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Sujet ajouté le
7 juin 2006
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Booby
Le fou made in Australia !
Présentation : Eric Latour
Photos de Christine et de l’auteur

 

 


 

 






Si comme l’équipe des Gardiolo’s de Montpellier et de ses environs vous êtes tombé dans la marmite du “VDP à la hussarde” sur des sites sauvages, interdits aux modèles “cassables”, si un simple souffle de nord nord-ouest ou de sud sud-ouest vous bascule le vu-mètre en butée à droite et si votre rythme cardiaque s’accélère rien qu’à l’idée de poursuites endiablées, de combats acharnés qui se terminent en fous rires, le rouleau de double trame coincé entre les dents, alors bienvenue, vous êtes des nôtres !


Cette aile vraiment originale, à la fois par ses formes mais aussi par son vol tendu et rapide est fabriquée en Australie.

La Booby n'est pas destiné au combat car la vitesse de vol est plutôt élevée.

Mais la vitesse vous manque et vous avez parfois la désagréable impression d’être un fougueux guerrier Apache monté à cru sur un poney ?
Ne désespérez plus, ne zappez pas, Combat Air Models se démène pour vous et fait dans l’import original !
Le prolifique artisan varois, en perpétuelle recherche de nouveautés, a trouvé la “mousse” qu’il vous faut, et quand il cherche, il ne fait pas semblant, il nous l’a dénichée aux antipodes, plus précisément en Australie occidentale, chez Wowings, un autre artisan/concepteur de modèles réduits volants en EPP (Poly-Propylène Expansé) et en est donc devenu le distributeur exclusif pour la France et la Navarre depuis décembre dernier.


L'aile est en mousse EPP. Un longeron en tube carbone qui courre sur toute l'envergure vient la rigidifier.

Une vidéo de la Booby en pleine vitesse est visible en cliquant sur l'image. (6,3 Mo .wmv)
Caractéristiques
Nom : Booby
Fabricant : Wowings (Australie)
Importateur : Combat Air Models
Matériaux : mousse EPP 20 kg/m3, scotch armé fibre double trame 38 mm, Coroplast
Envergure : 120 cm
Poids : annoncé 850 g
obtenu 940 g
Surface alaire : 26,56 dm²
Charge alaire : annoncée 32 g/dm²
obtenue 35,4 g/dm²
Profil : biconvexe non communiqué
Prix : 69 € + forfait de port et emballage 10 € (France Colissimo suivi)

Equipements :
Radiocommande et récepteur à partir de 2 voies sans mixage
Accu de réception : 4 éléments à partir de 700 mA
2 servos standard (ailerons) Futaba S3003 ou 3001
1 mini-servo pignons métal Blue Bird BMS 380MG ou Hitec HS85 MG (profondeur)
2 rallonges de servos et si radio 2 voies cordon Y
2 Speed 400 (non, j’rigole !)

Bon, vous allez me dire ok, ça fera jamais qu’une aile de plus sur les pentes parmi les multitudes de conceptions persos en tous genres et les modèles du commerce à savoir : les Raptor, Z-aile, Epépaile, les Zaggi, j’en passe et des meilleures… 
Oui mais attention, c’est pas une aile comme les autres, c’est une Booby ! Z’avez vu le look ?
Et puis d’abord ça veut dire quoi Booby ? Si on traduit avec un dico Anglais/Français, ça commence mal : nigaud(e) ou bêta au choix ! En fait c’est le surnom d’un oiseau marin, le fou brun ou fou aux pattes bleues, ouf, c’est déjà plus en rapport avec le sujet qui nous intéresse ! Et puis regardez la forme de sa voilure déployée et vous comprendrez, nul besoin de vous faire un dessin !


Le fou, oiseau marin, dont la forme de la voilure a inspiré l'aile Booby présentée ici.

Le nid
Allez go, because avant de voler et ben y faut coller ! On entrebâille avec émotion le couvercle du petit carton blanc livré par le Père Noël 2004 (sous le papier cadeau, je croyais que c’était une boîte de chocolats ! Pfft !) et on découvre soigneusement rangés et calés les éléments suivants :
- 5 noyaux d’aile en mousse EPP blanche 20 kg/m3 dont 4 déjà assemblés à la colle chaude, livrés dans une partie des contre-dépouilles.
- 1 rouleau de scotch armé double trame fibre de verre de 50 m en 38 mm de large fourni par CAM.
- 4 profilés en balsa léger de très bonne qualité pré-tracés pour confectionner les bords de fuite et les gouvernes de profondeur et d’ailerons.
- 1 plaque de plastique alvéolaire blanc dit Coroplast également pré-tracée pour les 2 dérives.
- 2 longerons noirs en fibre de verre Ø 9 mm.
- 3 tiges filetées et 3 chapes métalliques.
- 1 sachet d’accessoires (1 morceau de clé d’aile en tubes de fibre de verre pré-assemblés, 4 guignols et connecteurs Du-Bro).
- 1 notice de montage en anglais très détaillée de 15 pages et 107 paragraphes avec photos noir et blanc (vous pouvez également visualiser les photos en couleurs sur le site Internet www.wowings.com). Il est à noter que CAM a prévu de fournir une traduction toulonnaise simplifiée de ce document, mais pas de panique, rien de bien sorcier en perspective pour qui a déjà une petite expérience du collage de mousses et puis en cas d’urgence, vous aurez toujours le numéro du portable à Bruno, le PDG en personne !
Il se fera un plaisir de vous renseigner avec toute la compétence et l’amabilité qui le caractérisent ! Non, non, c’est pas du cirage de pompes, c’est vrai, appelez-le de ma part, vous verrez !


Tous les éléments sont livrés dans le kit. Il faut y ajouter la radio composée de 3 servos.

On bricole un peu ?
Pour commencer le montage, on peut suivre les étapes de la fameuse notice en se munissant au préalable de l’outillage de base, à savoir cutter ou scalpel à lame neuve, papier abrasif fin, réglet, stylo feutre, scie à bois et pistolet à colle chaude. Travailler sans précipitation et avec un minimum de soin, c’est pas parce que c’est pas de la structure qu’on doit bâcler ! Les qualités de vol seront à ce prix…
Premier petit conseil en passant, certains “flingues” ont la fâcheuse tendance à fondre la mousse à cause d’une température de sortie de buse trop élevée, si vous devez en acheter un préférez un modèle genre Rocafix EG 112 de 20 w de puissance, l’EPP vous en remerciera !
Pourquoi je préfère la colle chaude à l’époxy ou à la polyuréthane ? Tout simplement pour la facilité d’utilisation (pas de mélanges et propreté des collages), la rapidité (résistance atteinte en moins d’une minute) et la souplesse de l’assemblage. Kye McDonald, le concepteur, conseille aussi d’utiliser de la Goop, l’équivalence en France se trouve sous l’appellation Résist’à Tout de chez Pattex et est disponible en grandes surfaces et magasins de bricolage sous conditionnement de 20 g, mais le prix reste un peu élevé et surtout il faut attendre que ça sèche au moins 2 heures...
Enfin bref, chacun adaptera à sa convenance et selon ses préférences !


La radio est logée dans l'épaisseur de la mousse en creusant des puits un peu justes pour que tout soit tenu en force.

Les éléments radio en place : deux servos de chaque côté pour les ailerons et un au centre pour la profondeur. Le récepteur et la batterie sont déportés dans une des pointes.

Toujours au chapitre des colles, j’ai solidarisé les deux longerons en fibre de verre à l’aide du tronçon fourni avec un peu de cyano semi-épaisse + accélérateur, vous pouvez aussi utiliser de l’époxy 5 minutes.
Les trois panneaux constituant l’aile sont assemblés sans dièdre à plat sur le plan de travail en déposant un filet de colle chaude sur le pourtour de l’une des emplantures et un filet au centre, bien positionner face à face et plaquer quelques secondes, c’est fini ! On remet ça pour le second panneau et la Booby commence à battre des ailes !
On supprime “les petits boudins” d’EPP qui se trouvent dans le logement du longeron et on insère celui-ci en lieu et place après avoir déglacé légèrement sa surface au papier abrasif. J’ai au préalable coulé un filet de colle chaude par la fente supérieure et j’ai inséré le tube fibre délicatement par le même chemin avant refroidissement et durcissement, gaffe à pas trop bourrer de colle, chaque bâtonnet de 19 cm pèse 19 g.
Au passage vous pourrez constater la qualité et la précision de la découpe numérique au fil chaud du matériau, rien à dire, c’est parfait, y’a même pas un seul petit cheveu d’ange habituel à enlever ! Par contre le léger glaçage de surface produit par la chauffe du fil est néfaste à la bonne adhérence du scotch armé, alors j’ai pour habitude de poncer légèrement au papier 240 et je passe un coup d’aspirateur avec un embout brosse pour supprimer les micro-poussières avant scotchage, ça permet d’éviter l’utilisation de colle néoprène en bombe 3M préconisée dans la notice.


Quelques éléments sont en balsa à mettre en forme. Ici, il s'agit du biseautage d'une gouverne.

La gouverne profilée. Il y a peu de ponçage à faire, donc autant soigner cette étape.

Bon, à ce stade de la construction, la poussière de balsa commençait déjà à me manquer, j’ai découpé en vitesse avec cutter et réglet les deux dérives en Coroplast et vite attaqué les profilés en vrai bois d’arbre à la scie vibrante, ça sent quand même meilleur que le polystyrène, non ? Un petit coup de papier de verre sur toutes les faces et débarbouillage à l’aspirateur, on peut coller les 2 bords de fuite à la colle chaude sur la mousse en plaquant bien à plat sur le chantier pour éviter un vrillage entre le bord de fuite droit et le gauche. Si nécessaire, rectifier l’angle de la surface de collage par ponçage avant mise en place. On biseaute les 2 ailerons et le volet de profondeur de manière à assurer un libre débattement de l’ordre de 25 à 30 mm vers le bas et on met tout ça de côté pour plus tard.


Une trappe a été confectionnée pour permettre l'accès à l'interrupteur et au récepteur.

L’électronique
C’est le moment de sortir du tiroir 3 servos. J’ai utilisé 1 Blue Bird BMS-380 MG (pignons métal) de 15 g et 3,6 kg/cm sous 4,8 V (CAM, 20 €) et 2 standard Futaba S3001 aux ailerons. Ne pas utiliser de servos plus légers pour les ailerons, ils participeront au centrage, on y reviendra un peu plus tard.
Au fond du même tiroir, penser également à récupérer un pack d’accus plat de 4 éléments pour alimenter la réception et un récepteur 2 voies ou plus. N’hésitez pas à utiliser des éléments à forte capacité au format R6, vous disposerez de plus d’autonomie et c’est plus utile que le plomb pour lester. Idem pour le récepteur, pas de matériel trop light, à réserver pour d’autres modèles, moi j’ai pris ce que j’avais sous la main à savoir 4 éléments Ni-Cd 700 mA et un récepteur Jeti 5 voies… (C’est l’histoire des cordonniers…)
On trace l’emplacement de tout ce petit monde sur l’extrados et on découpe délicatement la mousse à l’intérieur du trait de manière à assurer un léger blocage par compression des éléments radio. On évide sans tout arracher, j’utilise une petite pince à bout plat, certains travaillent au fer à souder, mais les vapeurs d’EPP sont très désagréables et nocives, donc à éviter si possible ou à effectuer dans un local bien aéré !
Y’a plus qu’à intégrer le matos dans chaque logement, faire des petites saignées au scalpel pour encastrer les différents fils et souder ou brancher les 2 rallonges de servos et éventuellement le cordon Y qui vont bien. J’ai utilisé deux petites plaques de Coroplast noir découpées sur mesure pour fermer les trappes d’accus et de réception et j’ai intégré et collé une gaine transparente pour faire courir le fil d’antenne sur l’extrados.
Bien penser à mettre les palonniers de servos en position neutre en mettant la radio sous tension, ça évitera des surprises ultérieures !
Oui au fait, j’ai oublié de vous signaler que le cordon Y permet de piloter votre future Booby avec une simple petite radio 2 voies en raccordant les 2 servos d’ailerons sur une seule et même broche du récepteur, c’est plutôt rare pour une aile volante de ne pas nécessiter de mixage à l’émission ou de module embarqué… Voilà c’est fait, l’oubli est réparé.


Le décor en film adhésif publicitaire a été ajouté sur le ruban armé habituel. Des couleurs voyantes faciliteront le pilotage.

Le blindage
Il est maintenant temps de penser à la protection de votre futur bolide, 2 options possibles, l’option Kye McDonald, le minimum de scotch armé double trame positionné en bandes croisées de manière “stratégique”, voir photos de la notice; cette option favorise une diminution des masses en arrière du Centre de Gravité mais au détriment de la résistance à l’impact et donc l’obtention d’une charge alaire plus faible car chaque gramme rajouté au niveau du bord de fuite sera compensé par au moins 3 ou 4 g de plomb dans le pif !
Et l’option Bruno/Ricou : scotchage intégral comme tous mes PSS, c’est que moi, je ne connais que trop bien les sauvages avec qui je vole, les furieux du massif de La Gardiole se font jamais de cadeau ! Hein Michel ?
Si vous optez comme moi pour la seconde solution, un nouveau petit conseil gratis, vous pouvez trouver chez CAM (eh oui, encore !) pour 15 € des rouleaux de scotch armé en 350 mm de large et 10 m de long qui permettent le recouvrement en une seule application de l’intrados et de l’extrados, avec intégration des volets de profondeur et d’ailerons sans autres charnières. Au final la résistance est accrue, le poids limité car plus aucun chevauchement des bandes et l’état de surface hyper lisse avant décoration; l’essayer c’est l’adopter !
On vient de terminer avec un autre copain (Alain pour ne pas le nommer !) une aile de combat Raptor avec cette technique et la “corvée de scotchage” devient un véritable plaisir…


Les commandes débouchent toutes à l'extrados afin de ne pas accrocher lors des atterrissages.

Le plumage
Bon voilà, vous devriez déjà avoir fini l’emballage, reste à trouver une déco sympa, bien visible et surtout contrastée dessus/dessous parce que ce n’est pas trahir un secret que vous dire dès maintenant que le petit “jouet” que vous allez avoir entre les mains va voler vite, très vite et se retrouver souvent en vol inversé, donc évitez les couleurs à faibles contrastes, vous avez l’embarras du choix et puis les goûts et les couleurs vous savez…
La construction de ma Booby s’est étalée sur à peu près 3 soirées dont 1 complète consacrée au camouflage. (Vous avez certainement reconnu le drapeau australien au-dessus du drapeau français, maintenant au moins je sais faire les étoiles à 7 branches au rapporteur et au compas !)
L’un des matériaux idéals se trouve chez les publicitaires et certains grossistes en peintures, c’est du vinyle adhésif très fin et très léger disponible en multiples coloris.
Le principal avantage réside dans le fait qu’il sert d’ “écran total” aux UV et protège parfaitement le scotch armé du dessèchement et décollement provoqués à moyen terme par ces rayons solaires. S’cusez-nous mais dans le Sud on vole plus souvent avec les casquettes et les Ray-Ban que sous les parapluies !
Il vous reste en principe à dégager maintenant les 3 palonniers de servos préalablement encastrés dans la mousse d’une incision à travers scotch et vinyle, à couper les tringleries aux bonnes dimensions et y raccorder les chapes aux guignols fixés dans les gouvernes. Je n’ai pas utilisé les chapes métal mais les ai échangées avec des modèles en plastique, sécurisées par un bout de durite. Et ben oui, en cas de contact un peu “viril”, ce sont elles qui servent de fusibles, je préfère remplacer ce genre de petites bricoles plutôt que les palonniers ou pire les pignons des servos !
Encore un petit effort et on s’occupe des 2 dérives en Coroplast blanc après avoir ouvert une petite saignée entre le tronçon central et les 2 extrémités de l’aile, un léger filet de colle chaude et un petit morceau de scotch armé, c’est fixé.


Du lest est indispensable, à la fois pour obtenir le centrage mais aussi pour l'équilibrage latéral.

Le centrage
Dernière étape cruciale avant les vols, le centrage, à plus forte raison sur un engin à la géométrie aussi, comment dire, “particulière” !
Un rapide passage sur la balance indique une masse de 660 g avant équilibrage.
La notice précise un centrage à 125 mm des 2 pointes avant, soit juste au bord d’attaque de la partie centrale. Je marque les emplacements sur l’intrados et je colle 2 bandes de scotch armé en forme de T pour suspendre l’aile à l’envers.
Bon ça penche grave en arrière, normal. Je rajoute des rondelles de plomb sur les pointes pour tenter d’atteindre l’équilibre légèrement piqueur, 80 g, 160 g, 240 g, finalement elle daigne pencher un peu la tête avec 268 g de plomb au bout des museaux répartis en tenant compte du poids des accus et du récepteur positionnés sur la portion de droite.
Ouf ! Heureusement, je n’avais plus de plomb, juste 2 petits Speed 400 tout neufs dans la boîte d’un kit d’hydravion, mais c’est pas électrique une Booby !
J’ai moulé de la grenaille de plombs de pêche dans un peu de résine polyester et positionné ces 2 lests à l’intrados maintenus par un peu de colle à chaud et un petit triangle de Coroplast à chaque pointe qui protège des atterrissages en zones hostiles.
Au final, mon modèle indique une masse de 940 g soit une charge alaire de 35,40 g/dm² au lieu des 850 g et 32 g/dm² annoncés, rien de catastrophique quoi.


La prise en main pour effectuer un lancement efficace est particulière. Avec cette géométrie, le centre de gravité est situé au niveau du bord d'attaque du panneau interne.
 
Direction la falaise des balèzes !
- Episode 1 : Soleil, zef 20 à 40 km/h en rafales, mais orientation Nord (Mistral) pas top pour ce site et donc rendement un peu “pourrave”, on va essayer de faire avec ou plutôt sans !
2 ou 3 lancers de F5 Tiger pour tester un peu, bof, il tient tout juste en l’air, et chute un max. en virages… Bref j’étais pas hyper-top en confiance avant de balancer le drapeau australien mais j’y étais et y fallait se jeter à l’eau… Mais par où ça s’attrape ?
Je teste “la prise à la McDonald” avec les 4 doigts de la main droite sur l’extrados et le pouce sur l’intrados du bord d’attaque central, une bonne impulsion et plongeon 8 mètres plus bas dans un épais tapis d’accueillante végétation ! J’ai pas eu le temps de toucher à la profondeur ! Bizarre, bizarre, et puis je me souviens que Bruno, mon
maître en mousses, m’avait conseillé de relever légèrement les volets de profondeur et d’ailerons de quelques millimètres.
Oui chef ! Et quelques tours de chapes plus tard, seconde tentative, lancer plus réussi avec une trajectoire rectiligne vers l’horizon, mais rapidement un taux de chute digne du meilleur des fers à repasser à vapeur encore relié à sa prise de courant !
Temps de vol, 10 secondes et atterrissage 100 mètres plus bas sans bobos dans une belle touffe. Pendant que j’escalade la falaise à l’envers pour récupérer Booby, je décide sagement de remettre ça à une autre fois, rien à gratter, quand ça veut pas, ça veut pas ! En plus, j’ai rien pris pour catapulter.
Finalement, une Booby électrique, ça pourrait le faire, et je repense à mes 2 petits Speed 400 !
- Episode 2 : Le lendemain, là c’est mieux, soleil voilé, zef 40 à 60 km/h et orientation nord-ouest (tramontane) : le top pour notre site préféré, rendement du tonnerre !
 

Propulsion à la “hamburger”, on va enfin pouvoir faire plus ample connaissance.
Immédiatement on sent que ça va pas traîner, les 200 mètres de crête sont avalés à la vitesse d’un pur-sang au galop avec une trajectoire vraiment pure et tendue, et ce malgré de fortes turbulences, ouaouh !
1 ou 2 crans de trim à cabrer et on entame le premier virage, les ailerons sont très efficaces, le demi-tour se fait sur la tranche et l’aile semble rebondir sur la masse d’air en reprenant 10 ou 20 mètres d’altitude sans ralentir.
Le retour vent de 3/4 face est à peine moins rapide, et je tente les premiers tonneaux, très propres, dans l’axe et sans aucune tendance à barriquer, top !
Ca y est, j’suis chaud, test de centrage, je pousse légèrement le manche vers l’avant et Booby accélère en piquant vers le trou, je relâche au neutre, elle maintient sa prise de vitesse en remontant doucement, comme j’aime, rien à retoucher.
Après les préliminaires, en général on passe aux choses plus “sérieuses” non ? Allez, j’me lâche, j’enchaîne les passages à fond les manettes, les tonneaux par paquets de douze et les boucles de plus en plus serrées, elle accepte tout ça sans broncher et fait preuve d’une excellente rigidité. Là est son domaine ! Les piqués en tonneaux
sont démoniaques !

 



Le vol dos est sans histoires avec un très léger contre à piquer, si vous la freinez dans cette position elle vous le fera savoir par une légère oscillation sur son axe de tangage qui disparaît en relâchant faiblement le manche de gauche. Idem en vol à plat, mais le manque de vitesse se traduit comme sur beaucoup d’ailes volantes par une oscillation sur l’axe de lacet, qui peut aller jusqu’au décrochage avec perte de contrôle si vous insistez lourdement. Mais bon c’est pas grave, c’est que d’la mousse !
Par dynamique moins joufflue (20 ou 30 km/h) elle peut tout à fait tenir la route, mais devient moins joueuse et un poil plus pointue à piloter qu’une Raptor ou un F5 moins exigeants en terme de doigté ! Mais attention, c’est pas non plus le fer à repasser de l’épisode 1 !
Sachez que certains arrivent à la construire aux alentours de 750 g soit 28,24 g/dm², à cette condition les qualités en vol lent et la gratte pure doivent certainement être améliorées. J’essaierai peut-être avec Booby V2, mais moi j’l’aime bien ma Booby V1 avec ses p’tits bourrelets et sa surcharge pondérale !
L’atterrissage ne pose pas de problème particulier pour qui sait la dompter en l’air, les approches rapides dans les rouleaux se révèlent relativement stables certainement du à son importante inertie et “scrountch” dans le premier buisson venu !

On clôture ?
Avec Booby, tout est permis, une seule condition donc, ne pas la ralentir ou lui casser brutalement sa vitesse, ma charge alaire (enfin, la sienne 35,4 g !) n’est en aucun cas un défaut, il faut juste savoir en jouer et utiliser sa capacité à restituer l’énergie emmagasinée.
Sachez garder une certaine cadence et vous serez quasi-intouchable au milieu de la meute des mousseux envieux. Par contre, si par le plus grand des hasards l’un d’eux arrivait à vous shooter (Hein Michel ! T’aurais quand même pu me laisser finir les réglages !) vaut mieux prévoir un peu d’eau sous la quille, elle est du genre à prendre son temps pour se remettre en ligne de vol, quand elle s’y remet !

Top !
- look sauvage incroyable !
- Vol rapide et acrobatique
- Présence au bout des manches
- Rigidité et robustesse
- Construction rapide
- Qualité du kit
- Cadeau de noël
1 poil moins top
- Moins polyvalente qu’une aile “classique”
- Ne ressemble à rien (de connu !)
- Trop rapide pour la photographe (pardon Christine et merci encore !)

Bon en gros, Booby c’est fait pour qui ?
- Vous êtes “dégrossis” comme dirait Bruno ?
- Vous aimez voler vite, musclé, tendu, remuer dans tous les sens, faire le FOU en l’air quoi !
- Vous voulez vous fâcher avec tous vos collègues moussistes ?
- Vous ne voulez pas passer inaperçu ?
- Vous envisagez la course aux pylônes 60 mousse ?
Allez-y, vous ne serez pas déçu !
Pour info, pour ceux qui préféreraient un modèle tout aussi original mais plus gratteur, CAM devrait importer également d’ici peu le second modèle Wowings, la Skua, même envergure mais 700 g et charge alaire à 26 g/dm².
Qu’on se le dise… et bonne bourre !

Mes réglages
- Centrage : 125 mm des 2 pointes (au bord d’attaque du panneau central) avec 268 g de plomb.
- Volets de profondeur et d’ailerons relevés de 5 mm
Débattements :
- Profondeur +/- 8 mm et dual rate +/- 16 mm
- Ailerons +/- 15 mm et dual rate +/- 25 mm
Pas de différentiel ni d’exponentiel et plus souvent en dual rate maxi que mini !


Internet
www.wowings.com
www.combatairmodels.com
http://combatrc.free.fr/

Contacter l'auteur : gardiolo@jivaro-models.org


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