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14 février 2020
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Albedo, bipouptre repliable

Albedo

C'est dans la boîte !

Présentation : Laurent Berlivet

L'origine de cette curieuse machine remonte à la nuit des temps. Gravés sur les flancs d'une caserne par un chef certainement issu des «Gros-Magnon» (Reuuuuh !) ces dessins auraient été retrouvés des années plus tard, après de longues années passées dans l'oubli. Ils ont servi de base au modèle qui vous est présenté.

Démonté Passage rapide
L'Albedo est prévu démontable... et conçu pour être assemblé très rapidement sans le moindre outil.

L'avion et sa boîte de rangement Excursion
Démonté, il tient dans une valisette en carton-plume facile à ranger et transpoter.

Equipement FPV Vol en immersion
Son nez amovible peut facilement être remplacé par un autre, comme celui-ci équipé d'une caméra pour le vol en immersion.

Albedo - baptême de l'air... 25 ans après.

Vol en immersion en Andorre (vautours, moutons, télécabine...)

Poursuites, rase-mottes et fumigènes.

(Reprise de l'article publié en 1995 dans la revue RCM)

J'avais construit un prototype en urgence pour participer à la rencontre «Gentleman Flyer Contest» de 1995. Le GFC fut un fameux regroupement aérien de la fin du siècle dernier, où les pilotes se présentaient en costume-cravate, avec un attaché-case à la main, duquel ils devaient extraire un modèle volant, l'assembler au plus vite et le faire voler durant un temps déterminé, en finissant par un atterrissage sur cible.
Afin de valider la formule, ce modèle est l'évolution sans les petites erreurs de jeunesse rencontrées sur le proto. (Et la version 2021 a encore reçu quelques améliorations).
Certains bruits courent comme quoi un exemplaire aurait été construit à l'époque en chêne et en baobab, entoilé avec une vessie de mammouth mais nous ignorons s'il a un jour décollé, nos recherches étant restées sans suite pour le moment...

En réalité pour la toute première rencontre du GFC quelques années auparavant, le rédacteur en chef de la revue RCM avait réalisé quelques croquis d'un bipoutre mais l'aventure s'était arrêtée là, faute de temps à passer à la construction. Ces tracés avaient fini aux oubliettes... 5 ans plus tard, notre équipe a réussi à mettre la main dessus après avoir fouillé partout dans les archives de la rédaction. Il restait quelques jours avant la rencontre annuelle. C'était suffisant pour improviser une construction à l'insu de son concepteur afin de le faire participer par surprise au concours. L'ambiance à la rédaction fut un peu particulière puisque l'atelier en ébullition était ouvert à tout le monde sauf au principal intéressé...

Le proto de 1995
Le proto de l'Albedo a vu le jour en 1995.
Seulement 2 servos à l'époque, avec celui des ailerons placé dans le fuselage.

Le jour venu, notre rédac-chef s’est retrouvé sous le chronomètre des juges avec une mallette à la main dont il ignorait le contenu. Il ne disposait que de quelques indications pour l'assemblage. Malgré le peu d'activités aux manches depuis plusieurs années, nous avons constaté deux choses : que le rédac-chef n'en est pas un (!) et que la machine était tout à fait saine puisque, malgré un problème avec le variateur qui la contraignait à se traîner au ras du sol, elle évoluait sans faire mine de vouloir décrocher. Pour plus de détails sur la rencontre, si vous avez accès à des archives, lisez le compte-rendu dans le n° 34 de la revue Looping d'août-septembre 1995.
Le plan de l'Albedo avait été publié un peu plus tard, dans la revue RCM n°175 de novembre 1995.

Le modèle publié en 1995
Le second Albedo publié dans RCM en 1995.

Conception


Caractéristiques techniques

Envergure : 123 cm (40 cm plié)
Longueur : 93 cm (50 cm plié)
Surface : 25 dm²
Masse : 850 g
Charge alaire : 34 g/dm²
Profil : Eppler 205
Moteur : Brushless N2830 1000 kV
Hélice : Graupner Cam Speed Prop 8x6
Contrôleur : 25 A
Batterie : Li-Po 1800 à 2200 mAh
Radio : 3 à 5 voies (ailerons, profondeur, moteur, AF), 3 servos 9 g

Ce concours est réservé aux « fous », c'est bien connu... Cependant il faut tout de même être capable de faire tenir un modèle volant et son émetteur dans une mallette, de monter le tout dans un temps le plus court possible et enfin, le plus important, de le faire voler. Il existe de nombreux compromis puisqu’une grande machine de grande taille avec beaucoup de surface a de meilleures chances de tenir en l'air qu'une petite certainement plus rapidement montée mais aussi avec une charge alaire plus élevée. Pour réduire le temps de montage, l'Albédo possède deux poutres qui se glissent dans l'épaisseur de l’aile pour ne pas avoir à assembler l’empennage. La commande de profondeur est actionnée par des câbles aller-retour qui se tendent lorsque le stab est tiré vers l'arrière jusqu’à ce que les poutres soient verrouillées par deux petits ressorts. Les dérives, collées à l’origine, sont désormais maintenues par une tête de vis et un ressort. Elles se fixent sans outil, en une fraction de seconde, et pivotent ou s’éjectent complètement en cas de choc. Elles sont au nombre de deux pour conserver une surface latérale suffisante... mais l'Albedo vole encore très bien après en avoir perdu une ! Les panneaux extérieur de l’aile comportent chacun un micro servo et se placent de chaque côté d’un panneau central solidaire des empennages. On obtient ainsi une surface d’aile confortable. La connexion des servos se fait automatiquement grâce à des connecteurs 3 broches pour Li-Po. Les tronçons d’aile restent plaqués grâce à des aimants insérés dans l’épaisseur des nervures des différents panneaux.

Liste des matériaux

  • 1 planches balsa 2 mm : Nervures
  • 2 planches balsa 3 mm : Flancs, coffrages du fuselage, stab, dérives, nervures de jonction
  • 4 baguettes balsa 4 x 10 : Longerons
  • 2 baguettes balsa 5 x 10 : faux bords d'attaque
  • 2 baguettes samba 5x10 : bord d'attaque
  • 2 bords de fuite 10x40
  • 2 baguettes 5x5 : Renforts d'angle du fuselage
    Contre-plaqué 1 mm. Coffrage des flancs
    Contre-plaqué 3 mm. Couple
    Tube alu diamètre 8 intérieur 70 cm de long : support des poutres
    Tube carbone diamètre 8 100 cm : poutre
    Tube alu diamètre 5 intérieur 40 cm : fourreaux de clés d’ailes
    Tube carbone diamètre 5,40 cm : clé d'aile

Le modèle replié tient dans une boîte de dimensions extérieures de 53x42x10,5 cm confectionnée sur mesure, en carton-plume. Facile à caser partout et à transporter.
La propulsion électrique assurée à l’époque par un Speed 400 monté en propulsif est remplacée par un brushless de 28 mm et 1000 kV plus léger et bien plus puissant, offrant une autonomie à n'en plus finir... Pour équilibrer l'ensemble, la batterie est montée dans un long nez amovible.

Albedo, le plan
Le plan de l'Albedo est téléchargeable (Fichier PDF, 2,15 Mo). Il suffit de cliquer sur l'image pour ouvrir le lien, ou de faire un "clic droit" puis "enregistrer la cible du lien sous" et de se rendre chez un imprimeur..
Pour une impression sur feuilles A4 à réunir, la méthode est détaillée ici.
Pour ceux qui n'ont pas trouvé d'imprimeur, je peux fournir un tirage papier du plan échelle 1 contre 15 € port compris (pour un envoi en France). Contact : laurent@jivaro-models.org

Pour rappel, cette mise à disposition gratuite des fichiers ne signifie aucunement que chacun, particulier ou professionnel, est libre d'exploiter financièrement, de quelque façon que ce soit, le travail de l'auteur.
Le plan ne peut donc pas être vendu, des kits ou même des short-kits ne peuvent pas non plus être commercialisés sans son accord.
En cas de demande particulière, contacter
Laurent Berlivet

Merci également de ne pas diffuser ces plans sur des forums et autres sites sans en citer la source.
Les informations associées se trouvent sur cette page et méritent d'accompagner le plan.
Elles seront utiles à toute personne souhaitant réaliser le modèle.

Lorsque le travail qui est généreusement diffusé ici n'est pas respecté, les auteurs n'ont plus envie de rien partager.

En cas d'usurpation, toutes les mesures nécessaires seront prises pour obtenir une réquisition judiciaire de la part des autorités compétentes.


Affûtez vos silex...

Construction de l'aile
Découper les nervures dans du balsa 2 mm, soit par la méthode du bloc, soit une à une puisqu’elles sont toutes dessinées sur le plan. Les nervures placées au niveau des extrémités des tronçons sont en balsa 3 mm. Elles devront être découpées séparément si la méthode du bloc a été utilisée pour confectionner les autres. Les bords de fuite sont encochés sur 2 mm pour accueillir les queues de nervures. Il faut placer une cale de 1,5 mm sous l’arrière des nervures centrales en prévision du futur coffrage. Enfiler les nervures sur le longeron inférieur. Noter que les nervures centrales sont légèrement inclinées pour donner le dièdre. Utiliser la cale dessinée sur le plan. Poser le longeron supérieur. Avant de mettre en place le faux bord d'attaque, biseauter l'avant de chaque nervure pour qu’elles plaquent bien sur ce dernier. J’ai utilisé de la cyano pour presque tous les collages. Poncer ensuite le faux bord d'attaque dans le prolongement des nervures afin de permettre la pose du coffrage. Coller ce dernier en respectant le sens des fibres et l'emplacement des raccords. Araser sur l'avant et coller le bord d'attaque qui peut être en balsa dur ou en samba puis le saumon en balsa tendre.
Assembler les demi-ailes à l'époxy puis coffrer la partie centrale dessus/ dessous. Pour chaque face, le coffrage est en une pièce et chevauche la jointure des ailes. Une fois sec, couper l'aile en 3 parties au niveau des nervures de jonction en 3 mm. Scier la pointe de la partie centrale comme indiqué sur le plan.

Nervures découpées Bord de fuite encoché
Découpage des nervures dans du balsa de 2 et 3 mm. Le bord de fuite est encoché sur 2 mm pour leur passage.
Nervures réhaussées Placement des nervures
Les 3 nervures d'emplanture sont rehaussées de 1,5 mm avec une chute de balsa en prévision du futur coffrage central.
Aile construite à plat Nervures doublées
Le profil plat permet de construire sans cale sur le chantier. Le longeron et le bord de fuite sont épinglés plus les nervures enfilées une à une. Celles au niveau de la jonction sont doublées mais ne doivent pas être collées l'une contre l'autre.
Longeron supérieur Mise en forme du faux bord d'attaque
Le longeron supérieur est ensuite ajouté, tout comme le faux bord d'attaque. Celui-ci est alors poncé dans le prolongement des nervures.
Lime queue de rat Ponçage en demi-rond
Le passage des fourreaux de poutre est creusé en demi-rond à l'aide d'une lime queue de rat.
Marquage du tube alu Coupe-tube
Les fourreaux sont coupés proprement, en les faisant rouler sous la lame d'un cutter ou avec un coupe-tube.
Fourreau de poutre Fourreau
Le fourreau doit être parallèle au chantier. Creuser le bord de fuite et le longeron d'intrados très légèrement.
Demi-rond Longeron poncé
Le fourreau prend appui sur le bord de fuite, le longeron, et traverse le bord d'attaque.
Marquage du faux bord d'attaque Faux bord d'attaque transpercé
Le passage du fourreau est percé un peu plus petit à l'aide d'un tube gigogne affûté.
Forage Percé
Le trou pour le fourreau sera repris à la lime queue de rat pour être ajusté au mieux.
Coffrage Colle blanche
Collage du coffrage d'extrados à la colle blanche.
Séchage Epingles et pinces
Montage toujours en appui sur le chantier pour éviter tout vrillage.
Coffrage avant Bord d'attaque
A l'intrados, le coffrage recouvre seulement les 3 premières nervures. Il est en 2 parties, une devant le longeron, l'autre derrière.
Collage du bord d'attaque Bord d'attaques en place
C'est alors le tour du bord d'attaque, qui peut être en balsa ou en samba.
Nervure externe Bloc balsa
Les saumons sont confectionnés dans des carrés de balsa tendre.
Saumon Saumon profilé
Découpe à la forme puis ponçage au profil, en arrondissant également le bord d'attaque.
Cale pour dièdre Collage au dièdre
Les deux tronçons sont raccordés à l'époxy, en plaçant une cale sous les saumons pour respecter le dièdre.
Nervures d'emplanture Coffrage central
Le coffrage central est d'une seule pièce. Bien respecter le sens des fibres.
Passage du fourreau Fourreau installé
Le passage du fourreau est recouvert d'une planchette de balsa creusée pour soutenir l'entoilage.
Coffrage partiel Passage de la commande
Perçage du passage de la gaine de commande de profondeur le long de la poutre.
Gaine de profondeur perçage des nervures
Passage de la gaine à travers les nervures, en suivant une courbe régulière.
Gaine de profondeur Croisillon de renfort
Commande de profondeur vue de l'intrados, avant coffrage.
Renfort de nervure Fourreau au bord d'attaque
Pose des croisillons qui éviteront la déformation des nervures lors de l'entoilage.
Bord d'attaque percé Triangle de balsa
Le fourreau dépasse du bord d'attaque. Il va être poncé dans le prolongement du profil.
Collage Sortie de fourreau
Mise en place d'un petit triangle de balsa au niveau de la sortie du fourreau pour plaquer l'entoilage.

Assemblage du fuselage
Son montage peut se faire en l'air ou directement sur l'aile. Découper les flancs dans du balsa 3 mm. Ils sont doublés avec du contre-plaqué fin. Découper les couples centraux aux contours identiques mais aux perçages très différents, dans du contre-plaqué 3 mm. Dans celui qui se place côté aile, il faut coller 2 inserts filetés qui recevront 2 vis nylon M4. Ces dernières resteront en place tout le temps, après assemblage. Ce sont leurs têtes qui plaqueront les couples l'un contre l'autre. En attendant, il faut coller le bord de ces couples contre les flancs mais en prenant garde de ne pas les coller l'un contre l'autre car le fuselage sera tronçonné à cet endroit.
Lorsque le collage est bien sec, pincer l'arrière et coller le support moteur à l'époxy. Le moteur peut être mis en place provisoirement durant cette opération afin d’assurer l'écartement des flancs. Une astuce au passage : pour éviter de coller le moteur, placer ce dernier dans un doigt en caoutchouc ou un ballon de baudruche.
Ensuite poncer l'avant et coller le couple en respectant l'axe de symétrie. Coller alors le fuselage sur l'aile. Marquer précisément l'emplacement des couples pour pouvoir fendre entre les deux par la suite.
Coffrer alors dessus-dessous. Placer le bloc avant et poncer joyeusement pour arrondir les angles, le fond du fuselage se terminant de biseau au niveau de l'intrados de l'aile. Après avoir mangé un peu de poussière, couper la partie avant du fuselage et découper la trappe sur la partie arrière. En prenant soin de couper cette trappe sur la diagonale des baguettes d’angles, il ne sera pas nécessaire de la renforcer.

Flancs de fuselage Couple principal
Les flancs en balsa sont doublés de contre-plaqué fin. Les couples centraux doivent être solides. Ils sont en contre-plaqué aviation.
Couples principaux Couples et écrous
Les perçages ne sont pas identiques. Ceux côté aile reçoivent des écrous prisonniers tandis que l'autre laisse passer les têtes de vis.
Flancs et couples Couples non collés entre eux
Les couples sont collés entre les flancs. Ils ne doivent pas être collés l'un contre l'autre.
Couple avant Couple avant et baguettes d'angle
Montage du couple avant, calé par les baguettes d'angle.
Couples en place Assemblage du fuselage
Placage des flancs contre les couples. Ici, une entretoise est placée à l'arrière. Sur le plan, c'est un couple supplémentaire qui est ajouté.
Flancs pincés sur les couples Mise en forme
Attention à ce que les flancs soient bien alignés et courbés de façon symétrique.
Sectionnement des baguettes Crochet et support
Sectionner les baguettes entre les couples avant de placer le coffrage, c'est plus facile.
Crochet en place Crochet collé
Un crochet à ressort permet de bloquer les 2 couples qui ne pourront plus glisser l'un contre l'autre quand le fuselage est tronçonné en deux parties.
Clooage du support crochet Coffrage
Coller les coffrages dessus et dessous, fibres perpendiculaires à l'axes de vol.
Coffrage du fuselage Fuselage coffré
Les coffrages dessus-dessous sont en balsa.
Bloc de nez Nez collé
Araser les baguettes et le coffrage le long du couple avant pour placer le bloc de nez.
Dégrossissage Mise en forme
Les contours du nez sont dégrossis à la scie avant d'attaquer le ponçage.
Moteur élargis... Moteur emmailloté
Le moteur reçoit 2 morceaux de balsa 1 mm enrubanés autour de la cage pour définir l'écartement des flancs.
Collage du couple Couple moteur
On est ainsi assuré que le moteur tournera sans frotter. Le couple arrière est plaqué à l'époxy.
Ponçage à 45° Ponçage
Ponçage de toutes les arêtes à 45° pour dégrossir les formes.
Fuselage coffré Couple arrière
Mise en forme du fuselage dans le prolongement du nez et du couple arrière, en arrondissant bien les angles.
Mise en forme Fuselage profilé
Ne pas hésiter à bien arrondir les formes. Les baguettes préalablement posées dans les angles le permettent.
Nez arrondi Cône en place
Ne pas faire un nez trop pointu. A l'arrière, le cône protégé par du ruban adhésif permet de guider la cale.
Fuselage et cône profilé Séparation du fuselage
Lorsque le fuselage est totalement poncé, il peut être tronçonné en deux, en rétractant bien sûr le crochet.
Tronçonnage du fuselage Fuselage en 2 parties
Un petit coup de cale à poncer sur la jonction donnera des surfaces bien propres.
Partie arrière Découpe de la trappe
Après mise en forme, deux trappes sont découpées. La lame de scie qui sert de guide ne glisse pas grâce à ses petites dents, contrairement à un réglet.
Règle-lame de scie Trappe découpée
Une à l'arrière pour accéder au moteur, au récepteur et au servo de profondeur. L'autre dans le nez pour accéder au pack d'accu. Cette deuxième trappe sera également fermée par un verrou à ressort.

De retour sur l'aile
Sur les tronçons externes, découper les ailerons, à placer les croisillons au niveau des nervures de jonction pour éviter les déformations lors de l'entoilage et à prévoir un support pour les servos sur la partie centrale. Il reste un peu plus de travail. Tout d'abord, il faut poncer les bords de fuite au ras de la nervure externe en biseau pour placer les supports de poutre. Ceux-ci sont des tubes en aluminium de 9 mm de diamètre extérieur et 8 mm intérieur pour y faire coulisser les tubes carbone de 8 mm. Ils reposent sur le longeron inférieur et sont parallèles à l’intrados. Ils traversent le bord d'attaque de part en part.
Avant le bord de fuite, au niveau du passage de la poutre et de la sortie de commande de profondeur, il faut placer une petite plaque de balsa qui servira de support pour le film d'entoilage.
Aligner les tubes soigneusement de chaque côté puis les coller à l’époxy. Confectionner deux petits ressorts en corde à piano 0,8 mm simplement coudés à 90 degrés. Ils seront ligaturés et collés sur les tubes alu. Ne percer les tubes carbone qu’au moment où ils sont parfaitement alignés sur la cellule.
Percer ensuite l'emplacement des fourreaux de clé d’aile le long des longerons supérieurs, bien à l'équerre par rapport aux nervures. Les clés sont en carbone de 5 mm qui entrent dans des tubes en aluminium de 6 mm. Il reste à passer la gaine de profondeur en tube plastique de 2 mm. Percer les nervures avec une corde à piano affûtée si ça n’a pas été fait lors de la découpe.
Faire de même pour la gaine de l'antenne qui sort au niveau des poutres pour éviter qu'elle ne finisse dans l'hélice (inutile en cas d’équipement moderne style 2,4 GHz).
Percer les nervures pour faire passer les rallonges de servos qui ressortent au centre de l'aile. Les tronçons sont maintenus entre eux avec des aimants néodyme. Comme connecteurs pour les servos, ce sont des prises d’équilibrage pour Li-Po 2S (donc 3 broches) qui ont été installées dans les nervures. La connexion de fait automatiquement lors de la mise en croix.

Séparation des morceaux d'aile Tronçonnage de l'aile
Séparation des tronçons d'aile, en fendant délicatement les longerons, le coffrage et les bords d'attaque et de fuite. La lame est guidée par les deux nervures accolées.
Coupe du longeron Aile tronçonnée
Les panneaux extérieurs sont séparés de la partie centrale.
Tube affûté Perçage des nervures
Perçage du passage pour les fourreaux de clés d'aile, si les nervures n'ont pas été percées suivant les marquages indiqués sur le plan. (Les nervures non percées sont plus faciles à travailler.)
Fourreau de clé Fourreau
L'aile repose à plat sur le chantier. Une équerre (ici un boîtier de CD) permet de bien guider le tube diamètre 6 mm à 90° par rapport à la nervure.
Passage du fourreau Ajustage du fourreau
Le tube est tourné délicatement à la main pour perforer les 2 premières nervures, jusqu'à marquer la 3e, sans la transpercer.
Dépolissage Bouchons de tubes
Les zones de collage sont rayées pour favoriser l'accroche de la colle. Les extrémités des tubes sont bouchées avec les chutes de bois.
Collage des fourreaux Tronçonnage des clés
Collage des fourreaux dans et contre les nervures. Les clés d'aile sont en tube carbone de 5 mm.
Séparation des ailerons Découpe des ailerons
Découpes des ailerons. Un biseau est réalisé côté charnière. Aux extrémités, on utilise une lame de scie à métaux qui laissera un peu de jeu pour que la gouverne se déplace sans forcer.
Ailerons séparés Prises servos
Les nervures de jonction reçoivent les connecteurs d'ailerons. Ici, ce sont des prises d'équilibrage Li-Po.
Connecteurs noyés Prises immobilisées
Collage à l'époxy chargée de micro-ballon. Il ne faut pas que ça se décolle.
Perçage pour les aimants Nervures perforées
L'avant et l'arrière des nervures sont percées pour y glisser des aimants néodyme cylindriques.
Collage des aimants Aimants en place
Collage à l'époxy. L'aimant doit affleurer la face de la nervure, voire dépasser très légèrement, de l'épaisseur de l'entoilage.
Sortie des fils Passage des câbles
Les fils servos débouchent à l'emplanture, dans le coffrage percé à l'occasion.

Passons aux empennages
Rien de particulier à ce niveau sinon qu'il faut utiliser du balsa rigide et tendre. Faire des trous pour les alléger. Avec un peu de courage, ils peuvent être réalisés en structure. Respecter le sens des fibres et profiler l'ensemble. Le stab sera collé en bout de poutre après recouvrent. Il ne faut pas recouvrir le dessous à l'endroit du collage. Les dérives sont renforcées avec de fines feuilles de contre-plaqué. A l'avant, elles sont plaquées par une vis serrée et collée dans le tube carbone. A l'arrière, ce sont des aimants qui les plaquent en place. Un petit cylindre de 3 mm de diamètre et 3 mm de haut dans la dérive, et un de 3 mm de diamètre et 6 ou 8 mm de long dans la poutre. A l'atterro sur terrain cahotique, le bas des dérives touche et ces dernières pivotent dans le moindre risque de casse.

Morceaux de dérive Dérive assemblée
La dérive est en 3 tronçons (découpés ici au laser) afin de bien placer les fibres pour une meilleure résistance. En cas de découpe à la main, on peut simplifier.
Perçage Aimant et trou à oeil
Perçage des dérives. A l'arrière, un trou rond pour le petit aimant cylindrique de 3 mm. A l'avant, un trou à œil pour passer la tête de vis et lui permettre de glisser.
Passage de vis Renfort contre-plaqué
Le raccord est doublé sur la face extérieure avec une feuille de contre-plaqué fin.
Renfort collé Renfort profilé
Le trou à œil est repercé sur le contre-plaqué. A droite, la dérive à sa place, avec la tête de vis en arrière du trou..
Stab évidé Perçage des poutres
Le stab et son volet sont issu de simples planches.
Trou pour la vis Trou pour l'aimant
Les poutres doivent être percées précisément pour recevoir la vis de 2 mm et un aimant cylindrique à l'arrière.
Collage des aimaints Aimants collés
Les aimants cylindriques sont collés dans le trou arrière. Ils doivent affleurer la surface du tube.
Vis en place Serrage de la vis
Le trou pour la vis doit être percé un peu juste afin qu'elle entre en forçant. Elle est quand même immobilisée avec une goutte de colle.
Tous les morceaux Prêt à entoiler
Les différents tronçons regroupés prennent peu de place. Ils peuvent être assemblés en quelques instants.
Cellule terminée
La cellule terminée, prête à être entoilée.

Entoilage

Entoiler séparément les différents morceaux à convenance. J'ai utilisé des couleurs nacrées de la gamme Oracover. Il est possible d’intégrer un peu de vrillage négatif à l’aile : 2 mm au niveau du saumon. Une bande de ruban adhésif sert pour les charnières. Du Blenderm convient mais du ruban crystal est plus discret. Pour la déco, le logo a été dessiné sur ordinateur puis découpé dans du vinyle avec une petite machine CNC. Il peut aussi être imprimé en couleur sur du papier autocollant, découpé à l'aide d'un scalpel et collé délicatement sur l'aile. Attention car l’encre ne résiste pas à l'humidité. Il faut donc prévoir un verni ou un film transparent de protection.

AIle et fuselage Fuselage et aile réunis
Les différents morceaux sont entoilés séparément.
Charnière en scotch Charnière d'aileron
Les charnières sont réalisées avec du ruban adhésif transparent.
Entoilage retiré Collage du stab
Ne pas mettre d'entoilage au niveau des zones de collage bois sur bois.

Equipement radio et moteur


Brushless N2830 1000 kV Moteur brushless N2830 1000 kV
Le moteur utilisé est une chinoiserie à 10 €, un brushless N2830 1000 kV.

Pour les ailerons, c'est facile puisque les servos sont en attaque directe. Coller deux baguettes formant un cadre entre les nervures. Ensuite, confectionner deux petites trappes en contre-plaqué sur lesquelles sont plaqués les servos. L'ensemble est maintenu par des vis.
Le servo de profondeur est fixé à plat sur le coffrage central de l'aile. Il actionne le volet à l'aide d'un câble acier en aller-retour par l'intérieur de l'aile. A trouver chez votre détaillant pour vol circulaire ou en magasin de pêche. Sur le volet de profondeur, on trouve un guignol placé d'un côté vers le haut, de l'autre vers le bas.
2 petits morceaux de gaine fine guident le câble le long de la poutre.
Lle récepteur est placé en arrière de l'ouverture. La motorisation de l'époque était confiée à un classique Speed 400 alimenté par 7 éléments de 500 milliampères sont placés dans la partie avant du fuselage. Le moteur monté en propulsif était câblé à l'envers pour tourner dans l'autre sens. Cela permettait d'utiliser des hélices classiques plutôt que les propulsive difficiles à se procurer ; c'est encore un avantage de l'électrique. L'adaptateur de chez Graupner était un peu retaillée pour laisser passer l’hélice. J'ai utilisé au départ une APC 5,7x3 mais il vaut mieux prendre un peu plus grand. Par exemple 6x3, peut-être même 7x3. Le variateur était un Pico Mos 33 avec BEC. Ne pas oublier pas de percer quelques ouïes d’aération pour refroidir ce petit monde.
Avec un moteur brushless, il n'y a plus à s'inquiter du sens de rotation. C'est un brushless N2830 1000 kV équipé d'une hélice Graupner Cam Speed Prop 8x6 qui emmène allègrement l'avion. Le contrôleur est un 25 A et la batterie Li-Po a une capacité de 1800 à 2200 mAh
Les servos sont tous au format 9 g.

La longueur des poutres est mesurée précisément avant de les percer.
Il faut 31 cm entre la charnière de profondeur et la sortir du fourreau en alu. On perce à 30,5 cm pour le verrou en corde à piano.
Perçage à 0,8 mm pour le crochet en corde à piano.
Le crochet est maintenu en place avec un morceau de ruban adhésif puis ligaturé sur l'arrière au fil de lin.
Le fil doit être bien tendu et serré régulièment. Il est ensuite imbibé de cyano.
Les commandes peuvent être en fil de lin. Cependant, du câble acier, éventuellement gainé, est préférable. A trouver au rayon VCC chez votre détaillant en modélisme ou en magasin de pêche.
Le câble passe dans un petit morceau de tube puis au travers du guignol. L'extrémité fait une boucle en passant à travers le tube. Quelques coups de pince précis écrasent le tube pour verrouiller la jonction.
D'un côté du volet de profondeur, le guignol est placé au-dessus. De l'autre, il est dessous.
Mise en place des dérives coincées par la tête de vis et plaquées à l'arrière par les aimants. Elles peuvent pivoter en cas de choc.
L'avant et l'arrière sont plaqués par les têtes de vis. On peut ajuster le serrage en donnant un coup de tournevis. Le verrou empêche que les couples glissent l'un contre l'autre. Montage en une fraction de seconde. Il faut juste brancher le connecteur batterie avant.
Les ailes se plaquent aussi grâce à des aimants. La connexion des servos d'ailerons se fait toute seule.
Un cône profile l'arrière du fuselage. Sous le cône subsiste une petite aération.
Sortie de commande d'aileron à l'intrados, et verrou de la poutre avec passage du câble de profondeur.

Réglages

Le centrage se trouve à 145 mm du bord de fuite pour le premier vol. Il pourra être reculé de quelques millimètres par la suite.
Les débattements sont les suivants :
- profondeur : 7 mm de chaque côté
- ailerons : 8 mm de chaque côté

Albedo prêt pour l'envol

Faut-il vous l'emballer ?

Il est facile de confectionner une petite valise permettant de stocker et transporter sans risque tous les morceaux. Celle-ci est faite de carton-plume de 10 mm d'épaisseur et est donc très légère. Elle mesure extérieurement 53x42x10,5 cm. Le modèle complet se range à l'intérieur, avec ses 2 nez amovibles (standard et FPV), et même plusieurs packs d'accus.

Valise en carton plume Transport facile

La boîte a reçu un coup de bombe de peinture (foutue... d'où les gouttes !) et quelques autocollants.

Dans la boîte Déballage
Le montage s'effectue en à peine quelques minutes, sans le moindre outil.

En vol !


Sur les cailloux Vu d'en dessous

La batterie est chargée puis le modèle eet rapidement assemblé, malgré l'absence des juges et de leur chrono pour le concours… Vérification du sens des gouvernes, un petit coup de gaz pour voir si tout fonctionne. La prise en main n'est pas parfaite puisqu'il faut tenir le modèle par le nez un peu en avant du centre de gravité mais on y arrive sans problème. Libre à vous d'y ajouter un patin supplémentaire. Avec le Speed 400 d'origine, il fallait quelques pas de course pour lancer le modèle moteur arrêté suivis d'une poussée franche. La montée qui suivait n'était pas phénoménale avec la 5,7x3 mais restait correcte pour un motoplaneur. Avec le brushless, une bonne impulsion suffit et la grimpée peut se faire sous forte pente.Les gouvernes sont amorties et agréables, les réponses ne sont pas brutales. Le système de profondeur se comporte comme il était souhaité. Les trajectoires sont tendues, l'Albedo n'a pas tendance à osciller sur l'axe de lacet.

Lancé Passage rapide
Le modèle se lance en le tenant par le fuselage devant l'aile. On peut mettre le contact juste après.
Au sol Passage bas

Dès que l'on pousse un peu, l'Albédo montre sa finesse et prend de la vitesse. Un passage bien incliné au ras du sol permet d'apprécier la silhouette bien particulière. En prenant un peu de hauteur, pas forcément plein pot, on peut tenter quelques cabrioles. Le tonneau passe sans problème. La boucle peut commencer sans prise de vitesse initiale car la puissance est au rendez-vous.
Sur le dos, il faut pousser légèrement mais sans plus. Il est possible de réaliser de faux renversement en laissant le modèle basculer avec après une chandelle pas tout à fait verticale.

Il prend la pose Envol

La vrille ne passe pas étant donné l'absence de volet de direction.
A la coupure du moteur, le modèle penche à peine du nez.
Le plané est intéressant et les vols pourront être prolongés de longues minutes. Avec un pack de 2200, on dépasse largement le 1/4 heure de vol.
À l'atterrissage l'Albédo allonge beaucoup, ce qui surprend les premières fois. Une programmation pour relever les ailerons est bienvenue. Il a quasiment impossible de casser l'hélice étant donné l'emplacement du moteur.

Vu de dessous Sur le côté
Sous certains angles, l'allure est particulière mais la visualisation reste correcte avec les deux dérives dressées.

Vol en immersion

Un deuxième nez a été confectionné pour recevoir une Runcam Hybrid partiellement intégrée afin de voler en immersion. L'Albedo s'avère être une cellule assez stable malgré cette protubérance pas vraiment aérodynamique...

Runcam Hybrid Albedo en immersion
La caméra installée est une Runcam Hybrid, avec un objectif pour filmer en 4K et l'autre pour la vision dans les lunettes FPV.
Albedo en FPV Téléphérique
     
Vautour juste devant Eolienne
Le vol en immersion procure d'énormes sensations. On en prend plein les yeux. Vidéo ici.

Conclusion

Vous connaissez maintenant l'histoire de cette curieuse machine. Vous avez la liste des matériaux nécessaires alors faites votre inventaire. Et si un club a le courage d'organiser un jour un nouveau GFC, ce sera un plaisir de s'y retrouver.

Contact : laurent@jivaro-models.org

Passage devant l'éolienne
 
 
 
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