Grumman Cougar F8-F9
Pour les norstalgiques de Buck
Danny !
Présentation
: Laurent
Berlivet
Les premiers Cougar
furent construits sur une base de fuselage de Panther. Le but était
de tester la nouvelle formule de l'aile en flèche arrière
prononcée, qui devaient améliorer la vitesse maximale.
Ce fut le cas, et d'autres caractéristiques furent améliorées
de pair. Les trois premiers Cougar entrèrent en service en 1952.
Le Cougar fut ensuite testé sous différentes versions,
y compris sans train d'atterrissage pour gagner du poids, donc améliorer
encore les performances. L'avion était alors allégé
de 33 % et se posait sur une sorte de tapis roulant géant !
Les Cougar furent parmi les premiers jets à être embarqués
sur porte-avions. Certains servirent même comme drône-cible,
puisqu'ils étaient très manœuvrants.
Caractéristiques
techniques
Envergure : 77 cm
Longueur : 85 cm
Surface : 15 dm²
Poids : 590 g
Charge alaire : 40 g/dm²
Moteur : Cox Tee Dee 0,8 cc
(voire plus)
Radio : 2 ou 3 voies |
La version que j'ai
choisie est celle qui reprend la forme de l'aile définitive,
bien profonde, ainsi qu'un nez non déformé. La vue de
côté respecte assez bien les formes du vrai. L'aile a pour
sa part été légèrement agrandie, ainsi que
le stabilisateur. L'empennage vertical n'a pas été modifié
(le prototype grandeur a perdu la partie se trouvant en dessous du stab
et a continué ses tests dans cette configuration).
Le moteur, ne pouvant être placé en propulsif, se trouve
dans le nez et incliné pour ne pas trop gâcher la silhouette.
Mon modèle a été prévu pour voler 3 axes,
mais est finalement piloté pour le moment qu'avec ailerons et
profondeur. Il restera certainement ainsi... !
La construction est presque intégralement en balsa et n'est pas
très compliquée si vous avez déjà construit
quelques modèles.
Il n'y a pas de train pour gagner du poids et pour ne pas abîmer
la silhouette. De plus, l'avion est prévu non démontable,
mais cela peut toujours être modifié. Le profil étonnera
certains car il est plus épais au saumon - NACA 2415
- que sur le reste de l'aile : NACA 2412 à la cassure et encore
plus fin au saumon. Le vol est très sain.
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La cellule
du modèle réduit est entièrement réalisée
en balsa. |
Le fuselage est construit
sur tournebroche (bois dur 12x12 bien rectiligne). Les différents
couples sont découpés avec soin puis enfilés sur
le tournebroche. Des baguettes balsa 4x4 viennent maintenir le tout
ensemble, en vérifiant l'équerrage des couples. Choisir
la plus tendre pour le dessus, qui forme aussi le bord d'attaque de
la dérive, et la plus dure pour le dessous.
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| Le fuselage est construit sur
un "tournebroche", une grosse baguette rectiligne qui
permet de placer les couples. Ensuite, des lisses viennent les réunir
en attendant le coffrage en planches fines. |
Placer ensuite les différentes
pièces formant la base de la dérive et le support de stab
en faisant attention au calage de ce dernier (0° par rapport à
l'axe du fuselage). Poser à ce moment les tringleries de commande.
Les miennes sont réalisées à l'aide d'une corde
à piano 8/10, coulissant dans une gaine diaètre 2 mm extérieur.
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| Le haut de la dérive
est coffré en balsa 10/10. Les gaines de commandes sont mises
en placer. Le coffrage s'effectue tronçon par tronçon
en balsa 20/10 tendre, humidifié sur sa face extérieure. |
Ensuite commencer le
coffrage en partant du haut de la dérive (balsa 10/10). Tout
le reste est coffré en 20/10 léger, de l'avant à
l'arrière. Les planches de balsa facilitent la construction par
rapport à des lattes, ceci en conservant les formes souhaitées.
Ces plaques chevauchent les couples 30/10 sur 1,5 mm. Le balsa peut
être humidifié sur sa face extérieure pour être
formé plus facilement.
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Le fuselage
est entièrement coffré. |
On peut ensuite s'occuper
du support moteur. Je l'ai réalisé en bois dur 10x10 (voir
plan). Il existe aussi un bâti en nylon dans le commerce, pour
Cox Tee Dee, mais très difficile à trouver. Les écrous
sont noyés dans de l'époxy. Découper alors le balsa
au niveau de l'aile. Retirer le tournebroche et fermer l'arrière
par un bloc de balsa tendre. Poncer le tout avec délicatesse.
L'aile est construite
à l'envers, extrados sur le chantier. Elle n'a pas de dièdre.
La flèche importante donne de la stabilité. Les nervures
sont biseautées une à une pour épouser les différentes
baguettes. Commencer par les enfiler sur le longeron central (balsa
10x10), puis sur les longerons principaux (6x6) et fixer le tout sur
le chantier. La baguette 5x5 fermant l'arrière doit être
placée avec précaution pour ne pas éclater l'arrière
des nervures. Cette dernière devra être en balsa pas trop
tendre, car elle recevra les charnières.
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| L'aile droite
en construction (extrados sur le chantier). Notez les queues de
nervures et le faux bord d'attaque. |
Le faux bord d'attaque
est découpé dans du balsa 40/10 et est prolongé
jusqu'au chantier pour caler l'aile. Il est ensuite poncé pour
permettre le coffrage de l'intrados (balsa 10x10). Une fois cette
opération terminée, on retourne l'aile puis on place les
barres de torsion, puis coffrage identique à l'autre face.
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Les
deux demi-ailes sont assemblées extrados à plat.
La partie centrale est coffrée d'un seul tenant. |
Attention au coffrage
particulier de l'arrière de l'aile qui sera maintenue jusqu'à
séchage complet, à l'aide de nombreuses pinces à
linge. Le bord d'attaque est collé après perçage
des coffrages, puis les saumons et les ailerons sont ajoutés
et mis en forme.
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| L'aile est
retournée. On ponce le faux bord d'attaque, les pattes des
nervures et on coffre l'extrados comme l'intrados. |
Ensuite, ponçage
général en arrondissant bien le bord d'attaque. La partie
arrière est alors tronçonnée pour passer à
travers le fuselage, puis recollée une fois l'aile calée
en place. L'aile doit être calée à + 1,5°. Le
stab prisonnier dans son support est collé bien d'équerre.
Vérifier plusieurs fois la position des différents éléments
avant séchage complet.
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| Les
flancs de fuselage sont ouverts pour passer l'aile. Le bord de fuite
est coupé pour qu'elle puisse s'y glisser. |
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Aucune difficulté
pour construire ce Cougar, il faut juste un peu de patience. |
Le fuselage est marouflé
au papier Modelspan épais en débordant légèrement
sur l'aile. Mettre 2 couches en dessous puis ponçage. Peindre
l'intérieur du cockpit et fixer le pilote et ses accessoires.
J'ai taillé le pilote dans du styro, le siège et les instruments
sont en balsa, carton et matériaux divers.
La bulle provient d'une bouteille de soda et est thermoformée
sur une forme de balsa, tout comme les caches devant les entrées
d'air. Elle est collée à l'époxy + micro-ballon.
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Le
poste de pilotage est mis en place. L'aile est entoilée.
La trappe sera coupée verrière collée. |
L'aile et le stab sont
entoilés à l'Oracover puis le fuselage est peint à
la bombe. Les détails sont peints à la peinture pour maquettes
plastique, ou réalisés en lettre décalcomanies,
le tout protégé par un verni.
Attention au poids du modèle. Le mien pesait 250 g avant entoilage
et peinture.
La trappe a été découpée juste avant peinture
pour éviter qu'elle ne se déforme. Les caches des entrées
d'air ont été collés avec du joint d'isolation
transparent. Les redresseurs sur l'aile sont taillés dans des
télécartres mais pourront être en contre-plaqué
10/10. Le réservoir à carburant est réalisée
en tôle soudée, bien calé dans de la mousse.
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La
bulle et les profilés devant les entrées d'air ont
été thermoformés sur des formes en balsa. |
Les servos sont des
Futaba/Robbe RS500 (22 g pièce, on fait beaucoup plus léger
maintenant !). celui des ailerons est vissé sur une platine en
contre-plaqué. Les ailerons sont articulés par des charnières
classiques. Le servo de profondeur est fixé dans l'épaisseur
de l'aile. Les deux cordes à piano de commande (puisque le stab
est en flèche) sont soudées dans une chape. Côté
gouverne, les guignols sont raccordés à des chapes à
rotule. L'accu de 250 mAh et le récepteur, enveloppés
dans de la mousse, sont placés de façon à obtenir
un centre de gravité sans plomb. Le volet de direction est pour
l'instant immobilisé au Blenderm. L'antenne sort de la tuyère,
à l'arrière.
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La
radio loge à l'aise dans le fuselage, et la place disponible
sera encore plus importante grâce à la miniaturisation
des équipements récents. |
Sur le terrain, il n'y
a qu'à faire le plein pour être prêt à voler.
Pas de piste goudronnée, même si c'est un jet, mais un
terrain herbeux suffit.
Si les débattements sont corrects et le centrage respecté,
pas de problème...
Tenir le modèle devant les entrées d'air et lancer l'hélice.
J'utilise comme carburant le MRC à 10 % de nitro. L'hélice
pour un Cox 0,8 cc est une Graupner 6"x3". Le Tee-Dee n'est
pas capricieux. Lancer l'avion après quelques pas. Bref palier
puis l'on peut commencer à s'amuser. Le modèle n'est pas
très rapide, et surtout n'est pas vicieux, ce que je souhaitais
avant tout. Ce n'est pourtant pas un modèle de début.
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La maniabilité
permet de voler dans un faible volume. Les ailerons se sont pas trop
vifs mais permettent de passer quand même des tonneaux moteur
calé. Je n'ai pas réussi de décrochage au moteur.
Le vol dos tient en poussant un peu. Le plané est sain et on
peut ralentir le modèle. J'ai fait un test de solidité
le jour des photos... L 'avion m'a fait un truc bizarre (à moins
que ce ne soit moi !) et s'est retrouvé par terre, moteur en
marche. Bilan : une hélice cassée et le réservoir
dessoudé. La cellule n'a pas trop souffert.
Voilà en gros les qualités de l'avion. Je pense la même
chose que Jean-Louis qui a fait les photos ce jour-là : il faudrait
essayer un Cox Médaillon de 1,5 cc, pour avoir un vrai jet entre
les mains (affaire à suivre).
Les formes du modèle changent un peu des habitudes et ressemblent
à quelque chose d'existant. Vous vous ferez plaisir lors de la
construction, et le vol ne posera pas de difficulté !
Débattements
Profondeur : ± 10 mm
Ailerons : ±5 mm |
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Avec l'évolution
des performances du matériel électrique (moteur, batteries,
etc) et la miniaturisation des équipements radio, il est
tout à fait possible de convertir ce petit Cougar en électrique.
Le moteur devra rester dans le nez de l'avion à cause de
la forme particulière de l'arrière du fuselage. Un
cône devra être confectionné, à moins
de prolonger l'arbre moteur de manière à faire passer
l'hélice devant le nez comme c'est le cas avec cette version
thermique. |
Fournitures |
1 planche
balsa 30/10
3 planches balsa
20/10
3 planches balsa 10/10
1 planche balsa 40/10
6 baguettes balsa 4x4
2 baguettes balsa 6x6
1 baguette balsa 10x10
1 bord de fuite 25x8
Contre-plaqué 30/10
Bois dur 10x10
Bois dur 12x12 rectiligne |
Couples
Coffrage fuselage, nervues
Coffrage de l'aile et du haut de la dérive
Stab, bords d'attaque, saumons
Longerons fuselage
Longerons principaux
Longeron central
Ailerons
Couple pare-feu
Support moteur
Tournebroche |
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Planche 1, format TIF (1,1 Mo) |
Planche 2, format TIF (1,3 Mo) |
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Planche 1,
format PDF (2,8 Mo) |
Planche 2,
format PDF (3 Mo) |
Planche 1,
format JPG (8,7 Mo) |
Planche 2,
format JPG (10,3 Mo) |
Juste
une mise au point...
J'ai eu la surprise de découvrir le plan de mon petit
Cougar (accompagné de bien d'autres !) sur un site étranger
spécialisé dans les jets version park flyer. Le
sans-gêne, voire le malhonnête qui fait preuve d'une
générosité débordante pour distribuer
ce qui ne lui appartient pas, est un français qui se
cache derrière le pseudo de BDA (David
Bartoszek), et qui a pris la peine de masquer la provenance
des éléments qu'il a livré. A la place
des cartouches tracés sur les plans originaux, on trouve
un grand espace vide.
Pas la moindre photo pour accompagner les plans, ça laisserait
des traces car il n'a sans doute même pas construit un
seul de ces avions lui-même.
Je ne trouve vraiment pas le procédé correct,
il est même illégal puisque les plans et les textes
originaux appartiennent toujours à leurs auteurs qui
peuvent seuls autoriser leur diffusion.
Cette personne sans le moindre scrupule a également livré
les plans d'au moins un modèle disponible en kit
et qui est toujours vendu sur le marché !
Et ici,
il prétent être le concepteur de la petite aile
volante Fiu. Quelques posts plus loin, il a même réussi
à lui trouver un nom : Celui que je lui avait donné
5 ans plus tôt !
Pour revenir au Cougar, afin de satisfaire tout le monde, j'ai
repris mon texte original et mes photos.
L'article et le plan avaient été publiés
en 1992 dans la revue RCM. Tout est ici en couleurs car la publication
à l'époque était en noir et blanc. Le procédé
de fabrication est détaillé dans le texte accompagné
des photos, les débattements et autres caractéristiques
sont indiqués, et même la liste des matériaux
nécessaires pour la construction est mentionnée.
Les données sont quand même plus fiables lorsqu'elles
proviennent de la source...
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Contacter l'auteur : laurent@jivaro-models.org