécurité, plutôt que de monter lentement avec les risques que cela engendre. De plus, le décollage, que dis-je le catapultage, est une simple formalité, que ce soit en lancé main ou depuis un chariot. Depuis un charriot, en 2 secondes t’es en l’air (même sur herbe), tu t’occupes de rien, t’es immédiatement en l’air et 10 secondes plus tard t’es au plafond. J’appelle cela de la sécurité. C’est pour cela que j’ai acheté ce planeur : le planeur de tous les jours, facile et performant, y compris au lancé. Objectif atteint.

Installation du moteur

Support moteur Cône Reisenaueur
Le couple sera percé en fonction du moteur utilisé. Le cône adéquat vient de chez Reisenaueur.

J’ai commandé le planeur en version électrique, c’est-à-dire qu’il arrive avec le nez coupé et le couple moteur installé. Mais pas percé, bien que j’aie envoyé les mesures du moteur à Valenta. Pour percer au bon endroit, j’imprime la vue de face du moteur. Bien entendu en veillant à l’échelle, il faudra parfois faire des essais d’agrandissement pour tomber sur la bonne côte. Ceci fait, je colle ce gabarit bien au milieu du couple et je n’ai plus qu’à percer. Le moins drôle à faire, ce sont les ouvertures d’aérations du moteur, qui doivent bien entendu lui correspondre. Là c’est petite fraise, lime et huile de coude. Pas facile de faire un truc joli, mais l’important est que l’air passe. En effet, un cône turbo évite de pratiquer d’autres prises d’air, et si il est bien choisi, comme vous le voyez, c’est assez discret. Seul mon porte-pales est un peu trop grand, depuis j’en ai un autre plus petit, mais la flemme de changer… Le cône est de marque Reisenaueur, pas cher du tout, mais surtout dont les différentes formes s’adaptent bien aux galbes des maquettes. L’hélice est une RFM peinte d’origine. L’ensemble est discret, simple, fonctionnel et (très) efficace. Pour un usage loisir mais fréquent, c’est important. Enfin, tout cela n’engage que moi, mais si c’était à refaire, ce n’est pas là que je changerais quoi que ce soit.

Installation radio

Emplacement radio suggéré Emplacement radio définitif
Mise en place de la platine d’origine pour vérification de la bonne position des éléments par rapport au centre de gravité : tout faux !   Le platine finale n’a rien à voir avec celle fournie, d’où l’intérêt de toujours vérifier l’implantation des éléments, non seulement au dernier moment lors du montage, mais aussi par rapport au centrage réel, et pas celui de la notice.

On a presque déjà tout vu sur le sujet. L’alimentation est assurée par un accu LiIon Emcotec de 2900 mAh, branché en direct, via une grosse prise MPX verte pour faire office d’interrupteur, conduisant ensuite vers une double prise de type JR /Uni pour se connecter au récepteur. Le point faible étant la connectique, elle est donc doublée pour ce qui est de l’alimentation. Simple mais pas simpliste, ce type d’installation est hyper fiable puisqu’il n’y a aucune électronique susceptible de tomber en panne entre l’accu et le Rx. Quand aux accus Li-Ion on sait qu’ils sont fiables à plus de 10 ans, après on manque de recul, j’en suis qu’à 6 ans, sans jamais le moindre problème. Voir l’article sur le sujet, toujours d’actualité. Vous aurez remarqué qu’il y a un Rx Wingstabi à bord. Est ce que c’est vraiment utile ? Oui, pour des raisons évoquées ici, non pour ce planeur-ci qui vole en plaine. Me concernant, tous mes planeurs devenant " wingstabisé ", s’en suit me concernant une modification de mon pilotage que je trouve intéressante, que j’aime retrouver d’un planeur à l’autre. Mais là on parle de la recherche de la toute petite bête, sur un planeur déjà parfaitement réglé, dont la pleine exploitation demande quand même un peu (beaucoup) d’expérience.

Réglages

Centré à 115 mm, toutes les gouvernes sont au maximum mécanique de ce qui est possible, et encore ai-je fait en sorte d’améliorer autant que ce peut la cinématique. Concernant les mixages, n’oubliez pas qu’en vol loisir, modifier sans cesse la courbure de l’aile n’est pas un bon plan. Au contraire il faut mieux ne rien toucher, ne pas sur piloter et laisser le planeur voler sans. Tout est dans l’anticipation, avec de micro-actions sur les gouvernes. C’est comme ça que votre planeur volera le mieux. Il y a donc pas mal de mixers qu'il vaut mieux ne pas avoir, plutôt qu’ils ne soient activés quand il ne le faudrait pas. A part bien entendu le mixer de compensation à la profondeur. Je préfère de loin agir sur la courbure de l’aile via les phases de vol, et par ce biais, obtenir des taux de différentiels spécifiques et des trims de prof adaptés. C’est moins spectaculaire au sol, car je suis bien souvent le seul à voir ces changements. En mode normal, j’ai donc aux ailerons 33° vers le haut et 22° vers le bas (dont 18% de différentiel à la radio).
A la profondeur j’ai 18° vers le haut et 21° vers le bas, avec 30% d'expo. Pour la compensation croco (volets >80° vers le bas), c’est 8° vers le bas (38% à la radio).

Mesure des débattements
Mesure précise des débattements.

Nota sur la déco

Décor d'extrados

Ce n’est pas que je vieillis, mais malgré les 12/10 que me trouve encore l’ophtalmo, j’ai dû mal à voir les planeurs quand c’est très lumineux et en même temps nébuleux. J’ai ainsi remarqué que l’intrados noir apportait un grand avantage. Sur un 4,50 m j’ai une bande blanche sur intrados noir et au final en vol je ne vois que les bandes noires. Donc maintenant tous mes planeurs auront un intrados complètement noir. Dans le cas présent, la dérive rouge néon est aussi un bon complément visuel. Toujours est-il que si vous êtes gênés comme moi, c’est un bon plan, auquel j’ajoute des lunettes polarisantes jaune/marron indice 3.

Intrados noir
L'intrados noir apporte un grand avantage pour la visibilité.

En vol

Saumon Chariot de décollage
Le noir est en carbone apparent. Hi-tech et joli.

Comme à mon habitude, j’ai choisi d’office un centrage plutôt arrière trouvé sur le Net, soit 115 mm au lieu de 110 et comme toujours, le planeur s’est pourtant révélé très légèrement avant. A partir de là, comme il était d’usage en en F3i, soit on règle le planeur neutre en piqué, soit un micro-poil plus avant avec une phase de vol comportant juste un cran de trim à piquer. C’est cette dernière option que j’utilise en général.
Bref, ainsi centré, le planeur se révèle en tout état de cause archi sain, on s’en doutait vu le faible poids. Et comme tout bon F3q, on en fait ce que l’on veut.

Prêt à décoller
Prêt à s'envoler depuis son chariot autonome.

En vol, il correspond donc en tout point à ce que j’attendais d’un F3q, pour peu qu’on se limite bien entendu à une voltige souple. Ce qui n’empêche pas les loopings inversés, ou comme toujours on a besoin d’un fort débattement à piquer pour finir la figure. Les tonneaux lents ou rapides sont très agréables. Le vol dos demande peu de compensation. Les virages façon course aux pylônes sont efficaces, le planeur rebondit bien sans perdre trop de vitesse, normal, il est fait pour ça aussi. Malgré le faible poids, la restitution d’énergie est très honorable et permet donc une voltige coulée mais ample et efficace. C’est exactement ce que je souhaitais, mis à part les déclenchés, que je m’abstiens de tenter par prudence, donc. Dommage.

Vidéo du 1er vol où l’on voit que même en poussant très modérément sur le dos, le planeur remonte un peu. Par la suite l’auteur poussera encore moins à la profondeur en phase dos. Une facilité très agréable de ce planeur.

Après les premiers vols, j’ai installé un vario à énergie totale. Cela sous entend un tube pitot installé sur la dérive. L’emplacement n’est pas facile à atteindre, d’autant qu’une seconde âme de dérive court sur tout l’avant de la dérive fixe. C’est pour cela que je l’ai installé tout en haut de la dérive, là où l’on pouvait à peu près accéder.
Ca vaut le coup car cet outil est fantastique en vol ! Il ne sera pas dépendant de votre action à la profondeur ni de l’énergie cinétique accumulée. Quoi que vous fassiez, il vous permet de savoir où ça monte vraiment ou pas. Au début ça m’a fait drôle, je me suis demandé ce qu’il se passait car le vario ne réagissait pas du tout comme d’habitude. Eh oui, il indique moins souvent quand ça monte ! Ce qui est marrant aussi, c’est quand il signale que ça monte sans vraiment y voir des signes venant du planeur.

Crocos ultra efficaces
Les crocos ultra efficaces doivent être dosés, mais cela permet de se poser n’importe où.

C’est comme cela, qu’avec ce F3q j’ai été le seul de la matinée à trouver et enrouler une pompe. Il faut dire que le planeur est redoutable d’efficacité à ce jeu. Et facile en plus où avec très peu de dérive, peu ou pas d’ailerons à contre, les volets en position "durée", le planeur enroule avec une aisance déconcertante. Je veux dire qu’il est plus facile d’être efficace dans la mesure où il y a peu d’ordres et de contre-ordre à donner. Cela permet aussi d’enrouler du zéro positif que l’on ne voit pas, mais que le vario, lui, détecte. Je reconnais que je me suis obstiné à spiraler là où le vario le préconisait, alors que je ne l’aurais pas fait sans cela. Le planeur offre un taux de chute particulièrement faible, le meilleur même que j’ai jamais mesuré, en aller et retour sur le terrain, avec une moyenne à - 0,25 m/s. Toutefois il conviendra de confirmer sur d’autres planeurs performants avec le même vario, ce que je n’ai pas encore pu faire à cause du confinement (article rédigé le 1er trimestre 2020). Mais il est vrai que le planeur chute très peu et que cette particularité est très appréciable aussi bien en transition qu’en spirale où le fait de ne pas trop donner de coup de freins avec les gouvernes contribue énormément au rendement dans la pompe. Le Finesse Max est donc un super gratteur, pas autant qu’un F5J bien entendu, mais beaucoup mieux que n’importe quel 4m du commerce. C’est vraiment très agréable.

Atterro tout sorti
Déjà léger et capable de vol assez lent, avec ses grands volets baissés à 80°, le planeur s’arrête net. Il faut donc faire très attention à mettre assez de compensation à piquer pour garder de la vitesse, dont il a besoin pour voler !

Je voulais revenir sur le premier vol d’après confinement, fait avec le Finesse Max, comme par hasard ! Temps un peu venteux, mais beau. 18°. Encore une fois, le planeur montre son hyper sensibilité à un seul cran de trim sur la profondeur. C’est toujours le cas sur les planeurs modernes, mais là c’est vraiment flagrant. J’ai surtout trouvé intéressant de revenir sur la spirale, surtout par ce vent qui couche les pompes. La dérive est vraiment très efficace et c’est très agréable, mais cela demande aussi à très bien gérer la profondeur. C’est assez fin, mais très intéressant. Au niveau efficacité, aidé en plus par le vario à énergie totale, qui forme un couple parfait avec ce planeur, on parvient à se maintenir et à monter depuis 50-60 m d’altitude dans des pompes moribondes. Pas aussi bien qu’avec mon Erwin XL Ultralight qui est un truc de fou avec ses 1,2 kg pour 3 m d’envergure, mais pour selon qu’il s’agisse d’un 4m de 4,4 kg , l’exercice est pour le moins gratifiant. Par contre le décrochage est net dans ces conditions. Bref une séance de vol plutôt technique que j’ai justement appréciée pour cette raison.

Quels concurrents pour le Finesse Max ?

Il faut bien dire qu’en termes de qualité de vol, surtout en version alpine, le Finesse Max n’a pas beaucoup de concurrents. D’autant qu’il a pour lui cet aspect de planeur grandeur, c’est quand même plus joli qu’une saucisse volante ! Le Carbonara/Twister du même fabriquant est celui qui s’en rapproche le plus en catégorie 4m mais sans le même look. Le Carbonara XXL qui est en fait le Chilli, que je connais très bien, est lui en tous points supérieur au Finesse Max, mais il fait 4,70 m et 6,3 kg, ce n’est plus comparable, sauf en terme de prix…

Zambezi - Valenta
Le Finesse Max rentre en concurrence directe avec des planeurs de "durée-loisirs" comme le Zambezi alias Sharon de Valenta. Les perfos ne sont pas exactement les mêmes, mais cela justifie t’il la différence de prix ? Le coup de cœur rentre ici en ligne de compte... ou pas.

Dérive du Finesse Max et du Chilli Dérive du Chilli et du Finesse Max
Le fuselage du Finesse Max est presque aussi long que celui du Chilli, qui pourtant est déjà long. Dérive retirée du Chilli, l’encombrement est plutôt en faveur du Chilli, d’autant ques les ailes en 3 parties de ce dernier demandent moins de place. La question de la compacité du Finesse max est donc est faux problème.

Quand même. Le F3q n’est pas pour autant plus compact à transporter car les ailes du Chilli sont en 3 parties et si le fuselage est un peu plus long, sa dérive est démontable.

Chilli - Valenta
Très proche en prix du Chilli, très proche aussi en performance, si le Finesse Max en est proche et c’est tout à son honneur vu son envergure réduite, il n’en demeura pas moins que le Chilli lui est supérieur ou égal dans bien des domaines. Quelle est la différence principale entre les deux ? Deux servos de plus ou de moins ; après c’est une question d’affinité.

Le Salto de Valenta fait parti aussi des concurrents redoutables, mais pareil, 4,50 m pour 6,3 kg. Il est moins cher par contre. En vol, certes le Salto enroulera moins les pets de lapin mais il n’en demeure pas moins un gratteur surprenant, capable par contre de vitesses très supérieures et d’y résister. J’en ai même vu un faire du DS ! Bon, ensuite, il y a le top du top, c’est l’ASW17 FW Models en 4,40 m qui reste plus ou moins dans la gamme de prix, qui sort entre 5,6 et 6 kg ou plus selon l’équipement. Ce sera certainement mon prochain planeur.

On me dira à juste raison que tous ces planeurs ne sont pas comparables. Ils sont tous plus grands et plus lourd. Eh oui, mais si on regarde les choses du côté du verre à moitié plein, on se rend compte que le Finesse Max possède les perfo d’un planeur plus grand et plus lourd. C’est précisément ce que j’attendais de lui. On me pose souvent la question de la comparaison par rapport à un Volcano / Zefiros / ASW20 Valenta. Ces derniers planeurs sont beaucoup plus rustiques et donc moins fragiles. Ils se posent bien plus vite que le Finesse Max également. Côté performances, c’est vraiment le jour et la nuit, le F3q étant capable de voler beaucoup plus lentement avec un taux de chute particulièrement avantageux. En voltige, les 3 cités tournent le tonneau correctement uniquement parce qu’ils volent plus vite, quand les ailerons du F3q sont bien plus grand et les ailes plus légères. C’est une toute autre philosophie. La vraie question étant de savoir si cela vaut la peine de mettre le prix de deux planeurs dans un Finesse Max. C’est un peu les personnes qui m’ont contacté à ce sujet qui ont certainement la bonne réponse. Si vous avez les moyens et envie de vous faire plaisir et qu’il vous plait, oui ça vaut la peine. Mais pour le même budget, on pourrait tout aussi bien acheter un Volcano et un Airon 3600 / Alcor qui seront très polyvalents aussi. Ou pour la moitié du budget, prendre autre chose qui sera peut être plus rustique, mais plus simple, ou pas ! C’est à vous de voir, mais souvenez-vous que ce qui fait voler un planeur, c’est votre cerveau et votre capacité à vous connecter au planeur. Acheter une super voiture de sport et ne pas savoir s’en servir n’est finalement pas si valorisant…

Finesse Max sur son chariot de décollage

Quant à moi, celui que je préfère ? Honnêtement je n’en sais rien, ils ont tous leurs spécificités. Le Finesse Max, pour le vol de plaine que je veux faire avec lui, correspond parfaitement à mon programme. Je l’ai acheté pour ça et il me convient très bien, pour des vols plus violents j’en ai d’autres. D’autres personnes l’on revendu parce que son usage était trop limité, ils en reprendront peut être un en version Alpine. Il faut bien reconnaître que l’on ne s’attend pas à acheter un planeur aussi fragile quand on achète un F3q. Pour moi, un F3i /F3q a toujours été comme un F3B de 4 m. Aussi solide et polyvalent, alors que là c’est comme si on achetait un F3B construit comme un F5J.


En conclusion

Vous aurez compris mon hésitation à publier cet essai, eu égard aux circonstances et les trop nombreux petits défauts du kit. A ce niveau là c’est un peu rude, surtout quand on paye le prix de deux Volcano, absolument exemptent, eux, de tous les petits points négatifs évoqués ici. Jamais je n’ai rencontré autant de petits détails à reprendre sur un kit Valenta et pourtant j’en ai testé ! Je pense qu’à ce prix-là, on peut être un peu exigeant, on y met le prix pour se faire un gros plaisir et tout devrait être parfait, comme d’habitude chez Valenta.

Prêt à s'envoler
Le Finesse Max, un planeur facile à vivre, plutôt joli et très polyvalent.

La principale critique étant quand même cette trop grande fragilité de la version thermique/F3q, qui ne s’apparente à aucun kit de la marque testé, même ceux dédiés au vol de durée/loisir genre Sharon. De fait, on est ici dans le domaine de la compétition. Pour du vol de loisir, mieux vaudra oublier cette version et se tourner vers la version Alpine. Car la version Alpine a pour seul inconvénient de ne pouvoir participer en F3q, mais pour tout le reste, c’est une merveille de polyvalence, si j’en juge par ma version F3q quand elle est ballastée. Si l’on veut rester dans la catégorie des 4m mais que l’on recherche une certaine facilité d’usage, facile à lancer, se poser sur un timbre poste, très performant en gratte comme en voltige de base, c’est vraiment le planeur qu’il faut. Par contre, si on n’est pas effrayé d’aller voir un peu plus grand et un peu plus lourd, alors on pourra étendre sa recherche, tout en restant dans les mêmes budgets. Mais c’est un planeur facile à vivre, plutôt joli et très polyvalent, dès lors que l’on ne s’est pas trompé de sujet lors de sa commande.
Certains modélistes comme moi ont fait cette erreur, ca plaira peut être pas, mais à celui qui à mis 1500 balles dans le commerce et qui s’attendait à autre chose, non plus ! Encore une fois le Vz Max n’avait pas du tout ce problème. Maintenant, si à titre de geste commercial on me fait une proposition sur un paire d’aile Alpine avec LDS métallique, il est bien entendu que je reviendrais en parler dans ces colonnes et dans d’autres…

Contacter l'auteur : pierre@jivaro-models.org

Courrier des lecteurs

Le 20 mai 2020
Bonjour. J'ai lu attentivement votre message sur le Finesse Max et suis troujours très attentivement vos articles dans Modèle Mag. Je ne comprends pas comment la version light est adapté au F3q et pas à la voltige. Au niveau solidité, les virages de F3q en vitesse me semblent (peut être à tort) très violents, en tous cas plus que de la voltige.
Merci pour votre éclairage sur ce point pour moi obscur.
Cordialement,
Jean

Bonjour Jean.
Je ne comprends pas non plus les recommandations constructeur à cet égard. Je me suis fait la même réflexion que vous à la commande, d’autant que j’ai eu plusieurs F3i et jamais eu ce genre de limite. C’est pour cela que j’ai demandé à Valenta de confirmer leur recommandation, d’autant qu’au début ce sont eux-mêmes qui m’ont mis en garde (quand je leur est demandé des chapes LDS en 3 mm au lieu de 2.) Donc je n’invente rien, je retransmets ce que j’aurais bien aimé savoir à la commande.
Structurellement, quand on est habitué à Valenta, on est surpris par la peau extrêmement fragile à la pression des doigts sur ce planeur. Jamais je n’ai vu un F3q aussi fragile !
Concernant votre réflexion sur les virages F3q, j’ai répondu exactement la même chose à Valenta, qui répond la même chose : "oui mais voltige très légère sinon prendre la version Alpin".
Je suis pigiste et il faut bien que je répercute les informations que j’ai. Valenta est aussi très au courant de mes activités, ils savent parfaitement que ce qu’ils me disent peut être utilisé dans la presse. J’ai presque envie de vous dire que ce n’est pas à moi qu’il faut poser la question...
Pour ma part, en dehors des recommandations (dont je suis bien obligé de tenir compte, n’est-ce pas ?), j’ai pu constater une grande fragilité aux chocs et à la pression des doigts. J’ai constaté aussi que les virages secs passaient bien de même que les grands inversés. Je constate aussi que le planeur est trop léger, que cela n’offre aucun intérêt particulier, et qu’il pourrait très bien être plus renforcé en restant bien en-dessous de la barre des 5 kg (Règlementation F3q).
Mon but n’est surtout pas de faire polémique mais d’informer, pour que d’autres que moi investissent cette somme très importante dans le matériel qui leur correspond au mieux.
Bien cordialement.
Pierre Alban

Passage
Pour le vol d’agrément haute performance, le Finesse Max répond aussi parfaitement à ce cahier des charges (en plus d’être un planeur de compétition). On notera le contraste offert par les ailes noires par rapport au fuselage qui reprend les tons du ciel.
 
 
 
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