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12 septembre 2020
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GeeBee - Dancing WIngs Hobby distribué par Arkai

GeeBee "Slim"

Une tranche de 3D...

Présentation : Laurent Berlivet

Quelle drôle d'idée chez Dancing Wings Hobby d'avoir choisi le GeeBee, surnommé le «tonneau volant» à cause de son énorme fuselage pour en faire un, plat comme une galette ! L’aile basse à l’origine se retrouve médiane. Le fameux racer des années 30 se voit en plus greffé d'un épais profil symétrique qui ne lui permettra jamais de battre des records de vitesse… mais ces adaptations lui ouvrent les portes du vol 3D.

La cellule montée Des formes simplistes
Profil épais et fuselage fin   Vol tranche
Glissade   Passage vol dos
Ce petit GeeBee silhouette est issu d'un kit à construire, vendu par Arkaï avec son combo électronique, l'ensemble pour un tarif très abordable.

Caractéristiques techniques

Fabricant : Dancing Wings Hobby
Distributeur :
Arkaï
Modèle :

GeeBee kit seul (Kit + équipement)
GeeBee (Kit + équipement)

Type de kit : Structure bois à assembler
Prix TTC indicatif : 35,90 € (55,90 € pour la version équipée)

Envergure : 600 mm
Longueur : 580 mm
Corde : 215 mm
Profil : Biconvexe symétrique
Surface : 12,6 dm²
Masse : 280 g (210 g annoncés)
Charge alaire : 22 g/dm²

Equipements

Moteur : Brushless 2808 2300 kV
Contrôleur : Budget 18A
Hélice : 8''x4''
Pack prop : Lipo 3S 500 mAh
Servos : 3x 5,5 g
Radio : 4 voies


Le kit


La petite boïte
Le petite boîte en carton voyage aisément par la Poste. Elle peut même contenir l'équipement adapté.

L’avion n’est pas bien gros et la boîte voyage aisément par la Poste. Le mien vient de chez Arkaï, distributeur allemand, qui expédie partout. Tout y est à l’intérieur : du balsa propre et bien régulier en densité, très soigneusement découpé au laser. Aucune trace de brûlure, la puissance de coupe est parfaitement maîtrisée. Toutes les pièces sont finement gravées, même celles qui forment de fines baguettes et longerons donc impossible de se tromper. Tous les accessoires sont livrés : charnières, tringleries, guignols et même les petits raccords réglables à fixer sur les palonniers. Il ne manquera que la colle et l’entoilage.

Contenu du kit Balsa de qualité découpé laser
Le contenu du kit. Tout y est : balsa découpé au laser, accessoires et même une notice illustrée en couleurs (en anglais). Le bois est de belle qualité et les découpes au laser sont très propres.
Les accessoires fournis Support moteur
Les accessoires livrés : guignols, charnières, tringleries et cloison support moteur.

L’ensemble est accompagné d’une notice illustrée par de nombreuses photos en couleurs, avec explications en chinois et en anglais mais on se passe du texte car les photos parlent d’elles-mêmes.

Le combo


 
L'équipement proposé par Arkaï : 4 micro-servo, un moteur brushless, son contrôleur et son hélice.

Un combo électronique adapté, comportant le moteur brushless 2808 2300 KV, l’hélice, le contrôleur 18 A (assez volumineux) et les servos de 5,5 g peut être commandé au même moment. Avec l’avion, cela revient à 56 € (35,90 € pour le kit seul), c’est tout à fait raisonnable.

L'aile

Il suffit d’une planche de 20x60 cm pour servir de chantier donc l’avion peut être monté sur n’importe quel coin de table. Et question outillage, il n’en faut guère plus : un cutter, une pince coupante ou une petite scie, un porte-foret avec une mèche de 2 mm et une cale avec du papier abrasif suffisent. Pour les assemblages, de la colle blanche convient. De la cyano permettra d’aller plus vite pour les plus pressés. Il faudra une pointe d’époxy pour coller le support moteur.
L’aile est composée d’une âme verticale sur laquelle viennent se glisser 6 nervures (seulement !) et 4 demi-nervures à l’avant, prises en sandwich par 2 longerons. Le bord d’attaque est constitué d’une planche de balsa roulée enveloppant les longerons et une baguette de renfort à la pointe avant des nervures. Des chapeaux de nervures permettront à l’entoilage de ne pas faire trop de côtes de cheval. Cette cellule minimaliste est cependant assez rigide vu l’épaisseur du profil et la conception du longeron formant un IPN.
Les ailerons sont énormes, mais issus de simples planches fines ajourées, donc très souples. J’ai hésité à les recouper pour y mettre un morceau de balsa transversal. Finalement, l’entoilage les raidit suffisamment et il n’y a pas de risque de flutter étant donné que la vitesse de vol reste peu élevée.

Le longeron est constitué d'une âme verticale et de baguettes issues d'une planche, parfaitement repérées par gravure.
Assemblage du longeron, qui doit être bien rectiligne.
Attention à bien repérer les pièces, elles ne sont pas toutes encochées de la même façon.
Les nervures sont glissées l'une après l'autre sur le longeron.
L'arrière des nervures repose à plat sur le chantier.
Les nervures doivent être collées bien perpandiculaires au longeron.
Mise en place de la partie supérieure du longeron.
Collage du faux bord de fuite, déjà encoché pour recevoir les queues de nervures.
 
Des demi-nervures viennent s'intercaler au bord d'attaque.
Le bord d'attaque se glisse dans la pointe des nervures.
 
De petits morceaus de baguettes sont ajoutés pour supporter le servo d'ailerons.
Le coffrage est enroulé sur le bord d'attaque depuis le longeron. On travaille en appui sur le chantier pour ne pas vriller l'aile.
Le collage se fait progressivement, en mouillant éventuellement la face extérieure du coffrage pour l'assouplir.
L'aile est replaquée sur le chantier pour coller le dessus du coffrage.
On laisse sécher bien à plat durant une nuit..
Pose des chapeaux de nervures. Ca va vite, ils sont déjà découpés.
Un chapeau plus large couvre les 2 nervures centrales.
 
Après pose des chapeaux, c'est au tour du coffrage du faux bord de fuite.
Mêmes procédés sur l'autre face.
Les coffrages et baguettes qui dépassent doivent être ajustées dans le prolongement de la dernière nervure.
Au petit coup de ponçage avant de placer la planchette formant le saumon.
Encollage de la tranche du saumon puis collage centré sur la nervure.
Les triangles fournis sont un peu courts en hauteur. D'autres ont été découpés dans les chutes.
Les nouveaux triangles ainsi que les anciens placés à l'arrière sont ajustés dans le prolongement des nervures et des saumons.
Petits morceaux rajoutés autour du puits de servo. Les ailerons sont de simples planchettes très ajourées et très souples avant entoilage.

Le fuselage

Le fuselage est une simple planche ajourée à peine rigidifiée par 3 longerons placés dans la hauteur. Si ça aide un peu en torsion, il n'y a rien pour empêcher la flexion. J'ai hésité à ajouter 2 longerons en plat de carbone lors du montage, et j'ai rapidement regretté de ne pas l'avoir fait. Je trouvais le fuselage vraiment trop souple en l’air. Dans certaines figures, le comportement devenait un peu chaotique. C'était sans doute dû au fuselage qui se vrillait ou se tordait. Après quelques séances, l'entoilage laissait deviner des craquelures à plusieurs endroits sur le fuselage : devant le bord d'attaque et à l'aplomb de la cabine. En effet, sans train d’atterrissage, le retour au sol se fait de façon un peu sèche dans l’herbe et le fuselage peut fouetter.
J'ai donc retiré l'entoilage sur des parties haute et basse sur un côté du fuselage, sur environ 8 mm. A 5 mm des bords, j'ai calé une règle avec des morceaux de ruban adhésif pour qu’elle ne glisse pas et fendu le bois au cutter, partant du « capot » jusqu'à 5 mm avant l'articulation de la dérive. Des plats en carbone de 0,5x3 mm y ont été glissés délicatement en haut et en bas, en prenant appui sur le chantier afin que le fuselage reste bien rectiligne. Ils ont été immobilisés à la cyano très fluide. On les devine à travers l'entoilage, c'est pourquoi je conseille d'effectuer cette modification lors de l'assemblage.
Les essais suivants ont montré que l'avion était devenu plus précis.

Le fuselage est issu d'une simple planche très ajourée.
Il est renforcé verticalement par quelques baguettes.
 
Les baguettes, ajustées si nécessaires, sont collées dans les emplacements prévus.

Modification : Renforts ajoutés (après coup)

Je trouvais le fuselage vraiment trop souple en vol, et même fragile à l'atterrissage car l'arrière pouvait fouetter. En effet, comme il n'y a pas de train, on se pose dans l'herbe et l'arrêt peu se faire d'un coup. En vol, dans certaines figures, le comportement devenait cahotique. C'était sans doute dû au fuselage qui se vrillait ou se tordait.
Après coup, j'ai donc retiré l'entoilage dans les parties hautes et basse, et j'ai créé 2 saignées, bien centrés dans la planche de balsa, pour y glisser du plat carbone de 3x0,5 mm. Entré en force, il est ensuite collé à la cyano.
Les essais suivants ont montré que l'avion était devenu plus précis. Je vous recommande donc de faire cette adaptation dès la construction.
Le haut et le bas du fuselage sont désentoilées sur une face. Une fente est réalisée pratiquement sur toute la longueur, elle s'arrête à 1 cm des extrémités.
Un jonc de carbone est glissé en force dans la fente, puis collé à la cyano fluide.

La "cabine" est rajoutée par dessus, bien à plat.
Deux baguettes sont collées à l'arrière du fuselage.
Découpe des baguettes dans le prolongement du fuselage pour permettre de débattement du volet de profondeur.
Le volet de direction ne mesure que 3 mm d'épaisseur alors que le fuselage en fait 5. L'étambot a donc été aminci.
 
Ponçage en léger biseau à l'arrière puis tous les contours sont arrondis.

Les empennages

Rien de particulier pour les empennages, ce sont également de simples planches ajourées, cependant plus épaisses et plus raides que les ailerons.
Le ponçage final se limite à arrondir la tranche des gouvernes, du fuselage et des saumons.

Les empennages sont simplement découpés dans de la planche de balsa, sans le moindre renfort.
Ils sont très ajourés. La pointe d'un scalpel permet de détacher les parties inutiles.
Il faut biseauter le bord d'attaque des charnières, en V, pour permettre les débattements de chaque côté.
Ensuite, mise en forme des contours poncés en arrondi.
En quelques courtes soirées, la cellule est terminée. Dans cet état, elle pèse 76 g.

La finition

Les éléments doivent être entoilés individuellement avant la mise en croix. J’ai essayé l’entoilage thermorétractable disponible chez le même distributeur, moins cher que l’Oracover. Il se pose de façon classique après avoir réussi à retirer le film de protection. Il est bien opaque et semble tenir dans le temps. Seul petit désagrément par rapport au film habituel : il dégage une petite odeur pas très agréable lors de la pose, qui disparaît rapidement.
Il ne faut surtout pas recouvrir les zones au centre de l’aile et du stabilisateur afin d’effectuer des collages efficaces contre le fuselage sur du bois nu.
Le décor visible sur le site de vente est franchement moche. J’en ai retracé un en m’inspirant du GeeBee R1, en remplaçant le blanc par du gris argent. Des tracés faits à l’informatique ont servi pour imprimer des gabarits échelle 1 sur papier afin de découper le film au scalpel. Comme le décor est symétrique, deux épaisseurs de film sont placées face à face côté colle et découpées simultanément.
Les chiffres et dés ont été découpés dans du vinyle autocollant avec une petite machine Silhouette SD très pratique.

J'ai utilisé le film d'entoilage vendu par Arkaï. Il se pose bien après quelques mois, semble résister dans le temps. Petit inconvénient : son odeur quand on le pose...
Le passage de l'aile doit être évidé. On laisse environ 1 mm pour rabattre le film à l'intérieur. Pas plus afin que l'aile soit tout de même collée sur du bois, et surtout pas sur le film.
Pour le décor, je me suis inspiré de l'avion grandeur... et surtout pas de ce que propose le fabricant : c'est horrible !
Gabarits papier tracés à l'informatique et imprimé échelle 1 sur papier afin de découper le film au scalpel. Comme le décor est symétrique, deux épaisseurs de film sont placées face à face côté colle et découpées simultanément.
Le centre de l'aile ne doit pas être recouvert de film afin de permettre le collage contre le fuselage.
L'entoilage de ce type de saumon ajouré est toujours un peu délicat. Il faut bien tendre le film et le coller sans faire de plis.
Gris métal sur le dessus. Damiers rouges en dessous. Le film est imprimé comme ça, heureusement...
Découpe du décor pour l'aile, avec toujours 2 épaisseurs superposées face à face.
Les charnières livrées sont en fibre souple. Il faut donc biseauter les gouvernes en V et les placer bien au centre.
Elles sont intégrées à mi-longueur dans les parties fixes et mobiles puis collées à la cyano fluide.
Le décor a été dessiné à l'informatique puis découpé avec une machine Silhouette dans du vinyle.
Les différentes couleurs sont ajustées sur la couche de fond puis l'ensemble est transféré sur le modèle.

Equipements électroniques

Le servo d’ailerons ne sera plus atteignable une fois l’aile collée dans le fuselage. Il est donc nécessaire de régler le neutre dès maintenant, d’y fixer le palonnier et de le visser en place. Les servos de profondeur et direction restent plus accessibles mais il est plus facile de les installer également avant de rentrer l’aile.
La mise en croix doit être effectuée avec soin. Les surfaces de collage ne sont pas très larges. On vérifiera bien que tout est aligné dans les différents axes avec une équerre et de visu.

Le couple avant est repercé en fonction du moteur utilisé.
La surface est dépolie pour que la colle adhère bien sur le fuselage. Des rondelles placées entre le couple et le support permettront d'ajuster les angles de piqueur et d'anticouple.
Le couple est collé à l'époxy dans les encastrements prévus.

Les commandes sont toutes réalisées en corde à piano. Celles allant aux empennages sont assez longues et pourraient flamber facilement, ou donner une certaine imprécision sur les ordres donnés. J’ai préféré intercaler à mi-longueur un morceau de palonnier repercé, inséré à un endroit où il y a bien sûr du balsa derrière, dans ce fuselage très ajouré.
Le moteur est fixé sur sa croix dépolie puis celle-ci est glissée dans l’encastrement prévu, fermement collée à l’époxy.
Le récepteur, le contrôleur et la batterie sont immobilisés contre les flancs avec du Velcro autocollant, de manière à respecter le centrage. Le centre de gravité mentionné est à 50 mm mais on se demande si le fabricant a essayé le modèle équilibré ainsi, à environ 23% du bord d’attaque. Le premier vol a prouvé que c’était bien trop avant. Quant aux débattements, leur sens est indiqué mais pas leur valeur… A noter que le poids obtenu de 280 g est nettement plus élevé que les 210 g annoncés. Je ne pense pas que ce surpoids soit lié aux deux fins profilés de carbone et aux quelques autocollants ajoutés. La charge alaire reste correcte pour un appareil de cette taille, avec 22 g/dm².
Dernière chose : Puisque tout est à l’air libre, le câblage électrique se balade en vrac. Le fuselage a donc été percé à certains endroits afin de glisser au travers de petits colliers nylon qui guident l’ensemble de façon plus propre et surtout plus fiable.

Mise en place du servo d'ailerons au centre de l'aile, avant collage de celle-ci dans le fuselage. Après mise en croix, il ne sera plus accessible.
Les servos de profondeur et direction sont placés dans le fuselage, tête-bêche.
L'aile est ensuite collée bien perpendiculaire dans le fuselage.
L'empennage horizontal est collé à son tour, en s'assurant que tout est bien aligné.
L'hélice est livrée avec différents adaptateurs pour qu'elle s'applique parfaitement au porte-hélice.
Moteur et hélice en place. Etant donné l'absence de train d'atterrissage, le montage souple avec des élastiques est bienvenu.
Perçage des gouvernes afin d'y fixer les guignols.
Les vis qui dépassent sont tronçonnées, tout comme l'excédent des tringleries (maintenues par des serres-câbles côté gouverne).
Ca n'est pas prévu dans la notice mais si on ne fait rien, les commandes flambentL Il faut donc les maintenir au moins une fois à mi-longueur.
C'est l'extrémité d'un palonnier qui a été utilisée, repercée pour que la corde à piano coulisse librement.
Il y en a un collé de chaque côté du fuselage.
Pour que le câblage ne se balade pas trop; le fuselage est percé à plusieurs endroits de part en part pour y glisser de petits colliers nylon.

Le contrôleur (assez voluminueux) est maintenu plaqué juste derrière le moteur par du Velcro.
Détails des commandes en corde à piano.
Passage des commandes le long des flancs.
Support de tringlerie et collier nylon de maintien des câbles.

Réglages adoptés après essai

Centrage : 72 mm du bord d’attaque
Débattements :
Tangage : Petits +- 12 mm. Grands +-20
Roulis : Petits +- 12 mm, Grands +- 25 mm
Lacet : Petits +- 20 mm. Grands +-40 mm

Sur le terrain


Sans train d'atterrissage, on choisira bien sûr de l'herbe pour poser l'avion.
Sans le décor, les lignes fantaisistes permettent difficilement d’identifier l’avion grandeur.

L’avion n’est pas démontable mais avec ses 60 cm d’envergure, il reste facile à transporter sur un siège ou sur la plage arrière de la voiture. La batterie est immobilisée sur un flanc avec du Velcro, côté opposé au contrôleur et au récepteur pour conserver l’équilibrage latéral.
Le terrain de jeu n’a pas besoin d’être très grand. La surface d’un stade de football suffit, avec bien sûr un sol accueillant comme de l’herbe. Sinon le dessous du fuselage ne vivra pas longtemps…

Deux façons de lancer le GeeBee : à plat tenu par dessous ou le nez vers le haut en le pinçant par le dessus du fuselage.

Le lancer peut se faire en tenant l’avion sous l’aile, bien à plat, ou par-dessus, le nez vers le haut. La réponse aux ordres s’avère être assez vive donc on programmera un peu d’expo ou des doubles débattements, au moins pour les ailerons et la profondeur.
Au début, l’avion s’enfonçait dans les virages, nécessitait de pousser fortement sur le dos, était très mou pour redresser, ne tenait pas suspendu le nez en l’air et planait comme un pavé. L’atterrissage ne pouvait même pas être arrondi correctement. Il était clair que le centrage était bien trop avant. Les essais suivants ont été faits en reculant la batterie, qui trouve maintenant sa place contre le flanc juste derrière le bord d’attaque. Le centrage a reculé de 22 mm (!) par rapport à celui du fabricant et l’avion est devenu ce à quoi il ressemble : un fun flyer avec des trajectoires plus fluide.

L’allure rappelle celle des « fun fly » avec une cellule minimaliste faite pour être secouée.
Sur un modèle de cette taille, surtout lorsqu’il est conçu pour être remué, il est préférable de réaliser un décor bien contrasté entre le dessus et le dessous.

L’angle de montée est important et la puissance permet de maintenir le nez en l’air. Un zeste de puissance en plus et ce serait top.
Le décrochage n’en est pas un. L’avion parachute, se contrôle aux ailerons et pourrait atterrir ainsi dans l’herbe haute donc on ne se fait pas surprendre, même en virage à faible vitesse.
Avec l’importante surface latérale et la dimension de la gouverne de direction, le vol tranche ne demande qu’un faible débattement.
Avec le bon centrage, le vol dos tient sans pousser, ou à peine, à la profondeur. C’est bien plus agréable pour effectuer les figures dans l’axe.

La vitesse de vol n’est pas très élevée, l’avion peut évoluer dans un volume restreint.
Avec sa petite taille et de grandes surfaces sur tous les plans, l'avion est assez sensible au vent.

La vrille ne passe pas à la profondeur et direction seules, c’est une grande spirale descendante. Avec les ailerons, ça tourne mieux mais ça descend assez vite. En vol dos, elle est quand même un peu plus plate et plus jolie.
On regrette un peu l’absence de snap-flaps pour des figures serrées mais vu qu’il n’y a qu’un seul servo aux ailerons, pas moyen de mixer des volets. Les boucles serrées tournent quand même sur un diamètre réduit.
Avec sa faible masse, son importante surface latérale, on comprendra que l’avion n’apprécie pas trop le vent et encore moins les bourrasques.

L'avion ne vole pas très vite. Il voltige dans un petit volume.
Une fois l’avion bien centré, le vol dos tient en poussant à peine sur la profondeur. Il est bien meilleurs également pour toutes les autres figures.
Le décor réalisé reprend celui de l’original. Il donne du relief à l’avion… mais pas de volume !
Comme tous les GeeBee à fuselage ventru et donc beaucoup de surface latérale, celui-ci tient sur la tranche facilement.

Moteur coupé, la finesse est ridicule et pour le vol plané, le GeeGee s'enfonce en suivant une pente proche de 45°. C'est normal vu l'épaisseur et le type de profil. Il est donc préférable de réaliser l'approche avec un filet de moteur. Pas d'inquiétude concernant le décrochage, le GeeBee peut arriver queue basse en restant contrôlable.
La surface pour l'accueillir doit être lisse. Un tapis d'herbe est idéal, l'avion s'arrête d'un coup, sans glisser.
L’autonomie n’est pas très importante, de l’ordre de 6 à 7 minutes. Avec un pack 3S 500 mAh ou 2S 800 mAh, le poids est le même, le temps de vol également. Il n’y a qu’en vertical que le 2S s’essouffle plus rapidement.

Etant donné l’absence de train d’atterrissage, le terrain de vol sera en herbe accueillante.

Amusant !

Voici un petit modèle bon marché, qui conviendra à celui qui n’a qu’un budget réduit, pas d’atelier ni d’outillage mais qui souhaite quand même se faire plaisir à assembler son kit en structure traditionnelle. Pour qui sait piloter un appareil à ailerons, c’est peut-être l’idéal pour une première construction qui n’offre pas de difficulté. Une fois réglé, le vol est intéressant et permet bien des figures osées dans un tout petit volume.

On aime

  • Tarif attrayant
  • Qualité du bois et des découpes
  • Assemblage rapide et sans retouche
  • Allure « cartoon »

On aime moins

  • Centre de gravité erroné
  • Souplesse du fuselage
  • 1 seul servo aux ailerons

Contact : laurent@jivaro-models.org

 
 
 
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