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30 décembre 2007
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Présentation : Nicolas Leroy
 
Photos de l'auteur et de Michel Billy

 

 

 

Qui ne connaît pas le célèbre « Rafale Dépron » de Stéphane Pinson qui a été construit sous toutes les déclinaisons possibles aux quatre coins de la planète.
C’est en voyant voler cette petite boule de nerfs aux mains d’amis modélistes que l’envie m’a pris de goûter moi aussi au vol si particulier de l’aile delta.
N’ayant toutefois pas envie d’une dépronade « jetable » de plus, mon choix s’est porté sur le Rafale de New Power Modélisme, un kit en bois à construire conçu par Laurent Berlivet.

Le modèle, créé en 2000, était conçu pour un speed 480 et des accus de 7 ou 8 éléments Ni-MH. (NDLR : Stéphane s'en est inspiré quelques années plus tard pour créer ses Rafale et Gripen version Dépron, qui ont ensuite donné naissance au Micro Rafale dont le plan est téléchargeable ici.) Sept ans plus tard, les moteurs à balais sont presque relégués aux oubliettes et les Li-Po s’imposent sur ce genre de petit modèle.
Le mien volera donc avec un Typhoon 4W (73 g, Kv de 2200 t/v et plus de 200 watts avec une hélice de 5"x5") et des Li-Po 1700 mAh en 3S, un peu lourds avec 150 g.

A l’ouverture de la boîte, on découvre un beau fagot de bois de bonne qualité, quoiqu’assez peu homogène. (Les deux planches de nervures étaient d’un poids bien différent, par exemple).
Toutes les pièces sont prédécoupées très proprement au jet d’eau et les ajustements sont tout à fait corrects.

Ce Rafale est ici d'un kit en structure à assembler. Les pièces sont découpées avec précision au jet d'eau sur machine à commande numérique.

Le kit comporte tout le bois, la verrière, l’entoilage ainsi que la décoration en film autocollant prédécoupé et l’accastillage : guignols, chapes, etc. ainsi que le fameux Speed 480 qui va aller rejoindre les autres dans un tiroir en attendant des jours meilleurs...

La construction ne pose pas de problème particulier pour quelqu’un ayant déjà une première expérience en la matière. La doc n’est pas extrêmement détaillée mais décrit bien les différentes étapes.
Le fuselage est une simple caisse, construite autour de couples en contre-plaqué, la partie arrière étant doublée par un deuxième flanc fixé à l’aide de demi-couples qui font aussi office de clé d’aile. C’est simple et efficace.

Assemblage du fuselage en cours. Les couples font aussi office de clés d'ailes.

Le couple moteur en contre-plaqué étant prédécoupé et percé aux cotes du Speed 480, j’ai dû en confectionner un nouveau plus adapté au Typhoon et sa fixation en trois points avec une plaque d’époxy de circuit imprimé.

Le couple arrière a été refait en époxy pour y adapter le moteur brushless choisi à la place du Speed 480 livré dans le kit.

La seule modification d’importance au fuselage fut de rendre la dérive démontable plutôt que de la coller en place afin de faciliter le rangement et le transport. J’ai donc collé dans le fuselage deux petits tubes alu de 3 mm dans lesquels viennent s‘emmancher deux joncs de carbone de 2 mm collés dans la dérive, le blocage de celle-ci en place étant effectué par deux paires de petits aimants néodyne rond de 5 mm sur 1 mm d’épaisseur.

Modif intéressante de l'auteur : la dérive démontable. Deux tubes sont noyés dans le fuselage, et 2 joncs sont collés dans l'épaisseur de la dérive.

Ces aimants ont une force d’attraction surprenante pour leur taille et suffisent amplement à empêcher la dérive de se décrocher en vol. De plus, leur forme ronde les rend très simple à placer puisqu’il suffit d’un simple coup de forêt de 5 mm dans le bois et d’une goutte d’époxy pour les installer à demeure.

Le verrouillage se fait simplement avec de puissants petits aimants.

La construction des ailes est elle aussi simple et classique, les nervures sont collées sur les longerons et le faux bord d’attaque, puis partiellement coffrées.

Construction des demi-ailes en structure. L'intrados n'est pas encore coffré.

Elles sont ensuite simplement enfilées sur les clés d’aile et collées en place. Il est intéressant avant cela d’entoiler le fuselage, celui-ci étant relativement complexe à entoiler du fait de sa forme et des plans canard. En revanche, entoiler les ailes après coup ne pose aucune difficulté et cela permet d’être plus à l’aise au moment de leur collage sur le fuseau ainsi que d’ouvrir deux trappes dans les coffrages d’intrados afin d’enfiler correctement les clés d’aile dans les nervures (attention, il est facile d’endommager leur logement dans le balsa tendre des nervures).

Les clés d'aile passent au travers des nervures. Une ouverture a été pratiquée pour y voir plus clair. Il est préférable d'entoiler le fuselage avant d'y coller les demi-ailes.

J’ai choisi d’articuler les élevons au scotch cristal, méthode qui me donne entière satisfaction si elle est effectuée proprement.
Les guignols du kit, hauts de seulement 7 mm, m’obligeant à réduire très fortement la course des servos pour obtenir de débattements raisonnables, j’ai préféré les changer pour des modèles plus hauts.

Entoilage terminé, le décor du prototype est posé.

Au moment de vérifier le centrage, un problème survient : le moteur accuse 30 grammes de moins que le Speed 480 alors que l’accu, lui, est passablement plus lourd que celui préconisé.
Résultat : je suis obligé de placer l’accu très en arrière dans le fuselage, ce qui me pose des problèmes d’accès au recepteur.
Trouvant depuis le début que la verrière était un peu lourde (plus de 45 grammes), j’ai choisi d’en refaire une en Dépron empilé, puis poncé en forme et enduit d’un mélange de Rebouch’liss dilué à l’eau et de colle blanche (technique décrite par Philippe Jamet pour la finition de son Focke-Wulf TA-183 dans le RCM d’avril 2007). Un ponçage fin termine le travail, suivi d’une couche de peinture pour voiture en bombe. Elle terminera à 18 grammes, ce qui me permet de compenser dans une certaine mesure le poids de mon accu.

La verrière transparente, trop lourde, a été ramplacée par une autre, opaque, fabriquée en Dépron.

Dernière modification du modèle, confronté à des problèmes de surchauffe des éléments moteurs lors de mes premiers vols, j’ai fini par creuser une entrée d’air façon « NACA » dans le nez afin de refroidir un peu l’accu et surtout le contrôleur.

L'entrée d'air type NACA, creusée sur le nez afin de ventiler la motorisation.

Le modèle en ordre de vol sort finalement à 620 grammes, ce qui fait 40 grammes de plus que le poids préconisé. Compte tenu du surplus de puissance apporté par la motorisation choisie, le premier vol devrait s’effectuer sans trop de problèmes.

Le plan préconise des débattements de 10 mm de chaque côté des gouvernes. J’ai préféré garder un peu plus d’amplitude (15-20 mm) tout en prévoyant de pouvoir limiter la course aux dual-rates. Le cenrage, lui est laissé à la valeur indiquée sur le plan (restons prudents !)

Le premier lancer étant toujours un peu stressant, un lanceur est requis parmi l’assistance.
Moteur à mi-gaz , une bonne impulsion suffit à mettre le modèle dans son élément. La montée est franche dès le départ, malgré la petite hélice (5,5"x4,7" Graupner) qui accroche très bien même à basse vitesse.
Le modèle s’avère très sensible aux ailerons. Il vaut mieux avoir assez peu de débattements aux ailerons, avec un peu d’expo. En revanche la profondeur pourra supporter plus d’amplitude sans grands risques.

En vol, on retrouve bien un comportement de delta. Le Rafale s’enfonce pas mal dans les virages, ce qui est assez surprenant de prime abord. La vrille à plat , typique des deltas, est très jolie et très simple à déclencher, pourvu de ne pas avoir un centrage trop avant. Le vol lent aux grands angles passe aussi très bien mais est plus difficile à obtenir du fait de la bonne finesse de l’avion et de son très bon plané. Il faut le laisser ralentir tout en cabrant très progressivement sous peine de le voir simplement remonter sans augmenter son incidence.

La vrille plate est très jolie, très lente.

En revanche, une fois l’attitude cabrée obtenue, on peut redonner progressivement des gaz afin de lutter contre la forte trainée générée et maintenir l’altitude. Les passages bas très lents sont alors un régal, tout en restant assez sécurisant, le modèle prévenant bien avant le décrochage par des oscillations de plus en plus fortes.
En poussant les gaz, en revanche, on sent le modèle « bourrer » assez vite et sembler avoir du mal à prendre de la vitesse. Le profil, plutôt épais y est peut-être pour quelque chose. Il faudra aussi procéder à des essais d’hélices différentes, histoire d’affiner un peu tout ça.
De toute façon, le véritable attrait de cet avion réside plus dans des évolutions à vitesse « réaliste » et en douceur, que dans des passages plein badin à faire frémir les moustaches.

Au bout d’une dizaine de minutes, il est temps de poser la bête. Le retour à la planète se fait lui aussi sans aucun problème, il suffit de le laisser venir à plat, moteur coupé, et d’amener progressivement la profondeur à cabrer afin de le ralentir, le toucher se fait alors tout en douceur.

A noter encore, quelques modifications de dernière minute. La prise en main du modèle au lancer n’offrant aux doigts qu’un tout petit centimètre de fuselage dépassant sous l’aile et l’Oracover étant décidément bien glissant, le cinquième lancer s’est terminé en poireau cinq mètres plus loin, l’avion ayant échappé à mon lanceur en chef (sans rancune, hein, Jeff !). Il en résulta une première modification : raccourcissement de dix bons centimètres du nez de l’avion. Après réparation, une deuxième modif toute simple semble nécessaire : coller deux petites bandes de papier de verre sur les flancs, ce qui assure la prise en main très efficacement (j’aurais mieux fait d’écouter les conseils plus tôt).

En conclusion, ce petit Rafale est bien agréable à construire, sans aucune difficulté notable, est une semi-maquette plus « semi » que « maquette » avec son fuselage de section carrée mais bien jolie et qui change un peu de ses congénères en Dépron, et, surtout, possède des qualités de vol réelles, présentant un vrai caractère de delta tout en restant très sain et sécurisant en l’air.

Caractéristiques du modèle présenté
Envergure : 61,5 cm
Longueur : 79,5 cm
Surface : 17,8 dm²
Masse : 620 g
Charge alaire : 32,6 dm²

Profil : SB97FW 8.93/2
Radio : 3 voies
Moteur : Typhoon 4W
Hélice : 5,5"x4,7" Graupner
Batterie : Li-Po 1700 mAh en 3S


 
Contacter l'auteur : nicolo@jivaro-models.org
 
 
 
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