Home
Sujet ajouté le
14 décembre 2019
Les réalisations "perso" Des plans à télécharger ou à commander Avions, planeurs, hélicos, matériels disponibles dans le commerce Les événements aériens Des vidéos exceptionnelles, marrantes ou impressionnantes Laissez un mot sur le livre d'or
Des infos pour perfectionner ses modèles Le coin de la bidouille Les "inclassables" sont rangés ici... D'autres pages à visiter L'équipe des auteurs présents dans ces pages Contacter le webmaster
Français English Español Deutsch Italiano
  Ceský Russian Nederlands Português slovenských
Google
Douglas C-47 de Laurent Schmitz,

Douglas C-47

Shortkit en 2 m d’envergure

Texte et photos : Laurent Schmitz

C’est peu après la publication des plans de ce DC-3 (C-47 en version militaire) dans RC-Pilot que j’ai acquis ce "shortkit" conçu par Laurent Buyssine. Tout ça ne nous rajeunit pas puisque c’était en 2005.
Très vite, j’ai assemblé le squelette d’un demi-fuselage… qui a orné le mur de mon atelier pendant presque 15 ans !

Décor tutilant couleur aluminium Le DC-3 posé au sol
Passage bas train rentré   EN approche pour l'atterro
Malgré ses 80 ans, le DC-3 reste l'un des bimoteurs préférés des modélistes. Cette reproduction mesure presque 2 m d'envergure et est motorisée en électrique.

C’est récemment que je suis tombé par hasard sur le reste du fagot de bois, soigneusement stocké à la cave. Il y a avait même le CD-Rom d’origine avec la notice de construction illustrée. Après un sérieux nettoyage des champignons (!) couvrant le disque, je trouve un PC avec un lecteur en état de marche et… ouf ! Le fichier pdf est encore lisible ! Plus d’excuse, je dois monter cet avion. D’autant que j’ai deux moteurs brushless avec contrôleurs 50A, un peut gros mais ça fera l’affaire. Sans parler des hélices tripales "Master Airscrew" 9x7 qui équipaient mon drone (et sont donc disponibles en version droite et gauche).
Pour rappel, un "shortkit" ne contient que les pièces complexes, comme les couples et nervures. Le coffrage et les baguettes sont à acquérir séparément. J’avais un stock de planchettes de balsa de 1,5 mm pour le coffrage et de 5 mm pour les baguettes, à débiter soi-même à l’aide d’un outil "balsa stripper". Je ne vais pas vous refaire la notice, qui est assez complète. Ce modèle s’adresse à des constructeurs qui ont quand même un peu d’expérience et sont capables d’improviser un peu. Voici en revanche les modifications apportées au kit, mes solutions pour les trains rentrants et quelques points qui méritent une certaine attention.

Caractétistiques techniques

Échelle : 1/14,6
Envergure : 197 cm
Longueur : 135 cm
Surface alaire : 43 dm²
Masse au décollage : 3215 g (avec accu de 465 g et 80 g de plomb)
Centrage : 11 cm du bord d’attaque à l’emplanture de l’aile

Equipement :

Moteurs : minimum 2 x 4,5cc 4T ou 2 x 300 watts
Accu : Li-Po d’une masse de ± 450 g pour un centrage facile


Construction

La construction en demi-coquilles ne pose aucun souci et est très rapide. J’ai quelque peu "maquettisé" l’articulation de dérive ainsi que la roulette arrière, qui déménage au bon endroit. Les deux sont commandés par câbles aller-retour (4 en tout) sur le même servo standard à pignons métalliques. Les câbles de la roulette sont cachés à l’intérieur et donc inaccessibles… C’est du kevlar, espérons que ça ne casse pas !

Couples et baguettes pour le fuselage Gouverne de direction
La cellule est une jolie structure en bois issue d'un shortkit Guix Model.
Charnière déportée Coffrage partiel
La dérive a été rendue plus réaliste avec ses charnières à axe déporté.

La tentation était forte d’ajouter une clé d’aile de chaque côté pour faciliter le transport car d’origine, l’aile est d’une pièce. Finalement, j’ai choisi la simplicité et monté le tout comme prévu sur le plan. En revanche, toute mon aile est entièrement coffrée en balsa 1,5 mm. La jointure est renforcée à la fibre de verre. Quelques acrobaties non prévues ont permis de vérifier que c’est du solide, même si je n’étais pas trop rassuré au départ. Pour le transport, il faut une grande voiture et pour monter l’aile sur le fuselage, un peu d’aide n’est pas superflue. En effet, il faut en même temps tenir l’avion et raccorder les servos et les contrôleurs. Le plan fait l’impasse sur les volets. Le modèle n’en a absolument pas besoin, ils sont donc simplement dessinés à l’intrados. Pareil pour les ouïes des moteurs, qui sont figurées au marqueur noir.

Train rentrant maison Tronçon central de l'aile
  Mes trains rentrants sont faits de tubes en alu aux extrémités écrasées dans un étau. Chaque nacelle héberge un servo standard, lent mais au couple élevé. Il y a de la place puisqu’en électrique, l’emplacement des réservoirs est libre. Cette modif permet de sortir les roues à deux vitesses différentes, comme c’était souvent le cas sur les vrais.
Train sorti et rentré
Le train rentrant n'est pas trop complexe, les pièces peuvent être réalisées sans outillage spécifique.

Mes capots moteurs sont en bois taillé et poncé, conformément à la notice. De grosses couches de pâte Polyfilla "Superlight" rendent l’opération plus simple en bouchant les trous sans alourdir l’ensemble. Ce même produit fera aussi des miracles sur les karmans, particulièrement complexes sur cet avion. Pour le coffrage, n’hésitez pas à humidifier l’extérieur des planchettes et lattes pour qu’elles se mettent en forme sans casser.

Capots moteurs en balsa Nacelles moteurs installées
Les capots moteurs sont en bois finement profilé.
Coffrage du fuselage en cours Le pilote est aux commandes
Il est nécessaire de bien humidifier les coffrages en balsa pour les mettre en forme.
Le nez est amovible Raccords fuselage et empennages
Le nez est prévu amovible pour accéder au pack d'accus. A droite, ajustage des empennages contre le fuselage.

Propulsion électrique

L’installation de la propulsion électrique demande un peu de boulot. J’ai choisi de mettre l’accu dans le nez, en rendant le "cône" amovible devant le cockpit. De petits aimants le maintiennent en place. Un 4S de 5 000 mAh suffit largement et tient dans l’espace prévu d’origine pour l’accu de réception, en y adaptant une "boîte" de balsa. J’ai finalement dû ajouter 80 g de plomb dans la queue (!) pour obtenir un centrage correct. Chaque moteur avale 35A en pointe sur un accu plein, soit près d’un kilowatt de puissance. Avec ça, l’avion grimpe à la verticale. On vole donc sous le tiers des watts avec le chrono à 12 minutes en conservant une large réserve d’électrons.

Mise en croix Servos de profondeur et direction
La pointe et les capots sont recouverts d'aluminium adhésif.   Les condensateurs de protection sont soudés à l'extrémité du câble d'alimentation.
Contrôleurs au centre de l'aile Le train d'atterrissage
Le récepteur et les contrôleur sont immobilisés au centre de l'aile.   Le train est en tube et plats d'aluminium plié, relativement facile à faire.
Train sorti et verrouillé Train rentré
Le train d'atterrissage, en position sortie et rentrée.

Il est important de régler les moteurs en "contrarotatif". Vu de face, celui de gauche tourne dans le sens des aiguilles d’une montre tandis que le moteur de droite tourne dans l’autre sens. De cette façon, pas de soucis d’anticouple, l’avion tire droit à tous les régimes moteur. Il faut bien sûr utiliser des hélices tournant en sens différents. C’est le cas des Master Airscrew tripales 9x7, qui sont en outre à la bonne échelle. Notez que le vrai avait les deux moteurs qui tournaient à gauche (vu de face), principalement pour des raisons économiques et logistiques : comme il est impossible de prédire quel moteur tombera en panne, il aurait fallu stocker deux fois plus de pièces de rechange. Je ne peux pas vous dire grand-chose de mes moteurs car ils n’ont pas d’inscriptions et je ne me souviens plus de ce que j’ai acheté à l’époque, outre le fait que ce sont de vieux "Turnigy" jaunes. Probablement des 4240 avec un KV de 650 ou 700. Le modèle actuel (argenté) en 620 KV conviendrait certainement. De moteurs plus petits permettraient d’encore gagner du poids mais pour conserver de belles hélices tripales à l’échelle il faudrait passer à un accu 3S. Les contrôleurs sont montés au velcro sur le coffrage au centre de l’aile. Leurs câbles d’alimentation sont soudés ensemble. Comme il faut une énorme rallonge pour aller jusqu’à la pointe avant où se trouve le raccordement de l’accu, il est indispensable d’ajouter de gros condensateurs électrolytiques au plus près des contrôleurs. J’ai utilisé deux 6800 µf 35V en parallèle (4€ sur eBay). Le récepteur se trouve lui aussi dans l’aile, entre les nervures au centre. Pas besoin de sortir les antennes sur cet avion tout en bois. Finalement, le fuselage n’héberge que les servos de profondeur et de direction et pèse 865 g (sans accu). En comparaison, l’aile avec les moteurs, 4 servos et les trains semble très lourde (1 885 g).

Finition


Laurent et son DC-3
Devant le hangar
Quelles lignes
C'est le décor d'un avion canadien qui a été reproduit, bien visible.

Je suis tombé amoureux des C-47 canadiens, aux couleurs bien visibles. Ça tombe bien puisque je voulais une finition partiellement métallique. Les capots et la pointe avant sont en alu autocollant, mis en forme en frottant avec le dos d’une cuiller. Le reste est du film thermorétractable "Bright silver" de chez Hobbyking. Ce film bon marché est facile à poser, bluffant de réalisme et il ne "cloque" pas trop au soleil. Comme c’est du plastique et qu’il ne contient pas réellement de métal, pas de souci pour la radio. Le blanc est de l’Oracover et pour le bleu clair de l’intrados, j’ai enduit le balsa de bouche-pores nitrocellulosique, poncé puis peint à l’acrylique pour murs à l’aide d’un petit rouleau.

Décor "canada" en pdf
Squadron_RCAF
  Les cocardes et inscriptions sont sortis sur de l’autocollant à l’imprimante laser. Le rouge des capots est peint et les filets blancs et rouges sont en film autocollant. L’astrodôme est tiré d’une petite boule de Noël transparente. J’ai limité le détaillage au profit d’une mise en œuvre rapide.

(Clic droit sur l'image pour télécharger le fichier de déco en pdf.)

Le mât d’antenne est en bois recouvert d’alu autocollant. Le brin est en élastique de mercerie noir. L’antenne en fer à cheval est en carbone décoré d’alu. Les pitots sous le nez sont en corde à piano et gaine de plastique chauffée et aplatie. Les six hublots ont été découpés après avoir fini la structure. Il est difficile de trouver où il n’y a ni couple, ni longeron. J’ai donc introduit une lampe LED puissante dans le fuselage qui m’a permis d’identifier la structure par transparence. Le plan ne permet pas d’avoir des ouvertures à l’échelle, elles sont un peu trop petites. Les vitres sont en film rétractable transparent et l’intérieur est habillé d’un filet d’emballage pour oranges. Ce matériau ressemble remarquablement aux treillis de sangles rouges qui se trouvaient dans les C-47 canadiens, similaires à ce qu’on trouve encore de nos jours dans les C-130. C’est réaliste, léger, bon pour la santé et ça ne coûte rien.

Brillant
Le revêtement est en film thermorétractable.

Un vol tranquille


Prêt à décoller Décollage

Les DC-3 sont souvent délicats à piloter, avec une tendance à décrocher brutalement à basse vitesse. L’aile en flèche est étroite au saumon, ceci explique cela. Ce modèle possède heureusement un vrillage négatif en bout d’aile et comme il est léger, je ne me faisais pas trop de souci. En fait, cette version électrique est un peu plus légère que le DC-3 thermique de Laurent Buyssine. Tout de même, c’est pas mal de boulot qu’on met en l’air et comme toujours lors d’un premier vol, c’est avec les fesses serrées que je pousse progressivement le manche des watts. Il lève tout de suite la queue au roulage et je dois tirer pour qu’il ne passe pas sur le nez. Après dix mètres, les moteurs sont à moitié quand il décolle d’un coup et part à la verticale ! Je pousse les gaz à fond et le voilà satellisé, façon Ariane V… Je sais maintenant que la propulsion est surpuissante. Entre-temps, j’ai dû trimmer beaucoup à cabrer pour qu’il vole en palier. Un filet d’électrons suffit à promener le modèle. Il est précis mais il se cabre à la remise des watts, signe d’un manque de piqueur sur les brushless.

Passage devant le pilote Train rentré
Vu d'en dessous   Passage bas
La vitesse de vol n'est pas très élevée, c'est parfait pour le réalisme.

Pour le reste, c’est un avion sain et à l’allure réaliste. La vitesse de vol en palier est faible, ce qui ajoute à la magie de cette "presque" maquette. Après 8 minutes de circuits trains rentrés et sortis (sans incidence sur le vol), je pose facilement l’avion "de piste". L’accu n’est même pas à moitié déchargé, j’allonge donc le "chrono" sur l’émetteur pour sonner après 12 minutes.

Réaliste Entrée de piste
La sortie du train d'atterrissage ne pertube pas le vol.

Pour le second vol, le décollage est moins acrobatique mais à cause du manque de piqueur aux moteurs, je dois contrer la tendance à cabrer. Je n’ai pas encore réglé les tringleries et mon trim de profondeur est quasi à fond. Du coup, le débattement vers le haut est un peu faible. Une tentative de looping se terminera d’ailleurs manche au ventre et très bas... En revanche, les ailerons répondent bien. Le tonneau est très moche, comme on s’en doute. Toute la masse est dans les ailes et dès que l’engin est sur le dos, la rotation accélère et la figure se termine brutalement. Il n’est clairement pas fait pour ça. La dérive est efficace mais je suis presque déçu de ne pas l’employer souvent car j’ai prévu un différentiel de 50% (2x plus de débattement aux ailerons vers le haut que vers le bas). Le lacet inverse est donc quasi inexistant.

A l'approche
Pas de volets, c'est inutile : la vitesse d'approche est raisonnable.

Au-dessus de la piste
Le pilotage n'est pas difficile mais il ne faut pas trop freiner l'avion.

Le test de centrage confirme le centre de gravité recommandé par Laurent Buyssine. Le décrochage se produit assez tard mais vient sans prévenir et s’avère spectaculaire. D’un coup, l’avion passe sur le dos puis pique à la verticale. Le rattrapage demande beaucoup d’altitude, qu’on se le dise ! Bref, pas question de circuler nez en l’air au ras du sol. Je n’ai pas tenté la vrille à cause de la masse élevée dans les ailes. Je ne doute pas qu’elle passe, mais je suis quasi certain que la sortie sera chaude et demandera quelques tours...
Au final, voici une belle semi-maquette de cet avion mythique qui en plus se pilote facilement, ce qui n’est pas toujours le cas. Il ne se monte pas tout seul en secouant la boîte mais ça contribue aussi au plaisir de la construction traditionnelle. Un shortkit chaudement recommandé à tous les inconditionnels du DC-3 / C-47 !

Plein pot Atterrissage
Atterrissage après 12 minutes de vol avec un pack Li-Po 4S 5000 mAh.

Le "shortkit" du DC-3 est toujours disponible pour la modique somme de 129 €, mais il faut ajouter un peu de bois ainsi que le tirage des plans et la notice en pdf. (Cliquez sur le logo Guix Model)
Guix Model

Je répondrai volontiers à toutes les questions mais inutile de demander une copie de ma notice sur CD. Laurent Buyssine a conçu ce beau DC-3, il mérite de récolter les fruits de son labeur.

Contact : laurent.schmitz@jivaro-models.org

Kiss landing
 
 
 
Home
Revenir en haut
Les réalisations "perso" Des plans à télécharger ou à commander Avions, planeurs, hélicos, matériels disponibles dans le commerce Les événements aériens Des vidéos exceptionnelles, marrantes ou impressionnantes Laissez un mot sur le livre d'or
Des infos pour perfectionner ses modèles Le coin de la bidouille Les "inclassables" sont rangés ici... D'autres pages à visiter L'équipe des auteurs présents dans ces pages Contacter le webmaster
Français English Español Deutsch Italiano
  Ceský Russian Nederlands Português slovenských
D'autres sujets sont classés dans les différentes rurbiques. Cliquer sur les boutons pour y accéder.

Copyright jivaro-models.org
Locations of visitors to this page