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2 janvier 2022
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Catapultez vos modèles en sécurité

Catapulte

Comme le Charles de Gaulle !

Texte et photos : Laurent Schmitz (OO-AS300) Belgique

Certains avions sans train sont ardus à mettre en l’air ; faute de prise correcte, de puissance, de vitesse initiale ou tout simplement de lanceur. En effet, tout le monde n’a pas à disposition un balèze de deux mètres, expert dans la propulsion rectiligne des modèles RC les plus piégeux. Dans ces cas-là, on lance soi-même, en tenant la radio de l’autre main. Facile pour un motoplaneur, mais nettement moins pour un "jet" à turbine... Sans parler des bolides à l’hélice aussi propulsive que tranchante pour les doigts.

Vidéo de la catapulte compacte et très efficace pour modèles jusqu'à 1 kg.

La solution classique, c’est une dizaine de mètres de "bungy". Compact, facile à mettre en œuvre et si on ajoute une pédale de déclenchement, on peut lancer seul en gardant les doigts sur les manches. Cette méthode présente tout de même quatre inconvénients. Tout d’abord, il faut une herbe rase et un sol égal sous peine de raboter le ventre du modèle. Ensuite, si le vent tourne, il est ennuyeux de devoir replanter le bungy dans le bon azimut. Après le décollage, le fil et l’élastique encombrent le terrain, formant un piège dans lequel les pieds et les autres modèles peuvent s’empêtrer. Enfin, si le crochet se détache, le pilote risque fort de se le prendre dans les dents…

Bon marché


Pour toutes ces raisons, j’ai décidé de construire une tremplin-catapulte, façon rampe de lancement de V1.

Comme l’ensemble serait stocké dans le local du club, la masse importait peu pourvu que la construction reste portable par une seule personne.

Les dimensions sont dictées par la physique d’une part (il faut au moins 2 m pour que ça marche) et la logistique d’autre part (ça doit rester transportable).
Le Brico du coin donne la solution sous la forme d’un panneau de meuble blanc de 250 cm sur 40 cm : pas cher (12 €) et muni d’une surface légèrement granuleuse, bien glissante.
Deux "rails" en bois vissés sur le dessous confèrent à la planche sa rigidité. Ils portent aussi le tréteau repliable qui donne l’incidence requise à un beau décollage.

Rampe de lancement

Rustique

Point de glissière en alu sur roulement à aiguilles ni de haute technologie pour la partie propulsive, mais une simple poulie montée à l’avant du tremplin. Celle-ci permet d’augmenter la longueur de l’élastique. Sans la poulie, le brin d’élastique ne serait pas assez long. En effet, le tube latex de qualité s’allonge de quatre à six fois sa dimension au repos. Sans poulie, il ne ferait donc que ±50cm de long, trop peu pour propulser un avion. Sous le tremplin, l’élastique peut éventuellement être doublé sur un mètre, avec pour le reste un brin unique se terminant par un bout de ficelle (il forme alors un "Y"). Utilisez partout un nœud de chaise pour attacher les élastiques, comme ça ils ne risquent pas de se détacher, ni de casser.

Pédale de largage Poulie
Le mécanisme de la pédale est simplissime, basé sur des bouts de bois et une charnière de meuble.   La poulie est montée au raz du tremplin, elle ne risque pas de toucher l’avion au décollage.

Au seuil du tremplin, un bout de tige filetée retient l’anneau de lancement. Le déclenchement se fait par une simple planchette de contre-plaqué dans laquelle on découpe une ouverture en "U". La planchette est articulée par une charnière de mobilier. Quand on appuie dessus, les bords du "U" se lèvent et poussent l’anneau par-dessus la tige filetée. Pour la sécurité, j’ai ajouté une sorte de goupille, que je ne retire qu’au dernier moment. Il s’agit d’un simple clou que je glisse dans un trou foré au centre de la tige filetée. En aplatissant la tête du clou au marteau on peut y attacher un ruban "Remove Before Flight" bien visible. Cette goupille évite un départ intempestif, par exemple si on dépose par mégarde sa radio sur la pédale de lancement (c’est du vécu !).

Ancrange solide Tréteau
Le bloc de bois sert à la fois d’ancrage à l’élastique et de "matière" pour enfoncer la tige filetée. Il est solidement vissé et collé au tremplin.   Le tréteau est repliable sous le tremplin. Le boulon servant d’articulation dépasse exprès car il est idéalement placé pour accueillir l’anneau de lancement lors du transport. De cette façon, l’élastique ne traine pas par terre. Attaché à cet endroit, l’élastique est à peine en tension.

Joints toriques

Les anneaux utilisés sont un peu particuliers. De simples anneaux de porte-clefs en acier "fendu" ne conviennent pas. Non seulement ils vont s’étendre sous la contrainte, mais à cause de leur masse ils risquent de frapper et d’endommager l’arrière de l’avion. L’idéal est d’utiliser un joint torique de plomberie de ±3 cm, à la fois léger, très solide et sans risque pour le modèle.

Maintien des ailes Tybe silicone
Après quelques séances, j’ai ajouté deux tiges en plastique plantées en oblique dans le tremplin pour maintenir les ailes du modèle bien à plat avant le lancement.   L’élastique est composé de tube en latex, dans mon cas un lot de 17 m acheté sur "Banggood" pour une vingtaine d’euros. Cherchez "6090 Natural Latex Sling Rubber Tube".

Il est important d’utiliser un élastique capable de s’étendre assez pour provoquer une accélération à la fois puissante et progressive. Ici, j’ai employé une chute du "bungy" que j’utilise pour mes gros modèles de jets. Il s’agit de tube en latex de type 6090 (diamètre intérieur 6 mm et extérieur 9 mm). Utiliser un autre type d’élastique, genre sandow de vélo couvert de tissu, ne marche pas car le peu de puissance qu’il donne se libère trop brutalement, au risque de casser l’avion. Il faut bien sûr adapter le diamètre de l’élastique à la puissance recherchée. On peut utiliser deux brins d’élastique plus fin, tant que ça passe dans la gorge de la poulie.

Essais


3 m de long

La mise en œuvre est très simple : on déplie le tremplin à l’endroit voulu, bien face au vent. On arme la catapulte en tirant l’élastique et en le faisant "rouler" dans la poulie. Un second anneau en joint torique attaché à la ficelle se glisse dans le crochet de l’avion. Après un dernier contrôle des commandes, on enlève la goupille de sécurité. Si l’avion le permet (turbine ou moteur surélevé), on met un filet de watts. Pas trop, sinon l’avion risque d’avancer et de se détacher son anneau. Enfin, on appuie sur la pédale et c’est parti ! Dès que l’avion a quitté le tremplin, on peut mettre "plein pot". La catapulte donne instantanément au modèle les trois paramètres nécessaires à un décollage sans risque : une vitesse initiale confortable, une incidence suffisante et l’orientation bien face au vent. Après le décollage, l’élastique se retrouve sous le tremplin, prêt à un nouveau lancement.
Pour les premiers essais, utilisez un modèle pas trop critique, genre "Funjet". Pensez qu’une traction exagérée risque de faire éclater la turbine EDF de votre jet car le choc est assez brutal et les pales des petites turbines sont très cassantes. Utilisez donc juste ce qu’il faut pour décoller facilement, sans plus.

Exemple de crochet
Le crochet est noyé dans la mousse du fuselage, largement en avant du centre de gravité, entre le nez et le bord d’attaque. Les petits trous permettent à la colle (PU ou époxy) de mieux "mordre".

Ce petit bricolage est surtout intéressant pour les clubs ou ceux qui ont une (très) grande voiture. C’est encombrant mais le confort et la sécurité battent tout ce que j’ai pu utiliser jusqu’ici. Pour vous donner une idée, la vitesse de mon MiG-15 Freewing en sortie de catapulte est de ±12 m/sec (43 km/h). L’avion passe de zéro à 12 m/sec en 0,3 sec ; cela correspond à une accélération de 4G, comme pour le lancement d’un Rafale depuis le porte-avions CDG ! Pour les modèles jusqu’à un kilo, c’est parfait. La petite vidéo devrait achever de vous convaincre.

Contact : laurent.schmitz@jivaro-models.org

Départ canon
 
 
 
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