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1er juin 2018
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Mermaid - Arkaï

Présentation : Laurent Berlivet

Le roi de la glisse !

Quel plaisir de se retrouver dans la quiétude d’un plan d’eau pour piloter un hydravion mais aussi en plein cœur de l’hiver sur un moelleux tapis de neige poudreuse. Pour que la séance de vol se déroule sereinement, mieux vaut cependant utiliser une machine simple et fiable. C’est le cas pour ce Mermaid issu d'un kit d'origine allemande, qui possède plus d’un atout.

Décor coloré Hydroplanage
Le Mermaid est un hydravion facile, qui ne risque pas de se retourner grâce à son aile médiane et ses flotteurs en bout d'aile. En hiver, il va aussi très bien sur un tapis de neige.
Amerrissage   Sur la neige
Ne cherchez pas le Mermaid chez un revendeur français. Il n'est disponible que chez le fabricant allemand, qui l'expédie.

Cette vidéo permet de se rendre compte du volume de vol nécessaire sur un petit lac.

L'hydravion, c'est également génial sur la neige.

Oups ! Collision en vol avec un Beaver de T2M. Joli plongeon, mais aucun mal pour les deux avions.


Caractéristiques techniques

Fabricant : Arkai
Modèle : Mermaid
Prix TTC indicatif : 69,90 €
Caractéristiques
Envergure : 1200 mm
Longueur : 940 mm
Corde : 230 mm et 168 mm
Profil : Biconvexe dissymétrique 8%
Surface : 23,9 dm²
Masse : 830 g
Charge alaire : 34,7 g/dm²

Equipements
Moteur : Emax 2212 1400 kV
Contrôleur : Flycolor 30A LV
Hélice : 8''x4''
Pack propulsion : Lipo 3S 2200 mAh
Servos : 4x 9 g étanches
Radio : 4 voies


Descriptif

Ce petit hydravion est disponible exclusivement au catalogue du revendeur allemand Arkai (arkai-shop.de), qui produit également quelques kits de trainers. Le Mermaid est livré déjà décoré, sur une base de damiers rouges, bleus ou orange comme sur le modèle présenté ici ; à préciser lors de la commande.

Le kit sous sachet plastique Détail du kit
La cellule est livrée assemblée et décorée. Il ne reste que la mise en croix et l'installation de l'électronique à effectuer.

Le fuselage est construit de façon originale puisqu'il est assemblé à partir de fines plaques d’extrudé renforcées partiellement par un doublage en tôle plastique très ajourée. Certains éléments sont en contre-plaqué de 3 mm découpé au laser, comme la platine supportant la batterie, les couples ou le pylône moteur. Le fond du fuselage est découpé dans un épais bloc de mousse, tout comme la cabine qui donne un large accès à l'intérieur. Cette dernière est articulée avec du ruban adhésif très discret puisque masqué par l'entoilage. Elle est maintenue plaquée à l'arrière avec un aimant.
Une feuille de plastique transparent de près de 1 mm d'épaisseur est livrée, déjà découpée suivant les contours du fond du fuselage. Une fois collée en place, elle protégera bien le dessous lorsque l'avion est posé au sol, mais surtout lors de l'hydroplanage, en cas de collision contre des brindilles ou autres objets flottants à la surface de l'eau.
Le pylône moteur n'est pas très discret ni aérodynamique, placé à l'air libre au-dessus du reste. Le moteur a le mérite d'être accessible et parfaitement ventilé.

Dépron et renforts en bois et plastique Construction atypique
Les flancs en mousse sont doublés par une feuille de plastique très ajourée. Les couples et platines sont en contre-plaqué découpé au laser.
Aimant de fermeture verrière Aimant sur la cabine
Charnière souple à l'avant réalisée avec du ruban adhésif posé avant entoilage. A l'arrière, ce sont de petits aimants qui maintiennent la cabine bien plaquée.
Support moteur Pylône moteur en contre-plaqué
Le support du moteur est en bois. Pour le protéger de l'eau, il a reçu 3 couches de verni.
Puits de servo Redan
Le trou sur le dessus du fuselage servira à placer les servos de profondeur et direction, très exposés.   Le rendant sous le fuselage, indispensable pour déjauger.

Juste derrière, un trou carré est percé pour recevoir les servos de profondeur et direction qui se trouvent donc à moitié à l'air libre. Même s'ils sont loin des embruns, ils auraient pu se trouver à l’intérieur de la cabine, aux côtés du récepteur et du contrôleur car ce n'est franchement pas très joli de les voir dépasser ainsi.
A l'arrière, 2 mortaises sont découpées dans le coffrage supérieur, tout comme l'entoilage pour y glisser la partie fixe de la dérive.
Tout est soigneusement recouvert de film adhésif décoré et parfaitement posé, sans la moindre dissymétrie ni décalage.
Sous le film, on devine les passages de l'aile déjà ajourés dans les flancs. Il faudra juste ouvrir l'entoilage pour la glisser à sa place.

Charnière en entoilage Aileron articulé
Tout est parfaitement entoilé. Les charnières des ailerons sont assurées par le film d'entoilage.

Cette aile est en une seule pièce, découpée dans du polystyrène expansé blanc nommé Ecofoam, assez dense et résistant, bien plus que ce qu'on connaît avec les plaques d'isolants à grosses billes qu'on utilise fréquemment pour découper des noyaux. Elle est renforcée par un longeron à l'intrados qui court sur les ¾ de l'envergure. De larges ailerons sont articulés avec du ruban adhésif, là aussi masqué par l'entoilage posé par-dessus.
En plaçant l’aile devant une lampe électrique, on devine par transparence l'emplacement des servos d'ailerons fraisés dans les noyaux.
Le profil est plutôt fin, de l'ordre de 8% à l’emplanture et un peu plus épais côté saumon.
Le bord de fuite poncé en arrondi mesure pratiquement 6 mm d'épaisseur, c’est très épais mais au moins, ce n’est pas fragile.
Les flotteurs de bout d'aile sont découpés dans le même matériau. Le fabricant a pris soin d’ouvrir le film de recouvrement afin de laisser la mousse apparaître aux endroits où il y aura des collages, c'est vraiment bien venu et bien exécuté.

Base de la dérive Smet de la dérive
Assise pour la dérive   Etambot
Des tenons et mortaises assurent une meilleure jonction des empennages. L'entoilage est déjà découpé au niveau de la zone de collage.

La dérive et son volet mobile sont issus d'un contre-collage de plaques. Celle placée au centre possède des tenons qui permettront un placement simple sur le fuselage et sous le stabilisateur tout en améliorant le collage. Là encore, on apprécie.
Le stab est une simple plaque de mousse de 5 mm d'épaisseur, renforcée par une baguette de bois dur à l'intrados. Il pourrait être un peu plus rigide, mais ça tient.
Même chose pour les 2 apex qui viendront se coller sur le fuselage, en face des bords d'attaque.
L'ensemble de cette cellule apparaît bien rigide, très léger, et proprement assemblé et décoré.
On trouve encore un sachet avec des guignols bien adaptés pour des modèles en mousse, des serre-câbles et des morceaux de corde à piano, mais pas de gaine pour les faire coulisser ni de quoi les guider ; nous y reviendrons.

Flotteurs et accessoires Flotteur et film ajouré
La plaque de plastique en ogive servira à renforcer le fond du fuselage. Les saumons sont entoilés, saut au niveau où ils doivent être collés sur l'aile. Du beau travail fait par le fabricant.
Commandes en corde à piano Platine support d'accus
Des baïonnettes en corde à piano sont livrées pour les commandes. Dans le fuselage, la batterie sera tenue par un bandeau de velcro.

Equipement conseillé

Au moment de passer commande, on en profitera pour ajouter au panier les équipements conseillés, parfaitement adaptés, à savoir un moteur brushless Emax 2212 1400 kV, son contrôleur 20 à 30A et 4 mini-servos de 9 g rendus étanches par le fournisseur au moyen d’un cordon silicone au niveau de la sortie du connecteur. Artisanal mais efficace à l'usage.
Côté accu, c’est un Lipo 3S 1800 à 2200 mAh qui trouve sa place sous la cabine et permet d’obtenir le centrage sans ajouter de plomb.

Electronique Emax 2212 1400 kV
L'équipement radio et motorisation ont été achetés en même temps que l'avion. Le moteur est un Emax 2212 1400 kV .
Contrôleur 30A Servo étanchéifié
Le contrôleur vendu avec le combo est un 30A. Un plus petit (20A) aurait suffit.   Les servos conseillés sont étanchéifiés au niveau de la sortie du câblage avec un cordon de silicone.
Bâti moteur Hélice 8x4E
Le moteur est fixé sur sa croix avant d'être monté sur l'avion. L'hélice fixée au dernier moment est une 8''x4''E. (La forme et la marque ABC sont pompées sur APC...)
Cône de fixation d'hélice Hélice et cône
L'hélice est montée sur un support à pince. Pour des raisons de sécurité, elle ne doit être installée qu'en dernier.
Montage

On ne trouve pas la moindre trace de notice de montage, ni dans le kit, ni sur le site du fabricant. Même s'il ne reste plus grand-chose à assembler, quelques indications pourraient être utiles, notamment au niveau des commandes.

Transparence Découpe du film
Par transparence, on découvre les puits de servos. Le film autocollant est soigneusement découpé, à l'extrados.
Puits de servo Installation du servo
Ne pas séparer complètement, l'autocollant, il sera recollé sur le servo après mise en place.
Ajustage Découpe passage fil
Définir l'emplacement du câble de servo et fendre doucement l'aile jusqu'à l'emplanture en se guidant sur une règle.
Conduit pour fil servo Raccord de rallonge
J'ai dû élargir la fente au niveau du raccord de la rallonge.
Colle au pistolet Servo en place
Régler le servo au neutre avec le palonnier à 90° et le fixer avec de la colle au pistolet.
Passage du câble Entoilage replaqué
Glisser les câbles dans la rainure et recouvrir le servo en rabattant le film autocollant.
Rallonges à l'emplanture Palonnier masqué
Pour glisser l'aile dans le fuselage, il faut rabattre un des palonniers pour que rien ne dépasse.

On attaque par l'installation des servos dans l'aile, en découpant l'entoilage au niveau des puits fraisés sans retirer complètement le film qui viendra par la suite recouvrir l’ouverture. Les servos sont immobilisés avec quelques gouttes de colle au pistolet. Des rallonges sont nécessaires pour faire courir les fils jusqu'à l'emplanture et à l'intérieur du fuselage. On pratique au cutter deux saignées de 5 mm de profondeur dans l'aile pour les y glisser le plus discrètement possible, sans affaiblir la cellule. Les guignols et tringleries seront installés plus tard.

Ouverture dans le flanc Retrait du film
L'aile d'une seule pièce se glisse à travers les flancs ajourés du fuselage.
Passage de l'aile   L'aile est glissée dans le fuselage
L'aile d'une seule pièce se glisse à travers les flancs ajourés du fuselage. Seul le film doit être découpé, proprement, en suivant l'ouverture dans le fuselage.
Mise en place de l'aile Passage des connecteurs
Glisser délicatement les fils servos. Il ne faut pas qu'elles déforment le fuselage.
Depuis l'intérieur du fuselage Passage des rallonges
Les prises débouchent au fond de la cabine. Prévoir un peu de longueur pour les tirer jusqu'au récepteur.
Triangulation
La triangulation doit être parfaite avant d'envisager le collage.
Pointage à la cyano Congé de colle
Le collage de l'aile se fait par l'extérieur. Pointage à la cyano Depron puis un congé est formé tout le long de la jonction avec un pistolet à colle.

Ensuite, on procède à la mise en croix en retirant le film pour le passage de l'aile dans le fuselage avec une lame parfaitement tranchante, en se calant sur la découpe du flanc, sans riper et sans faire de vagues. L'aile est alors glissée délicatement au travers du fuselage, en ayant pris soin de coucher le palonnier du servo d'aileron dans l'épaisseur de l'aile pour ne pas qu'il bute contre le flanc. Le câblage qui dépasse doit être glissé le plus à plat possible pour ne pas déformer le flanc.
Il faut vérifier la triangulation avant de pointer l'aile avec quelques gouttes de cyano. Si tout est parfait, on réalise un congé à la colle au pistolet tout le long du raccord aile-fuselage de façon à ce que tout reste bien hermétique. Ca sera visible de l'extérieur mais pas moyen de faire autrement, l'accès depuis l'intérieur du fuselage étant très limité à ce niveau.
Il reste à coller la dérive bien verticale, et le stab parfaitement à l'horizontale, aligné avec l'aile. Pour cette opération, j'ai placé le modèle retourné sur le dos, l'aile surélevée par deux cales afin que le stab repose bien à plat sur le plancher durant la durée du séchage.

Dessous du stab Découpe délicate
Le film doit être retiré au niveau de l'assise du stab. Travailler très délicatement avec une bonne lame pour découper le film sans fragiliser la cellule.
Retrait de l'entoilage Tenons et mortaises
Le collage a été fait à l'époxy. Après coup, je pense que ce serait mieux de le faire à la colle contact, ou bien à la PU blanche.
Encollage Dérive plaquée
Encollage de la base de la dérive, puis positionnement bien à l'équerre dans le fuselage.
Dessous du stab Colle étalée
C'est ensuite au tour du stab de se placer sur le haut de la dérive. Les tenons-mortaises sont bien pratique pour l'alignement.
Collage du stab Collage sur cale
Collage du stab bien à l'horizontale en posant le modèle retourné sur des cales.

Rien à commenter sur les commandes d'ailerons, confectionnées avec les morceaux de corde à piano pliés en baïonnette côté guignol et raccordés avec les serre-câbles fournis côté servos.
Pour les commandes de l'empennage, une petite photo visible sur le site du fabricant laissait deviner que la corde à piano partait du servo pour aller directement sous le stab. Flambage assuré dès la moindre sollicitation. Et ce n'aurait été guère mieux pour la direction. Comme les cordes à piano sont assez rigides, elles peuvent être guidées en quelques points, c'est suffisant pour la direction. J'ai pris un tube en plastique de 2 mm intérieur tronçonné en morceaux de 10 mm de long. Des bandes de plastique rigide sont repliées autour de chaque morceau de tube et pincées après y avoir glissé une goutte de colle. Les pontets obtenus sont répartis régulièrement entre les servos et les gouvernes, 2 pour la direction, 4 pour la profondeur à cause de la courbure de la commande qui suit la dérive jusqu'au volet. Pour la profondeur, je n'ai pas utilisé la corde à piano mais j'en ai choisi une plus fine qui coulisse dans une gaine. Le guignol fourni a été mis de côté, un pontet identique aux autres le remplace avantageusement.
Pour finir, la feuille de plastique protégeant le fond du fuselage a été collée avec un film adhésif double-face plaqué sur toute la surface.

Soudure des connecteurs Prises PK
Soudure des connecteurs sur les 3 phases du moteur.
Mise en place du contrôleur Sortie des prises
Le contrôleur est glissé par l'intérieur de façon à faire déboucher les 3 fils par la petite ouverture sous le support moteur.
Raccord du moteur Fixation du moteur
Les prises sont raccordées puis le sens de rotation est vérifié. Quand tout est bon, le moteur est vissé sur la cloison.
Silicone sur servo Sécurisation des prises
Les servos sont livrés ainsi, avec une goutte de silicone au niveau de la sortie des fils pour étanchéifier.
Servo de profondeur et de direction Collage à chaud
Le raccord des rallonges est sécurisé avec de l'adhésif afin que tout reste en contact, même si on tire un peu sur le fil. Les servos sont ensuite glissés dans l'ouverture existante. Fixation à la colle au pistolet.
Collange des suamons/flotteurs Collage des flotteurs
Le film est parfaitement posé, laissant apparaître la mousse pour un bon collage.
Flotteurs installés Flotteurs à l'extradis
Les flotteurs de bout d'aile sont alignés sur l'extrados.
Doublage du fond du fuselage Adhésif double face
Une plaque de plastique est livrée pour protéger le fond du fuselage. Je l'ai collée avec de l'adhésif double-face transparent.
Détourage Retrait de la protection
L'adhésif est recoupé proprement en suivant le suivant le contour de la plaque en plastique.
Doublage du fond du fusealge
Le dessous du fuselage est renforcé par une feuille de plastique épais, collée au double-face.
Installation du guignol Fente dans l'aileron
Repérage pour le positionnement du guignol. Un coup de cutter précis traverse la gouverne.
Guignols et commandes Collage du guignol
Les guignols sont collés dans les emplacements choisis.
Plaque de maintien du guignol Commande d'aileron
Une baïonnette côté guignol, et un serre-câble côté palonnier de servo.
Commande courte Vinyle de masquage
Du vinyle a été ajouté pour recouvrir le puits de servo et le passage du câble.
Fente dans la dérive Guignol de direction
Le guignol en deux parties emprisonnent la gouverne.
Apex à coller Apex en place
Les apex placés devant l'emplanture de l'aile évitent les projections d'eau.
Collier nylon Installation contrôleur et récepteur
Installation du contrôleur et du récepteur. Ils sont surélevés donc relativement à l'abri des projections d'eau.
Portions de tubes Languettes de plastique
Des pontets ont été confectionnés avec un tronçon de tube enveloppé par une feuille de plastique pour y faire coulisser les commandes de l'empennage.
Dépolissage Pliage en U
Les tubes sont tronçonnés à 1 cm. Des bandes de plastique sont découpées à la même largeur.
Encollage Séchage en forme
Les bandes de plastique sont collées autour des tubes.
Pointets Commande de direction
Les pontets fabriqués spécialement permettent de guider efficacement les cordes à piano pour éviter tout flambage.
Installation des pontets Collage d'un pontet
Il y a deux guides pour la commande de direction en corde à piano.
Commande bien guidée COmmande de profondeur
Pour la profondeur, une gaine souple en plastique de 2 mm et sa corde à piano remplace celle qui était fournie, inutilisable. Elle suit une belle courbe pour déboucher à peu près à 1 cm de l'articulation.
Tube-guignol Guignol de profondeur
En guise de guignol, c'est à nouveau une portion de tube qui est utilisé.
Commande de prof
La commande de profondeur est accompagnée à plusieurs endroits pour former une courbe régulière.
Réglages

Le centrage s'obtient sans plomb comme on l’a vu, en reculant la batterie 3S 2200 mAh sur sa platine, en butée contre le couple. Il se situe à 78 mm du bord d'attaque. Avec une batterie 1800 mAh, il se trouve légèrement plus arrière ; le comportement ne devient pas malsain mais c'est au détriment de l'autonomie.
Le récepteur et le contrôleur sont fixés côte à côte sur la platine arrière, avec des colliers nylon. Ne touchant pas le fond du fuselage, ils sont relativement protégés lors d'éventuelles infiltrations d'eau.
Les gouvernes sont toutes assez larges et efficaces. Inutile de mettre des doubles débattements, l’appareil n’est pas un voltigeur 3D même s’il accepte de passer quelques figures acrobatiques.

Réglages
Centrage : 78 mm du bord d'attaque
Débattements :
Roulis : 20 vers le haut ; 15 mm vers le bas
Tangage : 15 vers le haut ; 15 mm vers le bas
Lacet : 40 mm de chaque côté

On se jette à l'eau

Commandes bien guidées Surfaces généreuses
Les servos de profondeur et direction sont placés à l'air libre. Pas très élégant...
Sous la cabine Hydroplanage
La cabine articulée offre un large accès dans le fuselage. La batterie est maintenue par un anneau de Velcro. La cabine est placée très haut donc les risques d'infiltration d'eau sont nuls, ou presque.
Jérémy donne un coup de main Bricolage
L'appareil est très coloré. Le décor complexe est disponible au choix en orange, rouge ou bleu.

La mise à l’eau est commode en tenant le modèle par le pylône, c’est pratique quand les berges ne sont pas bien aménagées.
Le guidage du Mermaid est facile, la dérive affleure la surface mais est parfaitement soufflée par l’hélice propulsive. Sans vent, on arrive à tourner sur le saumon, donc sur un très faible rayon. Lorsqu’une brise fait glisser l’hydravion sur l’eau ou le fait agir comme une girouette, il ne faut pas hésiter à donner un coup de moteur pour accentuer l'efficacité du volet de direction. A très faible vitesse, un ordre inverse aux ailerons aide aussi à réduire le rayon de virage car la gouverne abaissée frotte contre la surface de l’eau. Il n'y a que par vent fort qu'il faudra se résigner et parfois virer du côté décidé par l’appareil, comme c’est souvent le cas avec les petits hydravions non équipés de gouvernail marin.

Glissade sur l'eau Prise de vitesse
Le volet de direction soufflé directement par le moteur est très efficace même s'il touche à peine la surface.
Déjeaugeage Au ras des flots
L'avion navigue parfaitement en équilibre sur son redan et déjauge de lui-même, tout en douceur.

L'aile repose bien à plat, que ce soit à l’arrêt ou lors de la prise de vitesse. Les flotteurs aux saumons stabilisent bien l’appareil et évitent tout retournement, même lors de violentes touchettes. On a droit au pire à une belle gerbe d'eau.
A vitesse moyenne, il faut une certaine puissance car le fuselage et les flotteurs trainent beaucoup. Par contre, dès qu’un seuil a été franchi et que le fuselage monte sur son redan, ça accélère très vite en frôlant à peine la surface et un filet de moteur suffit pour le maintenir dans cette position. La phase d'hydroplanage est si grisante qu'on en oublierait presque que l'avion est fait pour s'envoler.
En équilibre sur le redan, l'aile en effet de sol, le décollage s’effectue parfois sans sollicitation de la part du pilote, après être passé sur une vaguelette ou en croisant son propre sillage par mer d’huile. Dès que l'hydravion a quitté l’eau, l’allure s’accroît encore, donc les décollages sont très sûrs, sans risque de décrochage si on laisse faire.
A plein régime, l'hélice propulsive est assez bruyante, comme c’est souvent le cas quand elle se trouve dans le flux de l’aile. On pourra donc réduire la puissance pour grimper de façon plus réaliste. Le plein pot ne pourra être utilisé que lors des figures ascendantes ou les passages rapides.

Hydroplanage Taxiage
Quelle que soit la vitesse, les glissades sont un régal.
Dans les vagues Amerrissage
Le contact avec l'eau se fait en sécurité, on multiplie les touch&go et les amerrissages durant un vol tellement ils sont plaisants.
Passage rapide Passage bas
Passage rapide au ras de l'eau. L'hélice propulsive est malheureusement assez bruyante.
Sur leau Décollage ou atterro
Belle déco d'origine   Prêt à partir
Les surfaces généreuses et la charge alaire assez réduite permettent d'évoluer dans un petit volume.

La charge alaire réduite est garante de faibles vitesses et d'un comportement tolérant. On peut virer serré en pilotant 3 axes.
Le décrochage est très doux, on insiste très longtemps en cabrant sans que ça déclenche. L’avion bascule doucement sur une aile sans entrer en vrille, sauf si on l'aide à la dérive et éventuellement aux ailerons.
Dans le vent, il reste très stable avec son aile médiane malgré la faible masse.
Il est possible de voltiger en tournant boucles et tonneaux. Le vol dos tient en poussant modérément et plus étonnant, le vol tranche se maintient à pleine puissance face au vent. Il faut cependant cabrer assez fortement pour maintenir une trajectoire rectiligne.
Le plus intéressant avec un hydravion, ce sont les passages au ras de l'eau, les touch&go et les amerrissages. Si l'avion arrive un peu vite et nez bas, il peut rebondir. Dans ce cas, pour éviter que le nez enfourne ou entame une série de ricochets, il faut jouer rapidement avec la profondeur et le régime moteur pour le remettre à plat lors d'une embardée, ou bien en repartant pour une nouvelle approche.
Après une douzaine de minutes, il faut songer à regagner sa surface liquide, en gardant une marge d'énergie pour revenir jusqu'au bord.

Touchette d'un flotteur Gerbe d'eau
Parfois, un saumon accroche la surface. On a droit à une belle gerbe d'eau et éventuellement un changement de direction mais le Mermaid ne risque pas de se retourner.
Passage dos Sur la tranche
Le Mermaid est capable de passer quelques figures de voltige simple, de voler sur le dos et même sur la tranche.

Quand le bassin est agité, le Mermaid montre quelques faiblesses dues à sa petite taille. Il arrive que le claopt recouvre le nez et submerge même l'aile. Les servos sont heureusement étanches donc rien à craindre. Par contre, l'eau peut s'infiltrer le long de la cabine si on insiste. Il convient donc pour décoller dans ces conditions de cabrer fortement et de mettre toute la puissance sans tarder. Dans ce cas, face au vent, le Mermaid quitte l'eau en 2 m à peine mais en toute sécurité.
Petite suggestion d'un ami qui possède le même appareil : On peut éventuellement ajouter une languette en plastique ou en contre-plaqué fin, à l’intérieur des flancs, dépassant de 5 mm, et tailler une rainure en face dans la cabine pour qu'elle se glisse dedans. Cela réduit les infiltrations d’eau, qui restent néanmoins minimes.

Dans la neige Sur la neige
L’hiver sur un tapis de neige, le Mermaid sera aussi à l’aise que sur l’eau.

Même si l’hydravion se pratique plutôt durant les journées de la belle saison, c’est aussi un excellent jouet pour les jours de neige. En effet, rien de telle comme piste d’atterrissage qu’un doux tapis de poudreuse bien soyeuse. On a l’impression d’évoluer dans du coton.
L’avion glisse et se manie tout aussi bien en donnant de grands ordres et des coups de gaz pour souffler la dérive et tourner sur de petits rayons.
Les patins en bouts d’ailes stabilisent bien et recalent tout dans l’axe.
Le bonheur dans ces conditions, c’est d’enchaîner les décollages et les atterrissages. Si ce n’est déjà fait, on vous recommande d’y goûter dès qu’une occasion se présentera.

Glissades sur un tapis de neige Hydravion sur neige
On s’amuse à enchaîner les décollages et atterrissages sur cette piste presque interminable.
Décollage depuis un champ de neige

Un hydravion pour tous

Si on prend le temps de modifier les commandes de direction et surtout celle de profondeur, le Mermaid volera longtemps. Il conviendra à n’importe quel pilote dégrossi sur un trainer à ailerons et à tous ceux qui souhaitent évoluer sur l’eau avec une machine facile, qui ne risque pas de se retourner en cas de coup de vent latéral, ni après un posé mal négocié.
Cette cellule légère, robuste et fonctionnelle offre en plus un excellent rapport qualité/prix.

Jolies couleurs Vue de côté
Le Mermaid est la machine idéale pour débuter en hydravion, ou pour voler sans stress.

On aime

  • Tarif correct
  • Qualités de vol
  • Hydroplanage facile
  • Décor coloré (3 coloris disponibles)

On aime moins

  • Servos d’empennages à l’air libre
  • Commande de profondeur inutilisable telle que suggérée
  • Non démontable
  • Hélice bruyante à pleine puissance
Mermaid Arkaï au décollage
 
 
 
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