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9 mai 2006
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Focke-Wulf Ta 183 Huckebein


Original mais facile…
Présentation : Laurent Berlivet


Ce jet version parkflyer intégralement en feuilles de polystyrène est motorisé par une turbine pour moteur format 300.

Caractéristiques
Nom : Focke-Wulf Ta 183 Huckebein
Fabricant : Alfa Model
Importateur : New Power Modélisme, TM Tech
Envergure : 80 cm
Longueur : 76 cm
Surface : 15,2 dm²
Masse : 518 g
Charge alaire : 34 g/dm²


Equipement :

Moteur : Speed 300 (livré)
Batterie : 8 éléments 700 mAh Ni-MH
Tubrine : Tripale format 300 (livrée)
Radio : 3 ou 4 voies
170 €, avec moteur et turbine

Ce curieux avion qui n’a jamais existé que sur la planche à dessin a été conçu pour la deuxième génération des jets de combat allemands de la seconde guerre mondiale. Celle-ci terminée, le projet n’a pas été mené à son terme, de ce côté de la frontière en tous cas. En effet, les plans sur microfilms sont parvenus en Russie de façon peu officielle et leur étude a servi de base pour la conception d’autres appareils à réaction, comme le Lavochkin LA-15 puis le Mig-15.


Les lignes sont parfaites. Le polystyrène extrudé reproduit parfaitement les formes. Dommage qu'il vieillisse très vite

Les fabricants de modèles réduits sont passés maîtres dans le formage du polystyrène extrudé en feuilles : courbes, angles, décrochements, raccords… et même les lignes de structure ou les rivets apparaîssent en surface, moulés directement. Le fabricant Tchèque Alfa Model est de ceux-là et propose dans sa gamme 3 autres chasseurs à hélices beaucoup plus connus : le P-47 Thunderbolt, le P-51 D Mustang et le F4U-1 Corsair construits selon le même principe. Et le travail effectué pour la réalisation de ce type de kit est de grand art, parfois éphémère car il faut bien avouer que ce matériau qui semble se mouler si facilement se marque également au moindre petit coup et se froisse dès que ça tape un peu. Nous sommes à l’époque du consommable et il faut bien s’y faire. Venons en au sujet qui nous intéresse.

Le contenu
Les quelques photos qui illustrent la boîte prouvent au moins une chose : impossible de trouver un angle sous lequel cet avion laisse apparaître le moindre soupçon d’élégance ! C’est en tous cas les premières réactions qu’on peut avoir quand on découvre l’avion mais on se fait finalement très vite à ses lignes si peu ordinaires…


Quelques heures suffisent pour le montage. Le décor soigné est réalisé par le fabricant.

Le modèle livré en 5 morceaux déjà peints d’un camouflage marron, vert kaki et gris bleu est prêts à recevoir l’équipement radio.
La partie avant du fuselage, avec l’entrée d’air énorme, ouverte comme la bouche béante d’un requin pèlerin comporte la tuyère formé d’un tube en Dérpon roulé. A l’arrière, on découvre une petite turbine, tout simplement magnifique, équipée de son Speed 300. Quelques renforts en bois permettent sa fixation de façon efficace.


La magnifique turbine tripale est livrée et installée d’origine, avec son moteur.

A l’intérieur du fuselage se trouvent quelques renforts en contre-plaqué léger permettant de caler le pack d’accus et de coller l’aile solidement. La verrière est parfaitement ajustée sur son baquet et sa fixation prévue sur le fuselage. Un pilote thermoformé à assembler est livré pour l’aménager, mais cette verrière est si bien collée qu’elle risque d’être endommagée si on souhaite la séparer. Ce petit pilote servira donc sur une autre cellule…
La partie arrière avec sa dérive en forte flèche vient s’emboîter directement sur le tronçon avant. Le support en bois pour le servo de profondeur est également collé en place dans la partie haute. Il comporte deux trous pour les servos car le fabricant avait sans doute prévu une option pour le piloter avec un mixage, mais un seul servo y prendra finalement place. Les deux commandes souples qui attaquent les volets sont déjà en place.
Le stabilisateur est profilé, creux et il possède du dièdre. Les guignols sont collés en place. Les articulations de gouvernes sont faites par pincement de la matière. C’est efficace et propre.
Restent les deux demi-ailes qui sont creuses également. Là aussi les ailerons sont articulés et les commandes en gaine souple déjà en place. Un longeron en bois coure sur toute l’envergure. Une clé d’aile en corde à piano pliée se glisse à travers le fuselage et vient se loger dans les longerons.
On trouve encore deux pièces qui viendront masquer le raccord aile-fuselage après collage.
Au final, l’aspect est vraiment réussi, même si les formes sont trichées par rapport à celle du vrai, notamment l’entrée d’air très volumineuse. Le conduit intérieur bien lisse est cylindrique quasiment rectiligne jusqu’à la turbine placée assez loin sur l’arrière. L’arrière du conduit est cependant resserré de quelques millimètres.

Equipement radio
En détaillant les schémas de le feuille qui fait office de notice de montage, on s’aperçoit qu’un seul servo placé dans le fuselage est prévu pour actionner les ailerons. Cette notice indique qu’il est également nécessaire de relever les ailerons de 6 mm pour le vol ! Ca ne m’inspirait guère de tenter un vol directement dans ces conditions, et de surtout ne rien pouvoir modifier par la suite. Les deux commandes souples ont donc été supprimées et remplacées par deux micro-servos d’une dizaine de grammes, placés directement en face des gouvernes. C’est plus lourd mais plus fiable, et surtout, il sera possible, via un mixage, de modifier le calage de ces fameux ailerons en vol. Pas de commentaire particulier au niveau du servo de profondeur. Les commandes sont regroupées grâce à un raccord de tringlerie sur le même axe. Comme il est impossible de tenir ce servo avec des vis car l’accès est limité et que je ne souhaitais pas le coller, il a été coincé entre des petites cales en balsa.


Le modèle essayé a été équipé d’un servo par aileron au lieu d’un seul placé au centre comme le préconise le fabricant.

La turbine peut être démontée de son support, à condition de séparer le fuselage en deux parties.


Le servo de profondeur est installé sur une platine collée dans le tronçon arrière du fuselage.

Un variateur NES 180 est soudé directement sur les fils qui dépassent de la turbine. Vérifier le sens de rotation du moteur avant de refermer car la partie arrière du fuselage vient se coller sur l’avant, et l’accès devient alors impossible.
Le récepteur est lui accessible depuis la verrière, tout comme la batterie composée de 8 éléments de 500 mAh ou mieux, les derniers NPM 700 Ni-MH plus légers et de capacité plus importante.

Montage rapide
Grâce à la préfabrication poussée, le montage s’effectue très peu de temps, surtout lorsque la radio est installée. Le point le plus délicat concerne le collage des demi-ailes contre le fuselage. La notice précise que les tracés sur les flancs ne sont pas forcément parfaitement alignés, et qu’il est préférable de travailler à l’œil ou en s’aidant d’un incidence-mètre pour caler les deux panneaux selon le même angle.


Collage de l’aile en respectant le dièdre inverse. C’est le seul point un peu délicat de la construction.

Des épingles maintiennent l'emplanture de l'aile bien plaquée durant le séchage.

Pour obtenir le dièdre inverse, j’ai surélevé le fuselage de 3 cm puis j’ai placé des cales de hauteur identique au niveau des emplantures et sous les saumons. On obtient ainsi la valeur indiquée. Collage à l’époxy lente pour ma par, afin de contrôler l’ensemble pendant le séchage. On peu s’aider d’aiguilles pour tenir tout en place. Eviter le ruban adhésif qui risque d’enlever la peinture. Quand c’est sec, ces raccords sont masqués par deux pièces en plastique thermoformée qui s’ajustent parfaitement le long du profil et sur les flancs.
Le stabilisateur vient se coller sur le haut de la dérive sans la moindre formalité.
Reste à assembler les deux morceaux du fuselage. Le fabricant préconise la colle contact style Uhu Por qui n’attaque pas le polystyrène et qui est censée se dissoudre avec du pétrole ménager en cas de besoin. Il est également conseillé de faire des essais au préalable…


La touche finale pour le décor se fait avec des décalcomanies livrées.

Déco
Le décor peint ne laisse que peu de choix. La boîte contient cependant deux belles planches de décalcomanies qui permettent de varier un peu le thème, il en restera au fond de la boîte. Pour une fois, ces décalcos sont de belle qualité et se détachent presque instantanément de leur support après avoir été glissées dans l’eau.
Travailler avec un chiffon doux à portée de main pour chasser les bulles au fur et à mesure et éviter les plis qui tentent de se former à cause des surfaces courbes.

Réglages
J’ai adopté ceux de la notice, sauf qu’un potentiomètre permet de remettre les ailerons en lisse. A essayer en vol. Le centre de gravité peut être vérifié en suspendant le modèle à l’envers entre les doigts. Deux marques sont moulées sur le fuselage à cet endroit pour y placer les doigts. Même si c’est assez pratique, ça n’est vraiment pas précis.


A cause de la flèche et du dièdre, les volets de profondeur sont actionnés par 2 commandes différentes.


L’accès au pack d’accu se fait en retirant la verrière. Le pack utilisé est un 700 mAh Ni-MH.


La sortie de tuyère est légèrement pincée par rapport au conduit. L'’intérieur très lisse, gage de rendement optimum.

En piste !
Pas besoin de catapulte pour propulser ce park flyer dans son élément. Un lancer main ferme, face au vent et bien à plat suffit. La turbine accroche très vite. Une petite correction à la profondeur est souvent utile pour corriger l’assiette, à cause du centrage qui peut varier de quelques millimètres et de la position des ailerons.
La vitesse n’est pas très importante si bien qu’il ne faut pas un volume énorme s’amuser mais les trajectoires doivent cependant rester tendues. Pas question de freiner trop le modèle, sinon il va parachuter sur quelques mètres avant que la turbine recommence à pousser.
Les trajectoires sont propres par vent faible mais l’avion a tendance à se dandiner dans les bourrasques ou lorsqu’il doit lutter contre le vent.
Côté voltige, on peut s’amuser : Le tonneau demande une toute petite prise de badin, pour la boucle, il faut par contre en prendre beaucoup plus. Le vol dos tient en poussant à peine.
Le vol plané prouve que l’appareil a une bonne finesse malgré la taille importante de son fuselage.
Avec la motorisation d’origine et des 700 Mi-MH NPM, les vols durent environ 8 min, à condition de ne pas rester toujours à plein régime.
Le décrochage est doux avec les réglages de la notice. Il l’est beaucoup moins quand les ailerons sont remis au neutre. L’avantage de pouvoir mettre ces ailerons à plat, c’est que la vitesse s’amplifie de manière non négligeable, donnant à l’avion un aspect beaucoup plus « jet ». Si vous choisissez l’option servo central unique, faites ce que dit la notice et gardez-les relevés.
Au bout d’à peine une dizaine de vols, le bruit s’est mis soudain à changer. Du sèche-cheveux, on est passé au rasoir électrique ! Quelque chose s’était mise à vibrer côté turbine, et la puissance avait considérablement chutée. Un coup d’œil par la tuyère après l’atterrissage montrait que le rotor vibrait de façon épouvantable, même avec un filet de gaz. Visiblement, le moteur venait d’en prendre un coup.


La vitesse de vol n’est pas très élevée, le lancement à la main est donc possible en toute sécurité.

En vol, on devine la position légèrement relevée des ailerons, qui adouci le décrochage.

Essais moteurs
La turbine a été facilement démontée, heureusement que je n’avais pas forcé sur le collage des deux parties avant et arrière du fuselage. Le moteur d’origine porte la même référence que le Speed 300 Graupner, sans l’étiquette. Le palier avant, percé à l’origine pour l’axe de 2 mm présentait maintenant un trou d’au moins 4 mm ! Défaut de fabrication ? Problème de surchauffe ? Toujours est-il qu’il était bon pour la poubelle. Un Permax 280 BB a pris sa place, mais avec 8 éléments, la poussée devient vraiment anémique et seul le vol en palier est possible, en prenant grade de ne pas casser la vitesse. Ca n’est qu’avec 9 éléments que l’on commence à retrouver les mêmes sensations qu’avec le moteur d’origine.
Avec 9 éléments 500 AR et le Permax 280 BB, la consommation est de 6 A, soit un puissance 54 W (4 ,7 A avec 8 éléments soit 37,6 W). Ca serait sans doute encore mieux avec 10 éléments mais je n’ai pas fait l’essai pour ne pas risquer d’endommager à son tour ce moteur.

Facile, ce jet...
La construction est très rapide, le seul point difficile reste le collage de l’aile. En vol, la vitesse pas trop élevée rend le pilotage et la visualisation faciles. Le lancement se fait aussi à la main sans avoir besoin de mettre en place la moindre catapulte.
Toutes ces qualités permettent de dire que ce Focke-Wulfe est à la portée du plus grand nombre.


Après quelques heures de vol...
Tout le monde sait que le polystyrène extrudé en feuille vieillit assez vite. La surface du modèle se marque très facilement, lui faisant perdre rapidement l'aspect "maquette plastique tout juste déballée". Mais ça n'est pas tout puisqu'au moindre choc, la matière se déchire. Difficile de réparer, et quasiment impossible de le faire proprement. Comme le Permax 280 a également fini par rendre l'âme assez rapidement, le TA a été déséquipé de sa turbine pour finalement revoler en PSS dans les mains de Guinôme. Aucun souci, ça vole parfaitement, surtout que la charge alaire devient vraiment très faible. Le conduit reste alors ouvert de part en part, sauf quand Guinôme - un cas pas net ! - choisi d'enfiler à chaque extrémité ...une canette ! Le fuselage se trouve rallongé et fermé. Bien sûr, la bière a été vidée avant, ceci explicant sans doute cela...

On aime

  • Originalité du sujet
  • Rendement de la turbine
  • Temps de montage
  • Vol agréable
  • Lancement sans catapulte
  • Fabrication propre

On aime moins

  • Moteur fragile (?)
  • Equipements pratiquement condamnés dans la cellule
  • Matériau qui se marque facilement


Curieuse reconversion... Faut dire que l'avion avait déjà de la bouteille...

Contacter l'auteur : laurent@jivaro-models.org

 
 
 
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