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15 septembre 2017
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Deudeuch' volante

Par Laurent Berlivet

Que vient faite une voiture dans les page d'un site d'aéromodélisme ?
Un œil attentif aura remarqué l'hélice qui dépasse de la calandre, le capot et la capote profilés comme des ailes, le coffre qui bascule pour former des gouvernes, les roues factices qui masquent un train d'atterrissage plus classique en corde à piano. Bien sûr, ce véhicule peut se déplacer en roulant mais plus étonnant, il peut aussi s'envoler !

Calandre amovible Décollage
En vol   Passage bas
L'hélice aérienne qui dépasse de la calandre (amovible) de cette 2CV dévoile sa finalité : contrairement aux apparences, elle est bien destinée à s'envoler !

2 CV volante construite en balsa en 2002. Equipée à l'origine d'un moteur thermique 2,5 cc, elle est désormais motorisée en électrique avec un Pro-Tronik 2810. A la fin, vol de groupe avec celle de Greg sur le terrain de l'Air Fleury Club en compagnie de l'association Les Arcandiers de la Deuch de l'Yonne.

Caractéristiques techniques
Nom : Deudeuch
Caractéristiques
Envergure : 36, cm
Longueur : 83 cm
Corde : 83 cm
Profil : Eppler 186
Surface : 37,5 dm²
Masse : 1400 g
Charge alaire : 37,3 g/dm²
Equipements
Servos : Robbe FS100
Contrôleur : Pro-Tronik 40A
Moteur : Pro-Tronik 2810/1100
Hélice : APC-E 10''x5'''
Pack prop : Lipo Black Luthium 3S 4000 mAh
Radio : 3 voies

Bien roulée...

On ne présente plus la fameuse 2CV Citroën, produite durant une quarantaine d'années à plus de 5 millions d'exemplaires.

Commencée en 1948, la fabrication a cessé en 1990. Depuis, ce véhicule increvable est devenu pièce de collection pour certains, "voiture de course" (!) pour d'autres, qu'on croise de temps en temps sur les routes de France et d'ailleurs.

C'est plus rare mais il arrive aussi d'en voir évoluer sur - et au-dessus ! - de nos terrains d'aéromodélisme, à échelle réduite.

Voici quelques détails de cet aéronef insolite et pourtant parfaitement identifiable.

2 CV suisse

Prototype

1e mise en croix
Montage sur le terrain
X-Perimental Wings

C'est en 2002 que le prototype de la Deudeuch volante a été dessiné et construit en 8 jours pour la rencontre X-perimental Wings, qui s'apparente à Inter-Ex où l'on présente des modèles sortant de l'ordinaire.

Durant 2 jours, malgré plusieurs tentatives de décollage, l'engin restait cloué au sol même après avoir avalé plein pot toute la piste en dur du terrain.

Après une ultime tentative en modifiant l'incidence, le point de centrage et les débattements, la Deudeuch réussit à s'arracher du sol pour effectuer aussitôt un violent tonneau déclenché, en retombant miraculeusement sur ses roues.

Quelques jours plus tard, enfin réglée, elle prenait l'air, tractée par toute la puissance de son moteur 2,5 cc lancé plein pot.

Peu après, un nouveau modèle a été construit en profitant de l'expérience acquise avec le prototype.

L'allure générale restait la même mais les performances étaient bien meilleures. Du moins, celles qu'on peut attendre d'un appareil à l'allure si particulière...

 
Prète pour le 1er essai   Inhabituel pour un avion...
Ca roule   Le prototype près pour l'envol

Description

La Deudeuch est en fait une aile volante biplan, d'allongement très faible. L'aile principale démarre de l'avant du capot et se termine avec le coffre ouvert qui forme les gouvernes en deux parties. Le profil est un Eppler 186 autostable. Si l'envergure est très faible, la corde d'aile est particulièrement imposante puisqu'elle dépasse les 80 cm, longueur équivalente à certains planeurs grandeur !
Les gouvernes sont mixées comme sur un delta pour les commandes en roulis et tangage. Pour diriger la voiture au sol, une roulette de queue commandée est placée à l'arrière.
La capote forme elle aussi une petite aile apportant un peu de portance. Deux flancs démontables reprenant la silhouette du véhicule se fixent de part et d'autre avec des vis, facilitant grandement le stockage.
Pour des raisons de centrage, l'équipement est placé le plus en avant possible, c'est-à-dire quasiment en appui contre le bord d'attaque. 3 servos standard actionnent les gouvernes et la roulette par l'intermédiaire de tringleries rigides en baguettes et cordes à piano.

Deudeuch' avec sa calandre Roulage
Les lignes du modèle sont très simplifiées mais il reste identifiable au premier coup d’œil.
La calandre avec le pare-chocs est uniquement destinée au statique. A l'arrière, les éléments qui fermaient le coffre sont déployés pour former les gouvernes.

A l'origine équipée d'un moteur thermique OS 15FP de 2,5 cc qui donnait tout ce qu'il pouvait pour que l'engin reste en l'air, c'est maintenant un moteur électrique Pro-Tronik 2810 - 1000 kV qui a pris place sous le capot. L'hélice 8''x4'' est remplacée par une 10''x5''. L'ensemble offre un supplément de puissance nettement plus confortable. Pour obtenir le centrage, c'est un pack Lipo 3S de 4000 mAh qui alimente le tout via un contrôleur Bec 40A. Une grande trappe sous le modèle permet un accès aisé à tout cet équipement.

Décollage à l'arrachée C'est en l'air
La cellule est construite en balsa. Motorisée à l'origine avec un moteur thermique, la Deudeuch est maintenant équipée en électrique, bénéficiant d'un supplément de puissance.

Construction

La cellule est entièrement en balsa renforcé par quelques morceaux de contre-plaqué. Certaines pièces pourraient être en Dépron, l'important étant de garder une bonne rigidité à l'ensemble.
L'aile ne comporte que 6 nervures de forme simple. Afin de ne pas consommer trop de balsa, 4 planches sont collées côte à côte ; ainsi, on arrive à toutes les caler tête-bêche dans cette surface. Vu leur dimension, elles peuvent être partiellement évidées pour grappiller quelques grammes, mais c'est surtout l'arrière qui doit rester léger. Celles de l'extérieur sont pleines car elles soutiendront les flancs, inclinés de quelques degrés pour former un pincement dans le sens vertical.
A l'avant, une solide âme en contre-plaqué sert de bâti moteur et de support de train.
Plusieurs longerons transversaux sont répartis sur la longueur de l'aile pour bien maintenir les quelques nervures. Seule la partie représentant le capot à l'avant est coffrée intégralement. A l'arrière, le coffrage des grosses gouvernes est largement découpé pour représenter la partie vitrée. Entre les deux, ce sont de simples chapeaux de nervures qui maintiennent l'entoilage.
La capote est une petite aile dotée du même profil, mais elle est encore plus simple puisqu'elle ne comporte ni coffrage, ni gouverne. Des queues de nervures facilitent le montage à plat.
Les flancs sont un assemblage de morceaux de balsa contre-collé pour obtenir une bonne rigidité. Quelques baguettes de bois dur sont intégrées en renfort.
Les roues arrière sont montées sur un amortisseur en élastique gainé. Ainsi, elles rentrent dans la carrosserie quand le modèle repose au sol, en frottant par terre (un patin en corde à piano est intégré à ce niveau) et s'abaissent quand il est en l'air.
Les roues tout comme les garde-boue sont rapportées en balsa pour donner un peu de relief.

Entoilage un peu long

On n'a que l'embarras du choix pour le décor, de nombreux véhicules sont sortis des ateliers Citroën et beaucoup de particuliers ont personnalisé le leur. Notre modèle reprend le décor d'une version Dolly basée en Suisse. Il faut un certain temps pour tout entoiler en commençant par les doubles vitrages car les flancs sont recouverts à l'extérieur mais aussi à l'intérieur. Il faut aussi découper le décor à l'avance au niveau des fenêtres, en s'aidant d'un gabarit, puis entoiler séparément toutes les parties rapportées comme les garde-boue ou les pneus.
Deux phares tournés à la perceuse dans des blocs de balsa donnent tout son charme à la cellule, même s'ils apportent un petit supplément de traînée en vol...
Pour finir, un ficher PDF est imprimé sur du papier autocollant puis recouvert de plusieurs couches de vernis transparent en bombe pour l'imperméabiliser. Les tracés sont ensuite découpés aux ciseaux et collés sur la cellule pour reproduire les poignées de porte, les plaques d'immatriculation, le jantes ou encore les phares et clignotants.
Deux calandres supportant les pare-chocs sont également fabriquées, avec les célèbres chevrons, servant uniquement pour le statique. Pour l'exposition, les gouvernes sont dégrafées de leur commande et repliées de façon à refermer le coffre en prenant appui sur le bord de fuite de la capote.

Décor à imprimer
Charleston de Greg Zieteck
Dolly
Une partie de la déco à l’échelle est imprimable avec ce fichier PDF, pour ceux qui se lanceront dans l’aventure.
En vol

Chargé de l'arrière Prise de vitesse sur la piste
Au roulage, les roues arrière sont enfoncées, le coffre semble surchargé. C'est simplement nécessaire pour que l'aile ait suffisamment d'incidence pour décoller.

Avec une telle géométrie, on imagine aisément que le comportement en vol sera différent de celui d’un classique trainer. Le pilotage demande une certaine attention.
Au sol sur piste en dur, le taxiage est aisé grâce à la roulette arrière directrice. Par contre, la surface latérale très importante et l’absence de volet de dérive fait que l’appareil se met plus facilement dans l’axe du vent que dans celui de la piste… Sur piste en herbe, c’est encore un peu plus délicat à cause des cahots qui font rebondir la roulette, et qui atténuent donc son efficacité.
A la mise des gaz, l’appareil prend doucement sa vitesse et demande une bonne sollicitation pour quitter le sol, bien souvent suivant une pente importante. Avec le moteur électrique, la puissance est là et la Deudeuch ne risque pas de décrocher, mais on pousse quand même après avoir atteint quelques mètres pour atténuer l’angle et poursuivre la montée de façon plus conventionnelle. L’absence de volet de direction se fait sentir dans les virages, ou lorsqu’on souhaite se recaler sur l’axe de piste mais on prend vite le coup en combinant les actions en roulis et en lacet.

Passage glissé Tonneau
Le coffre ouvert sert de gouvernes, qui sont mixées en profondeur et roulis comme sur les ailes volantes classiques.   Le tonneau est une figure facile à réaliser, même s'il est très barriqué.
Pas très élégant, mais amusant...
Vue embarquée Vol de groupe
Capture d'image prise avec une caméra embarquée. Il ne manque que le volant... La vidéo est en ligne.   Les poursuites en vol de groupe sont très sympas, le public adore. (Photo : Ameline)

Du fait du très faible allongement, la commande de roulis est très vive tandis que le tangage est beaucoup plus amorti. Les tonneaux sont donc tout à fait possibles, même s’ils sont totalement désaxés, l’impression étant encore accentuée par la forme de la carrosserie. Le vol dos est à oublier. On lutte déjà assez pour conserver la machine à plat en vol normal… Il est quasiment impossible de réaliser une boucle propre, la Deudeuch s’écroule totalement dans la descente et la figure consomme une grande quantité d’altitude.
Ca n’est pas un appareil de voltige, on s’en doutait. Les passages à hauteur des yeux sont bien plus amusants. A faible vitesse, on joue avec la puissance moteur pour maintenir le capot bien haut, le véhicule semble alors totalement surchargé du coffre.
Plein pot, la cellule traîne beaucoup moins et la silhouette est beaucoup plus à plat.
Avec une batterie de 4000 mAh, on vole sans problème une bonne dizaine de minutes. Il faut penser à l’atterrissage bien avant que l’énergie soit épuisée car l’engin plane encore moins bien qu’une navette spatiale. Il est également utile de remettre un filet de moteur un peu avant le toucher des roues afin de bien arrondir la trajectoire pour un contact très doux sur les trois roues. Si ça tape fort, ça ricoche un peu mais la Deudeuch garde son axe. Une fois que les roues ont touché, elle ne risque plus de rebondir.
Le pilotage est donc un peu particulier sans être compliqué. C’est aussi ce qui fait le charme de cet appareil.

De bons moments...

En meeting, elle est rapidement remarquée à cause de son volume et ses formes, et son vol est toujours attendu. Les enfants l'adorent et leurs cris "la Deudeuch, la Deudeuch !" ponctuent souvent le décollage. Les encouragements sont encore plus nombreux s'il est un peu fastidieux quand l'herbe est trop haute et frotte sur les roues factices, augmentant la distance avant l'envol.
Quand il y en a plusieurs en vol, c'est plus amusant. On enchaîne les hippodromes mais comme les trajectoires ne sont pas tendues au cordeau, on semble assister à une véritable lutte.
Sur le terrain, c'est toujours l'occasion de rencontrer des amateurs de la marque aux chevrons, qui se remémorent un oncle, un grand-père ou un grand-oncle... car il y a eu des 2CV dans toutes les familles.
En juillet 2016, c'est un petit regroupement qui a eu lieu sur le terrain de l'Air Fleury Club, lorsque l'association « Les Arcandiers de la Deuch » de l'Yonne est venue rendre visite aux modélistes. Les passionnés qui ont rénové, bichonné dans les moindres détails leurs véhicules de collection ne s'attendaient pas à voir voler des Deudeuch. Ils ont compris qu'avec de l'astuce, parfois un peu de mise au point et surtout un centre de gravité bien placé, tout peut voler en modèle réduit.

Charleston et Dolly Petite et grande
Vue à Inter-Ex en compagnie de la Dolly du signataire, la Charleston de Gregory Zietek.
Les deux volent depuis de nombreuses années.
  Le décor peut être chatoyant. Il existe de nombreuses alternatives, certaines bien plus complexes que d'autres.
Avec les Arcandiers de la Deuch Regroupement à l'Air Fleury Club
Rencontre amicale de passionnés sur le terrain de l'Air Fleury Club avec l'association Les Arcandiers de la Deuch de l'Yonne. Une belle occasion de partager des histoires.
3 modèles réduits, 8 véhicules grandeur : pas mal pour une première édition !

Plan papier

Le plan de la Deudeuch est disponible uniquement en version imprimé sur papier. Toutes les pièces sont dessinées échelle 1 sur 2 grandes feuilles de 120 x 80 cm. Le tarif est 28 € frais de port compris (pour un envoi en France). Délais d'impression d'environ 8 jours.
Contacter le signataire :
laurent@jivaro-models.org

*Prix facturé par le tireur de plans : 8,30 € HT en 90 cm de large au m linéaire.


Deux Deudeuch volantes pilotées par Greg et Romain, lors de la fête de l'Aéromodèle Club Jean Bertin.

Réglages
Centrage : 200 mm du bord d'attaque
Débattements :
Tangage : + 35 mm, - 35 mm,
Roulis : + 25 mm, - 25 mm

En vol Passage photographes
Une fois en l'air, les roues arrière redescendent. Le nez est un peu haut. La 2CV, toujours en tête dans les côtes...
La Deudeuch de Greg Zieteck, vue à Inter-Ex et sur différents terrains depuis pas mal d'années aussi. Manquent les portières et les phares, dommage.
Plein pot vers le ciel infini
Le fiston donne l'échelle. Pas très grande, mais toujours remarquée sur les terrains, cette Deudeuch".
Décollage de l'herbe Le coffre pour diriger
Une bonne impulsion est nécessaire pour arracher le modèle du sol au décollage. On rend la main juste après.

Ci-dessous, l'article publié dans le numéro 78 de la revue Looping, de décembre-janvier 2003

Looping 78 de décembre-janvier 2003

Deudeuch’

Sérieux s’abstenir…

Certains ne jurent que par la performance et conçoivent des modèles aux qualités de vol époustouflantes. D’autres cherchent le réalisme et consacrent tout leur temps libre à peaufiner avec amour et adresse la multitude de détails qui donnent vie à une maquette, reproduction exacte à échelle réduite d’un aéronef ayant existé. Il y a ceux qui cherchent à faire toujours plus gros et à l’opposé ceux qui veulent réaliser l’appareil le plus léger possible. D’autres se soucient peu de l’aspect du modèle pourvu que le temps de montage soit réduit au plus juste, l’essentiel étant de passer un maximum de temps sur le terrain. Et puis on trouve aussi quelques doux-dingues qui veulent réaliser des engins toujours plus farfelus. Je suis sans doute parmi ceux-ci et j’ai le plaisir de vous présenter cette curieuse Deudeuch’, qui, contrairement à ce qu’on pourrait croire à première vue, n’est pas uniquement destinée à rouler…

Looping P1 Looping P2

Curieux engin à roulettes, et pourtant, il vole. Le proto (photos encadrées de rouge) a été présenté à la rencontre X-Wings de Boissy mais le vol était un peu chaotique…
La Deudeuch’ présentée ici a été remodelée et vole maintenant de ses propres ailes.

Sur la photo du haut, on voit le modèle présenté en statique. Les élevons sont alors relevés jusqu’à la capote et une pièce rapportée vient terminer le coffre.

Génèse

Depuis toujours, l’aéromodélisme permet de mettre en l’air, sans que le pilote ne prenne trop de risques lui-même, des engins expérimentaux. De nouvelles formules sont mises au point, testées, améliorées et cette bulle d’air qui entoure notre planète devient plus familière, plus facile à palper : c’est à ce moment que se produit l’osmose… Quel bonheur d’avoir fait voler une petite partie de soi, d’avoir quitté le sol par modèle interposé.
Effectuer un premier vol, même un simple saut de puce, d’un nouvel aéronef tout juste sorti de l’atelier procure un plaisir immense. La sensation est beaucoup moins forte quand le constructeur anxieux confie les manches de sa radio à un autre pilote, même s’il a davantage le temps d’observer le comportement en vol de son modèle.
Inter-Ex en Allemagne et en Hollande, le Gentleman Flyer Contest de Villeparisis, X-perimental Wings à Boissy-sous-saint-Yon, le trophée des micro-drones à Toulouse… sont autant de rencontres où l’on croise des engins extraordinaires… et des constructeurs-pilotes qui le sont tout autant.
Depuis quelques années, au début du mois de septembre, un noyau grossissant sévit à l’immanquable rentre X-Wings de Boissy. La date fatidique approchait très vite et je n’avais pas encore tranché pour construire un nouvel engin. Et puis, tout à coup, je me suis remémoré l’Exocet, cet hydravion hybride à large corde présenté dans Looping voici quelques années. Faire voler un appareil avec une aile d’allongement réduit (rapport de l’envergure par la corde de l’aile) est tout à fait possible, même si ça n’est pas toujours très élégant, ni très performant.
L’Allemand Horst Fenchel a longtemps figuré au Guinness Book avec une petite aile volante beaucoup plus longue que large, de seulement 13 cm d’envergure.
Ca faisait bien longtemps que ce projet de Deudeuch’ trainait en tête. J’en avais parlé à l’ami Antoine qui se déplace dans la vie à bord d’un bolide de ce type mais il ne s’était pas jeté dans l’aventure modèle réduit.

Looping P3 Looping P4

La capote (l’aile haute)
1 - Les quelques pièces qui constituent l’aile haute. Il n’y a aucune difficulté à ce niveau.
2 - Afin de construire facilement cette aile à plat, les nervures disposent de queues qui reposent sur le chantier contre lesquelles le bord de fuite vient prendre appui. (Cette photo est issue du montage du proto avec un profil biconvexe mais la méthode est conservée).
3 – Les nervures externes sont faiblement inclinées afin de donner un peu de pincement dans le sens de la hauteur aux flancs. Une petite cale figure sur le plan.
4 – Une fois le bord d’attaque, les longerons supérieurs et le bord de fuite mis en place, on peut retourner l’aile et placer les longerons d’intrados.
5 – Après séchage, on supprime les queues de nervures avec une lame de cutter ou un scalpel.
6 – Ce type de scie égoïne est bien pratique pour couper les morceaux qui dépassent. Après ceci, le bord d’attaque peut être poncé en arrondi et l’aile haute mise de côté.

Du capot au coffre (l’aile principale)
7 – Les nervures qui composent l’aile basse ont des contours identiques. Par contre, elles vont par paire une fois ajourées. Les évidements dépendent de leur emplacement.
8 – Pour découper en bloc, une scie à chantourner est utilisée. L’ensemble reçoit ensuite un coup de cale à poncer pour uniformiser les contours.
9 – L’aile en cours de montage. Bien respecter l’emplacement de chaque nervure.
10 – Là aussi, les nervures externes sont inclinées vers l’intérieur, c’est pour cette raison que cette aile possède un peu plus d’envergure que l’aile haute.
11 – De nombreuses cales permettent d’éviter d’obtenir du vrillage.
12 – Quand la colle est sèche, on retourne l’aile afin de poser les longerons d’intrados.
13 – A l’avant, une pièce faisant office de longeron-clé est enfilée sur chaque nervure, reliant les longerons d’intrados et d’extrados. C’est elle qui maintiendra le support de train et le moteur, c’est pourquoi elle est en contre-plaqué.
14 – Des renforts en contre-plaqué emprisonnent les jambes de train en corde à piano. Celui qui se trouve au niveau du bâti moteur sera collé plus tard.
15 – Collage des jambes de train, parfaitement verticales par rapport au dessous du longeron.
16 – Le longeron-clé est glissé en place. C’est à ce moment qu’on peut aussi coller le renfort interne du support moteur.

17 – La jambe de train est emprisonnée derrière un nouveau renfort en contre-plaqué.
18 – On installe le support moteur légèrement incliné afin que la culasse et le pot sortent bien à l’intrados puis on colle le faux bord d’attaque.
19 – Coffrage de la partie arrière de l’aile, côté intrados en priorité. Le bord de fuite sera affiné dans le prolongement des nervures.

Bien carrossée...

Le moment était donc venu, 8 jours avant la rencontre X-Wing 2002. L’idée générale était gravée depuis longtemps, il ne restait plus qu’à la coucher sur le papier et à découper des morceaux de balsa au fur et à mesure afin d’être prêt à temps. (Ah, cette manie de reporter à plus tard ce qui peut attendre un peu… C’est sans doute à cause de Rémy, l’ami Corse, qui disait que « il faut toujours remettre au lendemain ce qu’on n’est pas obligé de faire le jour même… »)
Bref, 8 jours après (sans compter les nuits !), je me retrouvais à 16 heures le samedi sur le terrain. La rencontre était commencée depuis longtemps mais j’avais encore quelques détails à fignoler sur place avant d’essayer un premier vol. Tout avait été si précipité ces derniers jours que je n’avais même pas trouvé 5 minutes pour calculer le centrage de l’engin. Un peu poussé par les copains, je me suis retrouvé en bout de piste avec la Deudeuch’ placée dans l’axe, sous des yeux curieux et attentifs mais surtout amusés. Mise des gaz, l’engin roule, roule de plus en plus vie et termine sa course dans l’herbe sous les rires des spectateurs. Je ne crois pas qu’il y ait une telle ambiance dans d’autres rencontres car personne ne se prend trop au sérieux. Nouvelle tentative mais après avoir poussé le manche pour soulever l’arrière et passer sur le train principal, je donne un petit ordre à cabrer. La Deuch’ quitte soudain le sol et part en déclenché aussitôt. Juste le temps de donner un petit ordre en roulis et de couper les gaz et elle retombe sur ses roues, presque par miracle… après avoir effectué au moins un tonneau ! Quelqu’un a-t-il un film de ce premier saut ?
Bilan : il faut avancer un peu le centrage, ça devait être beaucoup trop arrière. Deux ou trois packs d’accus et quelques morceaux de plomb plus tard, c’est reparti. La Deuch’ qui a laissé ses roues arrière factices dans la caisse de terrain, semblant chargée à bloc, avale les mètres de bitume à pleine vitesse, sans vouloir effectuer le moindre saut de puce. Après quelques tentatives infructueuses, on décide de remettre les vols au lendemain.
Le soir, quelques calculs donnent un point de centrage situé à 17 cm du bord d’attaque alors que le modèle était centré à 23 cm ! Ca explique qu’il fut si chatouilleux à la profondeur.
Le lendemain, rebelote. Ca roule parfaitement mais ça ne semble pas vouloir quitter le sol. Visiblement, l’aile n’a pas assez d’incidence pour pouvoir effectuer sa rotation et s’arracher de la piste. Tant pis pour cette fois, on va cogiter et tenter d’arranger les choses.
Quelques jours plus tard, la capote, qui est en fait l’aile haute, a changé de position en prenant plus d’incidence. Ca ne suffit pourtant pas pour soulever suffisamment l’arrière et permettre le décollage. Alors je sollicite la seule personne présente sur le terrain ce jour-là – un modéliste non pratiquant – pour tenter un lancer à la main. J’ai tout juste eu le temps de pousser avant que le modèle ne finisse sa course sur le dos quelques mètres plus loin. Jetée sur le côté en glissade, la Deudeuch’ a effectué un demi-tonneau très réaliste !
L’aile haute en a profité pour se faire la malle au contact du sol. Un peu dégoûté, je décide de relancer moi-même. Ayant oublié la sangle de la radio, c’est avec la main droite que je tiens le flanc tandis que l’autre pose sur ma tête ! Quelques pas face au vent, je sens que ça se soulève et laisse la Deuch’ glisser dans l’air délicatement. Ca y est, elle vole enfin, même si le pilotage est pointu (sans la capote, le centrage ne se trouve plus au même endroit !). J’enchaîne quelques passages avant de prendre de l’altitude. L’allure est très « queue basse » mais ça reste pilotable. Je tente quelques tonneaux car le taux de roulis est très important. Ca passe, comme une barrique. On perd 10 mètres à chaque fois…
Atterrissage sur la piste et c’est satisfait que je quitte le terrain ce jour-là, malgré la tôle froissée de ce tas de ferraille volant… Je vais revoir légèrement ma copie. Après tout, cette Deudeuch’ n’est qu’un biplan de formule aile volante.
Je fais partie de ceux qui n’aiment pas trop quand tout fonctionne parfaitement du premier coup. Je considère que si c’est le cas, c’est que la barre n’a pas été placée assez haut… Un peu de cogitation et de mise au point font alors avancer les choses…

Looping P5 Looping P6

20 – Notez que le coffrage arrive à mi-longeron afin que les chapeaux de nervures soient également calés bien à plat.
21 – Quand l’extrados est coffré, on découpe la partie formant les volets, en déduisant l’épaisseur des coffrages de fermeture d’élevons et de l’arrière de l’aile.
22 – Pose des pièces fermant les élevons et l’arrière de l’aile.
23 – Découpe des élevons qui sont ensuite inversés. De cette manière, inutile de les fermer du côté du milieu de l’aile car il y a déjà la partie arrière des nervures. Par contre, côté flancs, ils sont recoupés pour laisser passer les guignols en contre-plaqué (différents sur le plan) et biseautés pour venir former le coffre une fois remontés jusqu’à la capote (pour l’expo en statique).
24 – Le support de la roulette de queue est posé, renforcé par quelques baguettes d’angle. Une baguette supplémentaire en bois dur au niveau du trou permet d’éviter d’avoir trop de jeu dans la corde à piano. Le guignol se situe à l’intérieur de l’aile. Il doit donc être posé soigneusement dès maintenant.
25 – Coffrage de la partie avant de l’aile, après avoir profilé le faux bord d’attaque dans le prolongement des nervures, puis pose des chapeaux de nervures.
26 – Les servos d’élevons peuvent être mis en place afin de définir le passage exact des tringleries.
27 – Une portion de coffrage supplémentaire est ajoutée à l’intrados, à l’endroit où dépassent les tringleries.
28 – Le dessus de l’aile est coffré pour former le capot. Côté intrados, une grande trappe permettra l’accès à la radio et au réservoir (ou à la batterie en cas d’équipement électrique).
Les parties latérales (les flancs)
29 – Les flancs sont composés de plusieurs pièces d’épaisseurs différentes. Attention au sens des fibres qui a son importance.
30 – Une fois assemblé, le flanc reçoit ses doublages, côté extérieur. Là encore, il faut respecter le sens des fibres.
31 – Côté garde-boue arrière, la baguette inférieure est poncée dans l’épaisseur pour affleurer le flanc.
32 - C’est pareil au niveau du garde-boue de la roue avant.
33 – Découpe des roues factices et des garde-boue.
34 – Les roues avant et les garde-boue sont profilés. Ils pourront être collés après entoilage.
35 – La roue arrière est mobile dans le sens vertical. Elle glisse à l’intérieur du garde-boue.
36 – La « suspension » des roues arrière est assurée avec un fil d’élastique à chapeaux ; en fait, un élastique fin et gainé.
37 – Les phares, non fonctionnels mais indispensables pour le look, sont tournées à la perceuse dans du balsa tendre.
38 – Une planche de déco a été dessinée sur ordinateur puis imprimée sur papier autocollant. L’ensemble a reçu plusieurs couches de vernis incolore en bombe servant de protection.
39 – Des écrous ont été noyés à l’intérieur des nervures externes, afin de pouvoir y visser les flancs. Notez la pièce amovible en contre-plaqué sur le capot, afin d’accéder au bâti moteur. On devine une minuscule 2 CV Majorette jaune et noire au 1/60 posée à côté…
40 – Les élevons relevés pour le statique ferment totalement l’arrière. Des ouvertures vont y être pratiquées afin de figurer le vitrage arrière.
Le plus gros du travail est effectué mais il reste pas mal de temps à consacrer à la finition.


De l'huile... de coude !

Vu que le proto maltraité arrivait à tenir en l’air, l’idée de base a été conservée, en apportant toutefois quelques modifications pas très visibles mais importantes.
La principale concerne l’aile basse, dont l’incidence a été sérieusement augmentée. Le capot a donc une courbure au peu plus prononcée. A l’arrière, les gouvernes auraient été placées beaucoup trop bas pour servir de coffre lors de l’exposition statique comme c’était le cas sur le proto. La corde de l’aile a donc été encore allongée et mesure maintenant 83 cm. On n’est pas loin d’une aile de planeur grandeur… Au lieu de se baisser pour le statique, les gouvernent se relèvent et vont jusqu’au toit, ce qui ferme quasiment tout l’arrière.
La capote possédait un profil symétrique dans le but d’épouser la courbure du toit. Pour simplifier, les deux ailes sont maintenant équipées d’un Eppler 16 autostable, calées selon le même angle. Pour le reste, il ne s’agit que d’infimes détails : le capot a reçu une trappe de chaque côté pour faciliter l’entretien du moteur qui est calé avec pas mal de piqueur.
Tous ces changements ont pour but de permettre la rotation autour du train principal lors du décollage et d’éviter d’avoir une assiette trop « queue basse » une fois en l’air.
Une grande trappe existe sous l’aile, permettant l’accès à l’équipement radio et au réservoir.
J’ai conservé le même décor que je trouve très joli et bien visible. Ca aide sur ce genre d’engin aux trajectoires parfois incertaines…

½ cheval sous le capot

Le moteur utilisé ici est un 2,5 cc, le toujours fameux OS 15 FP. Equipée ainsi, la Deudeuch’ vole comme la vraie, en train de monter une côte… C’est jouable à condition de construire léger et de rester cool aux commandes. Je vous conseille cependant de prévoir un peu plus gros si vous souhaitez disposer d’une certaine marge de puissance. Le maximum admissible doit être un 4 cc. Avec ce moteur plus gros, on disposera de beaucoup plus de chevaux, et ça facilitera un peu le centrage, quoi que ce nouveau modèle est capable de voler sans un gramme de plomb. Il faut préciser que toute la radio est logée à l’avant et que l’arrière a été construit au plus léger. L’inconvénient avec un moteur plus gros, c’est qu’il risque de venir défigurer le capot. Le 2,5 cc entre au plus juste. Il faudra sans doute incliner beaucoup plus une motorisation plus volumineuse, en prévoyant une belle rallonge pour le pointeau, à moins que celui-ci dépasse du bord d’attaque.
Pas de problème de centrage à prévoir car le profil très épais à cette échelle permet de glisser n’importe quel type de radio et de placer le tout un peu où on veut.

Auto... radio !

L’équipement radio installé à bord est le suivant :
- 2 servos standard pour les élevons, plaqués le long des nervures externes, qui entraînent des tringleries rigides en baguettes de bois dur prolongées de cordes à piano pliées débouchant à l’intrados.
- Les guignols dépassent donc lors de l’exposition statique au niveau du coffre mais je n’ai pas trouvé d’autre solution valable. Une tentative en les plaçant côté extrados a été effectuée. Our éviter que ces guignols n’arrivent en buttée sur l’aile quand le coffre était en position fermée, il fallait déporter l’axe sur l’arrière. Avec des gouvernes si profondes, le moindre jeu avait des conséquences catastrophiques.
- 1 servo standard pour la direction, avec là aussi une commande rigide installée avant entoilage.
- 1 servo standard qui actionne une commande souple pour les gaz.
- La batterie est constituée de 4 éléments de 900 mAh Ni-MH et le récepteur est un classique 8 voies.
Il faut bien s’assurer que tout fonctionne parfaitement avant d’entoiler le modèle.

Looping P7 Looping P8

1 - Vue de dessous, la trappe ouverte. On voit le moteur placé tête en bas, le servo de direction logé très en avant et le réservoir emballé dans de la mousse.
2 - L’hélice dépasse un peu au bord d’attaque. Pour voler, il faut bien sûr retirer la calandre qui ne sert que pour l’exposition.
3 - Sortie d’une commande d’élevon côté intrados. Notez la gouverne ajourée au niveau de la vitre arrière.


Carrosserie et accessoires

Les finitions demandent un temps fou, et je pourrais y être encore… Ah, quand on veut faire une réplique fidèle ! ;)
Avant de commencer l’entoilage, il faut vernir le compartiment moteur et peindre l’intérieur des flancs au niveau des fenêtres, de préférence de la même couleur que l’entoilage. Ensuite, il faut fermer les vitres. J’ai utilisé de l’Oralight transparent, posé de chaque côté des flancs, bien tendu. Dire que cette bagnole est équipée d’un double vitrage… Quel luxe !
Il reste à recouvrir séparément les garde-boue, puis à entoiler les ailes avec du noir en dessous et à partir de l’endroit où s’arrête le capot. Ca donne plus de profondeur à l’ensemble. L’intérieur des flancs pourra aussi être plus sombre que l’extérieur pour la même raison.
Les découpes dans le film qui recouvre les flancs au niveau des vitrages sont réalisées avant entoilage, en s’aidant d’un petit gabarit.
Les pneus sont entoilés avec du noir nacré, histoire d’obtenir un petit effet de relief avec l’intérieur des garde-boue qui sont pour leur part entoilés en noir.
Les pneus arrière sont montés sur des suspensions en élastique gainé, dit « à chapeaux » car la Deudeuch’ repose sur sa véritable roue arrière directrice quand elle est posée au sol. Ca n’est qu’en vol que les roues factices reprennent leur place en évitant de donner une allure « queue basse » au modèle. Pour cela, il suffit de pratiquer une saignée du côté intérieur de la roue, avant entoilage. L’élastique est fixé dans le garde-boue (j’évite d’employer le mot « aile » à ce niveau pour éviter les confusions) avec deux petites épingles à tête de verre. Ainsi, on peut facilement régler sa tension. Trop tendu, la roulette de queue ne plaqu pas par terre et est donc inefficace, donc impossible de guider l’engin pendant le roulage. Et trop souple, les fausses roues ne redescendent pas. C’est juste une histoire de compromis. Pour éviter à ces fausses roues en balsa de trop souffrir, on place un petit arceau en corde à piano au niveau où elles appuient sur le sol. En vol de nuit, on voit peut-être des étincelles… mais pour ça, il faudrait prévoir une installation électrique avec phares fonctionnels !
Pour le reste du décor, c’est à vous de voir selon vos goûts. Vu le nombre d’exemplaires construits de la 2 CV, il n’y a que l’embarras du choix.
Quelques détails importants doivent figurer, tels les fameux phares coniques par exemple. Ils sont réalisés en balsa tourné à la perceuse, puis entoilés et fixés par un simple morceau de contre-plaqué maintenu par la vis qui plaque le flanc sur la partie avant.
Pour l’exposition statique, il faut impérativement construire la calandre et le pare-chocs avant, ainsi que la pièce qui termine le bas du coffre. Quelques morceaux de planche de balsa et baguettes de bois dur font l’affaire.
Vous avez même droit à une planche de déco vous permettant de réaliser facilement les jantes, les poignées de porte, les rétroviseurs et bien d’autres détails.

Looping P9 Looping P11

4 - La jambe de train est une simple corde à piano. La roue est placée plus basse pour éviter au flanc de frotter par terre.
5 – La roulette est bien sûr directrice.
6 – 7 – Les roues arrière sont équipées d’amortisseurs…
8 – Le plomb de centrage a été retiré après les premiers vols…
9 – Les éléments indispensables pour l’expo statique. Les phares peuvent être conservés pour le vol.
10 – Tout se démonte facilement.

Bien entendu, il faut garder à l’esprit que l’originalité du sujet a primé sur les qualités de vol. Ce modèle est plus fait pour animer les meetings que pour effectuer sa séance de vol hebdomadaire… Quoi que… dans les deux cas, il fait se déplacer les foules !

Le plein de super !

Une fois les réglages effectués, notamment celui du centrage qui a son importance, on peut se rendre sur le terrain et effectuer le plein du réservoir. Le pointeau dépasse à peine du capot, donc attention aux doigts.
Un peu de roulage sur une belle piste comme celle du club de Boissy (toujours aussi accueillant : merci les mais !) permet de régler tout juste la tension des élastiques supportant les roues arrière.
C’est alors qu’on peut mettre les gaz et prendre de la vitesse. Quand le modèle a bien accéléré, on pousse un peu sur la profondeur pour soulever la roulette puis on tire assez franchement. Si tout se passe bien, il prend une pente de montée bien tranquille. On se rend vite compte du peu de finesse de l’engin qui s’enfonce dès qu’on baisse un poil les gaz. A part ça, le vol est stable, vraiment pas rapide, (normal, c’est une Deudeuch’… et puis, j’aime bien voler réaliste !). L’axe de tangage est assez « mou ». Ca manque un peu de précision pour les atterrissages aux pieds car avec cette petite motorisation, on n’a que très peu de marge entre la vitesse de vol maximale et celle où l’engin s’enfonce en parachutant. On essayera donc de poser avec du moteur si on ne veut pas risquer d’exploser un pneu en cas de retour sur la planète un peu fort, comme j’ai pu tester lors des premiers vols…
En roulis, la réponse est immédiate. On fera attention à ne pas donner trop d’ordres afin d’obtenir une jolie trajectoire propre et non pas un dandinement continuel.
Pour se marrer, on peut faire quelques tonneaux très barriqués mais les essais n’ont pas été poussés plus loin. C’est déjà bien amusant de voir un engin comme ça enchaîner les hippodromes au-dessus du terrain.

Flying Deuch'Man...

Voilà, si vous aimez voguer vers de nouvelles aventures, le voile est levé, il n’y a plus de secret, vous savez tout sur cet engin fantôme. N’hésitez pas à passer le cap et espérez très fort que tout ira bien.
Malgré un capitaine qui essaye sans doute de saborder son navire, l’auteur fait tout pour que ça roule et tenter de faire planer le lecteur…
En construisant ce modèle, vous constaterez qu’il n’y a pas que Fantomas, James Bond ou Harry Potter qui savent faire voler des guimbardes… Et si la Deuch’ ne vous plait pas, vous pouvez toujours modifier la carrosserie et adapter votre véhicule en changeant simplement les flancs.
Flying Deuch'Man...

Un p’tit clin d’œil…

Profitons de ces quelques lignes pour saluer les amateurs de la marque aux chevrons et de la Deudeuch’ en particulier.

  • A tante Marcelle, qui a toujours roulé pour Citroën et pour qui je reprends ces quelques mots de Mitacq, le dessinateur de la Patrouille des Castors (qui roulaient également en 2 CV… Le décor imaginé par l’auteur est d’ailleurs très sympa) : « On n’a pas besoin de se voir pour s’aimer »…
  • A Jean-Marc et Nic qui ont besoin d’un châssis pour faire rouler à nouveau le Dolly au pays du chocolat. C’est elle qui a servi de modèle à l’engin présenté ici.
  • A Antoine et son véhicule adoré et à sa feue boîte de vitesse…
  • A tous ceux qui y ont cru dès le départ (Horst, Charles, Peter et Gérard, etc.) et à ceux qui n’y croyaient pas !
  • A Orstunish, qui a réussi à faire décoller la 4 CV de Zinzin dans sa bande dessinée…
Antoine & Co
La 2CV d'Antoine, prête à embarquer les copains, leurs modèles et tout le matos pour une semaine de vol de pente à la dune du Pyla.

Contact : laurent@jivaro-models.org

 
 
 
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