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26 septembre 2006
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Jodel D-112
 
Beau, bien conçu mais…
Présentation : Xavier Mangogna

Ce kit n’est plus vendu à cette échelle à ma connaissance mais le principe de construction reste inchangé chez Peol : des feuilles de ctp de 0,4 mm environ découpées au laser avec une grande précision. On peut être effrayé par la myriade de petites pièces qu’on y devine : tout compte fait il n’y en a que 66. Les pièces ne nécessitent qu’un léger coup de bistouri final pour vous tomber dans les mains, parfois il n’y a qu’à pousser du doigt, c’est selon, mais ce sera moins long et difficile qu’on pourrait le penser. Si la conception (géniale) du modèle mâche un peu le travail, elle ne tolère pourtant que les doigts souples et agiles, pas trop virils sinon c’est vite cassé. Un modèle statique présentable est à la portée de beaucoup de modélistes.

Caractéristiques
Marque : Peol peol-microaviation.com
Echelle : 1/20
Envergure : 40 cm
Longeur : 31 cm
Poids : 32,6
Surface : 3,2 dm²
Charge alaire : 9,5 g/dm²
Moteur : MV 20 A réducté 6:1
Batterie : 1 élément Li-Po 145 mAh



Le kit de ce petit Jodel à l'échelle 1/20 n'est plus fabriqué. Cependant, Peol en propose une nouvelle version une peu plus grande (1/15) qui se monte de la même façon.

Les quelques acccessoires livrés dans le kit.
Les roues, trop lourdes, ont été remplacées par de plus légères réalisées par l'auteur.

Avant de commencer
L’outil qui sauve la vie pour effectuer des collages précis est révélé dans la notice : une canule en guise d’applicateur de cyano : avec du fil de cuivre de 0,3 mm (celui qu’on utilise beaucoup en ce moment pour bobiner les petits moteurs brushless) on confectionne un anneau minuscule qui piège la colle avant de la déposer sur la fine structure. C’est comme pour faire des bulles d’eau savonneuse, il y a toujours la même infime quantité de liquide prise dans l’anneau. Avec cet ustensile on ne craint plus les pressions excessives sur le tube ni les effusions de cyano sur la structure et les doigts. Excellente astuce. Pinces brucelles d’une main, canule de l’autre et les mains restent propres. Le chantier idéal pour ce genre d’oiseau n’est pas en bois mais en polystyrène extrudé. Une plaque de styro de 2 cm d’épaisseur (50 cm x 50 cm) est assez rigide et plane pour construire bien droit et l’on peut aisément y planter des épingles sans avoir à appuyer comme un furieux avec les risques que l’on sait. Il va sans dire que les épingles ne doivent jamais traverser le bois de la structure. Pour les découpes délicates de petites sections de balsa rien ne vaut la lame de rasoir cassée en biseau, à remplacer au premier signe de faiblesse pour avoir toujours des baguettes bien nettes.


En observant bien le flanc, on s'aperçoit sur cette image que la nervure d'emplanture est calée à environ 6° ! Etonnant. C'est sans doute a raison des qualités de vol très médiocres.


La découpe au laser est superbe. Les pièces se détachent pour la plupart par simple pression.

Les deux flancs tout juste sortis de leur planche de contre-plaqué 4/10.

Le fuselage
Tout commence par deux flancs en dentelle de ctp de 0,4 mm doublés à l’intérieur par des baguettes en balsa de 0,8 mm à découper dans la planchette fournie. Quelques couples plus tard on peut déjà cintrer les flancs en s’assurant à l’aide du plan que rien n’est tordu. On colle les minuscules cintres sur le dos du fuselage reliés entre eux par une baguette centrale en balsa de 0,8 mm, puis le treillis du dessous dans la même baguette s’il en reste. Sinon on en taille une autre… Il y a un stock de bois plus que suffisant dans le kit, on a le droit d’être un peu maladroit et d’en casser quelques unes. Les coffrages à découper sont simplement imprimés sur une feuille de papier A4, on peut les utiliser tels quels à condition de peindre l’avion après entoilage pour les protéger. Et pourquoi pas en balsa ? Pour l’essai, une très vieille planchette de 0,7 mm carrément lyophilisée (5,9 grammes) est tirée du stock de l’essayeur. Les coffrages papier font office de gabarits pour découper les coffrages fonctionnels dans le balsa, c’est tellement plus joli sur une fine structure. Il faudra ramener l’épaisseur à presque rien par ponçage. Tous les coffrages du Jodel méritent ce petit travail supplémentaire. La pose du capot se fera plus tard, après installation de la propulsion et de la radio. On peut passer à l’arceau de verrière confectionné en lamellé-collé dans des chutes de ctp de 0,4 mm, un gabarit en balsa est fourni dans le kit. Il suffit de le recouvrir de scotch avant d’y attacher les deux fines lamelles de ctp enduites de colle blanche diluée. Après une nuit de séchage on démoule et on pose en s’aidant de la vue de profil du plan pour trouver le bon angle. C’est tout pour le moment et si on en est là c’est que le reste est à portée de tir…


Des baguettes de balsa viennent renforcer par l'intérieur les flancs en feuille de contre-plaqué.

Un gabarit sert à coller le couple pare-feu à la bonne inclinaison.

Pose des couples sur l'un des flancs qui repose sur le chantier.

Les deux flancs sont réunis avec quelques baguettes transversales.

Le dessus de la partie arrière reçoit des demi-couples.

Le fuselage prend forme. Même pas 30 cm de long, difficile à croire vue la finesse de la structure.

Le dessous est croisilloné.

Les empennages
On aurait pu se contenter d’empennages tout bêtes et tout plats mais c’était sans compter sur la philosophie très « maquette » de ce kit. La dérive et le stabilo sont pourvus d’un profil biconvexe symétrique obtenu sans aucune nervure, simplement en cintrant la dentelle de contreplaqué de part et d’autre d’un longeron en balsa de 0,8 mm mis en forme pour être d’épaisseur dégressive vers les saumons. C’est simple, rapide et très léger, il faut simplement veiller à tailler les longerons à la bonne section pour avoir des profils dignes de ce nom. Le résultat est une structure souple à souhait, on peut aplatir le profil en pinçant les empennages entre le pouce et l’index. On doit consolider la chose afin d’éviter tout flambage lors de la tension du papier d’entoilage. Le travail qui consiste à intercaler de très petites sections de baguettes 0,8 x 0,8 mm en balsa entre les deux faces de la structure est ingrat mais ne pas hésiter à refaire un bout de bois s’il est trop court. Faites chauffer les pinces brucelles et tout ira bien. Les charnières sont en fil nylon fin comme un cheveu, vous pouvez d’ailleurs en utiliser un si vous n’avez pas de fil nylon sous la main, c’est souple et résistant un cheveu et y’a plein de couleurs disponibles... A cette échelle ça fait d’excellentes charnières et ce n’est pas une blague ! Les minuscules guignols sont taillés dans des chutes de contreplaqué de 0,4 mm. Petit ponçage final et c’est tout.


Les deux "coffrages" d'extrados et d'intrados, autour du longeron en balsa.

Les longerons en balsa doivent être poncées avec soin pour permettre d'assembler le stab profilé.

Le stabilisateur en place à l'arrière du fuselage.


Des entretoises ont été ajoutées afin d'éviter les déformations lors de l'entoilage.

Même chose sur la partie fixe du stab.

Le stabilisateur et son volet.

La dérive est assemblée suivant le même principe.

La dérive après la pose des petits renforts.

Le coffarge supérieur, prévu en papier, a été réalisé avec du balsa 7/10 très léger.

Les ailes
Il faut avant tout détacher les nervures une à une et les évider. Le laser est déjà passé par là et l’opération ne prend que quelques minutes. Bien repérer et isoler les nervures d’extrémité dégressives. On commence par un demi plan central : les nervures sont collées à l’extrados sur une dentelle de contreplaqué en forme d’échelle faisant office de bord de fuite et de chapeau de nervure. La courbure du profil raidit la pièce ainsi obtenue qui reçoit alors ses deux longerons d’intrados en balsa de 0,8 x 0,8 mm. Il faut plaquer la pièce sur le chantier avant de coller les longerons puis le bord d’attaque est découpé dans une chute de contreplaqué de 0,4 mm. Le plan central est à présent rigide et bien droit, on le laisse de côté pour assembler les extrémités d’ailes selon le même principe. Les nervures situées au niveau de l’aileron sont tronquées, elles reçoivent un minuscule longeron en balsa de 0,8 mm puis un zig-zag de baguettes qui viennent mourir au bord de fuite. Avant de coller ce longeron on peut (et on doit) vriller négativement le bord de fuite de 2 mm environ au saumon, c’est vivement recommandé pour les qualités de vol du moustique.
A ce stade de la construction il faut choisir son chemin : la notice prévoit de coller les ailes sur le fuselage avant entoilage. A mon humble avis il sera difficile après ça de contrôler parfaitement la tension de l’entoilage, plis disgracieux et vrillages indésirables en vue… Modif maison : il est possible de rendre les ailes autonomes en « fermant » l’aile à l’emplanture par collage de la première nervure à la bonne courbure. Pas très commode, on s’appuie sur la forme du petit coffrage d’extrados en fixant la nervure par points de cyano épaisse pour épouser parfaitement l’arrondi du fuselage. On sue un peu mais ce sera beaucoup plus simple pour la finition. Les clés d’aile en balsa de 0,8 mm font également office de support de train d’atterrissage. Une simple entretoise fixée en travers du fuselage tient lieu de fourreau pour aligner parfaitement les deux ailes lors de l’assemblage final, après l’installation de la radio et la finition.


Les nervures de l'aile sont collées contre un coffrage très ajouré posé côté extrados.

Les épingles ne doivent jamais traverser la structure, ce qui l'affaiblirait.

Une astuce du constructeur pour éviter de mettre trop de cyano : un anneau en fil de cuivre qui aide à déposer la goutte.

Une demi-aile assemblée. La partie externe est vrillée en négatif d'environ 2° pour adoucir le décrochage.

Le bord d'attaque reçoit un coffrage.

La clé d'aile (modifiée par rapport au kit).

L'assemblage est pratiquement terminé. Il faut quand même un peu de patience pour arriver à ce résultat.

La cellule terminée, prête à recevoir son équipement radio et l'entoilage : 10 g tout juste.

Moteur et radio
Chez Jean-Louis Coural (www.microplanesolution.com). C’est Monsieur MPS (Micro Planes Solution). Je lui montre le Jodel en cours d’assemblage, il me montre deux servos numériques pesant 1,7 gramme chacun, un récepteur de 1,5 gramme sans quartz et un variateur de 0,5 gramme. Il s’agit bien de servos et pas d’actuateurs (au passage un actuateur pèse 1 gramme). Là il y a une cinquantaine de grammes de couple au palonnier, bien plus que la masse de l’avion fini. Le neutre est franc et la mécanique fonctionne à merveille. Vraiment mignon. Et endurants qui plus est, ma maladresse de soudeur du dimanche les a mis à rude épreuve mais ils fonctionnent toujours malgré un court-circuit fumant dont j’ai le secret (soudures foirées sur le variateur, signal coupé, pas bon). Moralité : avant de tirer sur le fabricant toujours vérifier la validité de son travail. Employer exclusivement de la soudure qualité électronique et un fer à panne très fine de faible puissance sinon… Le moteur  retenu pour l’essai est un MV 20 A, un genre de KP 00 en beaucoup mieux puisqu’à puissance équivalente il consomme beaucoup moins, alors… Réduction 1 : 6 et hélice balsa maison à pas réglable au sol. Ca souffle très fort, toutes proportions gardées bien sûr, avec un accu Lipo 145 mAh.


Le minuscule servo Micro Plane Solutions. Pas de boîtier, pignons ajourés, CMS, tout est bon pour réduire la masse finale.

Le récepteur, ici sans son quartz.

Le tout petit variateur BEC.

Le moteur MV 20 A et son réducteur 6:1.

L'équipement MPS sur la balance : 11,9 g.

Gros plan sur l'installation radio logée très en avant.

Les servos de profondeur et direction.

Vue de dessus, sans le coffrage du capot.

Le support moteur adapté sur place à la cellule.

Entoilage et finition
Au papier japon 12 g/m² plus deux couches d’enduit diluées à 70 % d’acétone passées au pinceau souple et large à peine chargé de produit. Les immatriculations sont en décalcomanies maison dessinées sur ordinateur, imprimées sur une bête imprimante jet d’encre et recouvertes d’un voile de vernis acrylique en bombe pour fixer le tout. C’est une méthode employée habituellement par ceux qui font de la maquette plastique. C’est très facile et ça ne pèse presque rien. On trouve son bonheur chez http://www.interdecal.com/index_fr.php qui vend aussi par correspondance. Roues maison en balsa et caoutchouc mousse deux fois moins lourdes que celles du kit, train en jonc carbone habillé de balsa, il faut être le plus léger possible sans négliger les détails (tableau de bord, antenne, tabs…). La verrière nécessite du soin pour être belle et sans taches de colle. Les armatures sont figurées par des bandes de papier japon. Centrage et débattements sont à vérifier avec attention sur un si petit avion. La masse finale obtenue est de 32,6 grammes.


L'entoilage a été réalisé avec du papier japon 12 g/m².

Séchage de l'aile sous presse pendant l'entoilage pour éviter les déformations de la structure.

Même chose pour le dessus. L'aile sera assemblée sur le fuselage après recouvrement complet.

Les décalcos ont été tracées à l'ordinateur.

Pose des décalcos "maison".

Un vol de vernis acrylique en bombe protège l'encre de l'imprimante sur les décalcomanies.

Le logo du constructeur.

Le fuselage en cours de finition.

Et voilà, 32,6 g en ordre de vol !

Essais en vol
Alors là autant le dire tout de suite, c’est la douche froide. La conception et la construction du modèle font plaisir mais il a été impossible de faire un seul virage sans déclencher. Même en réduisant le débattement au minimum absolu. Le Jodel engage à la moindre pression sur le manche. L’avion vole parfaitement en ligne droite et il est bien stable dans cette position. Mais pas moyen de tourner sans se retrouver au tapis. Pourtant le vrillage des saumons est bien là, la vitesse de vol est suffisante et l’hélice ne produit aucun effet parasite susceptible de précipiter l’avion au sol. De toute façon c’est la même chose à gauche ou à droite, dès que l’on incline un tant soit peu le modèle pour virer il chute ou déclenche carrément. Les deux grammes supplémentaires apportés par les modifications ne sauraient être la cause d’un tel comportement. C’est une réelle déception après des heures de construction soignée en atelier. Différents moteurs et hélices ont été essayés y compris ceux préconisés par le fabricant, même constat amer. Désormais le Jodel est un avion statique. Très beau, certes, mais statique. Ce fut en tout cas l’occasion de tester l’électronique Microplane Solution dont le fonctionnement est sans faille. Peut-être que les nouveaux kits Peol désormais 20% plus grands permettent de remédier à cela ?


Le décor choisi est celui d'un appareil existant. Sympa, et parfaitement réussi.

Antenne, marche-pieds, tableau de bord... Tout y est malgré la petite taille du modèle.

Contacter l'auteur : xavier-mangogna@jivaro-models.org



 
 
 
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