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11 janvier 2015
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Batteries LiFePO4Changez-vous la LiFe !
Par Pierre Alban

Nous avions évoqué dans un précédent article l’intérêt d’utiliser les accus LiFePo4 pour nos réceptions.
Face aux questions posées et aux dernières solutions mises en œuvre, il était utile de revenir dessus, car si votre escadrille n’est pas encore totalement équipée, c’est qu’il vous manque quelque chose pour franchir le pas !
Nous verrons aussi que l’on peut faire simple et efficace sans passer par de coûteux modules de sécurité, qui pèsent, compliquent les choses et qui ne sont finalement adaptés qu’aux VGM et autres avions hors normes.
En espérant ainsi vous aider dans la gestion de vos alimentations…

Parmi les gros intérêts des nouvelles générations d’accus, face aux antiques Ni-MH, c’est qu’il n’y a quasiment plus d’auto décharge: ils ne perdent plus leur capacité. Plus d’effet mémoire, plus de cycles charge-décharge à faire systématiquement, et on peut maintenant juger de l’état de charge avec un testeur ad hoc, ce qui n’était pas vraiment fiable par le passé. Soyons clair, la trop longue époque des Ni-MH était une galère, ils nous ont coûté beaucoup de modèles, nous ne les regretterons pas !
Comment ? Vous en avez encore ? Pour montrer à vos petits enfants, sans nul doute…
Sérieusement, il faut vraiment vous débarrasser de ces vestiges du passé.
Concrètement, voici comment vous équiper pour que ce soit pratique.

LiPo ou LiFe ?

Les LiFePo4 ne sont pas des bombes incendiaires comme les LiPo et donc déjà pour une question de sécurité, on préférera les LiFePo4. Mais pas seulement.
Leur voltage est assez différent, en pratique pour un 2S : 6,6 V pour les LiFe et 8,4 V pour les LiPo
Ainsi la télémétrie indique bien 8,4 V au réel en vol avec un lipo 2S. ( (La tension d'un élément lipo chargé est de 4,20 V. Sous fort courant de décharge uniquement, la tension descent à 3,7 V, ce qui n'est pas le cas dans une réception.) On voit tout de suite qu’un accu LiFe est grosso modo au niveau d’un accu 5 éléments Ni-MH. On peut donc remplacer l’un par l’autre sans soucis. D’autant que 5 éléments Ni-MH donnent même en début de charge une tension plus élevée qu’un LiFe, qui reste assez stable autour des 6,6 V.
Donc, sauf cas particulier, c’est LiFePo4 à tous les étages, o-bli-ga-toi-res !

Batteries doublées Batteries doublées Batteries doublées
Un moyen pratique et efficace de fixer 2 accus : les placer dans une gaine thermo, qui elle même est fixée au modèle avec un velcro de qualité.

Cas particulier des Profi MC

Dans de rares cas, on voudra utiliser le voltage plus élevé des LiPo. C’est le cas de certains émetteurs, qui, bien entendu, doivent en premier lieu se débarrasser de leur vieux Ni-MH. Les émetteurs Multiplex par exemple peuvent faire fi de leurs 6 éléments Ni-MH préhistoriques, avantageusement remplacé par 2 éléments LiPo. Attention cependant ! Si les Evo et Royal Pro ne sont pas touchées par ce qui va suivre, concernant les anciennes MC 3010/ 3030 / 4000, des pannes à répétitions, qui n’existaient pas avant, commencent à se produire en série. Il ne peut plus s’agir d’un hasard, force est de constater que le passage au LiPo ne convient pas à certains éléments des MC. La faute à n’en pas douter aux 8,4 V débités par un LiPo 2S en pleine forme. Visiblement c’est un peu trop.

MC-4000 et LiFePO4 Diode
Emetteur MC4000 équipé d'un pack 2 éléments Li-Po. La diode est recouverte par un morceau de gaine thermorétractable rouge.

Il existe une solution simple et fiable pour baisser le voltage de quelques dixièmes de volts et revenir au niveau des 6 éléments Ni-MH : intercaler une diode dans le circuit ! Nous verrons d’ailleurs que cette diode est pleine de ressources.

Depuis, plus aucun problème sur nos différentes radios ainsi équipées.

Aucun souci, rappelons-le, sur les radio plus récentes comme les Royal Pro, Cockpit SX, etc.

Ecran MC-4000
Résultat : 7,22 V au lieu de 8 V.
Les composants de la MC-4000 préfèrent.

Une bonne résolution : passer au tout LiFe en direct

6,6 volts, c’est donc la tension que donne un LiFePo4 en 2S, comparée aux 8,4 volts que donnent dans la pratique un LiPo 2S. Ces derniers nécessitent donc dans le modèle, soit des servos haut voltage, soit un régulateur de tension, dont nous avons parlé dans un précédent sujet.
Alors que les 6,6 volts, beaucoup de servos les acceptent, comme les Hyperion que l’on utilise souvent, en particuliers les FMD 095 ultraplats pour les ailes de planeurs. Sur les Hitec et les Graupner par contre, on ne vous conseille pas… en tout cas pas sans l’astuce qui va suivre.
En effet, pour obtenir une tension acceptable par tous les servos, on peut mettre si besoin est, devinez-quoi ? Une diode ! Ainsi on va obtenir environ 5,8 V et là, tout le monde est content. Nous avons ainsi acheté d’occasion un F3B totalement équipé en Hitec, il vole maintenant sans souci avec un 1450 mAh LiFePo4 en 2 S + une diode. Pas de régulateur de tension, pas de source de panne, simplicité, sécurité !
Avec un LiFePo4 en direct, on peut également très bien panacher les tensions supportées par différents type de servos. Ainsi avons-nous pour certains grands planeurs, dans la même machine, des servos plats en voltage normal pour les ailerons, et des servos haut voltage dans le reste du planeur. Il suffit alors d’intercaler une diode sur le fil rouge du servo qui n’est pas « HV », ceci juste pour dire que c’est possible. L’intérêt ? Le prix ! Certains servos HV sont vraiment hors de prix, et puis on peut souhaiter utiliser certains servos que l’on avait déjà, tout en modernisant...
Mais la vraie solution, c’est dès le départ, de ne prendre que des servos acceptant au moins du 6,00 V.

Platine réception 6 m Deux packs de réception
Simple et efficace, l'équipement d’un planeur de 6 m sur une seule platine(disposée verticalement dans ce modèle), avec ses différents modules de télémétrie, dont le double voltmètre (en haut à gauche) branché sur le doubleur d’accu… A droite, ses deux accus LiFePo4.

Avec des LiFePo4

Soyons clair, depuis que tous nos Ni-MH ont été classés verticalement, nous n’avons plus jamais eu de problème, ni perdu aucun modèle. A tel point que nous équipons maintenant nos modèles en fonction de ce type d’alimentation. Quitte à acheter des servos, autant prendre ceux qui acceptent le 6,6 V sans pour autant appartenir à la catégorie, parfois ruineuse, des HV.
A partir d’une certaine taille de machine, ou d’une certaine valeur, nous évitons même les alimentations par BEC ou par Ubec au bénéfice d’un petit LiFePo4 qui ne pèse pas bien lourd.
La survie du modèle n’est plus assujettie à une électronique supplémentaire.
Avec un LiFePo4 placé en direct, rien ne vient donc se placer entre la batterie et le récepteur. Fiabilité absolue ? Non, cela n’existe pas mais c’est déjà bien mieux. Oui, mais…

La connectique et les interrupteurs

Le maillon faible maintenant, ce sont les prises et bien entendu les interrupteurs. Ces derniers n’ont d’ailleurs qu’une seule place : rejoindre les accus Ni-MH dans la poubelle. En voilà encore une belle source de panne ! A part les inter électroniques, qui ne coupent pas le jus en cas de défaillance (mais c’est quand même de l’électronique), les interrupteurs classiques n’ont aucune place dans un modèle volant (ni même ailleurs !). Il suffit d’en démonter un pour être définitivement vacciné ! On prend peur en voyant par quoi passe le vie de nos chers modèles !
Pour couper ou mettre le courant, rien ne vaut une bonne prise de puissance, comme celle des propulsions électriques. En plus, en équipant vos LiFePo4 d’une de ces prises, cela permet de standardiser avec vos accus de propulsion, pratique pour ne pas multiplier les câbles de charge.

Plus important encore, côté récepteur, où l'on va équiper la prise de puissance de deux prises uni, dont l’une viendra se brancher sur la prise de la batterie, et l’autre sur une prise de servo libre, ou si tel n’est pas le cas, avec un cordon en Y, sur la prise du servo (une prise du Y pour le servo, l'autre pour l’accu). Ainsi, en doublant les prises batterie au récepteur, on élimine une autre source de panne, un autre maillon faible.

Récepteur avec double prises batteries Câblage d'alimentation doublé
Récepteurs dotés de deux prises batteries (« B »), non pas pour 2 batteries mais pour deux prises venant de la même batterie (ou d’un doubleur d’accu). En doublant le circuit d’alimentation, on se protège contre un faux contact sur une des deux prises et on permet de plus forts appels de courant sans perte.

Notons d’ailleurs qu’à cet effet, certains récepteurs proposent deux entrées batteries. En l’état, ce n’est pas pour brancher deux batteries, mais pour doubler la connectique d’une seule batterie.
D'ailleurs certains accus LiFePo4, dédiés justement à la réception, proposent souvent deux prises de sortie. C’est très bien car on pourra ainsi utiliser les deux prises pour aller au récepteur. Cela imposera d’avoir donc 2 petites rallonges au bon format qui seront branchées au récepteur, comme décrit ci-dessus. Et bien entendu, ça fera deux prises à brancher ou débrancher pour allumer/éteindre la radio. C’est pas la mort et la sécurité vaut bien cette petite manip' supplémentaire.

Cordons doublés sur packs

En résumé, que l’on place une prise de puissance genre M6 verte sur le circuit d'alimentation, ou que l’on conserve les deux prises avec deux petites rallonges, il est de toute façon capital que le récepteur reçoive son énergie via deux prises différentes.
Accus de réception livrés avec deux cordons: autant les utiliser tous les deux en même temps, c’est plus sûr.
La diode magique dans tous ses états

Pas question de choisir l’économie sur la sécurité, mais si on peut avoir les deux, c’est mieux, non ? Et justement, deux, c’est mieux qu’un, surtout quand on parle des batteries de réception.
Comme nous l’avons vu, il y a d’autres sources de pannes à éliminer avant ça, car en fait ces accus sont fiables.
Néanmoins, quand on a la place ou quand on doit mettre du lest, autant mettre du poids intelligent et donc pourquoi pas doubler les accus. C’est ce que nous faisons pour les gros avions, les remorqueurs et les planeurs à partir de 4 m.
Cela nécessite donc l’utilisation d’un doubleur d’accu car si vous branchez en direct deux accus en même temps sur votre récepteur, les deux accus vont rentrer en conflit, pour ne pas dire une guerre éclair ! Dégâts collatéraux : un récepteur et deux accus à la poubelle ! Si c’était des LiPo, il n'y aurait même plus d’atelier ! Il faut donc faire quelque chose, c’est mieux, n’est-ce pas ?

Il existe une solution simple et fiable pour baisser le voltage de quelques dixièmes de volts et revenir au niveau des 6 éléments Ni-MH : intercaler une diode dans le circuit ! Nous verrons d’ailleurs que cette diode est pleine de ressources.

Depuis, plus aucun problème sur nos différentes radios ainsi équipées.

Aucun souci, rappelons-le, sur les radio plus récentes comme les Royal Pro, Cockpit SX, etc.

Diodes
Des diodes à insérer dans le circuit d’alimentation pour baisser le voltage de 0,6 V..

Une diode, ne fait passer le courant que dans un sens et au passage prélève sa dîme de quelques dixièmes de volts comme nous l’avons vu plus haut. Ainsi, par ce « sens unique » imposé par la diode, le courant d’un accu ne peut pas « remonter » dans l’autre accu et ainsi la cohabitation se passe bien. Mieux, le courant qui passera dans le récepteur sera celui de la batterie qui offre le courant le plus élevé.
Donc si une batterie vient à faiblir, ou même à mourir, pas de problème, c’est celle des deux qui sera en meilleure forme qui alimentera le modèle ! C’est pas beau ça ? Pour un coût quasi nul et une fiabilité maximum. Juste une diode à intercaler sur le fil positif de chaque batterie, rien de plus. Pas de quoi s’en priver, avouez-le.
Attention cependant, demandez bien au magasin de composants électronique, de vous fournir des diodes adaptées à votre consommation. Pour une radio, une diode classique supportant 1Ah est largement suffisante, mais pour une réception c’est trop juste, là, la diode devra pouvoir encaisser 5 Ah.

6,6 V sans diode 6 V avec diode
Sans diode un LiFePo4 donne 6,6 V, tous les servos ne le supportent pas.
Avec une diode le courant passe à 6 V, soit un peu moins qu’un Ni-MH de 5 éléments.
Soudure d'une diode Cordon réducteur de tension Diode et télémétrie
Soudure d’une diode dans un circuit d’alimentation (ici sur une radio).
Dans la gaine thermo se trouve une diode : Voici donc un cordon réducteur de tension.
A la télémétrie, sous effort, voici ce que reçoit le récepteur avec un LifePo4 + une diode.

La solution magique :

  • Ne pas avoir d’inter mécanique, OK.
  • Un câblage adapté, OK.
  • Des diodes pour baisser le voltage, c’est bien; OK.
  • Deux accus c’est mieux qu’un seul, surtout si on a besoin de lest. OK.
Un petit « bidule » regroupe tout ça ! C’est le Safety Switch 12 Twin Batt de Multiplex, qui existe en plusieurs versions, avec un ou deux accus. C’est la seconde version pour deux accus qui nous intéresse car cela n’est plus qu’un inter électronique, mais aussi un doubleur d’accu, équipé de bonnes prises sérieuses. Ce précieux petit accessoire est livré soit tout en prise M6 verte, pour y brancher certains récepteurs qui en sont équipés, soit avec 2 prises uni pour être branchées dans le récepteur.
D’autre part, les diodes internes nous abaissent le courant d’environ 0,6 V. Ce qui vous donne un petit 6,0 v en sortie si vous utilisez un LiFePo4.
Safety switch Multiplex

Il dispose en outre de deux sorties pour y brancher 2 voltmètres et surveiller la tension de chaque accu. On pourra y brancher aussi bien un voltmètre à LED qu’un équipement télémétrique.
Autre possibilité d’utilisation du Safety Switch, c’est de l’utiliser sur un grand planeur électrique avec un Ubec d’un côté et une petite LiFePo4 en secours. Cela permet de palier à une défaillance de l’Ubec et de passer sur le petit accu de secours. A la condition de disposer d’une alerte télémétrique, car si c’est pour voler sur la réserve sans se savoir ça ne fait que repousser le problème.
Pour cette utilisation atypique, il faudra que l’accu de secours soit d’un voltage inférieur à celui fourni par l’Ubec, car les diodes du Safety Swicth donnent la priorité à l’accu le plus « volté ».
On peut ainsi imaginer un modèle tout équipé en servoS HV, avec un Ubec sérieux taré sur 7 ou 8 volts et un petit LiFePo4, de 6,6 V. Si l’Ubec tombe en panne, restera le petit accu. Et à la télémétrie, en ayant mis une alarme sous la barre des 7 V, on saura de suite qu’il y a un lézard.
Ceci étant, pour un modèle tout en servo HV, n’est-il pas plus simple de se « contenter » d’un seul accu branché en direct avec une bonne prise ? A chacun de voir. Souvent, plus c’est simple mieux c’est. Et on a encore jamais vu un LiFePo4 se « couper » brutalement comme c’était le cas des Ni-MH.

DR 400
Comme les planeurs, notre DR400 de 2,55 m est également équipé. Le safety Switch se trouve au millieu. A gauche en noir, les deux LiFePo4 2300 mAh. Notez le câblage « sérieux » des accus.
Vous remarquez dans ces pages l’usage abondant des récepteurs « PRO » Multiplex. A part l’intérêt de grosse prise d’alimentation, ces récepteurs disposent sur chacune des voies d’un petit fusible. Ainsi si un servo venait à entrer en court circuit, seul la voie concernée serait inactive, évitant ainsi de détruire toute l’installation. C’est un peu plus cher, mais la sécurité est là...
Nota
Comme tous les inter électronique, même sur « OFF » le Safety Switch a une petite consommation. il ne faut donc pas y laisser les accus branchés pendant des jours, sous peine de tuer vos accus par une décharge profonde. Autre façon de tuer vos accus : les laisser encore branchés au Safety Sswitch et les recharger par la prise d’équilibrage. Y’a comme un conflit !
Oh la jolie fumée…

Le cas de l'Ubec
Cela nous amène à reparler de ce stabilisateur de tension.
Comme on l’a vu, si on peut s’en passer en utilisant des servos HV, c’est pas plus mal. Dans le cas contraire, il offre une bonne solution pour se passer d’une batterie de réception dans un modèle. On préférera d’ailleurs utiliser un Ubec externe, plutôt que le BEC du contrôleur sur une belle machine où la place est comptée, comme sur un F5B/J.
Ubec 20 A
Préferer un Ubec largement dimensionné. Ici un 20 Ah : qui peut le plus, peut le moins...

Pour vous sensibiliser à cette question, laissez nous vous rapporter cette anecdote : Sur un Carbon Z Cub, nous avons préféré utiliser un Ubec séparé plutôt que le bec du contrôleur (donné pour 3 Ah), car il y a quand même beaucoup de servos sur ce modèle (7 numériques), qui sont de plus très sollicités avec le gyro 3 axes. Aussi avons nous branché un Ubec donné soit disant pour 5 Ah en pointe. Las ! Les servos avaient des mouvements saccadés et l’Ubec s’est mis à devenir bien tiède au bout de 10 secondes ! On n’a pas prolongé l’expérience ! Nous avions un Ubec de 20 Ah, sûrement surdimensionné, mais celui là il tient le choc.
La leçon à retenir est de ne pas hésiter à mettre des Ubec surdimensionnés. Pour revenir sur le Carbon Z Cub et son bec d’origine à 3 Ah, on comprend donc pourquoi il y en a qui tombent. Attention donc aux servos numériques qui ont parfois de gros appels de courant. Quand un gros Ubec est indispensable, nous utilisons donc un YEP 20 Ah HV, donnant toute satisfaction.

Alimentation dans Carbone Z Cub Carbone Z Cub
Sur le circuit allant au controleur situé sous la platine, on notera la dérivation destinée à alimenter l’Ubec (Carbon Z Cub).

Moderniser un grand planeur

Il est bien évident que sur une grande plume un peu ancienne mais en état de vol, on ne va pas s’amuser à changer tous les servos. Dans ce cas, on placera un Ubec directement en aval de chaque batterie et amener ainsi le voltage souhaité au doubleur d’accu. Le but là encore est de palier la panne d’un Ubec plutôt que celle d’une batterie. On choisira plutôt un Ubec délivrant un voltage compris entre 5,2 et 5,5 V au récepteur, chacun au minimum de 5 / 7,5 Ah en continu. C’est-à-dire qu’avec une double alimentation (grignotant 0,6 V) ils seront plutôt réglés sur 6 V.
En illustration, on voit 2 planeurs achetés d’occasion et modernisés. Un 4 m avec un régulateur Graupner PRX5. Sa puissance n’est pas très importante, mais le planeur n’est équipé qu’en servos analogiques, c’est donc suffisant. Mais si le PRX5 tombe en rade, le planeur est mort (même si c’est fiable, tout passe par lui.).

PRX 5A Graupner ASW 15

Ceci est un doubleur d’accu+ réducteur de tension + inter électronique.
Sa limitation à 5Ah lui interdit de gérer de très nombreux servos numériques, mais il va très bien dans un 4m avec des servos analogiques.

Ubec Castel Creation Crystal

L’autre, aussi en analogique, est un 5 m tranquille avec 2 Ubec Castle Creation 7,5 Ah en continu. Le câblage n’est pas d’un super diamètre, mais il est cohérent avec les batteries utilisées.

On remarquera que ces LiFe spécial Rx sont livrées avec un prise JST rouge, ce qui est mieux que les prises « uni ». Ces régulateurs peuvent être programmés au dixième de volt près, ce qui est pas mal, mais nécessite encore l’achat du cordon USB spécial. Dans ce dernier cas, si un régulateur ou un accu est défaillant, on sauve le modèle.

Double alimentation Ubec +LiFepo4
Les deux accus et les deux U-bec posés au fond du fuselage pour la photo. Ubec +LiFepo4 : les prises JST rouges sont bien. Par contre on comprend que si un seul des maillons de cette chaîne disfonctionnait, ce serait le drame. C’est pour cela que tout cela est doublé dans le planeur.

Charger facilement ses LiFePo4 par la prise d'équilibrage

Depuis de nombreuses années, nous chargeons nos accus de réception via la prise d’équilibrage et c’est bien utile. Nous n’avons rencontré aucun problème à cette pratique, qui a pour seul inconvénient que les prises d’équilibrages ne sont pas faites pour passer de forts courants (ceci étant, nous avons ainsi chargé pendant des années des LiPo sous 4Ah). Mais pour des accus de réception il n’y a pas vraiment lieu d’utiliser des forts courant de charge.
Avantage pratique, la prise d’équilibrage étant facilement accessible, on peut plus facilement laisser la batterie à poste pour la recharger. Il n’y a qu’à brancher par la prise d’équilibrage et c’est super pratique car on peut le faire dans le modèle, comme on va le voir.
2 prises d'équilibrage
Un chargeur prêt à être branché directement sur deux prises d’équilibrage (pour 2 accus réception).

Câblage pour charger 1 ou 2 accus par la prise d'équilibrage

Reste à se confectionner le câblage spécial qui nous intéresse pour d’une part charger 2 batteries par la prise d’équilibrage, mais aussi que chaque élément soit équilibré individuellement. Il s’agit d’un branchement en série.
Nous faisons une parenthèse ici pour ne pas confondre avec la charge en parallèle, qu’il ne faut pas utiliser, voir l’encadré à ce sujet.
Concernant la charge en série que nous utilisons, il faut savoir que si vous fabriquez un câble pour charger 2 accus 2S, cela ne fonctionnera que si vous branchez effectivement les deux accus. D’où l’intérêt de se faire éventuellement un câble pour un seul accu (par exemple pour votre émetteur). Les accus peuvent être de capacités différentes et même de charge différente, ce n’est pas grave, puisque chaque élément de chaque batterie est traité individuellement. Mais dans le cas de la double alimentation qui nous intéresse dans un seul et même modèle, les accus seront bien entendu identiques et seront en toute logique déchargés de façon relativement homogène. Quoi qu’il en soit, quand la charge d’un élément est terminé, le témoin de charge s’y référant sur le chargeur, s’éteint, preuve que la charge n’est plus active sur cet élément.
Au niveau du réglage de l’intensité (I) sur le chargeur (l’ampérage pour utiliser un mot usuel… mot qui n’existe pas !), ça se passe comme d’habitude : si vous avez deux accus 2 S de 1,5 Ah branchés en série, il faut les charger à 1,5 Ah.
En fait, pour le chargeur, c’est comme si vous aviez un 4S de 1,5 Ah. Donc on charge à 1C, soit dans ce cas, 1,5 Ah. (Si votre chargeur ne permet pas ce chiffre exact, choisissez la valeur inférieure la plus proche, par exemple, 1 Ah.)
Pour fabriquer un tel câble, vous n'aurez besoin que d’une rallonge d’équilibrage en 4S, d’un fil rouge et d’un noir munis de fiches bananes, de gaine thermorétractable, d’un petit fer à souder et d’un peu d’attention. Mais rien oblige à utiliser ce type de branchement, c’est simplement une astuce qui peut être bien pratique.

Quel chargeur ?

Quel chargeur ?

Rares sont les chargeurs LiPo chargeant par la prise d’équilibrage, encore plus rare sont ceux dédiés par ce principe, aux LiFePo4. Alors on va biaiser. D’autant qu’il nous serait agréable de charger en même temps les deux accus de réception de nos gros modèles.

Via un petit câblage simple du cordon de charge, on va pouvoir faire tout ça. Mais avant tout, il faut trouver un chargeur. Nous conseillons d’utiliser un petit chargeur qui ne servira qu’à cet usage, d’autant que pour 20 ou 30 €, il y a des solutions hyper pratiques.

Dans le choix du chargeur, on préférera un modèle qui se branche sur le 220 V. A l’usage c’est le plus pratique pour les batteries de réception, surtout si on doit les charger dans le modèle. Il faudra qu’il puisse équilibrer 4 éléments minimum. Il faudra aussi que l’on puisse facilement et sans se tromper le passer en mode LiFePo4, car rappelons qu’un LiFePo4 ne se charge pas comme un LiPo.

L’idéal pour se faire étant un petit inter à glissière sur le chargeur pour choisir le mode de charge. Nous avons trouvé la perle rare chez notre fournisseur de servos Hyperion, chez Flash RC. Et il ne coute que 20 € ! (19,90 € précisément) : le petit E4 de chez Sky RC. On va se gêner ! On en a même pris deux !

Sinon, en 12 V nous vous proposons aussi deux autres chargeurs, un Graupner et un Emax, qui peuvent être alimentés par exemple par un gros accu 4S et servir ainsi de chargeurs itinérant.
Chargeurs de terrain

Pour terminer

En terme de sécurité, d’entretien, de facilité, les LiFePo4 apportent toutes les réponses à nos besoins. Restait à les adapter plus précisément à notre pratique et parfois à nous adapter aussi à cette nouvelle génération, qui devrait être incontournable. Leur utilisation est gage de sécurité à tous les niveaux, ils ne vont pas prendre feu comme des LiPo, leur voltage est adapté à beaucoup de servos, sinon une diode suffit pour que ce soit le cas. Par quelques astuces, leur charge rapide est facile et pratique et 6 mois après si vous ne les avez pas utilisés, ils seront toujours immédiatement prêt au vol. Que demandez de plus ?
Citons une anecdote pour finir, celle d’un ami dont le gros modèle reçu un coup de fusil en vol. La balle perfora un des accus, qui était un LiFePo4. L’avion pu atterrir sans encombre car l’accu n’explosa pas ni ne pris feu… Convaincu ?

Le montage pour charger en série depuis la prise d’équilibrage
Ce montage permet donc de charger l’accu ou les accus, depuis la prise d’équilibrage. Donc on est bien d’accord qu’au niveau de l’accu, on n’utilise plus la prise de sortie principale. Comme par exemple dans le cas de la batterie d’un émetteur, on n’a donc plus à la débrancher, on charge directement sur la prise d’équilibrage, sans aucune autre forme de procès.
Par contre côté chargeur, on va garder les deux prises bananes, car il faut bien prendre le jus quelque part, mais on va le ramener sur la prise d’équilibrage mâle qui viendra se connecter ensuite sur celle de l’accu. Il faut donc vous procurer des prises d’équilibrage mâle et femelle adaptées à vos besoins, pour réaliser ce montage. Montage en 4S si vous voulez charger deux accus en même temps, en 2S pour un seul accu. Nous vous suggérons de faire les deux d’office, c’est tellement pratique à l’usage que ça vous évitera d’y revenir.
Cordons de charge Charge sur le terrain
Un cordon en 1x2S (à gauche) et en 2x2S (à droite).
Les deux accus RX chargés par les prises d’équilibrage directement dans le modèle.
Vous trouverez le principe sur le circuit imprimé en gros plan, et le même circuit sur un schéma pour souder les bons fils entre eux. C’est tout simple.
2S vers 4S 2S vers 4S
Une platine du commerce proposant le montage en question (plus dispo à ce jour)... …mais c’est facile à faire juste avec un fer à souder.
Entretien des LiFePo4
Depuis quelques années que nous utilisons cette technologie, nous n’avons jamais eu de problème de fiabilité. La condition étant de ne pas les amener à trop se décharger, comme pour les LiPo. Il nous est arrivé de laisser par mégarde des accus se vider entièrement, soit 0 volt. Dans ce cas le chargeur ne le reconnaît même pas. Il serait irresponsable d’ailleurs de chercher à les sauver, car il s’agit de la vie du modèle. Leur place est au recyclage.
Nous avons eu aussi sur des gros LiFe Nanotech des problèmes d’accus qui gonflent très vite. Tout va bien pour les petits (jusqu’à 3.0 Ah) mais pour les gros il vaut mieux les éviter.
Les testeurs sont moins précis que pour les LiPo malheureusement et un accu affichant 70% de capacité peut très bien être chargé à fond.
C’est la raison pour laquelle nos accus sont toujours stockés chargés. En cas de doute, une petite charge de complément sur un accu dont la dernière charge date un peu, vous rassurera, mais vous verrez que le chargeur ne « remet » presque rien dedans.
D’autre part, même un tout petit 1450 mAh offre une sacré autonomie et il est rare qu’on les décharge en vol de plus de 20%.
Attention aux chocs : jamais testé, mais les LiFePo4 n’ont pas réputation d’aimer les gros chocs. Donc un peu de mousse dans le modèle les protégera.
Quelle capacité choisir ?
En fait c’est surtout le poids et l'encombrement qui orienteront votre choix.
Mais pour les grosses machines aux nombreux servos numériques, notre premier critère est la section des fils. Si l’accu est monté comme si il était une batterie de propulsion, avec des bons fils et une grosse prise (même si il faut la changer), on préfère.
Câblage de forte section
2 prises batteries sur récepteur
Ce récepteur est directement alimenté par des câbles de fortes sections. Sur un grand modèle, c’est important.
Sans prise de puissance sur le récepteur, 2 prises peuvent être utilisées (au besoin prendre un prise de servo) Notez les prises Multiplex « M6 » vertes

Sur les petits accus, ils sont livrés avec deux faisceaux, donc ça va quand même, mais quand on commence à mettre un doubleur d’accu avec des grosses prises, on choisira des accus avec des fils sérieux, type « propulsion »
Pour fixer les idées, voici ce que nous utilisons, qui à l’usage s’avère être très largement dimensionné (exemples avec tous servos numériques, en général Hyperion HV) :

  • F3B = 6 servos 13 mm : 1x 1450 mAh
  • F5B = 6 servos 13mm : Ubec de 7,5 Ah à 20 Ah (selon dispo)
  • 4 m = 8 servos de 13, 16, 20 mm (+ train rentrant électrique) : 2x 1700 mAh à 2000 mAh
  • 5 m = 10 servos 13mm : 1x 2100 à 3000 mAh ou 2x 1450mAh
  • 5 m tranquille pour voler toute l’après midi : 2x 2100 mAh (pour les gros fils)
  • planeur d’acro maquette échelle au 1:3 (5 ou 6 m), 10 à 12 servos HV tous formats (mais dont certains, brushless, 25 kg de couple) : 2x 3000 mAh
  • Remorqueur : 2x 2300 mAh

N’utilisez pas les câbles de charge en parallèle !
On trouve en chine beaucoup de câble pour la charge en parallèle et aucun en série. Attention charger vos accus en parallèle est dangereux ! Car le chargeur traite l’ensemble des batteries connectées à ce câble comme un unique gros accu. Donc il ne peut plus équilibrer. Pour utiliser ces câbles il faut donc que vos accus soient tous déchargés de façon identique et bien entendu qu’ils soient de capacité identique. Ca peut le faire sur un petit indoor où on sera allé « au bout » des accus systématiquement. Et encore. C’est le type même de la fausse bonne idée. A fuir !

Revue de détail de quelques chargeurs adaptés
Sky RC E4
Fonctionne sur 220 V. Petit mais très utile, c’est vraiment un chargeur à avoir, même et surtout en dehors de l’atelier (dans le salon par exemple, il est assez discret !). Réglage simple avec un inter pour sélectionner le mode LiFe ou le mode LiPo et un autre inter pour choisir l’intensité de charge : 1Ah / 2 Ah / 3 Ah. Branchez et ça marche !
Prises banane femelles sur le devant et 3 prises d’équilibrage JST-HX sur le côté pour 2S / 3 S / 4S. Existe aussi une version E6 pour charger jusqu’à 6 éléments, avec une seule prise d’équilibrage 6S. Nécessite donc un adaptateur. Moins adapté à l’usage souhaité ici.
Sky RC E4

Graupner
Fonctionne en 12 V. Choix menu LiPo/LiFe/Li-Ion par bouton-poussoir. Pas de choix de l’intensité, c’est auto-ajusté.
Pas de prise babane mais une prise JST pour la sortie et une prise d’équilibrage au format JST-EH.

Li-Charger 4 plus
Himax
Fonctionne en 12 V. Choix du mode LiPo/LiFe par inter 2 positions et choix intensité par bouton rotatif permettant donc un réglage fin. Le seul à posséder un afficheur (mais on n’est pas certain qu’il soit très fiable dans ses informations).
Prise banane sur le côté et une prise d’équilibrage 4S, pouvant supporter tous les formats ! C’est pratique.
Himax C-403
Une astuce pour charger vos accus de façon autonome : Utiliser un chargeur 12 V avec un gros LiPo en 4S comme source de courant. Pratique pour une charge de complément aussi bien en atelier qu’ailleurs. En LiFePo4, ça semble fonctionner pour charger deux accus en même temps, mais dans la pratique, les voltages étant identiques à l’entrée et en sortie, on préfère dans ce cas ne charger qu’un seul accu de réception à la fois. Ceci étant, notre LiFe 4S 4200 mAh utilisé comme source offre le même voltage qu’une batterie de voiture, mais on préfère ici la prudence.
Gare aux servos numériques

Vous vous attendez ici à ce que l’on vous dise de vous méfiez des appels de courant des servos numériques, qui consomment beaucoup plus, comme on l’a vu au chapitre « Ubec ». Bien entendu.
Un autre revers de médaille de ces servos est de ne pas du tout supporter le blocage. Il est ainsi très facile de les « cramer ».
Lors du réglage de votre modèle par exemple, en réglant le volet droit, vous n’allez pas forcément vous rendre compte que le volet gauche est parti en butée mécanique.
Non, ce n’est plus la peine, le servo est déjà mort…
Une bonne précaution est soit de ne pas les brancher tous en même temps, tant que la programmation n’est pas terminée, soit de régler au départ tous les débattements de votre radio à 0%.
Le « truc » de sous-volter des servos HV pour les réglages ne fonctionne pas non plus ! (Ca sent le vécu !)
Aussi, il ne faut pas toujours vouloir dépenser un fric fou dans des servos quand ce n’est pas utile. Ainsi notre vieux DG300 Multiplex (4 m) vole parfaitement bien avec des antiques servos analogiques C507 de même qu’un K8B 3,50 m. Les « vieux » servos standard ont encore de beaux restes et il ne faut pas les oublier.
Il ne s’agit pas de dire que nous n’aimons pas les numériques, mais leur usage n’est pas toujours nécessaire. Un planeur tout fibre avec des volets sera mieux a vec des numériques, mais un planeur de construction traditionnelle sans volet se contentera de servos moins évolués. (La référence aux volets tient au fait que pour varier la courbure du profil, il y a avantage à ce que le servo soit très précis.)

Le cas du servo de profondeur

C’est un peu hors sujet et on y reviendra une autre fois, mais ne faites pas d’économies à cet endroit, pas de chinoiseries et de marques un peu exotiques. On prendra un servo pas hyper rapide, mais avec du couple et une bonne pignonnerie. Numérique ? Pour les machines sensibles à 2 crans de trim près, oui. Sinon, pas nécessaire.

A choisir plutôt chez : Savox, Graupner, Hyperion, Futaba, MKS.

Servo de profondeur
On gagne parfois beaucoup à installer un servo précis à la profondeur. Ici un MKS HV brushless pignons titane sur un planeur rapide de 6 m.
(Notez la gaime thermo pour sécuriser la chape + filetage traité au frein filet.)
Voltage : Le cas particuliers des LiFePo4
Attention, la courbe de décharge d’un LiFe est très plate (pour plonger brutalement quand ils sont presque vides). D’autre part, aucun testeur ne donne les mêmes résultats car ils ne sont pas bien précis, ou mal étalonnés. Ainsi, le pourcentage de capacité affiché est souvent fantaisiste. En général, nous nous trouvons avec un accu pleinement chargé avec un capacité affichés de 65 %. Donc prenez bien soin de tester et mémoriser la tension de vos Life, quand ils sont réellement déchargés. Ca se joue au centième de Volt ! Le meilleur moyen de l’estimer est en fait de mesurer avec le chargeur combien vous « en remettez dedans ». Si vous avez remis 1500 mAh dedans alors que vos accus font 2100, vous savez qu’ils étaient presque vides (on ne va jamais au bout des Lixx). La tension que vous aurez mesuré avant de le charger servira ainsi de référence. Mieux que le pourcentage affiché.

Contacter l'auteur : pierre@jivaro-models.org
 
 
 
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