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20 juillet 2020
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Zinzin volant, d'après Orstunich

Zinzin

Echappé d'une bande dessinée d'orstunisch

Présentation : Laurent Berlivet
D'après une idée de orstunisch

Ce personnage longiligne est un héros de bandes dessinées créé par orstunisch (sans majuscule, il y tient…), à l'image du pilote allemand Horst Fenchel, lui-même connu sous le pseudo de Crazy Horst dans ses vidéos sensationnelles diffusées sur le Net. Dans une de ses histoires sur papier, le personnage nommé Zinzin pilotait une maquette échelle 1 à son effigie ; c'est de cette idée qu’est né le modèle présenté.
Le grand ZInzin, prêt à prendre l'air Sur la piste en dur du club d'Auxerre
Premier décollage   Ca vole
Pari gagné : ce personnage filiforme inspiré d'une BD de Zinzin a volé du premier coup. Son dessinateur n'avait jamais imaginé une telle issue.

Zinzin à Manouchland... poursuivi par le kwad FPV de Pynoyboy.


La bande dessinée
La bande dessinée originale, publiée dans la revue Looping au début des années 2000.

La bande originale a été publiée dans le numéro d'un bimestriel consacré à l'aéromodélisme, dans les années 2000, portant le nom de Looping ; les « anciens » s'en souviennent...
Le dessinateur n'est à la base pas modéliste. Il a imaginé le modèle en feuilletant les pages de la revue et en s'inspirant des photos des appareils présentés. Il n'avait jamais pensé que son tracé prenne forme en volume un jour et encore moins qu'il puisse réellement s'envoler, cela en apportant seulement quelques modifications mineures.

Orstunich en plein travail Quelques croquis
Le papa de Zinzin, orstunisch, toujours en train de griffonner un de ses multiples cahiers.
Zinzin, jamais dans Modèle Mag

Une vingtaine d'années après la publication de la bande dessinée dans Looping, Zinzin est de retour dans Modèle Magazine 839 d'août 2021, avec le plan du modèle réduit sur un format A4.

Modèle Magazine Août 2021

Modèle Magazine Août 2021 Modèle Magazine Août 2021 Modèle Magazine Août 2021
Modèle Magazine Août 2021 Modèle Magazine Août 2021 Modèle Magazine Août 2021

Zinzinsunendliche
Le premier album d'orstunisch (dessinateur de Zinzin), Zinzinsunendliche, est un voyage magique à travers la France hors des sentiers battus. Pas de Tour Eiffel ni de Côte d'Azur. Au lieu de cela, vous ferez l'expérience d'un voyage fantastique à travers des paysages variés où les yeux parcourent l'horizon. Un monde où vous pouvez vous promener suivant l'envie, sans se presser, en tournant les pages en avant... ou en arrière !

Ce livre ne comporte qu'un seul dessin qui s'étale au fil des pages pour un long voyage. Un panorama unique plein de rencontres surprenantes et des détails amoureusement conçus.

A commander en Allemagne. Détails en cliquant sur l'image pour accéder au site officiel.

Côté taille, le modèle est à peu près à l’échelle 1, soit plus de 1,90 m d’envergure et sensiblement la même chose en longueur. Par contre, les bras qui forment les ailes sont très étroits : la corde ne fait que 8 cm, et encore, en trichant imperceptiblement ! Heureusement, le corps du bonhomme ajoute quelques décimètres carrés de surface pour offrir un semblant de portance supplémentaire. Il faut quand même veiller à construire léger pour que ça vole sans avoir besoin de renforcer la cellule outre mesure.

Caractéristiques techniques


Envergure : 197 cm
Longueur : 190 cm
Poids : 620 g
Surface : 30 dm²
Charge alaire : 20,6 g/dm²
Profil : KFM like

Moteur : Pro-Tronik DM2210 1400 kV
Contrôleur : 20 A
Hélice : 8''x4''
Batterie : Li-Po 3S 2200 mAh
Servos : 4 x 9 g

C'est par ici

Plan Zinzin
Ceux qui souhaitent se lancer peuvent télécharger les dessins échelle 1 de la tête, des mains, des pieds et divers renforts. Clic droit sur l'image puis "enregistrer la cible du lien sous..." pour télécharger le fichier au format PDF.

Equipements

Le moteur Protronik 2210 – 1400 kV et la batterie 3S 2200 mAh sont intégrés le plus discrètement possible au niveau de la tête pour des raisons de centrage, sur la face dirigée vers le sol pour plus de discrétion lorsque le modèle est posé. En l’air, ça se voit moins.
Le pilotage est assuré directement par les mains qui pivotent intégralement pour l’axe de roulis tandis que les pieds articulés sont disposés en V, formant un empennage papillon, exigeant un mixage pour le tangage et le lacet. Il faut donc 4 servos de type 9 g et du câble 3 brins traversant les bras car ceux des ailerons sont placés directement au niveau des poignets du personnage. Pour l’empennage, 2 longues tringles en jonc carbone relient les guignols aux servos placés dans le torse.

La construction fait appel au Depron de 6 mm, parfois superposé sur plusieurs couches, mais vu la finesse des bras et des jambes du personnage, il est nécessaire d'intégrer dans la cellule un certain nombre de renforts en carbone sous forme de tubes.
Pour les dimensions, un plan échelle 1 n’est pas utile, il suffit de reporter les cotes notées sur le croquis directement sur une feuille de Depron. Un fichier est cependant téléchargeable, avec notamment la tête du personnage à taille réelle, les pieds, les mains et les quelques renforts, à cette adresse : www.jivaro-models.org/zinzin/page_zinzin.html
La construction est assez simple, c’est l’histoire de quelques soirées. Vu la taille du bonhomme, tout est prévu démontable, ce qui complique légèrement la cellule. Comme tous les morceaux sont plats, l’empilement ne prend finalement pas trop de place une fois rangé.

Moteur Support moteur
L'extrémité de la traverse principale en carbone est collée dans le support moteur en plaque de fibre et balsa.

Assemblage

Un tube carbone de 8 mm mesure toute la longueur, du haut du crâne au bas du T-Shirt. A l’avant, une cloison en sandwich contre-plaqué et balsa aux dimensions du support moteur est percée au diamètre du tube pour que ce dernier y entre en force, offrant une jonction robuste. Le moteur ne dépasse qu’à moitié, côté intrados, pour être le moins visible sur le dessus, avec seulement l’hélice qui dépasse devant.
La partie centrale comprend la tête et le buste qui sont solidaires. Elle est taillée dans du Depron de 6 mm. Elle est fendue pour recevoir le bord d’attaque, et fraisée pour le passage du longeron secondaire ainsi que les 2 traverses en tube carbone de 4 mm placés dans le même axe que ceux des jambes. A ce niveau, la jonction entre ces morceaux se fait avec de petits morceaux de corde à piano collés dans les tubes et traversant le longeron percé de part en part. La couche intermédiaire fait les mêmes dimensions. Elle est fraisée à mi-épaisseur pour laisser passer la traverse principale en tube carbone de 6 mm. Au-dessus, c’est également du 6 mm mais la forme s’arrête au bas des manches du T-shirt, formant une marche : c’est la particularité des fameux profils KFM et les performances sont paraît-il meilleures qu’une simple planche.
Le bord d’attaque est issu d’un tube de 8 mm, noyé dans une rainure fraisée dans la mousse. C’est pour éviter que ces tubes transversal et longitudinal ne se croisent sur un même plan, ce qui obligerait à les couper ou y faire des entures néfastes pour la solidité, qu’ils sont décalés en hauteur.
Les mains sont légèrement pointées vers l’avant de façon à avancer le foyer de ces surfaces mobiles et réduire ainsi théoriquement les efforts fournis par les servos tout en diminuant les risques de flutter. Les servos actionnant les mains sont collés dans l’épaisseur du matériau, à l’extrémité des bras. Pas de chape sur le palonnier ni de guignol sur la gouverne mais à la place, une vis de 2 mm serrée sur le palonnier qui dépasse vers l’extérieur afin d’entrer dans l’épaisseur au niveau du poignet. La rotation de la main s’effectue autour du longeron servant aussi de clé, qui entre dans le bord d’attaque du bras. Il est donc nécessaire de réaliser une fente au niveau de la vis du servo qui n’est pas axée sur celle du bord d’attaque. Un petit boîtier constitué de 3 épaisseurs de contre-plaqué de 2 mm, dont la couche centrale est ajourée, permet à la vis de glisser librement sans jeu dans cette fente oblongue.

Tube carbone Tronçonner au-dessus de l'aspirateur
Les tubes en carbone sont coupés au disque à tronçonné monté sur une mini-perceuse. Le ruban adhésif permet de bien situer la coupe. L'aspirateur placé juste en dessous évite aux poussières très nocives de se disperser.

Tous les tubes coupés
Il faut plusieurs tubes carbone pour renforcer cette frêle cellule.

Défonceuse Proxxon Fraise-boule et défonceuse
Pour fraiser la mousse, une mini-perceuse équipée d'une fraise-boule est glissée dans son support qui la transforme en défonceuse.

Fraisage du Depron Tranche fraisée
Carbone pour bord d'attaque   Bord d'attaque et de fuite
Le Depron est fraisé en demi-rond sur la tranche pour améliorer la surface de collage des tubes.

Rainurage Fraise droite
Pour les rainures dans l'épaisseur, c'est une fraise plus classique qui est utilisée.

Perçage carbone Manchons
Jonction des tubes carbone   Tubes carbone réunis
La jonction entre les tubes est réalisée avec des tronçons de corde à piano qui passent au travers.

Tous les morceaux
Les morceaux sont découpés dans du Depron de 3 et 6 mm.

Partie centrale Renforts installés
On voit les renforts carbone placés dans le tronc. Un tube longitudinal supplémentaire partira du haut du crâne jusqu'à la base du tronc.

Jambe de train
Le tube au bord d'attaque est percé avec un angle de 20 à 30° pour que le train soit incliné vers l'avant (d'où le rouleau placé dessous qui donne l'angle).
Zinzin sourit Coudes et genoux Zinzin a une idée
Des pièces en Depron sont rajoutées au niveau de l'articulation des genoux et des coudes.

L'empennage

C’est la partie la plus complexe du modèle, du moins en ce qui concerne le support des pieds articulés. Cette pièce doit être à la fois rigide pour encaisser la torsion des pieds pendulaires et légère puisqu’elle est placée tout à l’arrière.
J’ai utilisé deux plaques de fibre de verre de 0,5 mm prenant en sandwich un morceau de balsa de 5 mm et deux manchons de tube en aluminium du même diamètre.

Support de train Coupe-tube
Assemblage du support de train   Support des articulations
Le support des articulations de l'empennage est réalisé avec de la plaque époxy, des tronçons de tube et un peu de balsa pour le remplissage.

Support de stab au bout des jambes Longerons-clés des stabs
Pour une bonne rigidité, le support d'empennage se glisse autour des tubes carbone placés de chaque côté des jambes du bonhomme.   Les stabs sont renforcés par des longerons-clés. Un petit manchon en alu permer de les caler en hauteur par rapport au support.

Les jambes du personnage sont longues et donc très souples. Elles sont renforcées de chaque côté, sur toute la longueur, par du tube carbone de 4 mm collé sur la tranche. Entre les deux jambes, c’est un profilé carré de 6x6 mm, cher mais très rigide, qui limite la flexion et la torsion.
Chaque pied est renforcé par un longeron en tube carbone de 4 mm qui dépasse et pivote dans l’un des manchons emprisonnés, faisant office de clé et d’axe de rotation. Une bague d’arrêt placée à l’extrémité permet de retenir la clé de stab tout en laissant tourner librement la gouverne. Les commandes de plus d’un mètre de long sont en jonc carbone rallongé par une corde à piano de 1,2 mm dont l’extrémité est pliée en baïonnette côté gouverne. La connexion se fait via une chape à rotule solidaire du stab et une pièce de verrouillage en plastique afin de rester démontable. Bien sûr, de petits morceaux de gaine sont répartis sur la longueur pour éviter tout flambage des commandes.

Le train d'atterrissage

Il est bien sûr indispensable pour décoller du sol et atterrir sans tout casser, tout en respectant le dessin. Toujours pour des raisons de place, j’ai rendu le train démontable. Chaque jambe en jonc de fibre de verre de 3 mm pour plier sans casser. Elle traverse le bord d’attaque percé de part en part, légèrement en biais dans le but de décaler la roue vers l’avant. A ce niveau, une bague d’arrêt placée au-dessus du tube l’empêche de ressortir. Même chose au-dessous.
Une jambe de force en corde à piano de 1,5 ou 2 mm est ligaturée au fil de lin au bas de la jambe puis la jonction est imbibée de cyano. Cette jambe se glisse simplement dans le longeron central percé lui aussi à ce niveau. Pour le démontage du train complet, il n’y a donc qu’à dévisser les deux bagues d’arrêt en appui sur le bord d’attaque qui libèrent les goupilles.
Les grosses roues en mousse légère mesurent 90 mm de diamètre. Elles sont fixées sur un même axe en fibre qui réunit et renforce les deux jambes.
A l’arrière du modèle, une béquille, elle aussi en fibre, traverse le support de stab et y est solidement collée à l’époxy. Elle n’est évidemment pas directrice mais le roulage se fait vraiment aisément avec les gouvernes très efficaces.

Mise en couleurs

La tête est imprimée échelle 1 sur papier puis découpée pour servir de gabarit en traçant les lignes du visage. J’ai pris des marqueurs Posca pour colorer le personnage. C’est facile à utiliser, sans odeur, ça sèche complètement en quelques minutes et ça couvre de façon très convenable. On peut en passer deux couches pour obtenir des aplats bien réguliers. La peau est couleur rose saumon, les cheveux marron et les détails ainsi que les indispensables contours de chaque forme sont noirs. Le T-shirt reste blanc, c’est la couleur du matériau. Si la marque Depron apparaît imprimée en vert, on l’efface d’un coup de chiffon imbibé d’alcool, ça part très vite. Pour les jambes, vu leur surface, j’ai jugé plus simple d’utiliser de la peinture en bombe qui n’attaque pas le polystyrène. Charger le moins possible pour ne pas alourdir l’arrière. Il existe cependant des marqueurs « king size » de la même marque que celle citée plus haut. Les tubes carbone restent noirs et délimitent les contours du personnage.

Pensif
Pensif... Volera, volera pas ? Lequel des deux est le plus zinzin ?

Première mise en croix
Première mise en croix dans le salon. Ca se présente bien...

Sur le terrain


Tout est démontable, heureusement car les dimensions sont imposantes.

Les quelques morceaux doivent être assemblés avec soin. Les jambes sont raccordées au tronc par des cordes à piano qui entrent en force dans les longerons latéraux. Au centre du bonhomme, le carré de carbone qui dépasse est serré contre le tube central du fuselage au moyen d’un collier nylon.

Les jambes et le tronc sont réunis par deux cordes à piano. Les traverses centrales se superposent et sont fermement plaquées l’une contre l’autre avec un collier nylon.

Les empennages sont glissés dans leur support en laissant un très faible jeu pour qu’ils débattent librement. Côté servo, les serre-câbles permettent de réajuster la longueur des commandes. Il faut s’assurer qu’ils soient bien calés de la même façon.
Les mains sont glissées autour des clés en positionnant la vis qui dépasse du palonnier de servo dans la fente prévue pour la recevoir. Deux petits crochets placés au bord d’attaque permettent de tendre modérément un élastique qui évite aux deux parties de s’écarter. Il serait plus esthétique de raccorder ces éléments avec de petits aimants noyés dans le tube et aux extrémités de la clé. Le proto va être modifié bientôt.
Petite précision concernant le sens des gouvernes un peu inhabituelles puisque monobloc : Pour tourner à droite, le bord de fuite de la main droite se soulève, comme c’est le cas pour un aileron. Pour cabrer, le bord de fuite des pieds se lèvent. Et sur l’axe de lacet, c’est l’arrière du pied droit qui s’abaisse pour virer à droite.

Les commandes de profondeur et direction sont en joncs carbone prolongés aux extrémités par des tronçons de corde à piano.   La jonction des bras se fait avec 2 clés. Une en carbone au bord d’attaque et une en corde à piano au bord de fuite.

Une vis sur le palonnier de servo actionne la main-aileron en glissant dans la fente horizontale.   Les mains font office d’ailerons. Elles tournent sur l’axe du bord d’attaque de l’aile.

Deux petits crochets, le premier au bord d'attaque, l'autre à la base du pouce de la main, permettent de tendre un petit élastique (non visible ici) qui solidarise le tout en permettant la rotation.

La base des pieds est prise en sandwich par 2 fines plaques de plastique pour renforcer.   Les longerons-clés des stabs se glissent dans les tues et sont verrouillés par des bagues d'arrêt.

Les pieds formant l’empennage en V sont mobiles. Ils sont raccordés aux commandes par des chapes à rotule. A l'arrière, une béquille en jonc de fibre traverse le support de stab.

L’équipement électronique est placé à l’intrados pour être moins visible. Le moteur est à moitié intégré.   Le train d’atterrissage traverse le bord d’attaque. Il est facilement démontable en retirant 2 bagues d’arrêt.

Une jambe de force prend appui sur le longeron secondaire intégré dans la mousse..

Les roues sont en mousse légère. Les jambes de train sont ligaturées.

Et en plus, il vole !


Dernières vérifications avant le premier vol. On se demande si tout ne va pas se replier une fois en l'air...

Même si l’idée germait depuis pas mal d’années, la construction du Zinzin a été entamée seulement 8 jours avant la 32e réunion Inter-Ex, où l’on fait voler toutes sortes d’objets insolites, qui s’est déroulée à Auxerre et c’est le jour même de la rencontre qu’a eu lieu le premier vol.

En compagnie de Serge Romani, qui a lui aussi adopté le personnage qui chevauche quelques-unes de ses nombreuses créations, comme son Zinzinoptère à moteurs contra-rotatifs présenté sur cette page.

Le taxiage au sol sur la piste bitumée de l’Air Model Club Auxerrois montre une surprenante efficacité pour un stab en V, malgré la béquille fixe. Montée en puissance progressive, le Zinzin accélère, se soulève en équilibre sur son train principal et quitte le sol en douceur. Visiblement, la sustentation est suffisante, ça vole comme un modèle de début.

Le taxiage est étonnant avec une commande en lacet très efficaces, sans roulette de queue.

Les gouvernes répondent convenablement, la puissance permet une montée franche en toute sécurité. Il n’y a que sur l’axe de lacet qu’il faut être doux car il se passe des choses étranges… En fonction des ordres à la dérive, l’arrière doit plus ou moins se vriller et modifier la géométrie. Il faut donc oublier les passages en glissade ou à l’anglaise, d’autant que l’absence totale de surface latérale se fait sentir et le modèle s’enfonce sur le côté. Pour le reste, pas de surprise. On vire avec les ailerons et la profondeur. La vitesse de vol est modérée et il n’est pas utile d’avoir plus de puissance.

Le Zinzin vole comme un parkflyer, à vitesse modérée. La maniabilité est correcte malgré l'étrangeté des gourvenes.

 
Même si la géométrie reprend celle d'un avion classique, l'allure en vol est assez surprenante.

 
La corde d'aile est ridicule. Heureusement, le buste et les jambes apportent un peu de surface portante.

Le tonneau passe en deux ou trois secondes, et même le vol dos tient aussi. J'ai hésité un moment avant d’oser tourner une boucle de peur de voir l’appareil faire bravo durant la ressource mais finalement, même si la cellule plie un peu, ça passe sans problème !
On évitera les piqués trop accentués afin de ne pas risquer de déformations trop importantes ou un phénomène du flutter car l'appareil reste très souple.

 
La cellule reste assez souple mais il est possible d’effectuer des figures amples et même du vol dos.

Le décrochage est une simple abattée qui se fait à vitesse très lente, et les ailerons placés très loin permettent de remettre l’aile dans l’axe si besoin. Aucune tendance à partir en vrille.
Les gouvernes restent efficaces en vol plané mais la finesse est très moyenne. Il faut donc garder un filet de moteur pour bien arrondir. Le toucher s’effectue sans aucun rebond, c’est très facile. Avec la motorisation choisie, on vole plus d'1/4 d'heure sans problème.

Passage tranquille sous la lune. Il vaut mieux voler par vent faible.

A noter que lors du premier vol, l’étiquette de la batterie s’est décollée du velcro qui la maintenait plaquée sous la tête du bonhomme. Cette masse mobile s’est donc mise à pendre et à se balancer, retenue uniquement par ses connecteurs ! Heureusement, le centrage n’a pas été trop modifié et l’atterrissage d’urgence s’est fait dans la foulée après une prise de terrain écourtée.

Le Zinzin échelle 1 est plus grand que son pilote... mais il ne fait pas le poids !

Une vidéo de la première séance de vol lors de la rencontre Inter-Ex à Auxerre.


Quand Crazy Horst rencontre Zinzin...

Fin 2020, l'Allemand Horst Fenchel a reçu un long paquet tout plat venant de France, dont il ignorait tout du contenu. A l'intérieur, il a découvert un modèle qu'il n'avait jamais vu de près mais qui lui était pourtant familier : le Zinzin. Il n'a pas résisté longtemps avant d'aller l'essayer, et visiblement, il est heureux :

Horst a reçu son Zinzin Passage
En vol Virage

"Nous avons eu une journée TRÈS réussie aujourd'hui !
Zinzin vole parfaitement bien... comme un gros slow flyer !
Le vol inversé est super facile, les tonneaux aussi.
Je n'ai pas encore essayé de boucle...
Ma compagne Fay a aussi filmé donc un montage vidéo viendra.
Merci pour ce merveilleux cadeau et ce superbe design !
Ce Zinzin est tellement amusant à piloter !"


Caméra embarquée Vol dos
Dans l'atelier de Crazy Horst Horst et Zinzin

Bonne nouvelle : le Zinzin a encore pris l'air !
Mais cette fois, j'ai eu de la chance : lorsque j'ai ajusté et rattaché une des mains, j'ai oublié la petite vis qui fixe le palonnier à la maison.
Sur le terrain, le palonnier s'est détaché du servo quand j'ai bougé le manche. Merde !
Heureusement, le Solius était également à bord et a pu dépanner avec une de ses vis piochée sur un servo... mais je n'avais pas de tournevis assez petit ! Merde encore !
J'ai quand même pu
utiliser la pointe de mon couteau suisse comme tournevis.
Mais le problème suivant est arrivé, lorsque le petit anneau en caoutchouc qui maintient la main en place a cédé à cause du froid ! Je n'avais pas d'élastique de rechange à bord. Merde encore !
Heureusement, Fay a pu faire un nœud sur l'anneau, et, oh merveille, il ne s'est pas cassé une seconde fois.
Enfin, tout fonctionnait à nouveau correctement et Zinzin a pu s'envoler !
Et Fay a encore pu prendre de superbes photos !

Horst Fenchel (Janvier 2021)


Zinzin from Crazy Horst on Vimeo.


Zinzin RC Rallye from Crazy Horst on Vimeo.

Zinzin & Crazy Horst

Plus qu'un souhait...


Le dessinateur, le héro de la BD et le pilote : complètement zinzin !

L'ultime objectif est d'aller rencontrer Horst Fenchel, Zinzin en chair et en os, de le convaincre de revertir le costume en carton du bonhomme et de lui demander de faire passer l’engin en vol sous l’objectif d’un photographe (orstunisch par exemple car c’est son gagne-pain, le dessin étant une passion) grimpé sur un escabeau afin de réussir le cliché correspondant à la casse de la BD dessinée 20 ans plus tôt, afin de boucler l’histoire… On y croit.

Contacter le signataire : laurent@jivaro-models.org

 
 
 
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