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15 janvier 2018
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Bientôt dans la légende

Présentation : Romain Berlivet

L’allure bien sympathique de ce Phoenix, épurée et élancée, diffère des voltigeurs purs et durs que l'on voit ces derniers temps, c’est ce qui m’a séduit. C'est un petit voltigeur destiné à tourner des figures amples au-dessus de terrains en herbe bien dégagés, et non pas un parkflyer malgré ce qu’on pourrait penser vu l’absence de train d’atterrissage. Les amateurs de construction seront comblés par ce kit tout bois à monter entièrement, ce qui demande un peu de temps mais ne pose pas de difficulté.

Structure prète à l'entoilage Lignes fluides
1,20 m d'envergure   Jolie déco
Voltigeur   Passage devant le pilote
Des lignes fluides et racées, de longs bras de levier et une surface de voilure importante caractérisent cet appareil de transition nommé Phoenix.

Vidéo du Phoenix, avec des passages en caméra embarquée.

Caractéristiques techniques

Fabricant : Silence Model
Modèle : Phoenix
Prix TTC indicatif : 95 €
Caractéristiques
Envergure : 1180 mm
Longueur : 885 mm
Corde : 210 / 170 mm
Profil : symétrique (10,5%)
Surface : 22,5 dm²
Masse : 945 g
Charge alaire : 42 g/dm²

Equipements
Moteur : Pro-Tronik 2620/1200
Contrôleur : Pro-Tronik 45A bec 4A
Hélice : 8''x4'' à 10''x5''
Pack prop : Lipo 3S 1800 à 2200 mAh
Servos : 4 servos Pro-Tronik 7450 NG-D
Radio : 4 voies


Géométrie générale

La boîte

Le Phoenix est un appareil d’entraînement 3 axes qui sera parfait après un avion de début à aile haute. Son aile médiane lui conserve une bonne stabilité et reste dégagée du sol pour les atterrissages. C’est également bien pratique pour le lancer ainsi que pour passer les figures dans l’axe.
Les longs bras de levier, la bonne surface d’aile et le volume de l’empennage important lui procurent un comportement sain, même à basse vitesse.
Le long nez doté d’une vaste trappe permet un accès aisé à la batterie ainsi qu’à la vis de fixation de l’aile qui se fait par l’avant. Il faudra cependant ne pas installer une motorisation trop lourde pour éviter les problèmes de centrage ; nous y reviendrons.
L’aile est dotée d’ailerons full-span, chacun actionné en prise directe par un servo intégré dans l’aile. Le profil symétrique de 10,5% d’épaisseur relative permettra de voler sur le dos sans avoir trop à compenser. Elle est en structure solide, partiellement coffrée.
La grande verrière thermoformée ajoute du cachet avec son aménagement détaillé. Elle reste solidaire de l’aile.
Les empennages à profil planche sont à assembler à partir de baguettes et de morceaux qui s’emboîtent, formant un ensemble léger et très ajouré.
Le décor proposé par le fabricant souligne parfaitement les courbes de l’avion. Il est un peu délicat à réaliser vu les formes des nombreux morceaux à découper mais le résultat obtenu est très joli, et permet de repérer facilement la position du modèle en vol.
La distribution de ce kit est assurée exclusivement pas Silence Model, il est donc inutile de le chercher ailleurs.

Contenu

Le contenu du kit
Le kit est constitué d'un fagot à assembler, à base de contre-plaqué pour le fuselage et de balsa pour l'aile.

La boîte n’est pas très volumineuse malgré la taille du modèle, mais elle est pleine à ras bord.
C'est un fagot de bois parfaitement découpé au laser qui s'assemble sans difficulté.
Le kit contient bien sûr un plan échelle 1 très utile au montage car la notice est absente, mais de nombreuses photos illustrant toutes les étapes de l'assemblage sont disponibles sur le site de l'importateur.
Le fuselage est essentiellement en contre-plaqué très ajouré. Certaines zones sont coffrées de balsa pour gagner du poids tout en conservant une bonne rigidité.
L'aile en structure balsa est à moitié coffrée, son longeron en contre-plaqué forme une âme verticale doublée en son milieu.
L'avion est doté d'une verrière thermoformée qu'il faut ajuster avant collage en suivant le tracé. L'aménagement du cockpit avec tous les décors, tableau de bord, siège, est livré imprimé sur du papier photo à découper et à coller.
Les guignols sont en fibre époxy fraisés qu'il faut détacher de leur plaque.
Des écopes pour la ventilation de la propulsion sont en plastique thermoformé qu'il faut détourer et coller.
Il n'y a pas d'accastillage sauf la vis maintenant l'aile. Il manque donc de quoi réaliser les commandes : câble aller-retour pour la direction, et tringlerie filetée pour le reste.
Un verrou à ressort a été ajouté pour tenir la trappe, comme indiqué sur le plan. Le fabricant devrait en fournir dans les prochains kits.
Il faut également se procurer le cône diamètre 40 mm adapté pour être le plus possible dans le prolongement du fuselage.
Nous avons ajouté un buste de pilote à la bonne échelle qui participe au réalisme, même si le Phoenix n'est pas une maquette.

Equipement

L'équipement électronique installé est constitué de 4 servos Pro-Tronik 7450NG-D. Leurs dimensions légèrement supérieures aux emplacements prévus imposent un peu d’ajustage.
La motorisation installée, un brushless Pro-Tronik 2620/1200, bien que très efficace, est un peu lourde, ce qui oblige à placer le pack d'accus loin en arrière, sous l'aile, où la place est comptée.
Avec une hélice 8''x4'', les vols sont déjà intéressants, avec des figures amples et un bon taux de montée. L'autonomie avoisine le quart d'heure en effectuant de la voltige. Avec une hélice 10''x5'', l'avion devient très tonique, il est capable de grimper à la verticale. Par contre, ce n'est pas un modèle conçu pour le vol 3D, les gouvernes sont trop étroites pour être efficaces à vitesse nulle.
La batterie Lipo 3S 2200 mAh ne doit pas être trop épaisse, la hauteur entre l'aile et la platine étant limitée.
Le distributeur propose un autre ensemble avec un Pro-Tronik 2615/1350 plus léger, ce qui doit donc solutionner les problèmes de centrage en plaçant la batterie en avant de l'aile, comme sur le plan, tout en conservant des aptitudes de voltige intéressantes.

Montage

Le montage est assez simple dans l'ensemble mais certains points demandent un peu d'expérience. Et disons-le tout de suite, il faudra effectuer un ponçage énergique pour obtenir les formes fluides du fuselage.
Avant tout, on commence par étaler le plan sur la surface de travail en le protégeant avec du film plastique transparent.
Il faut bien repérer les pièces qui sont nombreuses, mais heureusement toutes dessinées sur le plan.
Le plus simple est de commencer par les empennages constitués de quelques pièces découpées à réunir par des baguettes. Puisqu'il s'agit d'un profil planche, le montage est rapide et l'ensemble vraiment très léger.

Protection du plan
Le bois est d'excellente qualité et les découpes au laser sont irréprochables. Il suffit d'une pointe de cutter pour détacher les pièces.
Les empennages sont en planche de balsa. Tous les morceaux sont déjà découpés aux bonnes dimensions.
La partie avant des flancs est brûlée à mi-épaisseur. Les rainures formées permettent au bois de se courber facilement. Astucieux, efficace et totalement invisible. Un positionnement des couples permet de bien se repérer avant d'attaquer l'assemblage.
Les couples et platines horizontales s'emboîtent puis s'encastrent à l'intérieur des flancs.
Cette platine est placée un peu haut. Un accu 2200 mAh posé dessus entre tout juste sous l'aile. Il a été suggéré au fabricant de l'abaisser de 5 mm. Vous pouvez reprendre la découpe des flancs pour le faire, ça sera bien plus pratique sur le terrain.
Les couples sont positionnés sur un premier flanc, puis le deuxième vient recouvrir l'ensemble. Des tenons et mortaises évitent tout vrillage.
Pour bien plaquer les flancs durant le séchage, on peut utiliser des élastiques ou de serre-joints.
Les baguettes d'angles ont été collées à ce moment-là mais il vaudrait mieux les coller de façon plus classique, sur les flancs avant l'assemblage du fuselage.
Une platine horizontale est collée à l'arrière du fuselage puis le coffrage est roulé sur l'arrière.
Ponçage du coffrage puis collage de la baguette supérieure en balsa épais. Attention à ne pas faire de cotes de cheval avec le coffrage. A l'avant, un écrou est noyé pour la fixation de l'aile.
Une trappe amovible permettra d'accéder au compartiment batterie.
Le cockpit est solidaire de l'aile et maintient celle-ci plaquée sur sur le fuselage.
Cet ensemble sera collé sur l'aile au moment de la finition.
A l'arrière, des morceaux de balsa triangulaires sont assemblés pour former l'étambot.
La partie fixe de la dérive est glissée en place au moment du collage des blocs mais elle ne doit surtout pas être collée. Du ruban adhésif protège le coffrage durant la phase de mise en forme par ponçage. Une chuet de balsa est glissée provisoirement à la place du stab pour parfaire l'ajustage.
La chute retirée, le stab trouve sa place naturellement. A l'avant, il est nécessaire de poncer le couple qui soutiendra la verrière dans le prolongement du coffrage.

On attaque le fuselage par la platine support d'accu qui se glisse à travers des couples. L'ensemble est collé sur un des flancs. Le positionnement s'effectue sans risque d'erreur grâce aux nombreuses encoches qui permettent également de construire un fuselage bien rectiligne. On continue avec le support du servo de direction et celui de la vis de fixation d'aile. Pour éviter que l’écrou ne se désolidarise, une contre-plaque a été ajoutée dessous. On termine en enfilant tous les autres couples.
Il est préférable d'utiliser de la colle à bois pour tous ces collages de contre-plaqué, en plaquant l'ensemble durant le séchage avec des pinces et des élastiques.
A l'avant, des baguettes d'angle permettront de bien arrondir les arêtes. Elles doivent être fendues régulièrement afin de bien suivre les courbes des flancs.
Le dos du fuselage est coffré en balsa. Il faut bien plaquer les coffrages en évitant de former des côtes de cheval, en s’aidant de ruban adhésif large par exemple. Le dessus est alors poncé avec une longue cale prenant appui sur le haut des couples puis l'ensemble est recouvert par une baguette de balsa épaisse qu’il faut profiler.
La pointe supérieure arrière qui reçoit les empennages est réalisée avec 3 blocs de balsa. Des chutes de bois de même épaisseur que le stab et la dérive sont partiellement pointées à la cyano. Elles permettent de maintenir l’ensemble efficacement durant le ponçage. Après mise en forme, une pointe de cutter suffit pour décoller et retirer ces chutes. Les empennages se glisseront alors dans cette pièce parfaitement profilée.

Verrou pour la trappe amovible

La trappe d'accès à la batterie ainsi que le tour de la cabine sont construits séparément. La trappe se ferme à l’aide d’un loquet qui n’était pas livré. Nous l’avons signalé au distributeur qui devrait prochainement l’ajouter aux kits. Le nôtre provient du commerce, avec une gâchette métallique poussée par un ressort dans un support en plastique.

Un verrou a ressort bien pratique et parfaitement adapté a été acheté chez les Chinois.
Une fente est pratiquée sur le haut de la trappe.
Bien ajuster la fente autour de la gâchette et en face du verrou.
Collage à l'époxy sans mettre de colle dans le ressort.

La cabine est solidaire de l’aile mais doit être assemblée à part. Le tableau de bord est composé de 6 petits morceaux de balsa à coller et poncer pour l'ajustement. Un couple incliné vient prendre appui contre le fuselage. Deux chevilles en bois débouchent à l’arrière et devront être légèrement biseautées pour faciliter leur insertion dans le fuselage.
La trappe se met en place en effectuant une rotation dans le mouvement. Il est donc nécessaire de poncer en léger biseau les couples faisant la jonction.
Pour terminer, il faut poncer tout le fuselage en insistant sur les tenons qui dépassent d'environ 1 millimètre des flancs malgré la découpe laser. C'est un peu dommage alors que tout le reste est vraiment parfait. On casse tous les angles de la partie avant pour qu’elle soit dans l'alignement du cône. C'est cette étape qui peut être la plus longue. Elle reste essentielle pour limiter la traînée mais surtout pour le cachet esthétique.
L’aide d’une ponceuse électrique est précieuse pour enlever le surplus de près d'un centimètre par endroits. Attention toutefois à ne pas trop creuser la matière. Un ponçage manuel avec du papier de verre fin terminera l’opération. Pour poncer les parties amovibles (trappe et cabine) dans le prolongement du fuselage, elles sont provisoirement immobilisées avec quelques gouttes de cyano.

Un sérieux ponçage est indispensable. Les couples dépassent légèrement des flancs. Une cale permet de les lisser.
Un outil électrique, comme celle lime, permet d'enlever le plus gros.
Aile

Le longeron vertical en contre-plaqué est en deux parties, réunies par une clé d'aile. Assemblage de l'aile sur le plan protégé. Les nervures reposent sur leur talon.
Platine au bord d'attaque pour la fixation de l'aile. Le séchage se fait à plat sous presse. Ensuite, on place la baguette à l'arrière.
Pose du support servo et des baguettes de fermeture d'aile au niveau de l'aileron. Attention à ne pas mettre de colle entre ces 2 baguettes.
Collage du bord d'attaque puis des saumons qui se glissent dans les nervures.
Doublage des saumons pour les épaissir et les rigidifier.
Ponçage délicat dans le prolongement de la nervure. Encollage de la partie avant pour placer le coffrage.
Collage du coffrage. Après séchage, on ponce les baguettes et le saumon dans le prolongement des nervures.
Collage des coffrages au bord de fuite et des chapeaux de nervures. Le bord d'attaque peut être partiellement profilé.
Après avoir retourné l'aile, on reprend les mêmes étapes que précédemment sur l'autre face.
Saumons ajustés, queues de nervures tronçonnées.
Avant de coffrer le bord de fuite, on passe la lame de cutter pour fendre le coffrage opposé.
Pose des derniers coffrages puis on termine la mise en forme du bord d'attaque avant un ponçage général.
Découpe des ailerons en se calant le long de la fente existant entre les 2 baguettes.
Biseautage du bord d'attaque et pose des guignols.

L'aile se monte d'une pièce, l'extrados reposant sur le chantier, autour d'un unique longeron en contre-plaqué placé verticalement. Les nervures se glissent dessus, parfaitement calées car elles se terminent par des queues qui appuient également sur le chantier. C'est ensuite au tour des supports servos qui seront eux aussi un peu agrandis si besoin. On passe après aux baquettes de bords d'attaque et de faux bords de fuite. L'étape est assez délicate car il faut placer ces baguettes à la bonne hauteur pour que le coffrage vienne s’y plaquer correctement. Après, c'est au tour des saumons qui sont épaissis avec des lamelles de balsa que l'on poncera dans le prolongement du profil de l'aile. Attention de ne pas attaquer le bord d'attaque ni les nervures durant cette opération. On plaque ensuite le coffrage à la colle blanche, en s’assurant qu’il repose bien le long de chaque nervure et contre la baguette du bord d'attaque. Quelques gouttes de cyano peuvent assurer le positionnement une fois que tout est bon. Après une petite séance de ponçage au niveau des saumons et des faux bords de fuite, on termine la pose des derniers coffrages et des chapeaux de nervures. Ensuite, on détache l’aile du chantier puis on passe à l’intrados en répétant les mêmes étapes. Les queues de nervures qui servaient à caler l'aile à plat sont coupées et le surplus est poncé sans enlever trop de matière. Le coffrage du bord de fuite est délicatement poncé en biseau dans le prolongement de la pointe des nervures. La même opération est effectuée sur le coffrage d’extrados avant collage afin que l’épaisseur totale du bord de fuite soit environ de 1 mm.
Avant de fermer l’aile complètement, il est préférable de pré-découper les ailerons d’un coup de cutter pour être certain de les séparer au bon endroit.
Afin d’obtenir un bord de fuite bien rectiligne, le chantier est protégé avec quelques bandes de ruban adhésif d’emballage sur lequel la colle blanche n’adhère pas. Le coffrage est plaqué dessus avec une autre bande adhésive et du poids correctement réparti. Ainsi, on obtient un bord de fuite solide, fin et régulier.
Le surplus de baguette au niveau du bord d'attaque est raboté puis poncé pour former un bel arrondi. On découpe alors les coffrages pour séparer les ailerons. La découpe doit être la plus droite possible. Ensuite, la longueur des gouvernes est réduite aux extrémités d’environ 1 mm pour laisser un peu de jeu une fois l’entoilage terminé.

Les empennages sont profilés, les gouvernes biseautées pour permettre le débattement. Les guignols livrés sont fraisés dans de la plaque époxy.
Chaque zone de collage doit être dépolie et parfaitement nettoyée.
Collage du guignol contre la base du volet de dérive. Les charnières installées sont en toile. Elles peuvent être recoupées en 2.
Une fente est réalisée bien au centre de l'articulation. Vérification avant entoilage. On les collera plus tard.
Il est nécessaire de percer le coffrage pour le passage des commandes aller-retour. On s'aligne à la fois sur le guignol et sur le palonnier de servo.
L'axe est tracé puis on regarde depuis le dessus la zone où il va falloir fendre le coffrage.
Un petit rectangle est supprimé puis l'ouverture est reprise avec une lime queue-de-rat.
Un morceau de gaine plastique permettra de faire glisser le câble aller-retour.
Le tube est arasé le long du flanc. Le servo de direction est situé au niveau de l'aile.

Pour la dérive, le guignol vient se coller à l'époxy sous la gouverne, son assise doit être reprise si nécessaire pour être bien perpendiculaire. En effet, il arrive parfois que la découpe laser ne soit pas parfaitement à l’équerre sur des pièces de forte épaisseur.
On colle les charnières en tissu fibreux puis on glisse la dérive dans son emplacement pour savoir où passent les commandes. A l'aide d'un réglet partant du servo et allant jusqu’au guignol, on estime l’endroit où passeront les câbles en aller-retour, pour savoir où percer dans le coffrage. Une simple fente au cutter suffit au début pour s’assurer que tout est dans l’axe. Elle est ensuite agrandie avec une lime queue-de-rat jusqu’au diamètre de la gaine en nylon dans laquelle vient coulisser le câble de commande. Les câbles que nous avons utilisés sont en acier gainés de 1 mm, trouvés dans un magasin de pêche. Côté gouverne, une boucle est maintenue bloquée avec un morceau de tube alu écrasé. A l’opposé, une chape avec un embout fileté permet de régler la tension du câble qui doit être tendu sans faire forcer le servo.
Les commandes de profondeur et d’ailerons, en prise directe, sont réalisées avec des tronçons de corde à piano pliés d’un côté en baïonnette et terminé, à l’autre bout par un embout et une chape.

 
Finition et décor

Entoilage à l'Oravover, en commençant par les couleurs claires, blanc en l'occurrence.. Le décor est celui proposé par le fabricant.
Une gaine passée dans les trous des nervures et débouchant à l'emplanture permet de passer un fil jusqu'aux puits de servos. Il servira à tirer les rallonges une fois l'entoilage terminé.
Pour que les câbles passent plus facilement dans les nervures, la prise a été retirée provisoirement. Un fil solide est noué au niveau de la prise. L'ensemble est recouvert par un morceau de gaine thermo (ou de ruban adhésif) pour que rien n'accroche au passage.
Si le fil a disparu dans le trou pendant l'entoilage (même en prenant des précautions, ça peut arriver), pas de panique. Un petit morceau de mouchoir en papier noué en papillote au bon d'un fil est placé au-dessus du trou.
Il suffit de présenter un aspirateur au-dessus de l'autre trou. Le petit morceau de papier est aussitôt aspiré, embarquant le fil sur son passage. Il suffit d'y raccorder la rallonge pour que tout revienne dans l'ordre.
Il reste à coller le guignol en époxy dans le trou fraisé puis à confectionner la commande courte en corde à piano.
Mise en place du servo de profondeur. Sa prise est sécurisée sur la rallonge par quelques tours de ruban adhésif. Ca serait dommage que la prise lâche à un moment. Comme pour les ailerons, le servo de prof dépasse à moitié. Beurk !
Mise en place du stabilisateur à l'arrière du fuselage. La zone de collage n'a bien sûr pas été entoilée, sinon ça n'adhèrera pas.
Colle blanche ou époxy pas trop rapide afin de pouvoir vérifier les alignements.
Le servo de direction est placé sous l'aile, sur une platine spécifique. Il actionne le volet par des câbles aller-retour en acier gainé.
Le baquet de la cabine se colle sur l'aile. C'est lui qui permet de la maintenir plaquée à l'arrière.
Traçage au feutre indélébile puis découpe avec une paire de ciseaux à ongles.
La verrirère transparente doit être découpée et ajustée.
Des morceaux de balsa sont livrés pour former un petit tableau de bord.
Mise en forme, ajustage et collage après avoir retiré l'entoilage.
Peinture noire mate posée sur les parties visibles.
Le siège et les instruments sont livrés sur papier brillant à découper.
Collage dans le baquet. Un buste de pilote a été ajouté.
Pour tenir la verrière sans mettre les doigts sur la tranche, du scotch papier replié est collé de chaque côté.
Encollage des deux côtés à la néoprène transparente. Mise en place sans mettre les doigts dans la colle grâce aux poignées en papier.
Les gabarits pour le décor sont téléchargeables en PDF sur le site du fabricant. Découpés dans du vinyle avec une machine Silhouette SD, les morceaux sont placés délicatement. Du produit à vitres permet de faire glisser le décor avant collage définitif. Un coup d'essuie-tout enlèvera le surplus après lissage.
Un morceau est nécessaire pour masquer le couple à l'arrière, et un liseré est ajouté à cheval sur le bord de la verrière.
Découpe du film d'entoilage ou niveau des ouïes d'aération avec une aiguille chauffée au briquet. Ainsi, le film reste bien collé sur la cellule.
Les écopes sont livrées, en plastique thermoformé. Un coup de ciseaux les sépare en deux.
Elles sont collées de chaque côté par l'intérieur, après avoir dépoli la zone de collage.
Le moteur est bien ventilé dans le fuselage grâce aux deux écopes latérales. Une évacuation d'air est prévue sous le fuselage.
Le contrôleur trouve sa place sous la platine de la batterie. Le fuselage s'aligne exactement dans le prolongement du cône d'hélice en aluminium.
Le cockpit reste solidaire de l'aile. A l'arrière, les deux tourillons entrent dans un couple du fuselage. Côté bord d'attaque, c'est une vis métallique qui plaque l'aile contre le fuselage. La grande trappe amovible permet un accès aisé. Le décor reprend celui suggéré par le fabricant. Il a été réalisé en Oracover et vinyle autocollant.

Une fois la cellule finement poncée, on attaque la décoration. Le thème proposé par le fabricant est vraiment réussi. Par chance, les gabarits de découpe sont téléchargeables, il suffit de les imprimer et de reporter les contours sur le film. L'entoilage de base est en Oracover. Pour les morceaux plus petits, il est préférable d'utiliser du vinyle autocollant.
Ici, le film a été découpé avec une machine Silhouette SD pour plus de rapidité et de précision.
Ne pas oublier de passer les rallonges servos avant d’entoiler, ou au moins un bout de ficelle qui permettra de les tirer. En cas d’oubli, une astuce simple consiste à attacher un petit morceau de tissu ou de papier essuie-tout à l’extrémité d’un fil à coudre, qu’on insère dans un des puits de servo. A l’opposé, on place l’embout d’un aspirateur. En une fraction de seconde, le fil ressort à l’autre bout.
Au niveau du cockpit, la surface est peinte en noir mat pour donner de la profondeur et éviter les reflets. Le siège ainsi que le tableau de bord imprimé sur du papier brillant restent à découper et à coller. Un pilote en polystyrène – non fourni – a trouvé sa place pour un aspect plus réaliste en vol. La grande verrière doit être détourée avec une paire de ciseaux courbes, en suivant le marquage. Pour éviter les traces de colle, elle a été fixée à la colle UHU Por, en ayant au préalable poncé le couple arrière dans son prolongement afin d’augmenter la surface de collage.
A l’avant du fuselage, l’entoilage est percé pour ouvrir les entrées d'air. Deux écopes en plastique thermoformées viennent s’y coller par l’intérieur.

Réglages

Si on n'y prend pas garde, on risque de se retrouver avec un centrage trop avant. Le fabriquant indique 63 à 75 mm du bord d'attaque (après essais, nous l'avons même reculé jusqu'à 78 mm). Pour cela, il faut glisser la batterie sous l'aile, mais la hauteur disponible est tout juste celle d'un pack d'accus LiPo 3S de 2200 mAh. Et pour la glisser, il faut impérativement retirer l'aile car c'est aussi à ce niveau que débouchent les rallonges des servos d'ailerons. Il faudrait que la platine soit plus basse de 5 mm ou que les packs soient plus fins. Une autre solution serait d'opter pour une motorisation plus légère qui restera amplement suffisante pour des vols acrobatiques et sportifs.

Réglages
Centrage : 78 mm du BA  

Petits débattements :

Tangage : + 10 mm, - 10 mm,
Roulis : + 7 mm, - 7 mm, % d’expo
Lacet : 30 mm de chaque côté

Grands débattements :

Tangage : + 15 mm, - 15 mm, % d’expo
Roulis : + 12 mm, - 12 mm, % d’expo
Lacet : 35 mm de chaque côté


En vol
Une seule vis à serrer sur le terrain, après avoir raccorder les servos d'ailerons. Attention à ne pas oublier la trappe qui ne tient pas sur le fuselage si l'aile n'est pas en place.

La trappe d'accès à l'intérieur du fuselage n'est pas solidaire de ce dernier ; elle ne peut tenir fermée que lorsque l'aile est en place. Il faut donc faire attention à ne pas l'oublier à l'atelier...
L'assemblage sur le terrain est rapide, il suffit de connecter les servos d'ailerons, de glisser l’aile dans le fuselage et de serrer l'unique vis métallique placée devant le bord d'attaque.
L'accès dans le fuselage est aisé mais la batterie doit cependant être reculée loin sous l'aile pour obtenir le centrage.
La préhension, sous l'aile, au niveau du centre de gravité est parfaite, le fuselage n'étant pas trop large. Après une bonne impulsion face au vent, il n'est pas nécessaire de mettre plein pot car la puissance fournie par le moteur est amplement suffisante : avec une hélice 10''x5'', l'avion grimpe à la verticale. On se contente donc de voler à mi-gaz la plupart du temps, même pour passer quelques figures.
Les trajectoires sont tendues et la vitesse relativement élevée à plein régime mais elle n'atteint pas celle d’un racer.
On peut aussi voler très lentement et il faut insister pour décrocher, l’avion se dandine sur les saumons de gauche à droite sans partir en vrille.

Pour le lancer, le fuselage est facile à tenir sous l'aile, au niveau du centre de gravité.
Avec une charge alaire raisonnable, le Phoenix est maniable et précis.

Les figures sont amples, il faut garder une bonne vitesse en début et en fin. L'avion passe des loopings de grand diamètre en jouant sur la commande de gaz afin d'obtenir de la vitesse que l'on réduit au sommet pour une descente pas trop rapide, tout en retrouvant l'altitude de départ. Si on tire à fond le manche, le modèle à tendance à déclencher en fin de boucle, même avec du moteur.
Les tonneaux tournent rapidement, on peut compter environ 1 tour par seconde. Les tonneaux à 2 facettes sont très simples car le vol dos tient très bien, une faible action à pousser suffit pour maintenir l’avion à l'horizontale. Ca se complique pour ceux à 4 facettes car la dérive avec sa forme très inclinée n'est pas assez opérante dans cette position et la surface latérale du fuselage est réduite. Pour la même raison, les passages tranches sont difficiles car même à plein régime, l’avion a tendance à s’écrouler. Il faut en plus pousser légèrement sur la profondeur pour garder une trajectoire rectiligne. La dérive est par contre très efficace pour effectuer de longues glissades avec le fuselage en attaque oblique.

Puisqu'il n'y a pas de train d'atterrissage, il faudra disposer impérativement d'une piste en herbe pour ne pas endommager le dessous du fuselage.
Le décor met bien en valeur les lignes du Phoenix. Il demande cependant une certaine patience. Heureusement, les gabarits de découpe sont téléchargeables.

Pour de beaux renversements, un petit coup de moteur est ajouté en fin d'ascension afin de souffler le volet juste avant la rotation.
La vrille à plat consomme beaucoup d'altitude et tourne aussi vite que les tonneaux. La vrille dos est un peu plus intéressante car l'avion descend doucement. Quant aux déclenchés, ils sont assez rapides et propres, on sent qu'il y a une certaine inertie mais on peut les stopper facilement et rapidement.
Un centrage encore plus arrière pourrait sûrement permettre au modèle de voltiger plus facilement mais l'avion est déjà très agréable à piloter et à secouer avec le centrage indiqué.
La finesse est très bonne pour un avion, elle est due à l’allongement de l’aile et à la faible traînée du fuselage. La vitesse doit être réduite longtemps avant l'atterrissage. Avant le toucher, il faut tirer légèrement sur la profondeur et arriver le nez un peu haut afin de poser dans l'herbe en évitant de casser l'hélice.
Nous avons essayé différentes tailles d'hélices. Pour un vol musclé, la plus grande est celle conseillée, une Gemfan 10''x5''E. L'été, après un vol un peu musclé, le moteur est tiède. Les prises d'air et évacuation sont donc indispensables. Il est possible de mettre beaucoup plus petit en descendant jusqu'à une 8''x4'' qui donne un vol plus tranquille et accroît encore l'autonomie, avec moins de risque de la casser à l'atterrissage. Des vols d'une quinzaine de minutes sont fréquents.

Une très faible action à pousser suffit pour maintenir l'avion en vol dos.
Passage bas, pour le plaisir des yeux. L'autonomie est importante : on vole près d'1/4 d'heure avec un pack Lipo 3S 2200 mAh.
Pour terminer

Ce modèle entre parfaitement dans la catégorie des petits voltigeurs sportifs, capables d'effectuer de belles figures amples en proposant un vol très agréable. Sa construction reste assez facile même s'il faut effectuer un ponçage conséquent. Cela vaut la peine d'y consacrer un peu d'énergie car les lignes sont bien sympathiques et encore rehaussées en prenant le temps de reproduire le décor proposé. La qualité du kit est très appréciable. Le Phoenix peut donc être une très bonne construction pour un pilote intéressé par un modèle capable de tourner une voltige douce, avec des formes nettement plus originales que les modèles en mousse des copains.

On aime

  • Les lignes fluides
  • La conception numérique qui simplifie l’assemblage
  • La précision des découpe
  • Le décor proposé
  • Le temps de vol et les belles trajectoires

On aime moins

  • Pas de faux bord d'attaque sur l'aile
  • Nez un peu long > centrage difficile
  • Tous les accessoires ne sont pas livrés
  • Trappe libre lorsque l'avion est démonté

Contacter le signataire : Romain Berlivet

 
 
 
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