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27 juin 2006
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DG-300
Elan Acro


Un 4 mètres pour
voltiger en souplesse

Présentation : Francis Faivet

 

Après avoir revendu un gros planeur de voltige, j’étais à le recherche d’une semi-maquette de planeur de bonne envergure mais quand même passe-partout. Mon choix s’est arrêté sur le DG 300 de Reichard en 4 mètres.

Caractéristiques
Nom : DG-300 Elan Acro
Marque : Reichard Modellsport
Distributeur : Topmodel
Envergure : 4 mètres
Longueur : 1,87 m
Profil : HQ 3/13
Surface alaire : 87,5 dm²
Poids en ordre de vol : 5 kg
Charge alaire : 57 g/dm²
Radio : 4 à 7 voies

Une paire de clics sur Internet plus tard et le site de vente on-line de Staufenbiel me propose de remplir son bon de commande, ce qui est fait rapidement. Une petite bafouille à la fin du bon de commande pour leur demander de me prévenir à l’expédition du colis et il n’y a plus qu’à attendre. De plus le planeur était à l’époque en promo : 329 €, rien à dire pour un quatre mètres.
Deux jours plus tard, un mail me prévient que le colis est parti par DHL et qu’il faut compter cinq à sept jours d’acheminement car “the package is extra long” dixit le vendeur. Huit jours après, le colis “extra long” est là.
Les cotes de la boîte sont imposantes : 195x35x40 cm ! La factrice va ronchonner un de ces jours, parce que le colis est passé par DHL, Deutschepost et Poste française. Bon, le principal est qu’il ne soit pas arrivé cassé, je n’en dis pas plus à ce sujet…
A l’intérieur maintenant, il y a une quantité incroyable de papier kraft, mais je ne trouve pas l’emballage très performant car le fuselage est posé au fond… directement sur le carton.


Le kit tel qu'il est livré. Le travail semble bien avancé mais un 4 m demande du soin.

Détaillons le kit
Le fuselage est en fibre époxy, le gel-coat est bien fait et assez rigide, quelque tout petits défauts de moulage sont visibles mais rien de significatif.
La bulle est parfaitement translucide (à découper), le baquet en fibre s’ajuste bien sur le fuselage.
Les demi-ailes par contre ont souffert, mais ce n’est pas dans le transport car cette partie du carton n’avait rien. Les bords de fuite des deux emplantures sont abîmés sur un peu moins de 1 cm. Là c’est vraiment ballot car pour faire une réparation qui ne se voit pas…
Un point qui fâche : le volet de dérive à monter avec des charnières en plastique est biseauté à 45°, il va falloir faire une bonne modif’ à ce niveau-là.
Pour le stab, pas grand-chose à dire si ce n’est que le volet est cintré et que le scotch d’articulation le laisse bâiller.
Au niveau quincaillerie il y aura quelques “trucs” à récupérer comme les guignols en fibre, la fermeture du puits de dérive (qu’il faudra fibrer), par contre je ne parle pas des chapes (en plastique). Pour les fermetures de servos dans l’aile, des petits cadres en bois à coller pour venir visser des caches en deux parties, je pense que ce sera utilisable, en verra bien. Une petite platine en contre-plaqué pour trois servos, des vis plastique pour le stab (avec du rab !) et des vis métal pour la fixation d’aile, deux clés plates en acier et pour finir des planches d’autocollants (dont il manque deux immatriculations au passage).
Les demi-ailes, le stab et la dérive semblent coffrés de balsa dur et sont entoilés à l’Oracover de belle manière. Détail qui a son importance : il va de toute façon falloir refaire toutes les articulations, il n’y a aucun débattement vers le bas !
Il existe normalement deux finitions : une “standard” et une “de luxe”. La différence réside dans la pose des aérofreins à lames et d’un train rentrant. A la période de ma commande, il n’y avait que la version standard, mais j’avais déjà mon idée derrière la tête pour effectuer une petite modif… Comme je ne veux pas en faire une version purement maquette, les AF ne me sont pas indispensables et je préfère découper deux volets qui me serviront en butterfly pour l’atterro et en volets de courbure en vol, le profil s’y prêtant bien. Le travail supplémentaire ne devrait pas prendre trop de temps. Mon système d’articulation est fait comme à mon habitude au mastic silicone, ça ne bouge pas dans le temps et c’est costaud.

Avant toute chose j’ai pesé tous les éléments du kit :
- Le fuselage : 944 g
- L’aile gauche : 859 g
- L’aile droite : 820 g
- Le stab : 94 g
- La dérive : 35 g
- Le baquet : 93 g
- La bulle non découpée : 170 g
- Le sachet d’accastillage : 146 g
- Les clés : 210 g
- Installation radio (prévision) : 600 g
On arrive donc à grosso modo 4 kg, reste à voir l’éventuel plomb à mettre dans le nez.


Le support avec ses renvois pour la commande de profondeur, réalisé par l'auteur.

Montage et grande improvisation
Je commence par le fuselage et plus particulièrement par le pied de dérive. Sur le semblant de notice, il est indiqué de mettre un servo en direct. Rien à redire sur ce point et si je ne suis pas la notice, c’est juste que sur le moment j’ai pas eu envie de faire comme ça. Voici donc ma méthode : Deux petits renvois en plaque de carbone de 1,5 mm d’épaisseur, du tube carbone de 6 mm et 4 mm de diamètre, 4 chapes à boules, de la tige filetée de 2 mm et 4 petits carrés de contre-plaqué et voila tout le matériel nécessaire réuni. C’est beaucoup plus compréhensible en examinant la photo de détail. La transmission du mouvement se fait par deux tubes de carbone de 6 et 4 mm de diamètre emboîtés ensemble pour plus de résistance.
Mon système ne pèse que 20 g sans la tringlerie du fuselage, il n’y a absolument aucun jeu et le glissement est “gras”, donc aussi viable qu’un servo en fixe à l’arrière. Le servo pour la profondeur est un Dymond D7000BB à roulements avec 5,6 kg de couple (pas mesuré mais largement assez costaud pour la surface du volet).
A ce sujet, beaucoup d’écoles sur la puissance d’un servo sur telle ou telle gouverne. Personnellement je pense qu’il y a une grosse course à l’armement. Sur tous les gros planeurs que je possède ou que j’ai possédés, j’ai toujours installé des servos standard avec roulements (C 507) et je n’ai jamais eu de soucis.
Pour la tringlerie de profondeur, je colle une tige filetée de 2 mm dans le tube de 4 mm et j’enfonce le tout à l’intérieur de celui de 6 mm pour chapeauter la chape qui elle est vissée sur la tige filetée, ce qui fait une résistance très convenable au vu de la tige filetée de 2 mm qui pourrait paraître légère au premier abord.
On finit ce côté-là par le collage de la baguette de fermeture de dérive. J’ai utilisé la baguette du kit mais je l’ai fibrée sur les deux faces.


L'assise du stab qui n'était pas horizontale a été retouchée.

Le stab
Les trous de fixation pour le stab n’étant pas faits, je cale le planeur équipé des deux demi-ailes.
Pour ce faire je procède de la sorte : Je pose l’incidence-mètre sur une aile et je cale le fuselage pour trouver une incidence de 1,5°. Ensuite je cale latéralement les demi-ailes pour qu’elles soient bien parallèles au sol et là je vérifie que mon incidence n’a pas bougé.
L’ensemble est prêt, il n’y a plus qu’à dégager les trous du stab mais là horreur ! Il y a bien deux trous mais ils font 9,5 mm de diamètre et sont percés directement dans le polystyrène. Là, je crois que Reichard se moque de ses clients, jusque-là il s’agissait de petits défauts mineurs faciles à corriger mais là, je ne suis pas content du tout !
Je creuse à l’intérieur des deux trous pour faire plus de volume et je pose un scotch sur l’extrados du stab. Je coule de la résine mélangée avec du microballon + floc de coton + silice, j’ébulle bien à l’intérieur et quand c’est sec, je fais deux trous de 5 à la perceuse à colonne.
Je positionne donc le stab en haut de la dérive et après une triangulation correcte je pointe les deux trous dans le haut de la dérive. Perçage à 5 mm et ensuite deux écrous à griffes à l’intérieur, je fixe le stab avec des vis en plastique siliconées et je tartine tout l’intérieur de résine très épaisse pour emprisonner les écrous. Pourquoi des vis plastiques siliconées, me direz-vous ? C’est simple, avec n’importe quelle vis, graissée, cirée ou siliconée, il y a toujours une chance de ne pas pouvoir la récupérer. Avec des vis plastique, si elles coincent, je les dévisse jusqu’à ce qu’elles cassent et ensuite un petit coup de foret de 3,5 mm suivi d’un coup de taraud de 5 mm et c’est tout neuf. Facile et vraiment pas de prise de tête.
Le planeur toujours en place, il suffit de fixer le stab et vérifier le calage. La méthode qui ne m’a jamais pris en défaut est de le caler à zéro avec donc l’aile à 1,5°. Pour un HQ, ça fonctionne très bien et il y a rarement à y retoucher. C’est ma façon de faire, pas la méthode officielle… Je le dis, sinon je vais me faire taper sur la tête sur le forum de planet-soaring, hein le “caltrage” !
Il faut aussi retoucher l’assise du stab car ce n’est pas d’aplomb.


L'articulation de la gouverne de direction a été refaite en demi-rond et charnière en corde à piano.


Le volet de direction est actionné par câbles aller-retour, c'est classique.

La dérive
Du biseau prévu initialement il faut arriver à un demi-rond. Pas très compliqué. Je colle une gaine de 2 mm de diamètre intérieur juste sur la pointe du biseau et je remplis tout autour avec des chutes de bord de fuite en balsa dur. Reste plus qu’à poncer en demi-rond et le plus gros est fait. Ah oui aussi, je n’ai pas enlevé l’entoilage sur le reste de la dérive, il n’y aura que l’arrondi à recouvrir.
Après il suffit de faire deux fentes horizontales pour couper la gaine dans le volet et de confectionner deux paliers en carbone ou époxy qui vont être collés dans la baguette de fermeture de pied de dérive. On positionne la gouverne sur les paliers et on pointe les deux trous à faire l’un après l’autre avec une corde à piano coupée en biais passée dans la gaine. Pour faire ces trous de 1,5 mm, diamètre de la corde à piano qui sert de charnière, je me sers d’un petit outil bien pratique : c’est comme un stylo mais en guise de porte-mine un petit mandrin emprisonne un foret. En le tournant entre deux doigts les trous sont vite faits et les paliers bien alignés.
Bon, dans ce coin-là il ne reste qu’à coller les guignols de profondeur et de dérive. On passe à l’avant maintenant.


Les pièces constituant la double alimentation. On n'est jamais trop prudent sur ce genre de planeur, d'autant qu'il faut du lest à l'avant pour obtenir le centrage.


Le dispositif de double alim, placé dans le fuselage. Prises de charge et inters sont regroupés.


Derrière l'ouverture de la verrière, la platine supportant les servos de profondeur et de direction.

Le fuselage
J’ai fabriqué une platine en contre-plaqué de 5 mm qui va de la pointe avant jusqu’au bord d’attaque des karmans, elle est copieusement ajourée et servira de plancher pour l’habillage maquette.
J’ai confectionné une deuxième platine pour les servos de profondeur et de direction qui sera cachée par le siège du pilote.
La dérive est actionnée par des câbles aller-retour et la profondeur par les deux tubes carbone diamètre 4 mm et 6 mm emboîtés l’un dans l’autre, comme expliqué plus haut.
L’alimentation est confiée à deux accus de 2 500 mA format R6 en Ni-MH qui sont collés dans la pointe avant sous la platine. Juste derrière j’ai collé une platine faite en plaque d’essai pour montage électronique et qui supporte deux prises de charge, deux inters, deux diodes shottky pour faire une double alim.
J’ai collé à la colle chaude dans les karmans deux prises 6 broches Multiplex pour avoir une connexion rapide entre demi-ailes et fuselage.
Le récepteur est collé aussi à la colle chaude dans le fond, le plus en avant possible.
Reste à coller la bulle. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi c’est le pire de la construction d’un planeur. C’est ma bête noire. En premier, je m’occupe du baquet, une chape à boule et un trou de 5 mm juste en face de manière que ça rentre légèrement en force et le tour est joué de ce côté-là.
Pour l’arrière, c’est classique avec un verrou de cabine.
Ensuite et c’est là que ça se corse ! Déjà il faut poncer le baquet car à certains endroits il n’y a pas la place pour coller la bulle sans qu’elle dépasse du fuselage. Il faut prendre des repères et poncer et ajuster au fur et à mesure. Quand on est satisfait du résultat on peut alors tout coller.
Je découpe la bulle un petit peu plus large que le trait moulé dans le plastique (3 ou 4 millimètres) et je pose le baquet dedans en suivant le trait de découpe. Je pince un bord de la bulle avec une vingtaine de petites pinces et j’infiltre de la cyano spéciale plastique entre le baquet et la bulle. Je laisse sécher et je passe à l’autre bord. Ensuite, je colle l’avant de la bulle et pour finir l’arrière en chauffant un peu car le baquet présente un biais que d’origine ne possède pas la bulle.
Ensuite quand tout est bien sec, il suffit de poncer au ras du baquet et le collage de la bulle est fini.
En fait on ne s’en sort pas trop mal mais c’est vraiment laborieux.


Les demi-ailes sont fixées avec des écrous papillon. Efficace mais pas très pratique.


A l'intrados de l'aile, les fentes sont bouchées avec du Mylar fin et de l'adhésif double face.

Maintenant la voilure
On ouvre les puits de servos et on pose un petit carré de fibre à l’intérieur pour renforcer un peu.
Comme indiqué, je n’ai pas posé les AF mais j’ai découpé des volets. Prise de cotes, on scotche une règle en alu au niveau de la découpe et on fait plusieurs passes avec le cutter équipé d’une lame neuve. Il vaut mieux prendre son temps que de déraper et d’esquinter l’aile. On vient vite à bout de ce petit travail. Maintenant un bon ponçage pour mettre en forme et faire un creux dans chaque partie découpée qui sera rebouchée avec de la résine + micro ballon + silice. Ca rigidifie au niveau de la découpe.
Quand c’est sec il faut passer aux charnières en silicone. Pendant qu’on y est, les ailerons ne débattent pas assez vers le bas alors on découpe l’articulation faite en scotch et c’est parti aussi pour des charnières en silicone.
Il faut souder maintenant les faisceaux de fils entre les demi-ailes et le fuselage.
Une fois tout ça fini, il faut souder les servos (4 Graupner 5077 à roulements) et faire le neutre. Ensuite on fixe les servos en place chacun à sa manière. Pour moi : gaine thermo et colle Résit’à Tout. Le travail sur l’aile se termine avec la fabrication des tringleries, la mise en place des guignols et la pose des cache-servos.
Les demi-ailes sont fixées au fuselage par quatre vis BTR de 6 mm. A l’usage c’est emm… et au bout de deux vols j’ai changé le principe. J’ai coupé quatre tiges filetées de 5 cm de long que j’ai collées au scelle-roulement dans les inserts filetés des panneaux. Pour les maintenir sur le fuselage je me suis servi de quatre écrous papillons. Il n’y a plus besoin d’outil maintenant pour serrer les vis. C’est loin d’être idéal et je pense que plus tard je ferai une autre modif du style fixation d’aile Graupner, du moins à l’arrière. C’est un axe avec deux embouts à encliquetage rapide à chaque extrémité et il suffit de visser dans les inserts d’aile les pièces de blocages correspondantes.


Deux gabarits et un bloc de Styro servent à confectionner le champignon du tableau de bord.

La forme est recouverte de tissu de verre et habillée d'instruments du commerce. Le plancher cache les fils de la radio.

Aménagement
On va revenir à l’avant du fuselage pour faire un siège et le plancher intérieur. Je fais les formes à l’aide de Dépron mis en forme à chaud puis fibré. Quand c’est sec, il suffit de retirer le Dépron et il ne reste plus que la fibre pour un poids raisonnable.
Pour le champignon (tableau de bord), je découpe deux formes en contre-plaqué servant de gabarit pour une coupe au fil chaud dans du Styropor. Ensuite, il reste à fibrer la forme. Quand c’est sec, on retire le styro pour avoir à nouveau une pièce très légère sur laquelle on place quelques instruments du commerce pour avoir une semi-maquette assez agréable à regarder qu’il suffit de coller sur le plancher.


Avec une immense verrière comme celle-ci, un aménagement cabine est indispensable.

La finition
Les planches d’autocollants livrées avec le kit sont de bonne qualité mais inutilisables car il manque une immatriculation de fuselage et un “Acro” de dérive. N’ayant pas trouvé la même police et les lettres étant faites avec un vinyle bleu foncé que je n’ai pas dans mon stock, j’ai décidé de refaire toutes ces immatriculations à l’ordinateur. J’ai choisi une police approchante que j’ai imprimée sur du vinyle noir sur la face papier et à l’envers. Ensuite il faut une petite dose de patience et un bon cutter pour la découpe. Le résultat n’est pas trop mal.
J’ai envoyé un mail à Staufenbiel pour lui signaler ce manque mais à ce jour, pas de nouvelles, c’est bien moyen et rare chez nos amis allemands.
Le plus gros est fait, il ne reste plus qu’à attendre une bonne journée pour effectuer le premier vol, ce qui n’est pas facile en ce mois de février.


Premier vol du DG 300 par conditions météo moyennes. Quand on aime...


Le DG 300 est une belle semi-maquette polyvalente, pour le vol de plaine ou le vol de pente.


Le premier vol
La météo n’est pas très favorable mais je suis très impatient de voir comment ce planeur va se comporter en vol avec toutes mes modifs. La déco n’est pas finie mais ce n’est pas grave.
En arrivant sur la pente, il faut vraiment avoir envie de se faire plaisir : -1°, une dizaine de km/h de vent et un reste de neige. Bon, déjà il me vient à l’esprit qu’avec cette terre gelée, il ne va pas falloir se manquer à l’atterro. Avec un planeur neuf n’ayant jamais volé, sans réglage validé (sur la notice, il y a juste le centrage et je l’ai reculé pour limiter la prise de poids), vous pouvez vous douter de mon état d’esprit.
En l’air, il y a déjà un X’Race de 2 mètres qui tient bien, alors après une dernière vérification je me décide à lancer le planeur. Pas facile avec les gants, la radio pendue au bout de sa bretelle, le vent un poil de travers mais ça y est, il est en l’air. Dès le début je trouve la profondeur vraiment chatouilleuse mais le planeur est parti. Il ne prend pas beaucoup d’altitude. Rien de tel pour stresser un max. Inutile de compter sur des thermiques, pas de soleil, une température sibérienne et le planeur qui rame. Je m’avance sur la pente pour prévoir, au cas où, le début de la pente n’est pas visible et s’il faut poser au trou il faut vraiment avancer beaucoup pour voir le fond. Je ne me rends pas trop compte du temps passé à ramer.
En fait le planeur n’a pas trop perdu et la confiance revient. Ca ne monte pas mais il se maintient. Je fais quelques passages devant ma photographe (quel courage avec cette météo de faire des photos, sans gants oblige, au lieu de pouvoir être bien au chaud à la maison) et le planeur en profite pour prendre de la vitesse à chaque passage. Je suis maintenant à une cinquantaine de mètres au-dessus de la pente et l’envie me prend de faire un tonneau. Ca passe bien avec l’aide des volets mais le dernier quart barrique pas mal, un réglage acro va être nécessaire avec une position sans différentiel ou alors très peu, à voir.
Je vais tenter un atterro car ça doit faire une quinzaine de minutes que je suis en l’air et je suis frigorifié. Premier passage trop haut, bah, c’était pour voir on va dire... Deuxième, houlà ! Je ne vais pas rentrer, pourtant le planeur allonge et fait de l’effet de sol. Encore loupé du coup. Enfin, à la quatrième tentative je pose enfin sur une bande d’herbe de 7 ou 8 mètres de large bordée d’une rangée d’arbustes.
Bon, c’était un petit galop d’essai et on va attendre des meilleures conditions pour se faire une vraie opinion du planeur.
En attendant que je refasse un autre vol je vais réentoiler l’aile en vinyle car l’Oracover a déjà bougé, il fait des plis que je n’arrive pas à retendre correctement. Par la même occasion et pour ne pas avoir de différence de teinte je refais aussi le stab et la dérive.


Passage rapide à hauteur des yeux : un plaisir. Les trajectoires sont tendues et les gouvernes précises.
Le DG en finale. En pente, pas besoin de train rentrant mais c'est un accessoire bien utile en plaine.

Réglages

- Débattement des ailerons : 25 mm vers le haut, 15 mm vers le bas
- Débattement des volets en ailerons vers le haut : 15 mm, 10 mm vers le bas
- Débattement des ailerons en volets vers le bas : 0 à 10 mm
- Débattement des volets vers le bas : 0 à 20 mm
- Débattement des ailerons en butterfly vers le haut : 30 mm
- Débattement de volets en butterfly vers le bas : 20 mm
- Débattement de la dérive : 30 mm de chaque côté
- Débattement de la profondeur : 15 mm de chaque côté
- Débattement de la profondeur en compensation butterfly vers le bas : 4 mm
- Débattement des gouvernes de la voilure en snap flap vers le bas : 5 mm

Je n’ai pas jugé nécessaire de programmer plusieurs phases de vol. J’ai 30 % d’expo aux ailerons et à la profondeur. Je n’ai pas non plus de dual rate, l’expo suffit.
Les volets sont sur un curseur rotatif. Un inter peut me couper le snap flap et un autre le mixage ailerons vers volets.


Le DG 300 de l'auteur en compagnie d'un Ventus électrifié. Des sensations différentes pour un plaisir répété.


Les gouvernes en position butterfly permettent de bien casser la vitesse et de poser avec plus de précision.

Par la suite
Depuis le premier vol plusieurs autres se sont déroulés dans des conditions différentes.
Dans le petit temps (entre 10 et 20 km/h de vent) sur des pentes à faible dénivelé et sans thermique bien établi, j’aime bien faire des passages (très) rapides parallèles à la pente suivis d’une ressource à la verticale avec un petit renversement en haut et à nouveau un autre passage, c’est de toute beauté. Il faut être seul à voler car il n’y a plus beaucoup de place pour un autre et c’est plus prudent.
Il est vraiment doux à la profondeur contrairement à mon impression lors du premier vol. Il n’est pas méchant au décrochage qui arrive tard pour un tel planeur, mais lorsqu’il part c’est vraiment bizarre car on dirait qu’il chute au ralenti mais il se rattrape aussi au ralenti, donc attention s’il n’y a pas beaucoup d’eau sous la quille.
Il est capable de faire ce que lui demande un pilote maîtrisant bien un 4 mètres semi-maquette.
Je n’ai pas encore vu l’aile fléchir en vol, elle est vraiment rigide, ce qui donne une impression de grande précision au planeur.
Je suis très impressionné par cette machine. Pourtant, pendant le montage, j’ai eu de gros doutes quant à son comportement en l’air.
Pour essayer de le situer par rapport à mes autres planeurs, je dirai qu’il gratte presque aussi bien que mon Alpina ancienne génération de 3,8 kg, qu’il supporte la voltige et le gros temps au moins aussi bien que mon 4001 de 5 kg, qu’il a surtout beaucoup plus d’allure que ces deux-là et qu’il est à égalité au niveau gratte avec mon Ventus 4 m électrifié de 4,5 kg.
Maintenant que je l’ai bien en main, je n’ai aucun problème pour le lancer à la pente tout seul, pas besoin de courir, une bonne impulsion suffit pour peu qu’il y ait une quinzaine de km/h de vent. Avec moins de vent, il vaut mieux se faire aider par un bon lanceur.
Je suis content de mon option volets : dans le zéro positif ça amène un plus question tenue en l’air et pour l’atterro il se freine vraiment bien, il n’y a rien à envier aux AF à lames.
Pour en finir, le prix est vraiment attirant pour un 4 mètres, le travail à effectuer pour les points noirs du kit est assez minime quand même. Le résultat en vol fait vite oublier ces petits désagréments. Le cahier des charges a donc bien été respecté.

J’ai aimé
- Le tarif intéressant pour un 4 m
- L’aspect semi-maquette plaisant
- Les qualités de vol surtout avec les volets ajoutés

Je n’ai pas aimé
- Les autocollants incomplets
- Fabrication imparfaite avec de nombreux points à reprendre,
mais rien d’insurmontable.



Les aérofreins n'ont pas été installés par l'auteur, il s'agit simplement de bande adhésive. Il a par contre ajouté des volets pour modifier le profil et bénéficier de la fonction butterfly.


Contacter l'auteur : francis-faivet@jivaro-models.org

 
 
 
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