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14 août 2006
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Fokker Spinne
Type III, année 1911


“De vliegende hollander”


Présentation : Pascal Bourguignon
Photos : Laurent Berlivet

Parmi les pionniers de l’aviation du début du siècle, le nom de Fokker a souvent été associé à la Grande Guerre.
Il est vrai qu’il a donné à l’Allemagne la suprématie des airs avec des aéronefs tels que le Fokker D VII ou plus illustre encore, le DR I triplan. Cependant, ses premiers envols sont pratiquement passés inaperçus, et pourtant âgé d’à peine vingt ans, Anthony Fokker, tel un Blériot ou un Farman, construit et s’envole avec un avion qu’il nomme Spinne. Rétrospective sur l’épopée fantastique du Hollandais volant.
 

Rétrospective sur l’épopée fantastique du Hollandais volant.

Anthony Fokker est né en 1890 à Kediri, sur l’île de Java, une ancienne colonie néerlandaise.
Fokker effectua ses premiers sauts de puce vers 1910 avec Goedecker, un camarade de classe avec qui il s’associa ainsi qu’un nommé Franz Von Daum, plus fin constructeur que lui et d’ailleurs, Fokker ne s’en cachait guère en se prétendant plutôt aviateur constructeur, ce qui à mon sens ne résonne pas de la même façon. Bref, de cette collaboration naîtront les deux premiers avions de l’équipe Fokker. Goedecker, lui, avait déjà construit son modèle, le “Sturmvogel” et c’est à la suite de cela qu’il rejoindra son ami Fokker plein d’idées mais pas assez imaginatif pour mettre en pratique seul ses projets. Ils construisirent et firent ensemble voler le premier appareil en 1910. Fokker le nomma “Spinne” ce qui dans la langue de Goethe veut dire araignée. Ce nom vient du fait que son avion était truffé de haubans, j’en ai comptabilisé 32 rien que sur les ailes. Ca laisserait à penser que Fokker l’aurait comparé à une araignée tissant sa toile de mille fils.
Après les premiers essais peu convaincants et les deux accidents provoqués par Von Daum, dont l’un lors d’un vol en son absence, fut relaté maintes fois par Fokker puisqu’il se termina dans un arbre perdu au beau milieu d’une vaste prairie et du même coup stoppera sa collaboration avec Von Dom. Néanmoins, il lui rachètera le moteur Argus 50 CV et continuera à travailler avec Jacob Goedecker. C’est avec ce dernier qu’il mettra au point, en 1911, le Spinne type III. Il sera couronné de succès et fera un vol mémorable, le 1er septembre 1911, autour de l’église d’Haarlem en Hollande sous le regard des habitants médusés par les prouesses de ce jeune pilote qui deviendra le riche et célèbre concepteur de nombreux appareils de la Première Guerre mondiale.
Ensuite, il s’expatriera aux USA pour se lancer dans l’aviation de transport jusqu’à sa mort en 1939.

 

Le modèle
A la fin des années 90, l’activité indoor est en plein essor et tout le monde s’active à essayer de faire des jolis avions, de sorte que les rencontres ont des créneaux dédiés à la maquette. Après avoir été sollicité à plusieurs reprises, j’ai attrapé le virus moi aussi. Dès lors, je cherchais un modèle qui n’avait jamais été reproduit en modèle réduit. Didier Gallimand, un autre “fêlé” de la discipline me fit découvrir un plan trois vues du Fokker Spinne ainsi qu’un dessin d’artiste reproduit sur un almanach japonais. C’est sur ces bases-là que j’ai entrepris la construction de la maquette. A l’échelle 1/10, ce qui donne une envergure confortable au modèle, soit 1,30 m environ. Le seul inconvénient de l’époque était de trouver une motorisation pouvant être dissimulée dans le faux moteur tout en gardant tout son potentiel. De plus, sur une maquette, plus vous ajoutez de détails et plus vous alourdissez et ceci à une vitesse folle. Donc, j’ai essayé de trouver les matériaux les plus légers et les plus solides à la fois. Toutes les commandes ont été réalisées conformément au réel, à l’aide de commandes aller-retour. Cela a été un vrai casse-tête mais le résultat en valait la peine.

Caractéristiques
Nom : Fokker Spinne type III année 1911
Envergure : 130 cm
Longueur : 75 cm
Poids : 342 g
Surface alaire : 28,29 dm
²
Charge alaire : 12 g/dm
²
Motorisation : NPM 1230/5300 Micro Brushless
Réducteur : GWS format 150 taux 7:1
Variateur : Wema Sinus 08
Récepteur : Jeti 04
Servos : 2 Pico 5,6 g
Batterie : Lipoly Power Dragon 3S1P 850 mA
Hélice : GWS 9”x4,7”

Les demi-ailes
Après différentes épures, j’ai dû me résoudre à faire simple. Il faut dire qu’à la base, si l’on se reporte à l’inventaire du grandeur, leur construction était somme toute assez sommaire. Donc, idem pour ma maquette qui sera destinée au vol d’intérieur avec tout ce que cela implique comme sacrifices : le profil, les matériaux et surtout le poids. En 1999, on en est encore à utiliser les profils creux à tout bout de champ, non pas par plaisir mais pour rendre le modèle, je dirais lent et efficace en salle. Or, le Fokker Spinne avait un profil particulier qui n’augurait rien de bon. Il faut savoir que l’aile était constituée de tubes sur lesquels on allait tendre une toile de lin. Un semblant de profil au bord d’attaque suivi de joncs en bambou qui traversaient l’aile dans des poches et allaient constituer les nervures. Elles étaient de même section et de même longueur. J’ai fait une tentative mais l’Ecospan tendu sur la structure avait du mal à résister aux coups de cutter et les jonctions n’étaient pas du plus bel effet. Je suis donc revenu à des nervures classiques fabriquées au bloc dans du balsa plume de 1,5 mm. Le bord d’attaque est du rond de balsa 5 mm, deux longerons en balsa 3x2 mm, un longeron en jonc de carbone de 2 mm qui se termine par un tube en aluminium dont le diamètre intérieur est identique au longeron carbone. J’ai réalisé deux petites clés en corde à piano de 2 mm ou plus exactement des tétons de centrage d’aile car seul le haubanage assure la solidité de l’aile.


Les demi-ailes sont raccordées au fuselage par de petites clés mais ce sont les haubans qui font la solidité de l'avion.

Une forêt de câbles et de mâts enveloppant une frêle structure caractérisent le Fokker Spinne.

Les empennages
Cette partie fut également un morceau de bravoure non pas dans la conception mais plutôt pour sa mise en place et le montage de la forêt de haubans qui actionne l’ensemble du stabilisateur. D’ailleurs, c’est idem pour les dérives, leurs montages se font soit par le bas pour le drapeau inférieur soit par le haut pour le supérieur et les montants avant se font en dernier. Le passage des commandes reste simple, cependant comme tous les collages se font à la cyano, il faut essayer d’immobiliser au maximum les dérives pour tendre les commandes ensemble pour éviter d’avoir des incohérences au niveau des débattements.


L'écusson du fabricant a été parfaitement reproduit sur la petite dérive supérieure.

L'axe de lacet est piloté par deux minuscules dérives placées de part et d'autre du stab.

Le fuselage
Peut-on réellement parler de fuselage, n’oublions pas que ce sont deux poutres sur lesquelles reposent à la fois le moteur, les demi-ailes, le train, le siège du pilote et les empennages. Pour ce faire, j’ai d’abord rassemblé du samba pour constituer les flancs, les patins et les différentes traverses. Ensuite, comment faire les montants qui supportent à la fois le train et tout le haubanage ? Il me fallait là aussi quelque chose de léger et solide. Le balsa étant trop fragile et le samba trop lourd et difficile à travailler pour cette étape, j’ai choisi des tubes et des joncs carbone. Dans un premier temps, j’ai préparé les poutres principales, on va dire les deux flancs en samba de 10x5 mm. J’ai fraisé les chants et cassé les arêtes. J’ai coupé les entretoises dans du samba de 4x3 mm. Les patins sont aussi en samba. Les montants des patins, du train et des supports des haubans sont en tube carbone de diamètre 4 mm. La confection de toute la partie bois a été faite selon le principe tenon / mortaise. Les montants en tubes de carbone sont fixés aux flancs à l’aide de minuscules cuillères que l’on trouve sur certains cotons-tiges de la marque Quiès. L’avantage, c’est qu’ils sont en plastique, qu’on peut les déformer à souhait et qu’ils sont pile-poil au diamètre intérieur des tubes en carbone, il faudra même les poncer pour qu’ils ne rentrent pas trop en force. Tout ce qui simule la tuyauterie rigide est constitué pour l’essentiel de gaines de commandes.


La béquille est suspendue par un tendeur.


On devine la minuscule poulie placée en haut d'un mât, sur laquelle glisse la commande de profondeur.

Des émerillons et des agrafes permettent de fixer rapidement les nombreux haubans qui sont fonctionnels.

Les roues
Pour les fabriquer, j’ai dû confectionner un gabarit pour centrer la jante par rapport au moyeu. Je ne vais pas vous détailler la construction mais simplement vous donner quelques indications pour mener à bien cette étape. Pour faire la jante, j’ai choisi un profilé en U utilisé par les architectes. Mise en forme en vous aidant des cales de maintien, vous chauffez raisonnablement au décapeur thermique, cette technique permet d’obtenir une forme ronde rapidement sinon vous pouvez aussi l’arrondir autour d’un rondin au diamètre inférieur à votre roue. Ensuite, vous collez la jonction, soit à la cyano soit à la colle pour maquettes plastiques. Pour les trous et la pose des rayons, je me suis inspiré de la technique employée par Alain Vassel sur sa Demoiselle si ma mémoire est bonne. Je vous rappelle qu’ils sont en coton glacé de la marque Gutterman, c’est un fil qui ne travaille pratiquement pas et de plus, il est très solide.


Un chantier a été réalisé pour la fabrication des roues à rayon.


Les rayons sont en fil à coudre.
La jante réalisée à partir d'un profilé en plastique. C'est suffisamment solide à cette échelle.

Bien entendu, le train est suspendu. Les tendeurs sont en caoutchouc gainé. A noter : les traverses de bois fraisées. Quel souci du détail.

Faux moteur
A lui seul, il représente une somme de travail considérable. Pouvoir concilier légèreté et réalisme, cela ne s’est pas fait sans anicroche. Mon souhait était de réaliser le 8 cylindres Renault, beaucoup plus beau mais à refroidissement par air, donc plus de radiateurs sur les flancs et c’était impensable de ne pas les faire pour deux raisons : La première, leur emplacement me permettrait de dissimuler toute la radio et la seconde par pur esthétisme. N’oublions pas qu’à part quelques bouts de bois et de la toile, le fuselage brille par son absence, de ce fait, tout ce qui est rajouté participe au réalisme. Donc, j’ai choisi le moteur Argus 4 cylindres en ligne de 50 CV, beaucoup plus sobre. Pour commencer, il suffit de fabriquer un gabarit en vue de dessus, en deux exemplaires. Il devra reproduire la surface totale du moteur, pattes de fixation comprises tel qu’il était monté sur le grandeur. Ensuite, soit vous réalisez le carter en balsa mais attention aux fuites d’huile… ou vous le sculptez dans du Roof très dense ; c’est ce que j’ai fait pour une raison simple. Le Roofmat poncé, malgré une surface lisse, garde cet effet peau d’orange qui une fois imprégné de colle vinylique et peint donnera un aspect fonte. Les cylindres sont découpés dans un tube plastique et la culasse également dans du Roof bleu. Tout le reste n’est qu’objets de récupération ainsi que de la corde à piano pour simuler les culbuteurs.

Un peu de mousse sculptée, quelques tiges, des tuyaux pliés et beaucoup d'astuce... On s'attend presque à entendre le bruit de la mécanique.
Sous le faux moteur se cache un petit brushless équipé d'un réducteur à pignons. Il faut quand même un peu de puissance pour pouvoir voler en extérieur.


Le faux moteur dévoile l'armature en contre-plaqué et l'habillage en Styrodur sculpté.
Le motoréducteur trouve largement sa place à l'intérieur.

L’électronique
Comme je le disais plus haut, tout les éléments constituant la radiocommande (servos, récepteur, etc.) doivent être dissimulés au maximum pour donner l’illusion que tout est d’époque. Pour ce faire, j’ai utilisé la technique du décor camouflage. La couleur la plus appropriée est le noir mat Humbrol n° 33. Tout y est passé, même le variateur. Ensuite, j’ai monté deux servos, ce sont des 6 g classiques, cela suffit largement, le récepteur, un NES 04 a été dépouillé au maximum pour gagner un peu de poids et du fait de l’exiguité de l’endroit m’a permis de brancher les prises servos avec moins de difficultés. J’ai placé sur la même platine un micro-interrupteur à bascule. Sur ce modèle, c’est forcément obligatoire, la batterie étant montée à demeure pour des raisons d’esthétisme évidentes. Pour la première motorisation, j’utilisais des Sanyo 350 mA, ensuite j’ai monté des 330 mA Ni-MH, le constat fut rapide, autonomie trop faible. Avec l’évolution constante et rapide des batteries, j’ai bien entendu monté des Li-Po, 3S1P 850 mA, ce qui me donne non seulement une autonomie substantielle mais une puissance démoniaque. Parlons justement du moteur.


La radio est camouflée entre les radiateurs. Tout est peint en noir mat, pour plus de discrétion.

La batterie de 3 éléments Li-Po est cachée sous le stab pour des raisons de centrage. Elle est maintenue par des élastiques.

Le moteur
Il y en a eu plusieurs, mais je ne citerai que ceux qui ont réellement fait voler le Spinne. En tout premier, j’ai commandé en Allemagne, chez Mike Tiny Models, le Mosquito qui est d’ailleurs toujours au catalogue. Ce moteur est un DMC 20 Kyosho sur lequel est affecté un réducteur planétaire 6:1, tout plastique d’où un devis de poids plus qu’honorable, soit une cinquantaine de grammes avec l’hélice APC Slow Fly 10”x4,7” que je me suis amusé à reproduire façon nervuré comme cela se faisait à l’époque lorsqu’ils utilisaient deux essences de bois différents. J’ai tenté le GWS 150 avec un taux de réduction de 7:1. Il volait mais sans réserve de puissance. Depuis peu, j’ai gardé l’idée du GWS avec le même taux de réduction mais cette fois-ci affublé du micro brushless Feigao d’origine chinoise vendu chez New Power Modélisme et là, transformation totale. Je vous donnerai les chiffres plus loin.


L'hélice en plastique a été peinte pour ressembler à celles en bois contre-collé de l'époque.

Le centrage
Sur ce point, la rigueur sera de mise. Le Spinne n’accepte absolument pas l’à peu près. Centré trop avant, il oscille violemment, n’oublions pas qu’il a à la fois du dièdre et de la flèche. Tous deux très prononcés engendrent un phénomène qui rend le Spinne difficilement manœuvrant. Cela disparaît lorsque le modèle est bien centré. Le point de centrage se situe au niveau du mât arrière qui supporte les haubans du bord de fuite.


Les radiateurs caractéristiques de cette version équipée d'un Argus 4 cylindres en ligne de 50 CV.

Pour réaliser ce radiateur, l'auteur a utilisé du Dépron® recouvert d'un bas nylon. L'illusion est parfaite.

Astuces et finition
Je vais vous donner quelques indications et surtout des références de peintures pour les différents éléments constituant la maquette. Pour la partie bois, j’ai utilisé du vernis bois, teinte acajou de la marque Syntilor appelé Aquaréthane, qui est en réalité un sous-produit polyuréthane utilisant les nouvelles normes en matière d’environnement. Sans odeur, il a un pouvoir couvrant extraordinaire, il sèche en quelques minutes et vous pouvez laver toutes les imperfections avant séchage avec de l’eau tiède. Pour les armatures métalliques tels les supports de haubans et de train et certaines parties du moteur ainsi que le réservoir, j’ai utilisé de la peinture Humbrol n° 27003, c’est ce qui va vous donner la teinte appelée “metal coat”. Vous la passez au pinceau à poil doux, c’est obligatoire et vous la laissez sécher une bonne heure. Vous avez une teinte gris mat sale. Alors, vous prenez un coton-tige et vous astiquez toutes parties en effectuant des microcercles et là magie, vous obtenez un gris métal vieilli, patiné. La culasse du moteur semble en fonte, le réservoir paraît être en zinc étamé, les ferrures semblent en vieux métal usé. Bref, tout devient patine, retenez bien cela. Pour éviter d’emmêler vos haubans, mettez des émerillons à la jonction de ceux-ci. A l’arrière du pilote ainsi qu’à la base du train, les amortisseurs sont réalisés avec de l’élastique gainé blanc diamètre 1,5 mm que l’on trouve facilement en mercerie.


Le réservoir suspendu est parfaitement reproduit, l'aspect métallique est dû à la peinture utilisée.


Indispensable sur toute maquette, et encore plus ici en raison de l'absence du fuselage : le pilote. Il fallait bien du courage à l'époque pour prendre place dans ce siège !

Le pilote est articulé.
Il tourne la tête quand la direction est actionnée et bouge les bras fixés sur le manche de profondeur.

Les vols
Votre maquette devra voler comme le vrai mais avec une réserve de puissance confortable afin de vous tirer d’un mauvais pas le cas échéant. Avec le DMC 20 équipé d’une 10”x4,7” Slow Fly avec 8 éléments 350 mA, la consommation est de 4,5 A en pointe et l’autonomie moyenne, vous volez constamment aux gaz. Avec le GWS équipé du brushless et d’une hélice Slow Fly orange 9”x4,7”, la consommation passe à 4,8 A, voire 5 A mais elle chute rapidement en vol car la réserve de puissance est telle que vous ne volez même pas à mi-gaz. Conclusion, l’essayer c’est l’adopter. Depuis 1999, les qualités de vol sont allées crescendo, il faut dire que les motorisations ont évolué au fur et à mesure des années. Véritable succès lors du Mondial de la maquette 2000 à la porte de Versailles. Des résultats plus mitigés lors des rencontres indoor classiques. Ce genre de modèle sera plutôt classé parmi les park flyers. D’ailleurs, à ce propos, j’avais tenté mon premier saut de puce sur une petite place de marché au centre ville de Versailles. Le dernier vol en date a révélé que le Spinne n’aime pas du tout le vent, d’ailleurs dans les récits d’époque, on mentionne souvent ce fait. Par contre, les minuscules dérives sont semble-t-il soufflées et de ce fait, elles sont étrangement efficaces. Méfiance par contre lors des basses vitesses surtout en virages, l’avion a tendance à maintenir le cap plus qu’il ne faut. En salle, vous serez même obligé de voler plus vite. Sans vent relatif, le Fokker Spinne vole bien tant qu’il a de la vitesse, sinon il se met à tanguer de manière incontrôlée et c’est le crash assuré si vous ne reprenez pas les choses en main rapidement. C’est du vol maquette en quelque sorte.


Haut perché sur son train, l'avion est prêt à s'envoler.
Quel réalisme !


Comme son aîné, le Spinne est très sensible au vent. Il devra donc voler par calme plat ou bien en intérieur, dans une vaste salle.

Un travail d’équipe
Pour qu’un tel projet aboutisse, il a bien fallu que je m’entoure de personnes aussi passionnées que moi mais qui n’y ont pas forcément cru ou n’ont pas eu le même enthousiasme pour aborder ce sujet. Néanmoins, je tiens à les remercier et je citerai en tout premier pour ses documents très rares, l’ingénieur Jan Van Huijstee, un ancien de chez Fokker qui malgré son âge s’est replongé dans ses souvenirs et ses archives personnels, à contacté les bonnes personnes de l’Aviodrome d’Amsterdam qui lui ont donné les plans du moteur Argus 50 HP. Jean-Pierre Bertrand Porchet du musée de l’Air et de l’Espace du Bourget pour les différentes vues d’un Spinne équipé du moteur Renault. Didier Gallimand, le principal instigateur qui m’a embarqué dans cette aventure.

The happy end
Je pense qu’il y aurait encore beaucoup à dire sur cette aventure, mais toutes les belles histoires ont une fin et pour que rêve persiste, ce n’est pas un secret que de vous dire que le plus bel avion, c’est le suivant. Bons vols à tous.


L'auteur donne une idée des dimensions de ce Fokker.
L'appareil mesure 1,30 m d'envergure.

Le pilotage de ce modèle est délicat. En extérieur, on dispose de toute la place voulue, c'est mieux pour les premiers vols.



Le plan de ce
Fokker Spinne
tracé en une feuille
est téléchargeable sous deux formats différents.

.jpg, 3,05 Mo

.tif, 536 Ko


Contacter l'auteur : pascal.bourguignon@jivaro-models.org

 
 
 
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