L’Arado Ar234 fut le premier bombardier
à réaction, effectuant son premier vol le 30 juillet 1943
équipé de deux réacteurs Jumo 004. En octobre 1944,
Arado a testé une version améliorée de l’avion,
munie de quatre réacteurs BMW 003 et baptisée Ar234c. Grâce
à ce nouveau kit d’impression 3D, vous pouvez désormais
piloter les deux versions !
Premiers vols du prototype.
L’Ar234c en 1945. Ce quadriréacteur en
avance sur son temps n’a (heureusement) jamais pu faire ses
preuves au combat. Aujourd’hui, on peut le piloter grâce
à l’impression 3D.
J’ai toujours aimé l’Arado 234, grand
frère méconnu du Me262. Le bombardier n’a peut-être
pas le "look" pointu du chasseur, mais il connut un énorme
succès technologique et militaire, même si en fin de compte
il a eu peu d’influence sur l’issue de la guerre. J’ai
commencé à dessiner cet avion en février, pensant
qu’il serait "vite fait". Grave erreur, car avec ses trois
fuseaux, son train rentrant et ses différentes versions, l’oiseau
cache bien son jeu ! Finalement, il a fallu près de dix mois de
développement avant de pouvoir publier les fichiers. Il s’agit
d’un projet 3D complexe, comprenant plus de 200 pièces individuelles
et de nombreuses options.
Les
fichiers permettant d'imprimer votre Arado 234 sont en vente
chez Cults.
Code de réduction exclusif (30%)
pour les Jivaros !
"BLITZ"
Le "kit" compte plus de 200 pièces,
c’est un modèle complexe.
Les pièces sont munies de détrompeurs
pour faciliter l’alignement. Ceux-ci sont simplement découpés
dans des chutes de filament.
Ne vous laissez pas surprendre par la taille de l’avion,
car même la version équipée de petites turbines 50
mm est assez imposante. Certaines pièces ont également des
temps d’impression longs. Le modèle obtenu est une belle
reproduction du légendaire "Blitz" de la Luftwaffe.
Le modèle est propulsé par
de petites turbines, mais c’est déjà un modèle
imposant (le signataire mesure 1m86).
Après avoir produit et testé trois prototypes,
je peux affirmer que le modèle vole très bien. La version
légère à atterrissage sur le ventre est facile à
piloter et accessible à tout pilote maîtrisant par exemple
un avion à aile basse.
Deux minuscules turbines de 50 mm propulsent
cet avion imposant, une réalité qui relevait de la science-fiction
il y a seulement cinq ans.
Si vous choisissez d’opter pour des trains rentrants
et un cockpit en PVB entièrement équipé, la charge
alaire plus élevée placera l’avion dans la catégorie
des "warbirds". Il est alors recommandé d’avoir
une certaine expérience avec un appareil tel qu’un Spitfire
à moteur thermique.
Verrière en PVB avant et après traitement
à l’alcool isopropylique.
La verrière transparente se glisse sur la "cage"
formant le cockpit, exactement comme sur l’Ar234 grandeur.
Aménagement sommaire du cockpit
indispensable lorsqu'on prend la peine de réaliser des vitrages
transparents..
La verrière transparente
est imprimée en filament PVB.
Les aventuriers imprimeront une version agrandie, pour
turbines de 70 mm ou même 90 mm ! A cette taille, L’Ar234
devient une "madeleine de Proust" à réserver aux
experts...
Quelques versions possibles
Ar234b pour 2x 64 mm 4S EDF, cockpit transparent en PVB, pilote
et train rentrant.
Avec une masse de 2570 g, cette configuration a été la première
à être testée. À l’époque, le
centre de gravité était trop arrière et les trappes
du train d’atterrissage ne se fermaient pas toujours correctement,
mais l’avion volait tout de même fort bien. Comme vous pouvez
le voir sur les photos et la vidéo, ce modèle était
magnifique non seulement dans les airs, mais aussi au sol. Cependant,
les trains rentrants ajoutent beaucoup de poids et de complexité.
À cette échelle, il est difficile d’installer des
servos pour les trappes du train d’atterrissage, c’est pourquoi
un système mécanique est utilisé, mais celui-ci est
ardu à régler. Je recommande donc cette configuration pour
un modèle plus grand.
Version Ar234b, biréacteur à
train rentrant et cockpit transparent entièrement équipé.
Le modèle est trop petit pour activer
les trappes de train avec des servos. Un système mécanique
a donc été conçu mais celui-ci est difficile
à régler. Je conseille donc de ne monter un train rentrant
que dans une version agrandie de l’avion, pour turbine de 70
mm ou 90 mm.
(Dur, dur, la vie d’un prototype…
)
Le premier prototype était muni d’ouvertures d’appoint
pour alimenter les turbines en air frais. Celles-ci se sont avérées
inutiles.
La version "de
production" vole très bien avec juste l’entrée
d’air à l’échelle des réacteurs.
Ar234b pour 2x 50 mm 4S EDF, cockpit en LW-PLA,
empennage simplifié, pas de train.
Avec moins de 2 kg, c’est le plus léger de tous les Ar234
que vous pouvez construire avec ce kit. C’est également le
plus facile à imprimer, à assembler et à faire voler.
Cette configuration pourrait éventuellement être réduite
(80 %) pour des turbines de 40 mm.
Ar234b pour 2x 50 mm 4S EDF, cockpit LW-PLA,
empennage avec contrepoids, pas de train.
Environ 2100 g en vol. Les contrepoids en TPU sont superbes, mais ils
compliquent la construction et ajoutent pas mal de poids à l’arrière,
ce qui nécessite un LiPo plus grand à l’avant, d’environ
3600 mAh.
Je me suis fait plaisir en reproduisant
des contrepoids fonctionnels sur les gouvernes d’empennage.
Ceux-ci sont imprimés en TPU pour ne pas casser lors des manipulations.
Ar234c (bombardier quadriréacteur) pour
2x 50 mm 4S EDF, cockpit LW-PLA, empennage avec contrepoids, pas de train.
Ce modèle du quadriréacteur vole avec seulement deux turbines,
ce qui simplifie beaucoup le montage et la mise en œuvre. Cette configuration
a été testée à 2200 g avec une batterie de
3600 mAh. Les nacelles à deux moteurs jumelés sont imposantes
sur cet appareil, qui a une ‘présence’ magnifique en
vol. Le comportement en vol reste excellent (lire le rapport de vol ci-dessous).
De face, on devine que seuls les fuseaux
intérieurs sont motorisés. Il serait probablement possible
d’y installer 4 turbines de 40 mm mais je n’ai pas essayé.
La présence en vol de ce
modèle fait qu’il semble bien plus grand que ses 144
cm.
Bon à savoir
1. Les nacelles du biréacteur Ar234b sont suffisamment
grandes pour accueillir un EDF de 50 mm ou 64 mm (70 mm ou 80 mm sur le
modèle agrandi à 125 %). Les EDF plus grands nécessitent
une prise d’air plus grande, c’est pourquoi je fournis une
nacelle optionnelle avec une ouverture agrandie. Celle-ci est moins réaliste,
mais elle fournit suffisamment d’air aux EDF de 64 mm (80 mm).
2. On ne peut monter que des EDF 50 mm dans le quadriréacteur
Ar234c. 64 mm serait trop grand !
3. Seul l’Ar234b biréacteur peut être
monté avec un cockpit en PVB transparent.
4. Le stabilisateur horizontal comporte des logements
pour deux servos, mais il y a également des ouvertures dans la
queue pour accueillir des tringles de commandes traditionnelles qui mènent
à un servo central dans le fuselage. Cette configuration est recommandée
pour un modèle à échelle réduite.
5. Vous pouvez construire des volets fonctionnels ou
les coller en position fixe, ce qui épargne deux servos et des
tringleries. Les volets ne sont recommandés que pour les échelles
plus grandes ; le modèle de base n’en a pas besoin.
Grâce à sa construction robuste,
l’Ar234 se passe de clé d’ailes, tiges en carbone ou
autres renforts.
Les modèles agrandis (EDF 70 mm à 90 mm) nécessitent
des clés d’ailes (carbone, alu ou fibre) et un tube de renfort
en carbone pour le stabilisateur horizontal. Les ailes sont alors amovibles
(à partir des nacelles).
L’Ar234 peut être imprimé
plus grand ou plus petit (seule la version 100% a été
testée)
Version "de base" à 100%
Envergure : 144 cm
Longueur : 129 cm
Surface alaire : 25,2 dm²
Masse estimée : àpd. 2 kg
Propulsion : 2 x 50 mm ou 2 x 64 mm EDF
Batterie : 2500 mAh à 3600 mAh 4S
Train rentrant optionnel (±45 g, axe de 4 mm)
Version 80%
Envergure : 115 cm
Longueur : 103 cm
Surface alaire : 16,1 dm²
Masse estimée : àpd. 1 kg
Propulsion : 2 x 40 mm EDF
Batterie : 2200 mAh à 2500 mAh 4S
Pas de train
Version 125%
Envergure : 180 cm (avec 2 clés d’ailes : 20 mm
et 50 cm de long + 8 mm et 55 cm de long)
Longueur : 161 cm (Renfort de stab en carbone : 6 mm, 40 cm
de long)
Surface alaire : 39,4 dm²
Masse estimée : àpd. 3,8 kg
Propulsion : 2 x 70 mm EDF 6S
Batterie : àpd. 4000 mAh
Train rentrant optionnel (± 80 g, axe de 5 mm)
Version 162% (voyez la photo de ce modèle géant
en cours de construction)
Envergure : 234 cm (avec 2 clés d’ailes : 26 mm
et 65 cm de long + 10 mm et 72 cm de long)
Longueur : 210 cm (Renfort de stab en carbone : 8 mm, 52 cm
de long)
Surface alaire : 66,2 dm²
Masse estimée : 8,5 kg
Propulsion : 2 x 90 mm EDF (6S ou 8S)
Batterie : àpd. 2 x 5000 mAh
Train rentrant (±180 g, axe de 8 mm)
Un modéliste américain a décidé
d’imprimer et de construire une version pour turbines
de 90 mm. C’est un modèle impressionnant pour lequel
une grande imprimante et un grand atelier sont indispensables
!
Des fichiers GCodes sont fournis pour la version de base à 100
%. Pour les autres tailles, vous devrez trancher les fichiers STL. L’installation
des trains rentrants et des servos sur les versions à plus grande
échelle nécessitera des ajustements et des adaptations.
Rapport de vol de l’Ar234c à
deux turbines 50 mm QX-models en 4S
Vol d'essai de l'Arado Ar234c.
Le modèle est agréable à piloter, très
stable et précis, tout en étant étonnamment
maniable pour un bombardier quadriréacteur. Je peux vraiment
placer l’avion exactement où je le souhaite, souvent
très près de moi.
L’Ar234c est un quadriréacteur
mais le modèle se contente de deux turbines 50 mm.
• Le décollage avec une traction de
10 kg au sandow est très puissant, même avec un vent
de face quasi inexistant. L’avion décolle en quelques
mètres et grimpe comme une fusée entre 30° et
45°, sans aucun signe de ralentissement. Il faut pousser légèrement
pour le mettre à l’horizontale, puis réduire
la puissance, car la pleine puissance n’est pas nécessaire
pour un vol normal. La résonance des deux EDF à mi-puissance
est envoûtante, même si les turbines QX-Models sont
beaucoup plus bruyantes (et moins efficaces) que les XFly que j’utilise
désormais.
L’avion était centré
arrière lors des premiers vols. Le centrage idéal
s’est avéré être 25 mm en avant du
point initial !
• Le vol en palier est relativement rapide
et nécessite environ 1/3 de la puissance, mais le modèle
plane étonnamment bien, avec un faible taux de chute tant
que vous maintenez la vitesse. Lors d’une remise des gaz après
un passage à basse altitude, l’EDF a besoin d’un
moment pour "mordre" et accélérer le modèle.
On sent que les turbines donnent plus de vitesse que de poussée.
Vous ne resterez pas "accroché à l’hélice"
avec cet avion.
• La gouverne de direction est surpuissante
! Il y a beaucoup de roulis induit, à tel point que je pourrais
voler sans toucher les ailerons et même faire un tonneau à
la direction ! Les virages à plat sont difficiles, ils nécessitent
beaucoup de contre aux ailerons.
• La pleine puissance provoque un léger
moment cabreur, facile à piloter. J’ai trimmé
le modèle pour qu’il vole presque à l’horizontale
à pleine puissance et qu’il descende au ralenti. J’aime
"soutenir" mes modèles, en particulier pendant
l’approche et l’atterrissage. Si vous souhaitez un réglage
plus "neutre", ajoutez quelques % de mixage vers le bas
à pleine puissance.
• Le vol dos nécessite une légère
action à piquer, mais n’est pas très stable,
avec les moteurs placés sur le dessus. Le second demi-tonneau
est rapide, presque violent. Les loopings sont possibles, les ailes
fléchissent mais ne cassent pas, le modèle est donc
plus résistant que ce qui est requis pour un vol "réaliste".
Étant donné que la version "de base" n’a
pas de longeron d’aile, il est recommandé de pratiquer
des acrobaties plus douces et un vol "à l’échelle"
pour la version lourde avec train rentrant et verrière en
PVB.
Ce n’est pas du tout "maquette"
mais j’ai tout de même testé un peu d’acro,
surtout pour valider la solidité du modèle, qui
ne possède aucun renfort, ni clé d’ailes.
• Le décrochage est bénin (pour
un warbird) et se produit "presque à l’arrêt",
et jamais "par accident". Le premier décrochage
est en ligne, avec une faible amplitude, et le modèle ne
perd pas beaucoup d’altitude. Le deuxième décrochage
se produit "sur l’aile" (gauche ou droite, selon
l’orientation par rapport au vent). Les décrochages
suivants sont brutaux, mais la direction ou les ailerons sont nécessaires
pour engager une vrille. Le contrôle est immédiatement
rétabli lorsque la gouverne de profondeur revient en position
neutre/bas. Il faut d’abord prendre assez de vitesse, sinon
le modèle décrochera à nouveau, ce qui est
normal. Je qualifie ce comportement de "facile", "standard"
et "prévisible".
L’Ar234 avait des lignes classiques mais
très épurées. De fait, le modèle
est bon planeur et il allonge à l’atterrissage.
• L’atterrissage sur le ventre est
très simple, mais en l’absence de vent, le modèle
allonge, alors effectuez une longue approche basse, en contrôlant
l’altitude aux gaz.
Je n’ai pas testé le lancer-main
de ce modèle. Je ne pense pas que ce soit possible car les
turbines sont optimisées pour la vitesse, au détriment
de la poussée statique. Elles ne développent leur
pleine puissance qu’en vol.
Le mode d’emploi donne toutes les indications
nécessaires pour fabriquer une catapulte simple, efficace
et bon marché.
La version à train rentrant décolle
en environ 40 m depuis une piste en dur bien plane, face à
un vent modéré, même sans volets.