Home
Mise à jour :
26 novembre 2025
Les réalisations "perso" Des plans à télécharger ou à commander Avions, planeurs, hélicos, matériels disponibles dans le commerce Les événements aériens Des vidéos exceptionnelles, marrantes ou impressionnantes Laissez un mot sur le livre d'or
Des infos pour perfectionner ses modèles Le coin de la bidouille Les "inclassables" sont rangés ici... D'autres pages à visiter L'équipe des auteurs présents dans ces pages Contacter le webmaster
Français English Español Deutsch Italiano
  Ceský Russian Nederlands Português slovenských
 
Arado Ar234 "Blitz"

Arado Ar234 "Blitz"

Quand l’histoire reprend son envol

Par Laurent Schmitz (OO-AS300)

L’Arado Ar234 fut le premier bombardier à réaction, effectuant son premier vol le 30 juillet 1943 équipé de deux réacteurs Jumo 004. En octobre 1944, Arado a testé une version améliorée de l’avion, munie de quatre réacteurs BMW 003 et baptisée Ar234c. Grâce à ce nouveau kit d’impression 3D, vous pouvez désormais piloter les deux versions !

Premiers vols du prototype.

L’Arado 234c en 1945
L’Ar234c en 1945. Ce quadriréacteur en avance sur son temps n’a (heureusement) jamais pu faire ses preuves au combat. Aujourd’hui, on peut le piloter grâce à l’impression 3D.

J’ai toujours aimé l’Arado 234, grand frère méconnu du Me262. Le bombardier n’a peut-être pas le "look" pointu du chasseur, mais il connut un énorme succès technologique et militaire, même si en fin de compte il a eu peu d’influence sur l’issue de la guerre. J’ai commencé à dessiner cet avion en février, pensant qu’il serait "vite fait". Grave erreur, car avec ses trois fuseaux, son train rentrant et ses différentes versions, l’oiseau cache bien son jeu ! Finalement, il a fallu près de dix mois de développement avant de pouvoir publier les fichiers. Il s’agit d’un projet 3D complexe, comprenant plus de 200 pièces individuelles et de nombreuses options.


Les fichiers permettant d'imprimer votre Arado 234 sont en vente chez Cults.

Code de réduction exclusif (30%)
pour les Jivaros !
"BLITZ"

Fichiers sur Cults3D

Le "kit" compte plus de 200 pièces, c’est un modèle complexe. Les pièces sont munies de détrompeurs
Le "kit" compte plus de 200 pièces, c’est un modèle complexe.   Les pièces sont munies de détrompeurs pour faciliter l’alignement. Ceux-ci sont simplement découpés dans des chutes de filament.

Ne vous laissez pas surprendre par la taille de l’avion, car même la version équipée de petites turbines 50 mm est assez imposante. Certaines pièces ont également des temps d’impression longs. Le modèle obtenu est une belle reproduction du légendaire "Blitz" de la Luftwaffe.

Laurent donne l'échelle de cet avion déjà imposant Prêt à décoller
Passage
Version à trains rentrants
Le modèle est propulsé par de petites turbines, mais c’est déjà un modèle imposant (le signataire mesure 1m86).

Après avoir produit et testé trois prototypes, je peux affirmer que le modèle vole très bien. La version légère à atterrissage sur le ventre est facile à piloter et accessible à tout pilote maîtrisant par exemple un avion à aile basse.

Passage bas Deux minuscules turbines de 50 mm propulsent cet avion
Deux minuscules turbines de 50 mm propulsent cet avion imposant, une réalité qui relevait de la science-fiction il y a seulement cinq ans.

Si vous choisissez d’opter pour des trains rentrants et un cockpit en PVB entièrement équipé, la charge alaire plus élevée placera l’avion dans la catégorie des "warbirds". Il est alors recommandé d’avoir une certaine expérience avec un appareil tel qu’un Spitfire à moteur thermique.

Verrière en PVB transparent Aménagement cabine
Verrière en PVB avant et après traitement à l’alcool isopropylique.  
Cage formant le cockpit
La verrière transparente se glisse sur la "cage" formant le cockpit, exactement comme sur l’Ar234 grandeur.  
Aménagement sommaire du cockpit indispensable lorsqu'on prend la peine de réaliser des vitrages transparents..

La verrière transparente est imprimée en filament PVB Quelle allure inhabituelle
La verrière transparente est imprimée en filament PVB.

Les aventuriers imprimeront une version agrandie, pour turbines de 70 mm ou même 90 mm ! A cette taille, L’Ar234 devient une "madeleine de Proust" à réserver aux experts...

Quelques versions possibles


Tout est imprimé, même les vitrages

Ar234b pour 2x 64 mm 4S EDF, cockpit transparent en PVB, pilote et train rentrant.
Avec une masse de 2570 g, cette configuration a été la première à être testée. À l’époque, le centre de gravité était trop arrière et les trappes du train d’atterrissage ne se fermaient pas toujours correctement, mais l’avion volait tout de même fort bien. Comme vous pouvez le voir sur les photos et la vidéo, ce modèle était magnifique non seulement dans les airs, mais aussi au sol. Cependant, les trains rentrants ajoutent beaucoup de poids et de complexité. À cette échelle, il est difficile d’installer des servos pour les trappes du train d’atterrissage, c’est pourquoi un système mécanique est utilisé, mais celui-ci est ardu à régler. Je recommande donc cette configuration pour un modèle plus grand.

Décollage Passage train rentré
Passage rapide   Atterrissage
Version Ar234b, biréacteur à train rentrant et cockpit transparent entièrement équipé.

Sur la piste Passage train rentré
Radada   Train sorti
Le modèle est trop petit pour activer les trappes de train avec des servos. Un système mécanique a donc été conçu mais celui-ci est difficile à régler. Je conseille donc de ne monter un train rentrant que dans une version agrandie de l’avion, pour turbine de 70 mm ou 90 mm.

Oups ! Une jambe n'est pas sortie Approche
(Dur, dur, la vie d’un prototype… )
Le premier prototype était muni d’ouvertures d’appoint pour alimenter les turbines en air frais. Celles-ci se sont avérées inutiles.

Décor Entréee d’air à l’échelle
La version "de production" vole très bien avec juste l’entrée d’air à l’échelle des réacteurs.

Ar234b pour 2x 50 mm 4S EDF, cockpit en LW-PLA, empennage simplifié, pas de train.
Avec moins de 2 kg, c’est le plus léger de tous les Ar234 que vous pouvez construire avec ce kit. C’est également le plus facile à imprimer, à assembler et à faire voler. Cette configuration pourrait éventuellement être réduite (80 %) pour des turbines de 40 mm.

Réaliste

Ar234b pour 2x 50 mm 4S EDF, cockpit LW-PLA, empennage avec contrepoids, pas de train.
Environ 2100 g en vol. Les contrepoids en TPU sont superbes, mais ils compliquent la construction et ajoutent pas mal de poids à l’arrière, ce qui nécessite un LiPo plus grand à l’avant, d’environ 3600 mAh.

Contrepoids des gouvernes Version Ar234c quadriréacteur
Je me suis fait plaisir en reproduisant des contrepoids fonctionnels sur les gouvernes d’empennage. Ceux-ci sont imprimés en TPU pour ne pas casser lors des manipulations.

Ar234c (bombardier quadriréacteur) pour 2x 50 mm 4S EDF, cockpit LW-PLA, empennage avec contrepoids, pas de train.
Ce modèle du quadriréacteur vole avec seulement deux turbines, ce qui simplifie beaucoup le montage et la mise en œuvre. Cette configuration a été testée à 2200 g avec une batterie de 3600 mAh. Les nacelles à deux moteurs jumelés sont imposantes sur cet appareil, qui a une ‘présence’ magnifique en vol. Le comportement en vol reste excellent (lire le rapport de vol ci-dessous).

Ca bombarde ! Vitrages opaques
De face, on devine que seuls les fuseaux intérieurs sont motorisés. Il serait probablement possible d’y installer 4 turbines de 40 mm mais je n’ai pas essayé.

Il semble bien plus grand que ses 144 cm
La présence en vol de ce modèle fait qu’il semble bien plus grand que ses 144 cm.

Bon à savoir

1. Les nacelles du biréacteur Ar234b sont suffisamment grandes pour accueillir un EDF de 50 mm ou 64 mm (70 mm ou 80 mm sur le modèle agrandi à 125 %). Les EDF plus grands nécessitent une prise d’air plus grande, c’est pourquoi je fournis une nacelle optionnelle avec une ouverture agrandie. Celle-ci est moins réaliste, mais elle fournit suffisamment d’air aux EDF de 64 mm (80 mm).

2. On ne peut monter que des EDF 50 mm dans le quadriréacteur Ar234c. 64 mm serait trop grand !

3. Seul l’Ar234b biréacteur peut être monté avec un cockpit en PVB transparent.

4. Le stabilisateur horizontal comporte des logements pour deux servos, mais il y a également des ouvertures dans la queue pour accueillir des tringles de commandes traditionnelles qui mènent à un servo central dans le fuselage. Cette configuration est recommandée pour un modèle à échelle réduite.

5. Vous pouvez construire des volets fonctionnels ou les coller en position fixe, ce qui épargne deux servos et des tringleries. Les volets ne sont recommandés que pour les échelles plus grandes ; le modèle de base n’en a pas besoin.

Grâce à sa construction robuste, l’Ar234 se passe de clé d’ailes, tiges en carbone ou autres renforts.
Les modèles agrandis (EDF 70 mm à 90 mm) nécessitent des clés d’ailes (carbone, alu ou fibre) et un tube de renfort en carbone pour le stabilisateur horizontal. Les ailes sont alors amovibles (à partir des nacelles).

L’Ar234 peut être imprimé plus grand ou plus petit (seule la version 100% a été testée)

Version "de base" à 100%
Envergure : 144 cm
Longueur : 129 cm
Surface alaire : 25,2 dm²
Masse estimée : àpd. 2 kg
Propulsion : 2 x 50 mm ou 2 x 64 mm EDF
Batterie : 2500 mAh à 3600 mAh 4S
Train rentrant optionnel (±45 g, axe de 4 mm)

Version 80%
Envergure : 115 cm
Longueur : 103 cm
Surface alaire : 16,1 dm²
Masse estimée : àpd. 1 kg
Propulsion : 2 x 40 mm EDF
Batterie : 2200 mAh à 2500 mAh 4S
Pas de train

Version 125%
Envergure : 180 cm (avec 2 clés d’ailes : 20 mm et 50 cm de long + 8 mm et 55 cm de long)
Longueur : 161 cm (Renfort de stab en carbone : 6 mm, 40 cm de long)
Surface alaire : 39,4 dm²
Masse estimée : àpd. 3,8 kg
Propulsion : 2 x 70 mm EDF 6S
Batterie : àpd. 4000 mAh
Train rentrant optionnel (± 80 g, axe de 5 mm)

Version 162% (voyez la photo de ce modèle géant en cours de construction)
Envergure : 234 cm (avec 2 clés d’ailes : 26 mm et 65 cm de long + 10 mm et 72 cm de long)
Longueur : 210 cm (Renfort de stab en carbone : 8 mm, 52 cm de long)
Surface alaire : 66,2 dm²
Masse estimée : 8,5 kg
Propulsion : 2 x 90 mm EDF (6S ou 8S)
Batterie : àpd. 2 x 5000 mAh
Train rentrant (±180 g, axe de 8 mm)

Version en 2,10 m d'envergure !
Un modéliste américain a décidé d’imprimer et de construire une version pour turbines de 90 mm. C’est un modèle impressionnant pour lequel une grande imprimante et un grand atelier sont indispensables !

Des fichiers GCodes sont fournis pour la version de base à 100 %. Pour les autres tailles, vous devrez trancher les fichiers STL. L’installation des trains rentrants et des servos sur les versions à plus grande échelle nécessitera des ajustements et des adaptations.

Rapport de vol de l’Ar234c à deux turbines 50 mm QX-models en 4S


Vol d'essai de l'Arado Ar234c.

Le modèle est agréable à piloter, très stable et précis, tout en étant étonnamment maniable pour un bombardier quadriréacteur. Je peux vraiment placer l’avion exactement où je le souhaite, souvent très près de moi.

Seulement 2 turbines dans ce quadriréacteur
L’Ar234c est un quadriréacteur mais le modèle se contente de deux turbines 50 mm.

• Le décollage avec une traction de 10 kg au sandow est très puissant, même avec un vent de face quasi inexistant. L’avion décolle en quelques mètres et grimpe comme une fusée entre 30° et 45°, sans aucun signe de ralentissement. Il faut pousser légèrement pour le mettre à l’horizontale, puis réduire la puissance, car la pleine puissance n’est pas nécessaire pour un vol normal. La résonance des deux EDF à mi-puissance est envoûtante, même si les turbines QX-Models sont beaucoup plus bruyantes (et moins efficaces) que les XFly que j’utilise désormais.

Prise de terrain Approche pour l'atterro
L’avion était centré arrière lors des premiers vols. Le centrage idéal s’est avéré être 25 mm en avant du point initial !

• Le vol en palier est relativement rapide et nécessite environ 1/3 de la puissance, mais le modèle plane étonnamment bien, avec un faible taux de chute tant que vous maintenez la vitesse. Lors d’une remise des gaz après un passage à basse altitude, l’EDF a besoin d’un moment pour "mordre" et accélérer le modèle. On sent que les turbines donnent plus de vitesse que de poussée. Vous ne resterez pas "accroché à l’hélice" avec cet avion.

Devant le pilote Le pilote se fait plaisir

• La gouverne de direction est surpuissante ! Il y a beaucoup de roulis induit, à tel point que je pourrais voler sans toucher les ailerons et même faire un tonneau à la direction ! Les virages à plat sont difficiles, ils nécessitent beaucoup de contre aux ailerons.

Camouflage Sur l'horizon

• La pleine puissance provoque un léger moment cabreur, facile à piloter. J’ai trimmé le modèle pour qu’il vole presque à l’horizontale à pleine puissance et qu’il descende au ralenti. J’aime "soutenir" mes modèles, en particulier pendant l’approche et l’atterrissage. Si vous souhaitez un réglage plus "neutre", ajoutez quelques % de mixage vers le bas à pleine puissance.

Approche discrète Avant l'atterro

• Le vol dos nécessite une légère action à piquer, mais n’est pas très stable, avec les moteurs placés sur le dessus. Le second demi-tonneau est rapide, presque violent. Les loopings sont possibles, les ailes fléchissent mais ne cassent pas, le modèle est donc plus résistant que ce qui est requis pour un vol "réaliste". Étant donné que la version "de base" n’a pas de longeron d’aile, il est recommandé de pratiquer des acrobaties plus douces et un vol "à l’échelle" pour la version lourde avec train rentrant et verrière en PVB.

Sur le dos, pour essayer... Modèle solide en vol
Ce n’est pas du tout "maquette" mais j’ai tout de même testé un peu d’acro, surtout pour valider la solidité du modèle, qui ne possède aucun renfort, ni clé d’ailes.

• Le décrochage est bénin (pour un warbird) et se produit "presque à l’arrêt", et jamais "par accident". Le premier décrochage est en ligne, avec une faible amplitude, et le modèle ne perd pas beaucoup d’altitude. Le deuxième décrochage se produit "sur l’aile" (gauche ou droite, selon l’orientation par rapport au vent). Les décrochages suivants sont brutaux, mais la direction ou les ailerons sont nécessaires pour engager une vrille. Le contrôle est immédiatement rétabli lorsque la gouverne de profondeur revient en position neutre/bas. Il faut d’abord prendre assez de vitesse, sinon le modèle décrochera à nouveau, ce qui est normal. Je qualifie ce comportement de "facile", "standard" et "prévisible".

Les lignes classiques mais très épurées
L’Ar234 avait des lignes classiques mais très épurées. De fait, le modèle est bon planeur et il allonge à l’atterrissage.

• L’atterrissage sur le ventre est très simple, mais en l’absence de vent, le modèle allonge, alors effectuez une longue approche basse, en contrôlant l’altitude aux gaz.

Au ras du sol

Je n’ai pas testé le lancer-main de ce modèle. Je ne pense pas que ce soit possible car les turbines sont optimisées pour la vitesse, au détriment de la poussée statique. Elles ne développent leur pleine puissance qu’en vol.

Le mode d’emploi donne toutes les indications nécessaires pour fabriquer une catapulte simple, efficace et bon marché.

La version à train rentrant décolle en environ 40 m depuis une piste en dur bien plane, face à un vent modéré, même sans volets.



Forum RC Groups

Dans le coffre
Il rentre tout juste dans ma Jeep Compass, sans devoir démonter l’aile (d’une pièce).

Contact : laurent.schmitz@jivaro-models.org

 
 
 
Home
Revenir en haut
Les réalisations "perso" Des plans à télécharger ou à commander Avions, planeurs, hélicos, matériels disponibles dans le commerce Les événements aériens Des vidéos exceptionnelles, marrantes ou impressionnantes Laissez un mot sur le livre d'or
Des infos pour perfectionner ses modèles Le coin de la bidouille Les "inclassables" sont rangés ici... D'autres pages à visiter L'équipe des auteurs présents dans ces pages Contacter le webmaster
Français English Español Deutsch Italiano
  Ceský Russian Nederlands Português slovenských
D'autres sujets sont classés dans les différentes rurbiques. Cliquer sur les boutons pour y accéder.

Copyright jivaro-models.org
Locations of visitors to this page