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20 février 2022
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Mini-Stick - Arkai - DWH

Mini-Stick

Un « grand » classique !

Présentation : Laurent Berlivet

Le Stick est peut-être l’appareil reproduit en plus grand nombre dans l’histoire de l’aéromodélisme. C’est une conception de Phil Kraft qui date de 1966, soit plus d’un demi-siècle ! Cet « affreux bâtonnet » (Ugly Stick) est mondialement connu et remporte toujours un certain succès sous des noms divers : Das Liddle, Ugly, Big, Ultra... ou encore Mini-Stick comme on le voit ici. Il a été décliné à de très nombreuses échelles et demeure disponible sous forme de kits à construire ou prêts à voler, en bois comme l’original ou en mousse. On trouve encore de nombreux plans de toutes les époques sur le Net. L'appareil présenté est une version en bois ultra compacte, aussi plaisante que ses aînés.

Cellule assemblée Décor classique
Version mini, très compacte   Voltige
Le Stick survole les terrains de modèles réduits depuis plus de 50 ans. Celui-ci est une version ultra-compacte, sans train d’atterrissage. Le pilote donne l'échelle. L'envergure approche les 60 cm.

Equipements préconisés

Distributeur : Arkai
Modèle : Mini-Stick
Marque : Dancing Wing Hobby
Type de kit : Structure bois à assembler
Prix indicatif : 35,90 €
Caractéristiques
Envergure : 580 mm
Longueur : 500 mm
Cordes : 130 mm
Profil : Plan convexe 13%
Surface : 7,5 dm²
Masse : 142 g
Charge alaire : 19 g/dm²
Equipements
Moteur : ABC 1811er BL-Motor 3800 KV
Contrôleur : Flycolor 10A
Hélice : EP 5x4,5
Accu propulsion : Li-Po 2S 500 mAh
Servos : x2 R-SV11 de 2,5 g et R-SV5 de 5 g

Elégant coffret

Etonnant coffret en bois
Etonnant : au lieu d'une classique boîte en carton, le kit est livré dans un petit coffret en bois.

Gravure sur le couvercle Fermoir en faux laiton brossé
Gravure au laser sur le couvercle et chanières et fermoire façon laiton patiné.

Commandé chez Arkaï en Allemagne, le colis est arrivé après quelques jours, en bon état. A l’intérieur, bien protégé, on découvre non pas la boîte mais… le coffret ! Eh oui, le kit n’est pas enfermé dans un carton ordinaire mais dans un bien luxueux écrin en bois léger avec des fermoirs et charnières imitant le laiton bruni. Une silhouette de l’avion en structure est même gravée au laser sur le couvercle, avec une vue en perspective complètement… fausse ! L’avion construit ne pourra bien sûr plus rentrer dedans mais elle sera conservée et bien utile pour ranger quelques-unes des innombrables bricoles de tout bricoleur, à l’atelier.

La boîte ouverte
Tout est rangé dans la petite boîte, y compris le combo commandé en option.

Elle contient tout le nécessaire pour construire le minuscule appareil. On y trouve des planches de balsa et de contre-plaqué, bien propre et précisément découpées au laser avec des trous partout pour un gain de poids évident. Il y a aussi quelques baguettes, les commandes en corde à piano accompagnées de leur gaine en plastique, des petits serre-câbles en laiton, des charnières étroites en toile ainsi qu'une poignée d’élastiques pour la fixation de l'aile. Le fabricant fournit aussi deux petits gabarits en contre-plaqué pour contrôler le profil du bord d’attaque et même une petite lime double-face, un peu souple, qui servira encore pour de futures constructions.

Les composants du kit Tout les morceaux
Les composants du kit : des planches de balsa et de contre-plaqué découpées au laser, tous les accessoires et même les autocollants, ainsi qu'une petite lime montée sur un support souple. Il n'y a pas de plan : tout se monte par emboîtement.

Pas de plan, c'est inutile puisque tous les morceaux s'emboîtent, sans jeu et sans avoir besoin de les retoucher. Il suffit de suivre la notice de quelques pages illustrées, rédigée en allemand.
Ah oui, pour compléter, le kit contient aussi les autocollants avec les fameuses cocardes à croix de fer noires sur fond blanc pour reproduire le décor bien connu.
Avant d’attaquer, il faut se procurer un plan de travail à peine plus grand qu’une planche à découper en bois assez tendre pour y planter des épingles ; disons d'au moins 12x55 cm.
Comme outillage et bricoles, prendre de la colle blanche ou de la cyano pour les plus pressés, des pinces à linge et des élastiques et quelques aiguilles, un cutter et des tournevis.

Equipements préconisés


Le combo conseillé Le petit moteur de 10,5 g
Le combo proposé par Arkaï pour le Mini-Stick. Il faudra cependant repercer le couple frontal pour le support du brushless ABC 1811er BL-Motor 3800 KV de 18 mm et 10,5 g

Arkai propose un combo adapté, composé de deux servos R-SV11 de 2,5 g pour la profondeur et la direction et d'un servo R-SV5 de 5 g pour les ailerons. Attention cependant car celui-ci est plus large que l'emplacement prévu entre les nervures d'emplanture, ce qui imposera une petite retouche.

Moteur et contrôleur Servos conseillés
Le contrôleur est un 10A, l'hélice une EP 5x4,5. Les servos de prof et direction sont des 2,5 g et celui des ailerons un 5 g, qui imposera de retoucher son emplacement au centre de l'aile.

La motorisation est confiée à un petit brushless ABC 1811er BL-Motor 3800 KV de 18 mm et 10,5 g, accompagné de son contrôleur Flycolor 10A. Le tout est alimenté par un pack Li-Po 2S 500 mAh. Cet ensemble entraîne une hélice EP 5x4,5. Cet équipement est déjà bien suffisant pour virevolter de façon tonique mais les plus furieux pourront voler en 3S d’après la notice. Attention cependant au poids d'une batterie plus grosse qui pourrait donner un centrage vraiment trop avant. La place est comptée sous le servo d'ailerons donc la batterie ne pourra pas être trop reculée.

Construction


Flancs très évidés Flancs et couples
Tenons et mortaises   Couple et platine
Pas d'erreur possible lors du montage, tous les morceaux s'emboîtent précisément, sans plan.

Petite flèche comme repère Flèche
Des petites flèches gravées sur les couples pointent vers le haut du fuselage.

Flancs Baguettes d'angle
Collage baguette   Baguette d'angle
Les baguettes d'angle sont rapportées en haut et en bas des flancs.

Couple arrière Fuselage pincé
Le couple arrière est fendu pour le passage de la dérive. Il est emprisonné entre les flancs.

Coffrage Ponçage de la tranche
Les coffrages dessus-dessous se glissent entre les flancs. Il n'y a pas de baguettes d'angle. Il faut donc éliminer la moindre trace de picot pour qu'ils plaquent parfaitement.

Collage du coffrage Coffrage du dessous
Un congé de colle est glissé dans l'angle par l'intérieur.
Coffrage partie avant Couple à repercer
Le couple avant est percé... mais pas pour le moteur fourni dans le combo !

Pointe de la dérive Assemblage à blanc
La pointe de la dérive doit être recoupée afin d'entrer convenablement dans l'emplacement prévu.

Traçage Bord d'attaque arrondi
Délimitation pour ne pas entoiler les surfaces au niveau des zones de collage.

Biseautage gouverne Gouverne biseautée
Mise en forme des gouvernes, avec l'articulation en V pour les charnières souples.

Composants de l'aile Nervures détachées
Les composants de l'aile : nervures, longerons et quelques coffrages.

Nervures, longeron et coffrage Unique longeron
Les nervures se glissent sur le longeron placé verticalement..

Equerrage Nervure à l'équerre
Comme il n'y a pas de plan pour se guider, on vérifie bien l'équerrage des pièces.

Nervure enfilée Faux bord de fuite aligné
Le faux bord de fuite est aligné contre une règle pour une parfaite rectitude.

Coffrage de l'extrados Coffrage du bord d'attaque
Assemblage de l'aile sur le chantier à l'aide de quelques aiguilles. Le profil plat facilite le montage.

Coffrage du dessous Coffrage
Coffrage de la partie avant de l'aile, dessus puis dessous.

Ponçage Bord d'attaque
Ponçage des coffrages en vue de placer le faux bord d'attaque.

Bord d'attaque Pose du bord d'attaque
Adhésif   Profilage
Collage du bord d'attaque en balsa, maintenu bien plaqué par du ruban adhésif..

Ponçage nervure externe Collage saumon
Les saumons sont faits avec des planchettes de balsa. Il faut soigner le collage sur la tranche.

Support servo Contre-plaqué
Nervures encochées   Emplacement servo
Contre-plaqué contre-collé pour le support du servo d'ailerons.

Ca va très vite, même en travaillant avec de la colle blanche, ce qui est préférable pour coller les quelques pièces en contre-plaqué. Les flancs emprisonnent 4 couples et la platine radio. Pas de risque d'erreur de positionnement, des flèches gravées indiquent où est situé le dessus du fuselage et l'ensemble s'emboîte par tenons et mortaises. Des baguettes renforcent les angles à l'avant mais sur l'arrière, la jonction se fait uniquement par l'appui des flancs contre les coffrages supérieur et inférieurs. Ceux-ci sont déjà découpés, tous deux d'une pièce, et donc avec les fibres du bois dans la longueur. C'est moins solide que fibres en travers mais suffisant à cette échelle. Comme les flancs, ils sont très ajourés.
Le couple frontal est déjà percé... mais pas pour le support du moteur préconisé par Arkaï ! Il faudra donc percer 4 trous décalés par rapport aux 3 qui existent.
Les commandes des gouvernes de l'empennage ne sont guidées qu'à leur sortie du fuselage. C'est peut-être suffisant puisque les servos ne sont placés que 15 cm devant mais j'ai préféré ajouter une entretoise percée, glissée quelques cm devant l'endroit où elles se croisent. Ca évitera toute sensation de flou lorsqu'on pilote ou qu’on souhaite secouer efficacement le modèle.
Il n'y a pas plus de travail à effectuer sur ce fuselage anguleux qui n'est rien d'autre qu'une caisse étirée, totalement plate sur toute sa longueur et qui mérite son qualificatif de bâton disgracieux.
Les empennages sont de simples planches très évidées. Il suffit d'arrondir les bords d'attaque et de biseauter en V le chant au niveau des articulations qui se font avec les petites charnières en toile fournies.
Passons à l'aile qui s'assemble à plat puisque le profil est un plan convexe. La baguette de bord de fuite, échancrée pour y glisser les queues de nervure est épinglée sur le chantier, protégé par un film plastique ou une bande de ruban adhésif. Elle pourra être appuyée contre un réglet pour s'assurer qu'elle ne forme pas de courbe ni de vague. Les nervures se glissent dedans ainsi que dans l'unique longeron vertical en balsa formant un peigne. Une équerre permettra de s'assurer que les nervures sont bien à angle droit par rapport aux baguettes.
Point important ici : si votre servo d'ailerons est celui du combo, il faut retoucher les deux nervures d'emplanture afin de pouvoir le glisser entre elles. Je les ai tronçonnées puis doublées par l'extérieur en taillant des morceaux dans les chutes de bois fournies... après avoir découpé l'entoilage que je venais d'appliquer ! Donc il est préférable d'effectuer cette petite modification durant cette étape de montage. A bon entendeur...
La partie avant de l'aile est coffrée dessus-dessous par 2 bandes de balsa formant un D-Box avec le longeron. Une fois collée, la tranche sera poncée dans le prolongement des nez de nervures afin d'y coller la baguette de bord d'attaque. Il reste à coller les deux planches faisant office de saumons et à profiler le tout par un coup de ponçage.
Les ailerons sont aussi de simple planchettes évidées, très étroites.
La cellule nue sans entoilage pèse seulement 40 g.

La cellule nue pèse 40 g
La cellule assemblée, très simple, pèse tout juste 40 g.

Finition

Le modèle est entièrement recouvert à l’Oracover, rouge bien sûr, pour rester dans le classique et faire ressortir les cocardes livrées. J’ai quand même mis du transparent dessous pour laisser la structure ajourée apparente...
Ne pas entoiler les zones de collage des empennages puisqu'il ne faudrait surtout pas entamer la fine épaisseur des planchettes dans lesquelles ils sont découpés en retirant le film coupé avec le passage du cutter.
Les fentes pour les charnières doivent être entaillées avec délicatesse car l'épaisseur des planches n'est que de 2 mm. Le collage se fait à la cyano fluide, en manœuvrant les gouvernes à la main avant séchage complet pour que les articulations conservent leur souplesse.

Aimant sur tournevis Tournevis aimanté
Pour aller glisser les vis dans le fuselage, il ne faut pas de gros doigts... Si le tournevis n'ai pas magnétique, il suffit d'y plaquer un aimant pour que la vis reste en place..

Servos dans le fuselage Tringles souples
Les servos de profondeur et direction sont dans le fuselage. Ils actionnent les gouvernes via des tringles en corde à piano. Celles-ci sont pliées d'un côté.

Charnières souples Fente pour charnière
Les charnières sont en fibre. Une fente bien centrée sur la gouverne et la partie fixe suffit pour les glisser en place.

Mise en place charnière Collage charnière
Elles sont à demi enfoncées de chaque côté puis de la cyano fluide est infiltrée pour les coller.

Commande qui se croisent Sortie de commande
Les commandes restent souples. Ce n'est pas le tube-guide en plastique qui les rigidifie. Même si les tubes sont assez bien guidés sur l'arrière, quelques manipulations ont montré que ça flambait très facilement.

Couple intermédiaire Couple rajouté
Mise en place du couple   Couple ajouté
Une petite cloison a été ajoutée pour maintenir les commandes à mi-longueur dans le fuselage pour éviter qu'elles flambent.

Stab et dérive Collage à l'équerre
Les empennages sont collés ensemble avant d'être glissés dans le fuselage. Ils sont maintenus grâce à des petites équerres imprimées en 3D. Les fichiers se trouvent sur cette page.

Mise en place de l'empennage Empennage collé
Collage des empennages sous le fuselage. Le tout est maintenu bien à plat sur le chantier durant le séchage.

Oups ! Servo trop large Découpe de l'entoilage
Ca, c'est bête... Il a fallu bricoler les nervures d'emplanture car leur écartement ne correspondait pas à la largeur du servo d'ailerons. J'étais confiant et je n'ai pas eu le réflexe de vérifier avant d'entoiler.
   
Nervures retouchées   Dépouille comme gabarit
Doublage Caissonnage
Les nervures ont été coupées pour le passage du servo. En se servant des dépouilles comme gabarit, deux cloisons ont été collés de par et autre.

Guignols en plastique 140 g près au vol
Les guignols en plastique emprisonnent les gouvernes.. L'avion fini pèse 140 g.

Les servos sont vissés sur la platine et sous l'aile. De ce côté, deux tringles en corde à piano passent dans des échancrures pratiquées dans les flancs, pour actionner les guignols. C'est fonctionnel mais pas esthétique. Heureusement, c'est peu visible car côté intrados. L’aile est plaquée sur le fuselage par des élastiques enroulés sur deux joncs en carbone.
Après essais, j'ai ajouté deux petites rondelles entre la cloison et le haut du bâti moteur de façon à ajouter un poil de piqueur.
Le centrage s'obtient sans plomb, en plaçant simplement la batterie dans le compartiment avant, aux côtés du récepteur et du contrôleur. Elle traverse le couple et s'arrête suffisamment devant le servo d'ailerons pour ne pas gêner son fonctionnement. On fera attention à bien disposer le câblage des servos lors de la mise en croix pour la même raison.
Ainsi équipé, notre microbe pèse 142 g.

Réglages

  • Centrage indiqué à 30 mm du bord d'attaque et reculé à 42 mm

Débattements

  • Ailerons : 7 mm de chaque côté
  • Profondeur : 5 mm de chaque côté
  • Direction : 18 mm de chaque côté

    Servos de prof et direction Sortie des commandes
    Servos de profondeur et de direction sur leur platine. L'avion est piloté en 3 axes.

    Servo sous l'aile Moteur installé
    Sorties des commandes d'ailerons à travers les flancs. A défaut d'être joli, ça reste efficace.   Des angles vifs, pas de capot : c'est brut. Au moins, le moteur est bien ventilé...

    Aile démontable
    L'aile démontable est maintenue pour des élastiques. Il faut la retirer pour accéder à la batterie.

En l'air, ça virevolte


Mini-Stick Dans l'herbe
     
Prêt à s'envoler

On s'assure que la batterie ne pourra pas se déplacer car elle repose à cheval sur un couple puis on enfile par sécurité 4 petits élastiques pour tenir l'aile, en vérifiant une dernière fois le centrage du bout des doigts et le sens des débattements. Si la batterie est trop reculée, elle peut également bloquer le déplacement du servo d'ailerons donc méfiance. Le lancer peut se faire en tenant le fuselage par-dessous ou bien par-dessus, juste derrière l'aile. La petite hélice accroche tout de suite et il n’est pas nécessaire de mettre à pleine puissance – façon de parler...

Départ Passage rapide
Une petite impulsion suffit à propulser les 140 g du modèle.
Passage Passage à plat

Les gouvernes ne sont pas très larges et donc pas trop vives, c’est agréable sur un petit modèle sans inertie.
Plein pot, ça grimpe à la verticale en s'essoufflant doucement. Il ne faut quand même pas monter trop haut ni partir trop loin, le moustique devient vite petit. La déco simple est cependant bien visible avec les bandes blanches qui tranchent.
Le manche de gaz poussé à mi-course suffit pour voler en sécurité. L’hélice a un peu tendance à vibrer malgré un équilibrage. C'est mieux en mettant 2 ou 3 élastiques bien tendus mais le prop-saver pourra être remplacé par un porte-hélice à pinces pour remédier au problème. Par contre, il faudra arriver doucement à l’atterrissage avec le nez bien haut pour ne pas risquer de casser l’hélice.
La maniabilité est bonne, l'appareil sans inertie répond instantanément. Avec la faible charge alaire, il se contente d'un petit volume et peut virer sans décrocher, même à faible vitesse.
Avec le centrage d'origine, l'avion ne s’abat pas franchement. Il parachute en restant contrôlable aux ailerons. Si on le force à s'incliner, il bascule sur une aile et se rattrape sitôt la profondeur relâchée. Les figures de base tournent sans problème : boucles de grand diamètre ou très serrées plein pot, tonneaux en un peu moins d'une seconde. Par contre, au centrage indiqué, les déclenchés sont mous, la vrille n'est qu'une simple spirale descendante malgré de grands débattements et il faut arriver avec un peu de vitesse à l'atterrissage si on veut que la profondeur soit efficace pour arrondir.

Virage serré Glissade
Le décor bien connu avec ses croix de fer est très visible en vol.
Passage bas

Tout s'arrange en reculant un peu la batterie, en glissant le récepteur contre un flanc et le contrôleur contre l'autre, sous l'aile. Là, les gouvernes deviennent plus mordantes, les déclenchés positifs comme négatifs claquent en une fraction de seconde. Quant à la vrille, même si elle n'est pas vraiment plate, elle tourne tranquillement avec uniquement la profondeur et la direction.
Après les premiers vols, deux rondelles ont été ajoutées sous les branches hautes de la croix supportant le moteur, apportant un peu d’angle piqueur. Ainsi, l’avion a moins tendance à pointer le nez en l’air lorsqu’on met à pleine puissance. C’est plus agréable et plus sécurisant quand on vole sur le dos. De ce côté, malgré le profil plan convexe, il n’est pas nécessaire de beaucoup pousser sur le manche de profondeur. On soutient évidemment un peu plus mais il est tout à fait possible d’effectuer des boucles inverses, même de diamètre serré.

En vol Sur le dos
Piloté en 3 axes, ce Mini-Stick est très remuant.

Vol dos Voltige
Avec le centrage reculé, le vol dos tient en poussant à peine.

Après 7 à 8 minutes de vol tonique, il est temps de penser à l'atterrissage. Le vol plané est correct, un filet de gaz permet d'allonger la trajectoire pour se poser aux pieds ou dans la main en attrapant l'avion par l'aile. Il n'y a pas de problème de casse du stab malgré qu'il soit très exposé au ras du sol. C'est dû à la faible inertie, l'avion s'arrête aussitôt qu'il touche l'herbe.
Le fabricant indique qu'il est possible de voler en salle. Il doit quand même falloir de bons réflexes. Il est aussi mentionné qu'il peut être équipé d’une batterie 3S. Dans ce cas, ça doit vraiment filer mais le centrage risque de se retrouver très en avant pour les raisons citées plus haut.

Petit volume Evolutions serrées
Radara   Passage devant le pilote
Un petit volume suffit pour évoluer avec ce modèle léger.

Toujours d'actualité

Avec ce petit modèle, on retrouve - ou on découvre - le plaisir de piloter un modèle qu’on a construit soi-même. Tout s'emboîte sans avoir à se poser de questions, sans même s'aider d'un plan, en quelques heures à peine. Pour le trimbaler et le transporter, le Mini-Stick se fait discret, même tout monté. En vol, c’est un appareil attachant, remuant, simple, qui prolonge la lignée des Stick sans faillir. Avec son prix serré équipement compris, on oubliera son allure taillée à la machette... mais c'est peut-être ça aussi qui fait tout son charme, surtout en cette période ou le vintage est à la mode.

On aime

  • Le coffret
  • La vivacité
  • La compacité
  • La faible inertie
  • Le pilotage en 3 axes

On aime moins

  • Cloison moteur à repercer
  • Commande d’ailerons peu esthétique
  • Emplacement batterie un peu limité

Contact : laurent@jivaro-models.org

Mini-Stick - DWH - par Arkai
 
 
 
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